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Réalisme/Historique
GillesP : Mélusine
 Publié le 09/11/17  -  10 commentaires  -  13416 caractères  -  75 lectures    Autres textes du même auteur

Une légende célèbre parle d’une femme nommée Mélusine qui, à la suite d’un sort qu’on lui a jeté, se transforme en serpent tous les samedis. Alexandre ne connaît pas cette histoire. Mais il aurait peut-être dû la lire avant de se marier.


Mélusine


– Branle-toi.


Stupéfait, Alexandre se tourne vers Mélusine, se demande si c’est un jeu, si elle est sérieuse. Une seconde d’observation lui suffit pour connaître la réponse. Ce n’est pas un jeu ; elle est sérieuse. Mélusine a revêtu sa tête des mauvais jours, ce visage féroce qui ne souffre aucune contestation, aucune tentation de révolte. En découvrant le poison qui jaillit de son regard, Alexandre comprend que la soirée va virer au cauchemar. Il en a l’habitude, maintenant : ça fait trois ans qu’il est marié à Mélusine, il sait comment elle peut se comporter à certains moments. Il n’ignore pas non plus quel chemin le rituel empruntera : la dispute s’envenimera, il essaiera de se justifier, il s’emmêlera les pinceaux, elle récupérera au vol les moindres de ses paroles et de ses gestes, pour les interpréter, leur donner un sens nouveau, les enrouler autour sa logique paranoïaque comme un boa étouffe sa proie. Elle n’en démordra pas : il a une maîtresse. C’est pour ça qu’elle vient de lui demander de se masturber : si son sexe ne se montre pas à la hauteur, s’il ne manifeste aucune velléité d’érection, c’est qu’il vient d’avoir une aventure avec une de ses collègues, une de ses poufiasses comme elle dit. La logique de Mélusine est toujours limpide. Délirante, mais limpide. Implacable.

Pourtant, Alexandre lui est fidèle. Il l’a toujours été. Oui, il est rentré du bureau avec une demi-heure de retard sur l’horaire prévu. Oui, lorsqu’elle lui a envoyé un sms dont la teneur lui est familière – tu es où ? Tu fais quoi ? –, suivi d’un autre, non moins habituel, deux minutes après – pourquoi tu ne me réponds pas ? –, il était avec une collègue de travail. Mais non, il n’était pas en train de faire l’amour avec elle. Tous deux s’occupaient simplement d’un problème de paperasse urgent, qui devait absolument être réglé avant le lendemain. Alexandre, concentré sur sa tâche, a omis de consulter son portable. Ou plutôt, il n’a pas osé le sortir de sa sacoche, par peur qu’on décèle son secret honteux : sa femme passe son temps à surveiller ses allées et venues ; il doit sans arrêt lui rendre compte de ce qu’il fait lorsqu’il n’est pas avec elle. C’est pour ça, d’ailleurs, qu’il a limité au maximum toute vie sociale, et même toute vie professionnelle. Il respecte d’ordinaire scrupuleusement les heures qui sont prévues dans son planning. Planning dont elle a exigé – et obtenu – un double. La première année, ça a coûté à Alexandre de lui en faire une copie, tous les mois. Puis il s’est habitué et désormais, il lui fournit ce document sans même qu’elle le réclame.

Aujourd’hui, lundi, il est censé finir à dix-sept heures. Comme il habite à côté du bureau, à dix-sept heures trois, quatre s’il marche un peu plus lentement, il aurait dû être à la maison. Et il est arrivé à dix-sept heures trente. Sur le chemin, il a bien tenté de désamorcer le conflit qui s’amorçait, en envoyant trois messages successifs pour expliquer son retard. Mais c’était trop tard. L’esprit de Mélusine avait déjà vrillé : elle s’était persuadée qu’il la trompait et que, bien sûr, c’était ça qui expliquait son retard. C’est pour cette raison que, dès qu’il a franchi le seuil, dès qu’il s’est dirigé vers le canapé où elle était installée, ni bonjour ni as-tu passé une bonne journée, non, uniquement deux mots : branle-toi.

Alexandre essaie tant bien que mal – plutôt mal que bien – de lui expliquer. Il multiplie les arguments, fait appel à la fois à sa logique et à ses sentiments : ne te mets pas dans cet état, je vais t’expliquer, il fallait absolument que je règle ce problème, regarde, si tu veux, je te montre ce que j’ai fait pendant une demi-heure, tu vois, là, c’est ce document que j’ai rempli, je te l’ai photocopié, regarde, la date limite, c’est aujourd’hui, je ne pouvais pas faire autrement, et puis je n’ai pas entendu la sonnerie de mon portable, j’étais avec ma collègue, je ne pouvais pas répondre devant elle, ça aurait manqué de conscience professionnelle, de toute façon mathématiquement je n’aurais pas eu le temps de te tromper, même si j’en avais eu envie, ce qui n’est pas le cas, je ne désire que toi, sens-moi, tu vois, il n’y a aucun parfum de femme, et puis tu ne peux pas me demander de bander sur commande, ce n’est pas comme ça que ça fonctionne… Elle se contente de répondre :


– Branle-toi, je te dis. Là, maintenant, devant moi.


Alexandre voit bien qu’il n’y a rien à faire ; elle ne lâchera pas le morceau. Il se sent humilié, bien sûr, mais il se dit qu’il n’a pas le choix. Alors il s’exécute, il passe au-dessus de la honte : debout, devant Mélusine, il baisse son pantalon, prend son sexe dans sa main, prie pour qu’il réponde à ses mouvements. Il essaie d’imaginer un scénario excitant, mais il ne parvient d’abord qu’à penser à la situation incongrue dans laquelle il se trouve. L’espace d’un instant, il songe à se rhabiller, à quitter temporairement la maison, le temps qu’elle se calme, qu’elle reprenne ses esprits ; mais il sait que ce n’est pas comme ça que la situation va s’arranger, au contraire. Quand il reviendra, ce sera pire. Entre-temps, elle aura peut-être mis à sac la maison, déchiré ses vêtements, éventré ses paires de chaussures, jeté son ordinateur au sol…

Alexandre se force à chasser ces pensées et regarde Mélusine. Son visage est toujours aussi fermé. Elle observe sa virilité en berne, comme si elle savourait déjà sa future victoire. Alexandre ne veut pas lui faire ce plaisir, mais il a beau s’appliquer, ça ne fonctionne pas. En lieu et place d’images érotiques, ce qui affleure à son esprit, ce sont des souvenirs d’autres disputes du même acabit, à l’issue desquelles il a passé la nuit ailleurs que dans le lit conjugal.

Il revoit d’abord la fois où, en rentrant d’une après-midi shopping, elle lui a fait une scène mémorable : il avait, selon elle, jeté des regards insistants à une vendeuse qu’elle a jugée trop sexy, trop aguicheuse. Il s’est réfugié dans la salle de bain pour échapper à sa colère ; il s’est mis dans la baignoire tout habillé et a tiré le rideau, comme si ça pouvait le protéger ; mais elle l’a rejoint, elle a pris le pommeau de douche et lui a donné des coups. Ce soir-là, elle était vraiment hors d’elle. À tel point que le pommeau s’est détaché de son cordon et lui est resté entre les mains, telle une tête décapitée. En d’autres circonstances, ça aurait fait rire Alexandre.

Et puis ce jour où elle a trouvé un tube de rouge à lèvres. Elle l’a sommé de s’expliquer. Bien sûr, il n’a pas su répondre, elle l’a poussé hors de la maison, a fermé la porte à clé et a laissé la clé dans la serrure. Sur le palier, il a réfléchi, a cherché à savoir comment il s’était retrouvé là, ce tube de rouge à lèvres, qui avait bien pu l’oublier dans sa voiture. Le lendemain, il en a parlé à un ami, qui lui a dit : tu es sûr qu’elle ne l’a pas mis elle-même dans la voiture pour te faire avouer quelque chose, par hasard ? Il s’est dit c’est possible, après tout. Au bout d’une semaine à couteaux tirés, elle a semblé oublier cette sombre affaire.

Et puis ce soir où elle a relevé un cheveu sur sa chemise et un autre sur sa veste. Elle lui a dit c’est un cheveu blond, moi je suis brune, tu vois où est le problème, tu es mal embarqué, mon gars. Il a bredouillé, elle a pris sa chemise, l’a déchirée et l’a balancée par la fenêtre.

Et puis aussi cette histoire de MST, oh, une toute petite MST de rien du tout qu’elle a attrapée, pas une grave, non, un papillomavirus, il a retenu le nom, car il y avait un joli mot devant le virus. Elle l’a accusé de lui avoir transmis ça, et donc de lui avoir été infidèle. Le raisonnement était implacable. Alexandre a fait des recherches sur Internet et a vu que ce genre de chose pouvait arriver, que ce n’était pas forcément un signe d’infidélité. C’est en lui montrant ça qu’il a réussi à réintégrer le lit conjugal.

Et puis la rupture entre Mélusine et Rachel. Rachel, c’était auparavant la meilleure amie de Mélusine. Lors d’une soirée, ils étaient une dizaine à la maison, en plein repas, Rachel, qui venait de se faire méchamment éconduire par un homme dont elle était très amoureuse, a mal pris une remarque qui lui a été adressée par un des convives. Alexandre ne se souvient plus des paroles en question avec exactitude, mais ça avait à voir avec l’incapacité de Rachel à garder un homme plus de trois mois. Elle a quitté le salon et s’est réfugiée dans la salle de bain, ne voulant pas pleurer devant tout le monde. Alexandre, à ce moment-là, était face au miroir, en train de réajuster sa lentille de contact. Lorsqu’il a vu les larmes de Rachel, il lui a demandé ce qui se passait, elle le lui a dit entre deux sanglots. Il l’a prise dans ses bras pour la consoler. C’était un geste anodin. Ils se connaissaient bien, il n’y avait aucune mauvaise intention, aucune pensée malsaine. Mais Mélusine est arrivée à ce moment-là. En les voyant ainsi tous les deux, elle a explosé. Elle les a insultés et leur a intimé l’ordre de quitter la maison sur le champ. Alexandre a pris une chambre d’hôtel, ce soir-là. Le lendemain, il s’est raccommodé avec Mélusine. Mais elle et Rachel sont restées fâchées. Ça fait combien de temps, maintenant, qu’elles ne se voient plus ? Trois ou quatre mois, se dit Alexandre, tout en continuant son affaire.

Il ferme ses paupières, met tout ce qui lui reste de force psychologique dans les va-et-vient de sa main. Finalement, son sexe daigne répondre présent. C’est encourageant. Allez, un peu d'ardeur. Il faut parvenir à danser le mambo jusqu’au bout face au mamba qui le scrute. Alexandre se concentre davantage, il sent qu’il va y arriver. Il accélère la cadence. Ça lui fait mal, il n’éprouve aucun plaisir. Mais ça y est. C’est fait.

Mélusine regarde le sol souillé :


– Ouais, je ne suis pas convaincue. Tu as eu du mal, non ? Et à quoi as-tu pensé ? Tu as fermé les yeux, c’est parce que tu fantasmais sur ta maîtresse ? Allez, avoue.


Raté. Alexandre comprend qu’il ne s’en tirera pas ainsi. Il a fait ce qu’elle lui demandait, pourtant. Mais comme sa conclusion est déjà posée, rien ne pourra l’infléchir. Jusqu’au moment où la tension retombera d’elle-même. Le lendemain. Ou le surlendemain. Et là elle s’excusera. Elle lui parlera de son enfance. Des hommes qui l’ont trahie. De celui qui a abusé d’elle, lorsqu’elle n’était encore qu’une enfant. De sa difficulté, depuis, à faire confiance. Elle le remerciera de la rassurer. Elle lui dira qu’elle l’aime. Et il pardonnera. Une fois de plus. Mais pour l’instant, le regard de Mélusine n’a pas changé. Il est toujours celui d’une furie.


***


Il est à présent une heure du matin. Alexandre et Mélusine sont épuisés. Ça fait quasiment sept heures qu’ils tournent en rond autour du même sujet. Elle finit par dire :


– Je vais me coucher. Mais pas question que je partage le lit avec toi. Tu sais où est le canapé.


Alexandre, docile, prend deux couvertures, un coussin et s’allonge tout habillé. Il ferme les yeux. Seul sur le canapé, il compte les disputes en guise de mouton. Tant et si bien qu’il finit par s’endormir. Une poignée d’heures plus tard, son portable retentit. C’est son alarme qui crie dans ses oreilles qu’il est temps de s’extirper du lit de fortune. Il se lève, l’esprit encore embué par la scène de la veille et le manque de sommeil. Devant son bol de café, Alexandre réfléchit, tout en tirant sur la première cigarette de la journée. La meilleure. Il faudrait qu’un jour il ait le courage de partir. Ça n’est pas tenable sur le long terme. Il va finir par s’épuiser, à ce rythme-là, par devenir vieux avant d’être vieux, par avoir un ulcère. Sous la douche, Alexandre réfléchit encore : il y a aussi les bons moments. Les jours où elle se montre sous un autre jour, euphorique, pleine d’enthousiasme, de douce folie, de projets, de sensualité aussi. Et puis, pour être honnête, Alexandre a peur des conséquences s’il devait lui annoncer qu’ils feraient mieux de se quitter : colère, regard noir, chantage, menace, cris, coups, peut-être, vengeance, destruction de ses affaires, etc.


***


Alors qu’Alexandre fait ses courses à base de plats préparés – il déteste faire la cuisine pour lui seul –, il tombe nez-à-nez avec Rachel, qui fait les siennes en empilant dans son caddie des légumes frais et de la viande de qualité – elle déteste les plats préparés, même lorsqu’elle mange seule chez elle. Il ne l’a plus vue depuis la fameuse soirée. Mélusine lui a ordonné de couper tout pont. Mais à présent qu’il est seul, cette injonction n’a plus lieu d’être. Il a enfin eu le courage de partir. Ça a d’ailleurs été moins difficile que prévu. Il s’attendait à des cris, des menaces, du chantage. Il n’y a eu que des cris, puis, quelques heures après la séparation, un sms laconique : c’est sans doute mieux comme ça. Je t’aime, mais plus assez pour continuer cette histoire avec toi.

Alexandre propose à Rachel de partager un verre au pub situé juste à côté de la grande surface. L’alcool aidant, la conversation se fait moins conventionnelle. Jusqu’au moment où elle lui dit, presque de manière incidente :


– Tu sais, tu as bien fait de te séparer de Mélusine. Je peux te le dire, maintenant, même si ça ne devrait pas venir de moi : elle te trompait à tour de bras, dès que tu avais le dos tourné.


Décidément, elle lui a fait avaler bien des couleuvres, la vipère.


 
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   Louison   
16/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai bien aimé ce texte qui montre que la violence conjugale existe aussi dans ce sens là. Mais j'ai trouvé la fin très faible, trop brève, qui ne montre pas grand chose de la cruauté de Rachel, même si la toute dernière phrase est bien trouvée.

Louison

   in-flight   
16/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Hé hé, la fourberie féminine dans toute sa splendeur... (gloups)

Du mal à croire à la chute tant le personnage de Mélusine me paraissait crédible: je veux dire que son comportement hystérique pouvait s'expliquer avec les "hommes qui l’ont trahie, qui ont "abusé d’elle, lorsqu’elle n’était encore qu’une enfant", d'où une "difficulté, depuis, à faire confiance." Le fait qu'elle ait commis plusieurs adultères me parait exagéré, hyperbolique.
Sans doute, voulez-vous montrer que la meilleur défense dans ce genre de situation, c'est l'attaque !

Concernant le personnage de Mélusine, vous l'essencialisé en prenant ici l'image que l'Eglise catholique en a: Wikipédia m'indique que "La christianisation diabolise sa queue de serpent et sa métamorphose en dragon volant." Elle est toutefois caractérisée par d'autres critères selon les mythes et les époques

   SQUEEN   
16/10/2017
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Très manichéen ce texte. Il ne s'embarasse pas de subtilité. Et c'est ce qui m'a manqué, de la subtilité. Tout est lourd, du début à la fin. Je me suis demandée pourquoi il ne l'avait pas quitté depuis longtemps. Il aurait fallu peut-être la rendre attachante par certains côtés, parce que là vous décrivez un monstre sans nous donner de raison pour rester avec elle. Aucune surprise, aucun rebondissement ne vient agrémenter cette histoire, la chute est juste une confirmation et oui Mélusine était une mauvaise personne... Un peu léger.

   Asrya   
16/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Quel rythme !

Il faut dire qu'avec un tel début de nouvelle, le reste a intérêt à assurer : et c'est une réussite.
Du début jusqu'à la fin j'ai été emmené par la fluidité de votre écrit, des actions et des pensées de votre personnage. Tout sonne, fait écho, rebondit dans le cerveau et retentit avec force. Magnifique écriture.

On croit aux deux personnages, lui, dans son rôle de victime (peut-être que le portrait est trop unilatéral à ce sujet d'ailleurs) ; elle, son rôle de bourreau, jusqu'au bout (peut-être trop ; était-ce nécessaire qu'elle soit infidèle "à tour de bras" ?).
Les personnages peuvent paraître caricaturaux mais non, vous traduisez une bien triste vérité du monde actuel ; dans un sexe comme dans l'autre. Non pas que seules les femmes puissent être hystériques et obsédées par la possibilité d'être trompée, non, des hommes et des femmes de cet acabit existent, et c'est bien malheureux.
Malheureux car inévitable, difficilement ; l'ensemble étant lié, comme vous le dites entre les lignes, à des expériences passées ayant amenée la personne à douter d'elle, manquer de confiance.

Mais... c'est la Vie ; elle et son coffre de facéties.

J'ai été pris et happé par votre style, par la manière dont vous relatez les différents événements, le rythme surtout, qui ne lâche pas, jamais, jusqu'au bout.
Seule la fin m'a un peu... désenchanté. Je ne savais pas comment vous pouviez terminer cela pour que votre histoire soit à son apogée, j'étais intrigué.
Finalement, c'est probablement la partie la moins réussie de votre oeuvre.
Je ne suis pas certain que le lexique autour du "serpent" soit nécessaire (pourquoi pas s'être tourné vers des animaux dont les actes sexuels, par tromperie, duperie, peuvent être néfastes à leurs partenaires ? Ca ne manque pas, renseignez-vous), pas certain non plus qu'il s'agisse d'une bonne idée d'apprendre qu'elle le trompait.
Qu'il rencontre Rachel pourquoi pas ; plus de "romantisme" ?

Un grand merci pour la lecture car j'ai passé un excellent moment à vous lire (malgré la chute qui m'a quelque peu dépaysé),
J'espère avoir l'opportunité d'être à nouveau confronté à votre texte,
Au plaisir de vous lire à nouveau,
Asrya.

   Jean-Claude   
18/10/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour.

Franchement, je ne sais pas trop quoi dire. Ni emballé, ni repoussé. Le traitement de la thématique a de l'originalité, mais la fin non.

Cela se lit malgré quelques écueils de style comme "La première année, ça a coûté à Alexandre de lui en faire une copie, tous les mois."

Au plaisir de vous (re)lire

   plumette   
9/11/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Très efficace début de nouvelle avec cette injonction!
Le prénom choisi pour la femme m' a aussi accrochée car dans mon imaginaire, Mélusine est une fée et pas une sorcière.
Nous somme dans une jalousie pathologique et destructrice ( je pense à 'l'enfer", j'en ai vu deux versions, film oppressant sur ce sujet) ça existe bien sûr ! et cette histoire l'illustre bien, avec cette option d'inverser un peu les stéréotypes ( c'est souvent l'homme l'affreux jaloux)
mais je n'ai pas été emballée! Pourquoi? Pas à cause de l'écriture, qui est bonne. mais peut-être parce que je n'ai pas réussi à croire au personnage d'Alexandre qui ne fait que subir et relancer le processus en donnant des explications.
je n'ai pas pu imaginer qu'un homme accepte de se branler devant sa femme sur commande quel que soit le motif de la demande!

je trouve qu' Alexandre aurait pu décrypter plus vite le comportement de Mélusine et adopter des stratégies d'évitement.
Mais alors, l'histoire n'aurait plus été la même.

Quant à la fin, elle est un peu abrupte et ne m'a pas convaincue.
je suis étonnée que Mélusine n'ait pas fait plus de cinéma par rapport à cette rupture et le fait qu'elle même ne soit pas fidèle n'apporte rien à l'histoire. Le sujet de la nouvelle c'est la jalousie pathologique et non pas la fidélité, n'est-ce pas? Je pense qu'on peut être malade de jalousie et infidèle et ça me parait même assez plausible car souvent on redoute très fort ce dont on est soi-même capable!

Plumette

   hersen   
10/11/2017
 a aimé ce texte 
Pas ↓
Avec un titre pareil, je ne m'attendais pas à une histoire apparentée à un vaudeville; On ne sort pas de l'infidélité, d'un côté ou de l'autre et j'avoue que je trouve peu d'intérêt à ce genre d'histoire.
et le style, qui aurait pu être plus marqué pour contrebalancer justement le manque d'originalité du sujet, reste bien sage, j'allais dire quelconque.

Bref, je n'ai accroché ni au fond, ni à la forme, j'en suis désolée !

A te relire

   matcauth   
21/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour GillesP,

votre texte est intéressant sur bien des points, il me semble, de mon souvenir, que vous aimez expérimenter, notamment pour ce qui est de la forme. Je pense que c'est la raison première du texte, d'ailleurs, le contenu étant assez classique, assez manichéen et la fin assez attendue. On n'est pas surpris par la chute, et vous en êtes conscient, car vous n'en rajoutez pas.
Là, en l'occurrence, vous tentez l'écriture au présent, et c'est vrai que c'est déroutant à lire. Le résultat n'est pas si probant, cela donne moins de profondeur, moins de forme au texte, si je puis dire. Cela n'apporte pas grand chose. Je pensais que cela permettrait peut-être de suivre de façon plus instantanée l'histoire, mais finalement, non.

L'histoire, je le disais, est assez simple, vous vous contentez d'exposer des faits, simplement, c'est presque journalistique. Et je me demande ce que vous cherchiez vraiment, au niveau du contenu. Pouvoir exposer des faits sordides sans chercher l'émotion ? voir si ce mécanisme pouvait, paradoxalement, amener de l'émotion, par cette écriture froide et ces faits implacables ?

Je pense que ce texte est en certains points expérimental, vous testez des effets pour tenter de comprendre comment un lecteur va réagir. Je me trompe peut-être, mais si c'est le cas, je trouve l'idée intéressante.

Je noterai cela, malgré le fait que la lecture est, justement, froide.

   aldenor   
22/11/2017
Il manque au récit de cette succession de crises de jalousie une analyse psychologique, que la victime, dépassée par les événements, est incapable de nous fournir.
Il serait peut-etre plus interessant d'avoir la version de Melusine.

   silver   
23/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour

J’ai vraiment bien aimé ce récit que j’ai trouvé bien écrit et bien mené.

L’entrée, abrupte, nous plonge sans ménagement dans la violence psychologique subie par le personnage principal.

Tout au long de la narration, bien que le récit semble à charge contre le personnage de la femme, on ressent sourdement la dévalorisation de la victime à ses propres yeux.

Pour moi, cet homme a clairement été la victime de la personnalité de pervers narcissique de son épouse. Mon seul regret est que le côté séduisant de celle-ci n’est pas été plus évoqué ce qui aurait sans doute permis de mieux comprendre sa redoutable aptitude à la manipulation, telle celle du serpent qui séduit et subjugue.

J’ai été surprise et un peu décontenancée de la facilité de la séparation.

J’ai apprécié l’intervention du personnage de Rachel qui a sûrement libéré le héros de ses derniers doutes.
Moins apprécié en revanche, la toute dernière phrase dont le ton ne s'accorde pas au reste du récit.

Merci pour le partage


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