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Sentimental/Romanesque
jamesbebeart : L'élégance du bouquet
 Publié le 30/01/10  -  22 commentaires  -  3595 caractères  -  114 lectures    Autres textes du même auteur

Un bouquet de fleurs abandonné dans un couloir du métro parisien...


L'élégance du bouquet


Tu étais là, sévissant à l'horizontale, las de tes fatigues qui t'avaient extrait de tes compagnons de route.


Tu étais probablement en souci de verticalité à demeure. Ton seul horizon se confinait aux marches d'escalier qui dévalaient la pente à venir.

Au-dessus de toi, une voûte en faïence réfléchissait la lumière blafarde d'un néon qui se prenait pour une enseigne.

En contrebas, la paroi d'un mur trop délavé, semblait t'offrir un réconfort.


On t'avait jeté là, depuis un temps incertain et les fleurs partisanes de ta communauté donnaient des signes de découragements : courbures, fléchissements, dessèchements, autant de défaites qui s'annonçaient déjà trop vraies.


Quand, tout à coup une main secourable te saisit dans un moment suspendu, se demandant d'où tu venais, si tu méritais d'être là.

Pendant quelques secondes, le groupe fleuri se mit à faire l'angle aigu, l'horizontalité commençait à s'évanouir d'elle-même. Une gerbe de sentiments gagnait tes hauteurs ; les supputations étaient alors de mise. Tout un destin s'arrachait à la pesanteur.

Cela allait-il durer ? Ton aspect donnait des signes d'encouragement. Tu t'étais perdu ou plus simplement, on t'avait négligé au hasard d'une course mal maîtrisée.

La corolle du temps s'épaississait. La main devenue plus ferme, rassura la colonne végétale.

La rotation de quarante-cinq degrés s'acheva plus vite qu'espéré.

Un dernier élan te fit gravir un bon mètre ; tu ne tardas pas à te dégourdir les branches dans un sac de polypropylène qui conservait encore les relents capiteux d'un dernier achat.

Quelques secousses suivirent. Et tu rejoignis le sanctuaire des déchets humains ; une revue économique jouait des coudes pour devenir ton premier voisin, afin de profiter de tes senteurs safranées. Ce geste fatal et démesuré avait fini par froisser, sans lourdeur, une enveloppe bistre, dont l'affranchissement, visiblement récent, représentait l'effigie de la Marianne de Gandon.


La vie sembla s'achever, là, raide, tendue vers un ciel de béton, où toute lueur stellaire n'avait jamais eu sa raison pour fusionner. Ce devait être un mauvais rêve. Ou était-ce plutôt, le sort d'un vase qui, ayant adopté le statut d'infidèle du lointain de son balcon, n'avait pu résister à la douleur gravitationnelle ?

Comment en étais-tu arrivé là, finalement, dans ce poumon d'acier, bien ancré, rassuré sur ta verticalité ?...


Déjà, la rame de métro m'emporta, et tu sortis à jamais de mon champ visuel.

Plus loin, pourtant, à la lisière du tunnel, une affiche de concert à la salle Cortot qui indiquait un récital de mélodies françaises autour de Gabriel Fauré, m'apparut : au programme, les roses d'Ispahan, etc. par la mezzo-soprano, Iris M (illisible). Ça y était, je la tenais ma prédestinée !

Ce bouquet chéri devait sortir de ses bras ; il avait dû effleurer son corsage de satin, et sa dernière sève s'était sûrement mêlée au rouge pourpre de sa lèvre supérieure.

Ce n'était qu'après les ovations, qu'il avait pu enfin se destiner à naître. Sa chrysalide vivifiée par les chromatismes du piano avait forgé, une à une ses couleurs définitives, et à l'accord final elle devint le bouquet des offrandes...


La prochaine fois, à cette même station les Lilas, j'en suis presque sûr, je repenserai à toi, meurtri par ce sauvage abandon, en me disant que j'aurais dû te re-cueillir pour te conduire au parc floral des fleurs trépassées, où une créature défunte t'aurait aidé à retrouver la jouvence de tes premiers instants.


Dès lors, je me résolus d'entreprendre un herbier sur la compassion des hommes.


 
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   florilange   
20/1/2010
 a trouvé ce texte 
Moyen +
Jolie réflexion sur les bouquets de fleurs abandonnées. Quelques belles expressions. Texte bien assez rédigé. Il ne se passe rien, sauf que le narrateur décide de commencer un herbier. Pourquoi pas? Lecture agréable et courte. Merci,
Florilange.

   Kaos   
20/1/2010
 a trouvé ce texte 
Faible
Ce texte a une seule qualité: les trois dernières lignes. Et c'est franchement dommage! Parce que ces trois lignes à elles seules soulignent que l'auteur a un vrai talent pour la nouvelle poétique.

Mais le reste du texte est plat, sans accroches, il se lit bien certes, mais sans cette petite pointe de piquant qui fait les nouvelles.

Et subitement arrive cette fin superbe.

C'est vraiment dommage, mais il y a un potentiel certain.

   Anonyme   
24/1/2010
 a trouvé ce texte 
Bien -
Une écriture assez poétique sur le coup, même si le style est parfois à la limite de la lourdeur. J'y ai lu de très jolies phrases au détour d'autres plus banales.

Une jolie petite histoire d'instantané... une belle idée... et puis je ne peux expliquer pourquoi, je n'ai pas accroché.
ça manque d'élégance, ça manque de fraicheur. Je suppose que c'est en cohérence avec le bouquet...

C'est dommage parce que l'histoire en soi est belle, poétique, innocente et bien amenée... mais il manque un petit quelque chose qui le rendrait juste habituel, naturel, qui en ferait un arrêt sur un arrêt...

Bref.
Merci et bonne continuation.

   Electre   
25/1/2010
 a trouvé ce texte 
Faible +
Une nouvelle en forme de poésie (elle y aurait d'ailleurs peut-être bien plus sa place) mais qui ne marche vraiment pas avec moi. Je trouve le style un peu pesant, un peu artificiel aussi. L'émotion ne passe pas or, pourquoi un texte si court si ce n'est pour émouvoir ?
La flèche manque sa cible avec moi, le destin de ce bouquet ne parvient pas à me donner envie de chercher plus loin la métaphore.

Désolée, une prochaine fois peut-être.

   coquillette   
27/1/2010
 a trouvé ce texte 
Moyen -
Bonjour,
Un joli titre, une idée originale mais la poésie de l'ensemble m'a échappée.
"sévissant" "verticalité" "qui dévalaient la pente à venir", j'ai accroché sur ce choix d'expressions.
Je ne comprends pas comment le bouquet ramassé puis jeté dans un sac en plastique finit dans un caisson en acier, dit comme ça le chemin est logique mais dans le texte cela ne m'a pas semblé très clair.
"la main rassura la colonne vertébrale" là aussi j'ai trébuché. Assura ?
"Ou était-ce plutôt, le sort d'un vase qui, ayant adopté le statut d'infidèle du lointain de son balcon, n'avait pu résister à la douleur gravitationnelle" J'ai pas très bien compris.
J'aime bien le questionnement du narrateur au sujet de ce bouquet abandonné, oublié, je trouve la fin un peu "tirée par les cheveux" mais néanmoins imaginative.
Un herbier sur la compassion des hommes... la phrase est jolie mais j'ai du mal à en capter le sens.
Désolée, j'ai lu plusieurs fois, mais je n'ai pas vraiment accroché

   Perle-Hingaud   
30/1/2010
 a trouvé ce texte 
Bien
Et bien, moi, j'ai aimé. J'ai aimé l'idée, le titre qui explique d'entrée le sujet, permettant ainsi de s'attacher aux mots, de comprendre à la première lecture. J'ai aimé cette ambiance, nostalgique, douce amère. J'ai aimé la description du décor, les faiences, les escaliers.
Par contre, oui, il faut bien un bémol, le paragraphe:
"Plus loin, pourtant, à la lisière du tunnel, une affiche de concert à la salle Cortot qui indiquait un récital de mélodies françaises autour de Gabriel Fauré, m'apparut : au programme, les roses d'Ispahan, etc. par la mezzo-soprano, Iris M (illisible). Ça y était, je la tenais ma prédestinée ! "
m'a paru déplacé: le pourquoi, finalement, m'importait peu. L'explication assénée me semble trop rationnelle, forcée.
Les trois dernières lignes sont trés belles.
Merci.

   Bellaeva   
30/1/2010
 a trouvé ce texte 
Moyen
Nouvelle très poétique et belle écriture ... L'idée de tant de fleurs dans le métro est en soi un beau défi même si elles sont fanées ou sur papier ou station ...L'idée du bouquet abandonné dans cet endroit est en soi une très bonne idée. La musique des mots est jolie tout le long du texte. En même temps toute la géométrie et la gravitation autour du bouquet me semble très longue : horizontale, verticale, angle aigu etc ...Je suis déçue par : sans doute le manque d'histoire, le fait d'avoir cherché une origine à ce bouquet trop évidente (il y avait tant de possibles).
La chute rattrape ma déception, mais j'aurais aimé être touchée tout le long comme à la fin.
Bonne continuation

   Myriam   
30/1/2010
 a trouvé ce texte 
Moyen
L'idée était jolie et poétique.

L'écriture m'a cependant arrêtée, trop alambiquée, presque pompeuse. J'aurais aimé davantage de légèreté.

Un exemple au hasard: "Pendant quelques secondes, le groupe fleuri se mit à faire l'angle aigu, l'horizontalité commençait à s'évanouir d'elle-même. Une gerbe de sentiments gagnait tes hauteurs ; les supputations étaient alors de mise. Tout un destin s'arrachait à la pesanteur."
Je crois, en relisant cette phrase, que c'est aussi le manque de musicalité qui me gêne, "l'angle aigu", "supputation", "horizontalité", des mots durs et peu élégants, justement.
Le choix du passé ajoute également de la lourdeur au texte.

Du coup, je me suis parfois perdue dans les méandres de ce récit pourtant simple.

Une prochaine fois?
Amicalement,
Myriam.

   feexlin   
31/1/2010
 a trouvé ce texte 
Bien +
L'idée est originale, même si j'ignore si le texte peut vraiment être considéré comme une nouvelle.

Honnêtement, si j'ai continué ma lecture après les quelques premières lignes, c'est uniquement parce que je savais que le texte n'était pas très long. Et c'est une bonne chose ; à trop vouloir subtiliser et embellir, on épuise le lecteur au lieu de l'éblouir. Mais heureusement, vu que le texte est plutôt court, je ne me suis pas ennuyée.

J'ai relevé certaines phrases qui sont très belles : "La corolle du temps s'épaississait" ; "[...] le sanctuaire des déchets humains".

Voilà, encore bravo pour cette écriture raffinée et poétique.

   kamel   
1/2/2010
 a trouvé ce texte 
Bien -
Bonjour jamesbebeart
Ce dialogue permet au narrateur de se rapprocher de l'objet cité pour mener à bien son récit."Tu étais là"
Cette mise en forme du texte dénote une information sur "l'élégance d'un bouquet abandonné" qui a produit certes un effet sur le narrateur.
Judicieusement décrit avec autant de finesse,le charme du bouquet a disparu"tu étais en souci de verticalité à demeure".
Une infinité de mots au préalable coordonnés,juxtaposés,reliés par des pronoms relatifs"qui ,ou," et souvent l'emploi de l'interrogation directe pour changer l'aspect de la structure.Un moyen de laisser le lecteur prendre souffle de ces phrases qui se succèdent l'une après l'autre .

   Incognito   
1/2/2010
 a trouvé ce texte 
Très faible
Cela m'arrache le cœur de faire un tel commentaire sur un texte dont je sais qu'il a demandé des efforts, mais je suis complètement passé à côté à cause de la lourdeur du style, de la surenchère de mots qui tombent comme des dissonances musicales (ce qui est très dommage pour un texte qui a plus, me semble-t-il, une prétention poétique). Je n'en fais pas le détail qui a déjà été fait dans d'autres commentaires.
Dommage car l'idée était bonne.
Je me dois d'être juste par rapport à ma lecture et il faut bien me résoudre à ne pas faire que des critiques positives. J'aurais tendance à ne pas commenter ce qui ne me plait pas, mais mes commentaires positifs ne seraient alors plus crédibles.
Cela n'empêche que je lirai avec plaisir et intérêt un autre texte du même auteur.

   Max   
1/2/2010
 a trouvé ce texte 
Très faible +
Je ne veux pas accabler l'auteur outre mesure, mais effectivement, c'est très pompeux. Un style d'une lourdeur incompréhensible, à des années lumières de ce que laissait espérer le titre, par exemple. D'ailleurs, la première phrase du texte donne le ton : une chape de plomb difficile à encaisser. C'est dommage, l'idée est bonne, esthétique et pleine d'élégance. Mais plus de simplicité, par pitié, évitez ce style ampoulé. Préférez des phrases plutôt courtes mais percutantes - car aussi jolies qu'efficaces, comme "La corolle du temps s'épaississait", plutôt que ça, par exemple : "Sa chrysalide vivifiée par les chromatismes du piano avait forgé, une à une ses couleurs définitives, et à l'accord final elle devint le bouquet des offrandes..." qui est carrément indigeste. Dommage, j'avoue que je ne comprend pas comment on peut servir ce genre de production à un lectorat. Bon courage pour la suite, néanmoins.
Cordialement.

   widjet   
1/2/2010
 a trouvé ce texte 
Moyen +
Il y a une poésie certaine dans ce texte court ; dommage que certaines confusions et lourdeurs « géométriques » (entre « la verticalité », « l’horizontalité », « la rotation » et autres « gravitationnelles » etc.… bref, pas très mélodieux comme termes et puis ça fait mal au crâne) « fleurissent » également cette prose.

Certains traits d’esprit (« néon qui se prenait pour une enseigne ») m’ont plu et étrangement j’ai pensé au texte de Brassens « la rose, la bouteille et la poignées de main ».

Avec un peu plus de fluidité et de simplicité dans le verbe, on tenait là un opus correct.

W

   Xrys   
2/2/2010
 a trouvé ce texte 
Moyen +
C'est une très belle idée je trouve.
Celle d'une nouvelle où le héros est un bouquet de fleurs abandonnées.
Il y a une recherche esthétique certaine, peut être un peu trop voyante un peu trop appuyée . Des expressions qui m'ont plu mais avec d'autres qui m'ont parues nettement plus lourdes. Ex:
les fleurs partisanes de ta communauté donnaient des signes de découragements : (sans partisanes j'aurais adoré)
beaucoup aimé cela: Une gerbe de sentiments gagnait tes hauteurs ; les supputations étaient alors de mise. Tout un destin s'arrachait à la pesanteur.

Sinon j'ai bien compris le souci de l'auteur de donner une vision géométrique (enfin je crois ) mais ces précisions dans cette prose poésie (horizontalité verticalité etc ) j'aurais préféré que le souci esthétique passe avant

En tout cas au final quelque chose d'original qui me parle.

Xrys

   ANIMAL   
2/2/2010
 a trouvé ce texte 
Bien
J'aime bien le fond de cette nouvelle.

"Objets inanimés, avez-vous donc une âme qui s'attache à votre âme et la force d'aimer?" a dit Lamartine. Et pour moi, c'est là tout le sujet.

Le traitement me convainc moins car malgré de belles images, je n'ai pu me laisser voguer au fil des mots, comme je l'apprécie.

J'ai dû lire le texte à plusieurs reprises pour arriver à appréhender toute l'histoire de ce pauvre bouquet abandonné dans une poubelle du métro (si j'ai bien compris).

Mais l'idée est belle.

   MissGavroche   
4/2/2010
 a trouvé ce texte 
Moyen -
J'aime assez le fond de la nouvelle, orignal, poétique. Mais la forme est assez lourde, seule bonne chose de la forme c'est la brieveté du texte, plsu long et j'aurais décroché sans lire la fin, dommage, c'est le meilleur passage...

   Anonyme   
7/2/2010
 a trouvé ce texte 
Faible +
So what ? Hermétique à souhait. Une divagation qui n'a pas éveillé mon intérêt. Cela n'engage que moi mais je n'ai pas trouvé l'élégance si ce n'est dans le titre qui rappelle le hérisson en passant.

Les périples du bouquet ? D'autres trouveront grâce à un texte qui ne m'a pas du tout charmé.

   Siebby   
16/2/2010
 a trouvé ce texte 
Faible +
"Quand, tout à coup..." est une formule qui m'a déplu.

La forme n'est pas fluide, on sent le rapport étroit avec la poésie.

Le fond de l'histoire n'est pas dénué de charme, mais l'idée aurait plus sa place sous la forme de proses.

   jaimme   
21/2/2010
 a trouvé ce texte 
Bien -
Un mélange inattendu.
Un bouquet de poésie et de rudesse des mots.
Quand on a déjà lu du Jamesbebeart il n'y a rien d'étonnant. Je pense qu'en salle de lecture j'aurais aisément deviné. Une nouvelle poétique en prose, avec de belle phrases. Les aventures tendres et douloureuses d'une rose... de la compassion d'un homme. Un très beau thème.

Un style si particulier où les mots techniques, les mots précis frappent le texte au coin d'une originalité qui peut être dérangeante. Elle ne le fut pas pour moi. En revanche le style général est alourdi par des expressions empesées. Garder les mots, oui, mais alléger le reste me semble indispensable. L'accord qui s'est autour autour des dernières phrases va dans ce sens.
Merci Jamesbebeart

   NICOLE   
21/2/2010
 a trouvé ce texte 
Moyen -
Ce qui me gêne, ça n'est pas tant l'absence d'intrigue que la façon dont c'est raconté. Narrer des riens en parvenant à captiver est un art des plus complexes à maitriser. Je suis dautant plus à l'aise pour en parler,...que je n'y arrive pas non plus.
Bon, autant en finir avec les choses désagréables : je n'ai pas non plus été sensible à l'écriture. Un mot qui accroche au détour d'une phrase, un rythme trop saccadé, une juxtaposition de formules qui ne jouent pas ensemble, et au final, un texte qui manque singulièrement de fluidité.
Alors pour terminer, cette idée qui m'a plue, d'un bouquet de fleurs abandonné dans le métro, et d'un homme capable de suspendre sa course un instant. Une belle idée, ça n'est pas rien, non ?

   Anonyme   
21/2/2010
 a trouvé ce texte 
Bien
Il me semble que "l'idée" d'un bouquet de fleurs abandonné parmi l'anti-nature du métro est une "bonne" idée.

Après..; bon.

Perso, je n'trouve pas énormément de "force" à l'entame, ça s'améliore (à mon goût) par la suite. Même si j'apprécie la "conséquence" d'un mur TROp délavé.

Une maîtrise évidente de l'écriture, un côté "inégal", une bonne "nou_velle" à mes papilles, tout de même.

   SnowSoul   
9/5/2010
 a trouvé ce texte 
Moyen
On trouve très vite dans la nouvelle un aspect géométrique, rationnel d'un monde tout en angles et en lois: verticale, horizontale, pesanteur.
Le bouquet est extrait, il est retiré à sa véritable fonction; être beau, émouvoir. C'est peut être pour ça qu'il n'y a pas vraiment d'émotion à tout ceci; juste un certain désespoir, un certaine tristesse latente, qu'on ne fait au final qu'effleurer du doigt.

Il y a certain moment où mes yeux se sont contentés de passer sur les mots sans vraiment en déceler le sens, et c'est bien dommage. Parce qu'il n'est pas long et qu'il intrigue, ce texte est pourtant plutôt agréable à lire.

Ce manque de légèreté et de sentiments sont sûrement à l'origine du malaise qui dérange le lecteur de ce récit; on s'attend à ressentir l'abandon, à entrevoir le visage et l'histoire des responsables du malheur, on se heurte à de la physique, à du réel qui nous donnent une claque. Et personne n'aime vraiment se prendre de claque, sauf si elle est suivie d'une belle réconciliation ou de pleurs qui soulagent...et encore!

Pour ce qui est de la réintroduction dans l'histoire de l'observateur, je ne la sentais pas nécessaire, le bouquet devrait pouvoir vivre et mourir jusqu'au bout par lui même. Tout du moins , c'est ce que j'ai ressenti. Je ne voulais pas de cette rupture, on est comme extrait nous aussi du devenir de ce triste bouquet. J'aurais voulu qu'il s'explique et disparaisse de lui même...

Sinon, c'était un texte bercé de poésie intéressant à lire.
Merci pour ton travail.

 

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