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Fantastique/Merveilleux
i-zimbra : Filandières
 Publié le 08/01/14  -  8 commentaires  -  2624 caractères  -  104 lectures    Autres textes du même auteur

Mauvais coton.


Filandières


La départementale passait près d'un village. Il ralentit au croisement et, avisant l'arrêt de car, stoppa sa berline et baissa la vitre passager.


– Ici, un dimanche, il ne doit pas en passer beaucoup ! Par contre, des averses… Si vous voulez, je peux vous emmener jusqu'à Lussy.


Avec une discrétion distinguée, elle remercia, monta, s'attacha, et l'auto repartit. Il ne la laissa pas chercher quoi dire.


– Vous avez de la chance de me trouver… Vous savez pourquoi je dis ça ?


Elle manifesta son intérêt par un léger mouvement de sourcils et une ébauche de sourire.


– Vous avez entendu, ce crash ? Figurez-vous que j'avais ma réservation… Je ne suis pas un type à écourter ses vacances, mais voilà l'affaire en or, et in extremis j'ai pris le vol d'hier. Je suis dans l'immobilier… L'acte de vente signé, je repars bronzer ! C'est fou, non ? Vous croyez au Destin ?

Moi, oui.

– Voilà… J'aurais dû mourir aujourd'hui, mais le Destin en a décidé autrement !

De quoi je me mêle !?

– Qu'est-ce que vous dites ?… Oh put…


* * *


– C'est vous qui avez appelé les secours ? Vous êtes témoin de l'accident ?

– Ils m'ont doublé au début de la ligne droite. Une minute après, de loin, je les ai vus faire un tout droit, comme s'il n'y avait pas de virage… Alors ils sont morts tous les deux ?

– Il n'y avait qu'un homme.

– Mais… et la femme ? Quand ils m'ont dépassé, j'ai vu quelqu'un…

– Négatif. Il n'y a qu'un corps. On n'a plus besoin de vous à ce stade, on vous rappellera si nécessaire.


Les gendarmes ayant noté ses coordonnées, il reprit le volant. Très troublé, il s'arrêta au premier bourg. Au bistrot, il s'attabla et commanda un noir. Et puis un paquet de brunes. Comme la patronne lui apportait son café et ses cigarettes, une femme entra, ôta son imperméable, et s'assit à la table voisine.

Récent non-fumeur, il chercha en vain du feu dans ses poches. Elle lui tendit la flamme de son briquet. Dans ces campagnes, la loi antitabac est la dernière que l'on songe à respecter mais il laissa s'éteindre le clope ; et refroidir le jus. Tellement elle le subjugua.

Quelle femme fantastique… Il la pensa un instant trop bien pour lui, c'était idiot tant mots et regards, échangés avec naturel, se trouvaient en intelligence.


À la sortie de Lussy, un long mur.


C'est ici, je vais ouvrir la grille.


Il songea alors que sans ce drame, il ne l'aurait pas rencontrée. Jamais il ne le lui dirait. Ce serait une ombre terrible sur leur amour.

Les yeux l'appelaient. Il oublia que nul n'est maître de son

Mais de quoi je me mêle ?


 
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   socque   
20/12/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Ouf ! C'est à la fois amusant et glaçant, comme un coup de fouet qui résonne en clochettes dans l'air... Lapidaire, mystérieux et méchant, un joli conte cruel ! Un peu évanescent à mon goût, toutefois, j'aime bien davantage de chair.

Bien vu, le titre, pour moi. J'ai mis un peu de temps à tilter.

   Pascal31   
20/12/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↓
La légende de la Dame Blanche revisité dans une micro-nouvelle.
C'est plutôt bien troussé mais comme l'histoire n'est déjà pas très originale, j'aurais aimé plus de mordant dans l'écriture, ou une approche plus originale.
Evidemment, en si peu de lignes, je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer mais ça donne l'impression d'une ébauche, d'une esquisse de récit...
Bon, je ne vais pas trop insister non plus parce que je ne voudrais pas que vous me demandiez "de quoi je me mêle"!

   MariCe   
8/1/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Dès les premières lignes, je me doutais de l'identité de la passagère ; j'ai lu avec plaisir ce texte court, mais tout en humour, malgré le sujet. Merci i-zimbra pour ce bon moment.

   Marite   
8/1/2014
 a aimé ce texte 
Un peu
Le début est très intéressant et à éveillé ma curiosité mais .je me sens frustrée à la fin ou plus exactement, je ne comprends pas du tout ce qui se passe : le mur ... la grille ... et c'est terminé ... est-ce une nouvelle victime de cette magnifique créature ?

   dowvid   
8/1/2014
 a aimé ce texte 
Bien
J'aime bien. C'est court, convenu mais bien fait. Quelques phrases me font tiquer : "Dans ces campagnes, la loi antitabac est la dernière que l'on songe à respecter mais il laissa s'éteindre le clope ; et refroidir le jus. Tellement elle le subjugua." Je trouve que le point entre "jus" et "Tellement" est mal placé. Ça donne un style saccadé, mais maladroit à mon sens. Le point-virgule aussi, entre "clope" et "et refroidir". Bizarre.
"c'était idiot tant mots et regards, échangés avec naturel, se trouvaient en intelligence." Celle-là aussi m'agace, mais, bon, c'est un style aussi.
Et le fait d'être courte permet de la relire 2 ou 3 fois au besoin. Bien pensé !

   senglar   
8/1/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour i-zimbra,


C'est vraiment très court, si bien que la situation des personnages m'a paru insuffisamment développée :
- Celui qui écourte ses vacances : C'est pas net dans le temps.
- Le témoin de l'accident méritait mieux qu'un "il".
Ce dépouillement est voulu, mais il a entraîné un flou pour moi.

Voili voilou !

Ah ! J'ai bien aimé le titre. Selon que l'on tombe sur Atropos ou Lachésis c'est pas la même soupe hein. Faut bien choisir la couleur de son fil n'est-ce pas ?

Bon j'aurais étoffé tout ça...

Brabant

   David   
9/1/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour i-zimbra,

Le destin, c'est son affaire, et elle n'aime pas que les aut' personnages aient un avis dessus, il ne faut pas vexer les tueurs en série, les victimes ont raté de peu "l'innocence" dans leurs tous dernier mots, je crois que c'est ça qui me fait marrer.

Il y a aussi une forme qui appuie le mouvement, comme le premier dialogue, presque incompréhensible à lire tant le personnage ne semble prononcer que des extraits de ce qu'il veut dire, mais qui ne choque pas présenté comme une oralité. Cette "voix" sera celle du narrateur (de la Parque aussi, avec se postures en plus) tout en occultation, jamais à "raconter droit", comme une alternative au chemin le plus court pour aller d'un point à un autre, vu que l'histoire tient en trois traits, deux anecdotes et leurs points communs.

C'est beau comme un bonzaï :)

   Miguel   
10/1/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
D'habitude par manque de temps, je ne lis pas trop les nouvelles ; je suis venu à celle-là par le forum. Un peu de flou, ai-je pu lire. Certes, mais rien ne convient mieux au genre. L'écriture, très maîtrisée, est agréable. Sujet un peu usagé ? Mais l'art est moins dans ce qu'on raconte que dans la façon de le raconter. Cette nouvelle flash est un petit travail sympa.


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