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Fantastique/Merveilleux
in-flight : Fata Morgana
 Publié le 30/05/20  -  7 commentaires  -  16630 caractères  -  58 lectures    Autres textes du même auteur

Un homme voit un château se poser au milieu de la mer. L’édifice va lui offrir un éclairage nouveau sur sa nature profonde.


Fata Morgana


Le capitaine du voilier naviguait autour des forts Maunsell, des abris militaires construits à l’embouchure de la Tamise. Fabriquées par la Royal Navy durant la seconde guerre mondiale, ces grandes tours dressées en pleine mer avaient eu pour objectif de parer aux offensives aériennes allemandes. Mais ce n’est pas tant l’histoire de ces forts qui m’intéressait, ni leur usage premier ; ce qui m’avait incité à faire cette escapade à l’embouchure de la Tamise, à soixante kilomètres de Londres, relevait plus d’une quête que je savais grotesque. Je cherchais, sans doute vainement, à retrouver la sensation qui m’avait transporté quand, enfant, je découvris le fort Boyard. Du haut de mes six ans, voyant ce monument enchanteur se dresser face à une plage de l’île d’Aix, je n’avais cessé de m’interroger sur cette performance, ne comprenant pas comment des hommes avaient réussi l’entreprise de bâtir du solide en pleine mer. La question du pourquoi ne m’intéressait pas. Mon père me prêta ses jumelles et je pus alors constater avec plus de détails les belles proportions de la forteresse qui bravait fièrement les vagues depuis si longtemps. Par la suite, lors des goûters de mon enfance, je tentai de reproduire la prouesse des bâtisseurs du fort en faisant flotter une masse de cacao en poudre à la surface d’un bol de lait. Il fallait manipuler la cuillère sans trembler pour verser l’intégralité du chocolat en poudre en une fois, tout en évitant de créer des remous à la surface du lait. Lorsque l’opération était un succès, ça faisait « fort Boyard ! ». On pouvait alors contempler le mont chocolaté s’effondrer lentement dans l’immaculé breuvage.


Face aux forts Maunsell, je ne parvins même pas à toucher du bout du doigt le sentiment de l’enfant émerveillé que j’avais été en voyant la bastille de Charente-Maritime. J’enterrai les derniers espoirs de reconquête de cet instant magique sans trop de chagrin, je m’étais préparé à cet « échec »... Quoi qu’il en soit, face à ces perchoirs juchés en pleine mer, on éprouvait une drôle de sensation, l’impression d’être devant un anachronisme spatial, des structures sorties de l’imagination d’un auteur de science-fiction. Je voulus partager mon enthousiasme avec le capitaine qui maîtrisait un peu le français :


– Vous connaissez le fort Boyard, en France ?

– Oui.


Cette réponse lapidaire ne me dissuada pas de poursuivre la conversation. Sans doute se demandait-il à qui il avait affaire, pourquoi un type comme moi voguait sur son bateau pour aller admirer d’antiques forts rouillés, plantés en mer du Nord.


– Je suis manager dans l’import-export à Paris, je suis de passage à Londres pour le travail.

– Mmm…


Je ne jugeai pas utile de continuer, j’avais face à moi un vieux loup de mer qui devait dénigrer le mode de vie d’un nomade parasite comme moi ; moi le responsable import, lui le fidèle d’un port.


Nous étions sur le trajet du retour et je me mis à observer le capitaine plus attentivement : il devait avoir mon âge, un menton effilé comme le mien, des pommettes saillantes, mais un caractère assurément plus renfermé. Une tension discrète parcourait son visage, une tension qui laissait penser qu’il avait beaucoup de choses à dire. Je trouvais également surprenant qu’un marin possède des mains d’un blanc aussi laiteux ; à y regarder plus près, elles étaient même lisses et parfaitement entretenues, comme « innocentes ». On se fait rapidement à l’idée qu’un baroudeur des mers possède une barbe jaunie et le teint craquelé par le sel.


Il me sembla que nous ne prîmes pas la même route qu’à l’aller, nous longions les côtes anglaises, tout en nous en éloignant doucement. Je mis ce changement de trajectoire sur le compte des voies maritimes, du vent qui avait tourné ou d’un léger crochet que le capitaine avait décidé d’effectuer. Mais la situation commença à me paraître étrange quand je vis la lune très basse sur l’horizon, arborant une teinte cuivrée comme celle des forts que je venais d’observer. Je n’avais rien remarqué de tel peu auparavant et je me demandais comment l’astre avait pu changer d’apparence en si peu de temps. Le capitaine lança vers la lune un sourire enthousiaste, puis se tourna vers moi pour me tendre la main :


– Je suis Nelson.


Je me demandais quel intérêt il avait à me livrer son prénom alors que nous étions sur le retour. Je saisis sa main froide et je vis que cette tension latente avait disparu de son visage, il semblait relâché et disposé à entamer une conversation. Face à mon regard interloqué, il sortit une bougie de sa poche, puis l’alluma.


– Que faites-vous ? demandai-je.

– Observez.


La flamme de la bougie n’oscillait pas, plus aucun vent ne traversait la mer, comme si nous eûmes été entourés par quatre murs. Aucune drisse ne claquait contre le mât, il n’y avait pas un bruit, pas une vague. Désormais, nous ne pouvions plus voir le littoral et l’espace infini qu’offrait la mer me tourna subitement la tête ; Nelson fixait la flamme avec un regard fantomatique, je sentais bien que ce capitaine avait un projet qui me dépassait. Je me dirigeai vers la cabine, j’avais besoin de me trouver dans un enclos.


Nous nous retrouvâmes peu à peu dans le brouillard, une sorte de purée de nuages mélangés à des embruns, le vent s’était mû en un chuchotement affolé, créant une houle qui faisait tanguer le voilier. Je sentais poindre une situation tragique, quelque chose qu’on ne maîtrise pas. À travers le hublot, je pouvais observer Nelson désormais vêtu d’un grand ciré jaune, il invectivait le ciel et gueulait des jurons à la cantonade, j’ignorais s’il s’agissait des effets de la colère, ou bien de la panique. Soudain, un souffle hurlant me projeta en arrière ! Une tempête venait de s’en prendre à notre bateau et j’eus à peine le temps de me relever qu’une vague décima tout ce qui se trouvait sur le pont. Tout ! Y compris Nelson qui n’était plus à la barre, laissant le voilier seul à sa destinée ! Je me relevai pour tenter de reprendre le contrôle de ce maudit navire et quand j’atteignis la barre, je fus pris d’un élan de bravoure, une force intérieure qui m’invitait à combattre les éléments. La grand-voile s’affolait, la bôme oscillait, les drisses claquaient ; je tentai malgré tout de maintenir un cap, en route vers nulle part, mais vaillant ! Je manœuvrais ce maudit rafiot comme un vélo sur un parcours de bosse. Un rodéo marin où mes manœuvres désespérées semblaient ne servir à rien tant le vent redoublait d’intensité. J’étais un bigorneau pris dans un ouragan ! Un bigorneau qui ne vit pas arriver devant lui le mur d’eau qui allait tout emporter tout sur son passage. Mes mains s’arrimèrent à la barre pour faire corps avec le bateau, tétanisées face à cette ultime rossée qui risquait de m’envoyer très loin. La vague vint fouetter mon visage, mangea mes doigts avant de m’envoyer de véritables coups de poing dans l’abdomen. Englouti, je glissai dans le cockpit et ma tête cogna violemment contre la coque. Mon esprit sombra quelque part, avec au fond de la gorge un arrière-goût de sel et de sang.


* * *


Mort ? Paralysé ? Non… Juste sonné. Étalé sur le sol. L’hystérique tempête, où ? Je l’ignore. Nelson, où ? Je l’ignore. La mer est à nouveau d’huile mais le bateau porte quelques séquelles du déluge : avec un mat rompu en son milieu et un safran brisé, je me trouve dans l’incapacité de mener un cap ; je ne peux que me laisser dériver, loin des côtes anglaises, sur d’obscures eaux étrangères. La peur s’immisce doucement en moi… Je songe à tous ces aventuriers morts en pleine mer, sans avoir revu un visage familier, sans avoir dit au revoir à quiconque. Mourir seul au milieu de l’océan, ce doit être mourir deux fois.


J’en suis à ces réflexions sinistres quand, au loin, une ombre flottante se dessine à l’horizon ; une forme abstraite posée sur les nuages bas, juste au-dessus de la mer. Peu à peu, j’arrive à distinguer une sorte de château qui surplombe la mer, suspendu comme par magie. Mon sang se glace d’effroi en même temps qu’il est chaud d’enthousiasme, une sensation pour laquelle je ne trouve pas de mot prend alors possession de mon âme.


Le bateau se dirige de lui-même vers l’édifice, il paraît évident qu’une force m’attire vers lui, on veut que je pénètre ce lieu mystérieux qui descend sur les eaux. Alors que ce qui se présente est complètement inédit, ce monde en lévitation réveille en moi un étrange sentiment de déjà-vu.


Avec ses deux tours crénelées et sa grande porte voûtée, la structure s’apparente à une forteresse médiévale construite en pierres bleu marine. Le voilier s’arrête devant le château flottant. La mer satinée se teinte doucement en vert et bientôt, je ne suis plus prisonnier des eaux, mais entouré d’une immense prairie couleur émeraude. Là-haut, quelques nuages dodus forment une chantilly éparse dans le bleu azur des airs, une musique semble se jouer dans le ciel.


Une grille en fer forgé me tend les bras, comme si on m’offrait l’opportunité de pousser la porte d’un rêve. Je me sens épié, j’ai la désagréable intuition que l’on scrute quelque part ce que je vais faire maintenant. Je demeure un long moment immobile, puis je sors du voilier pour aller pousser la grille du château. À ma grande surprise, il ne me faut aucun effort pour l’ouvrir. Arrivé devant une grande porte d’entrée en bois, la peur et la stupéfaction disparaissent complètement, un sentiment de paix intérieure se diffuse désormais en moi : je songe qu’après tout, j’aurais dû disparaître sous la tempête.


À peine ai-je entrouvert la porte que j’entends des bruits de pas qui s’échappent dans les coursives du château, comme si l’on cherchait à fuir ma présence. L’intérieur dépouillé se drape d’une tapisserie mauve en certains endroits, des bougeoirs anciens et des armoiries médiévales bordent les murs de pierre ; des murs dont on devine le souvenir de fêtes, de célébrations et de drames... Sorti de nulle part, un réceptionniste à l’allure famélique vient à ma rencontre :


– Ravi de vous revoir.

– Revoir ?

– Oui, il y a longtemps.

– Je ne suis jamais venu ici.

– Vous êtes inscrit sur le registre.


Il sort un cahier poussiéreux, fait glisser son doigt le long de lignes manuscrites.


– Là.


Le réceptionniste me guide au seuil d’un escalier en colimaçon. Il passe devant et nous montons les marches d’un pas très lent, éclairés par des torches suspendues au mur en pierres ; un mur qui s’habille çà et là de blasons anciens et de trophées héraldiques. Arrivés en haut du donjon, le réceptionniste ouvre une petite fenêtre à croisillons et m’invite à passer ma tête. Il m’inspire confiance : j’obéis docilement à sa requête.


C’est le noir. Le vide spatial. Le vertige d’une nuit sans étoiles. Une sensation de flottement s’empare de moi, l’impression de voler dans les airs, d’oublier ce que je fais, ce que je suis, mon nom, mon adresse, mon passé de manager, la musique qui m’a fait vibrer… Puis tout s’accélère ! La première gorgée de bière… Le sucre sur les lèvres… Le sable qui glisse entre les doigts… Cette cabane au fond du parc… La couleur des billes à la lumière… 1, 2, 3 soleil… Un gâteau avec ses quatre bougies… Ce petit ruisseau d’arrière-cour… Un long tunnel bleuté…


Désormais privé d’identité, je me sens immergé dans un liquide, perdu dans une obscurité où règnent une atmosphère chaleureuse et un désir charnel. Une voix intérieure se manifeste pendant que je me recroqueville, une voix engloutie dans ce magma de bienveillance. Il y a désormais quelqu'un à mes côtés, une présence embarquée dans cette même aventure et reliée au même univers ; cela est rassurant de faire la route en duo. Dans cet étroit cocon, nous échangeons des messages, nous écrivons la symphonie de nos cellules ; dans ce bien-être inattaquable, nous partageons nos fluides, nous sommes deux alter ego plongés dans une sérénité blindée… Mais cette plénitude prend fin subitement : il s’éloigne sans que je puisse le retenir, une force supérieure à son désir d’être l’emporte et il me quitte sans pouvoir me dire au revoir. Je plonge petit à petit dans une sombre solitude qui éveille un désir de clarté. Une violente dépression se manifeste alors, un souffle contraire au premier qui parvient à m’éjecter du cosmos dans lequel je me trouvais.


Je sors la tête de la fenêtre, comme né une seconde fois. Ce reset complet me ramène à l’extérieur du château, devant la grille.


Le bateau est là, flambant neuf. Nelson m’attend sur le pont ; il semble avoir vieilli et se tient plus voûté qu’auparavant. Je n’ai plus aucune notion du temps, quelque chose a pris possession de mes pensées, comme si je n’étais plus l’unique locataire de mon corps.


Nelson ne me dit rien sur ce qui lui est arrivé durant la tempête, il élude toutes mes questions et manœuvre en tenant un cap dont j’ignore la destination. Je me tourne vers le château : il a pris la teinte blanche de l’argile et s’effrite face au léger vent naissant. Je le vois s’éroder dans une triste destinée, s’effondrant comme un paysage désolé de m’avoir livré un terrible secret… Jusqu’à ce qu’il s’écroule complètement dans la mer.


Quand je lui explique l’incroyable expérience que je viens de vivre, Nelson n’apparaît pas surpris. Il me confie que ce mirage soudain porte le nom de Fata Morgana. Étonné qu’il prenne la chose avec autant de détachement, j’insiste sur l’événement en livrant les détails du château. Il me tient un discours scientifique en m’expliquant que cette illusion d’optique est créée lors de la superposition de masses d’air froid et d’air chaud ; ce que l’on voit sur terre se retrouve alors projeté dans le ciel. Mais je songe qu’il n’y a aucun château sur terre, précisément car nous sommes en pleine mer. Je me penche sur la coque du navire pour observer le fond de la mer. On ne voit rien. Je me tourne à nouveau vers lui d’un air inquiet, il m’assure simplement que j’ai bel et bien pénétré dans ce château. Je le sens amusé alors que je me trouve, moi, dans un état de panique difficile à décrire. Il me trouble encore plus en expliquant mon expérience par une autre possibilité :


– Il est possible que la terre ait reflété ce qui se trouvait dans le ciel. Tu n’ignores pas que les fantômes viennent parfois nous rendre visite ?


Il marque un silence et m’observe comme s’il savait tout de moi.


– Toi qui as vu, me lance-t-il, c’était comment à l’intérieur ? On y est toujours aussi bien ?


Je ne sais quoi répondre. Il retourne dans la cabine ; cette fois j’en suis sûr, il devient transparent ! Quand je pénètre dans la cabine peu de temps après, il n’y a plus personne à l’intérieur. Sur la table, de vieilles photos montrent Nelson tour à tour jeune diplômé, aviateur de la Royal Air Force, capitaine du voilier sur lequel je me trouve et enfin vieux châtelain entouré de ses petits-enfants. À mesure que je saisis les photos entre mes mains, elles se multiplient, comme un diaporama faisant défiler l’histoire de sa vie. Puis toutes les images disparaissent… Sauf une. Un seul cliché qui me représente, moi, en portrait. J’en ignore l’auteur.


Soudain, je sens le bateau partir à la dérive, plus personne ne mène le cap ! Je saisis la barre et me surprends à effectuer quelques gestes d’instinct qui permettent de redresser le voilier instantanément. Sur cette mer désormais baignée par le soleil, je poursuis mes manœuvres et navigue en capitaine responsable dans une traversée qui me semble courte et familière. Une métamorphose discrète a opéré en moi, il me semble être devenu celui que je suis profondément.

Pour accoster au port, je love l’amarre au taquet dans un mouvement accoutumé et à cet instant seulement, peu après avoir mis pied à terre, je remarque que je suis couvert du ciré jaune de Nelson.


Je me mets en marche. Le port s’efface sous une brume grise épaisse, un voile recouvrant cette étrange aventure. Je songe à Nelson... Cet ancêtre venu me rendre visite ? Ce « moi » du passé ? Ce jumeau perdu avec lequel j’ai été en fusion ? Ai-je pris trop de place dans la matrice ? L’en ai-je éjecté ?


J’avais l’intime conviction qu’il existait autre chose que cette réalité, un univers parallèle non palpable, une face cachée de l’existence. Je ne savais plus si ce château était un rêve, si j’avais fait un rêve dans ce château… Ou bien, si le château avait rêvé de moi.


 
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   cherbiacuespe   
15/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Non seulement l'Angleterre mais chaque anglais est une île!

Il y a une indéniable poésie dans ce texte. Il est subtilement composé, chaque mot est pesé et livre toute sa grâce pour servir une sorte de cascade de douceur et de violence mêlées, une révélation enfouie. Il n'y a pas à dire, c'est beau! Mais mystérieux et presque mystique. Fata Morgana, au fur et à mesure j'ai pensé à la légende de la Dame du Lac, Arthur, Merlin. J'ai sans doute tout faux. Reste une impression de flottement après la lecture de ce texte qui posséde l'incontestable qualité d'un poème lunaire, si j'ose dire.

   Shepard   
31/5/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Un texte qui fonctionne bien dans son visuel et dans la transmission d'une émotion (peut-être) mélancolique, je dirais que c'est assez planant d'une certain façon.

Au fond il y a une histoire cyclique, puisque le personnage est déjà "venu", et semble prendre la place de "Nelson" (si Nelson a vraiment existé et n'est pas lui aussi juste un mirage).

Mais voilà, j'ai eu du mal à saisir cet onirisme, j'apprécie les histoires partielles qui force le lecteur à chercher, mais je pense qu'un indice supplémentaire pourrait aider : A voir dans le background du personnage, pourquoi lui ? Il aime les forts, d'accord, ce n'est pas assez pour moi. Une autre suggestion qui permettrait de pousser les interprétations et de deviner ou l'auteur veut en venir serait appréciable.

Je pense que l'on pourrait mieux apprécier le texte sans trop se poser de questions... Mais ce n'est pas mon approche.

   Malitorne   
31/5/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
L'écriture est de bonne facture mais pas suffisante pour rendre l'histoire vraiment attrayante. J'avoue m'y être ennuyé, il ne se passe pas grand chose au bout du compte. Peut-être parce que ça reste trop onirique, on navigue dans une dimension évanescente sans véritable accroche. J'aime bien le fantastique quand il s'ancre solidement dans le réel pour en émerger avec perte et fracas.
Et puis cette phrase m'a complètement fait sortir du contexte, je croyais entendre Neo : "Ai-je pris trop de place dans la matrice ?"

   Donaldo75   
1/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour In-flight,

Je ne vais pas me lancer dans un long commentaire composé ou expliquer comment cette nouvelle aurait du être écrite parce que justement je la trouve très bien en l’état. D’abord, elle sert à merveille la catégorie proposée. L’histoire est agréable à lire, merveilleuse par son développement et en même temps très poétique. Comme dirait le grand philosophe de Canal + Laurent P, « je me suis régalé ».

Bravo !

Merci pour le partage.

   hersen   
8/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Il y a trois sortes d'hommes :
les vivants
les morts
et ceux qui prennent la mer...

Aristote peut-être, c'est confus (ou apocryphe si on est intello) sur l'attribution.

Ce qui fait que certains points ne m'ont pas convaincus, comme par exemple : mourir en mer, c'est comme mourir deux fois. je ne le comprends pas trop.
Je n'ai pas compris non plus les mains trop blanches de Nelson. est-ce parce que déjà tu nous mets sur la voie d'un au-delà ?
Sinon, du Fort boyard en cacao du matin étant gamin jusqu'à ce château-mirage, je trouve que le tout se tient.
je ne suis cependant pas subjuguée, et je me demande pourquoi. Non, je sais pourquoi. Tu surexpliques, en fait, tu donnes trop de pistes pour qu'on (le lecteur) en arrive à ce fantastique. Tu surjoues ce fantastique versus réalité pure.
Je pense que cela vient du perso. Si tu nous donnais l'impression qu'il comprenait (un peu, ce serait déjà bien) alors je le suivrais beaucoup plus dans son délire. Car en fait, tu en fais une énigme, alors que ce qui est , ou serait, intéressant, serait d'assumer à fond ... Fort Boyard !

ceci dit, il y a dans ta nouvelle suffisamment de matière pour que je sois intéressée.

   in-flight   
10/6/2020

   plumette   
10/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour In Flight

En invoquant la forteresse de poudre chocolatée, fort boyard intime, tu as su m' entraîner dans ton histoire même si je me sais un peu rétive à la catégorie "fantastique/merveilleux"
j'ai retrouvé dans ton texte, tes petits plaisirs d'auteurs qui donnent le sourire ( ou pas) comme "Moi, le responsable import, lui le fidèle d'un port"

La qualité de l'écriture a été déterminante pour ma lecture car l'histoire elle-même m'a un peu perdue.
Je trouve que tu as réussi la transition pourtant difficile entre le réalisme et le fantastique avec cette transformation des éléments: le grand calme avant le grand bouleversement qui introduit l'arrivée au pied du chateau.
Dans cette partie j'ai aimé certaines images comme le chuchotement affolé du vent qui devient houle puis tempête et aussi l'image du rodéo marin.

Et puis, tu choisis de nous raconter au présent l'arrivée au chateau : j'ai moins aimé cette partie, je me suis crue dans un dessin animé, le mot "réceptionniste" m'a semblé incongru ( comme dans un hôtel?) et je n'ai pas compris l'intérêt de faire passer la tête par la fenêtre au personnage pour qu'il se retrouve dans un univers intra-utérin, en présence d'un jumeau?

c'est bizarre tout ça, mais ça se tient quand même, je suis cependant restée un peu perplexe quand au sens de cette histoire.

au final, une lecture plutôt agréable, pour une histoire dont on sent qu'elle a plusieurs ramifications mais qui m'a laissée un peu en dehors.


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