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Humour/Détente
Jano : Ainsi j'ai connu Oniris
 Publié le 19/06/12  -  20 commentaires  -  6713 caractères  -  171 lectures    Autres textes du même auteur

Je ne saurais mentir. À l'origine ce texte n'était pas destiné pour ici, il s'inscrivait dans le cadre d'un exercice d'écriture.
Sa transposition grâce à quelques menus arrangements m'a cependant semblé possible, d'autant plus que l'appellation Oniris collait à merveille au scénario.

Voici donc relatées les conditions extraordinaires de ma venue parmi vous.


Ainsi j'ai connu Oniris


Le 29 décembre 2010, date de mon inscription, j'étais en Laponie pour chasser le renard polaire en compagnie de mon fidèle ami Mankok. Depuis le matin nous faisions la tournée des pièges, ahanant avec nos raquettes qui s'enfonçaient dans la neige jusqu'aux genoux. Il gelait à pierre fendre. La taïga était recouverte d'un manteau immaculé, spectacle d'une incomparable pureté s'il en est. Sous les branches des mélèzes pendaient de délicates franges de glace qu'une bise mordante faisait tinter comme du verre. Ma barbe de trois jours était constellée de givre, quant à Mankok, imberbe, c'était ses sourcils qui récoltaient les cristaux.

Je ne sais si ce froid cruel pétrifiait aussi nos proies dans leurs tanières mais la chasse fut médiocre. Deux prises en tout et pour tout, dont un banal renard roux. Frigorifiés, désappointés, nous regagnâmes notre cabane en rondins à moitié ensevelie par le blanc.


Le cercle polaire arctique c'est beau, c'est grandiose, mais voilà, le soir on s'ennuie ferme ! L'obscurité ne tombe jamais vraiment alors on tente de s'occuper jusqu'à ce que le sommeil nous gagne. Avec mon fidèle ami Mankok, nous avions l'habitude de meubler ces longs intermèdes par d'intenses parties de backgammon arrosées de moult verres de vodka. Or ce soir-là, la fièvre du jeu ne nous habitait pas. En face du poêle, amorphes, nous n'arrivions pas à nous distraire. Il faut bien le dire, on se faisait chier…


Je regardais langoureusement mon ordinateur portable qui me suivait dans tous mes déplacements, concentré de technologie désespérément muet dans ces contrées sauvages :


– Ah Mankok, mon bon ami, si seulement le Wi-Fi passait par ici ! Je pourrais te montrer plein de belles choses.

– Tu parles de ça ? me dit-il en pointant l'ordinateur.

– Oui, avec ça on peut tout faire, tout voir, c'est une lucarne magique !

– Magique ? Je connais quelqu'un, tout près d'ici, qui fait de la magie. Ta machine, il saura la faire marcher.


Je me redressai d'un bond :


– Que dis-tu Mankok ? Diable, allons-y sur-le-champ !


Baignés par la lueur spectrale de la nuit polaire, nous ressortîmes dans un froid encore plus vif. Heureusement Mankok avait dit vrai et il nous fallut moins d'une heure pour rejoindre une curieuse habitation. Perdue au milieu d'une forêt de bouleaux se dressait une sorte de hutte, recouverte de peaux de rennes, dont s'échappait une fumée âcre. Nous dûmes nous pencher pour y pénétrer, écartant de la main une porte constituée de simples fougères tressées. J'eus d'abord un mouvement de recul, les narines frappées par une puissante odeur de hareng fumé mêlée à un relent de lait caillé.

Nullement troublé, Mankok s'agenouilla devant un personnage que j'identifiai comme un chaman tant son accoutrement correspondait à l'idée que je m'en faisais. Petit, le visage creusé d'innombrables rides au milieu duquel brillaient des yeux perçants, une fourrure sur les épaules ornée de mille colifichets, il posa une main décharnée sur la tête de mon fidèle ami. Rayonnant, Mankok se tourna vers moi :


– Je te présente Takenuwa Wande Flinimiyo Wakatonka Ti Siktwoni : Celui-qui-parle-au-vent-et-voit-par-delà-les-nuages-sans-trembler. (Nous l'appellerons Takenuwa pour plus de commodité.)


Ils partirent alors dans une longue conversation incompréhensible durant laquelle Takenuwa ne cessait de m'observer. L'ordinateur sous le bras, je commençais à me demander sérieusement ce que je foutais ici. Bien évidemment pas de prises électriques ni de présence d'un groupe électrogène et encore moins de borne Wi-Fi. Quelle mouche m'avait donc piqué ? L'abstinence informatique me faisait faire n'importe quoi. Pourtant, visiblement satisfait, Mankok se tourna vers moi :


– Takenuwa Wande Flini…

– Oui, c'est bon, c'est bon, qu'est-ce qu'il a dit ?

– Il est d'accord pour aider l'âme occidentale en détresse mais il faudra donner de ta personne.

– Donner de ma personne ?

– Il t'indiquera ce que tu dois faire en temps voulu. Maintenant confie-lui la lucarne magique.


Je m'exécutai, un peu méfiant, et attendis la suite des évènements. Après avoir jeté une poignée de lichens dans un maigre feu, Takenuwa brandit l'ordinateur vers le ciel en scandant des invocations. Sous mes yeux effarés, il se mit soudain à cracher dessus puis à le frotter vigoureusement avec de la terre ramassée au sol. Mankok demeurait impassible, moi je commençais à regretter d'être venu ici. Puis le chaman me tendit un bol rempli d'une étrange mixture. Perplexe, je jetai un regard inquiet à mon fidèle ami.


– Bois, n'aie pas peur, ce n'est qu'une infusion de champignons.

– De champignons ? Quels champignons !?


Takenuwa continuait de me tendre le bol, hochant le menton avec insistance.


– Des champignons qui te permettront de communiquer avec la lucarne magique. J'en ai déjà pris, aie confiance.

– Ah bon…


La sueur commençait à me perler dans le dos. Piégé comme un rat et ne voulant passer pour un pleutre, j'avalai d'un coup le breuvage nauséabond.


Takenuwa avait maintenant posé l'ordinateur ouvert au centre de la hutte. À intervalles réguliers il entreprit de l'asperger avec la même potion qui courait sournoisement dans mon corps. « Il va me griller les circuits ce con ! » pensai-je la tête de plus en plus lourde. Pour rajouter à la confusion, Mankok s'était emparé d'un gros tambourin qu'il frappait en rythme avec une baguette. Chose bizarre, ses traits avaient considérablement changé. Il ressemblait, oui, c'est ça, il ressemblait à un renard polaire. Amusé, je regardai à son tour le chaman en transe et ne pus retenir un cri d'effroi. Une fouine !! Le vieux fou s'était transformé en fouine ! Dépassé par la situation, j'essayai tant bien que mal de garder mon calme, surveillant du coin de l'œil ces deux improbables créatures. La panique me reprit quand, sans prévenir, la hutte se mit à tournoyer sur elle-même à une vitesse folle. Elle semblait animée de pulsations qui la faisaient enfler et se dégonfler à chaque rotation. Quel sortilège se passait-il donc ici ?

C'est à ce moment précis que le renard se pencha vers moi et, étonnamment, me parla :


– Takenuwa te demande où tu souhaites que la lucarne magique te conduise.


Drôle de question pour un renard, néanmoins pour ne pas le contrarier je suggérai :


– Heu, ben, quelque part où je pourrai raconter ce qui m'arrive !


Alors en vérité, je vous le dis comme je l'ai vu. L'écran de l'ordinateur commença à briller faiblement, puis avec de plus en plus d'éclat pour finir par illuminer complètement l'intérieur de la hutte virevoltante. Des lettres, d'abord floues, se précisèrent, s'agrandirent, triomphèrent pour former un nom d'une couleur écarlate : « ONIRIS ».


 
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   Palimpseste   
14/6/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Hahaha !

C'est très mignon comme histoire. Le XXIeme siècle n'en sort pas fondamentalement amélioré, mais l'effet est plaisant.

"La taïga était recouverte d'un manteau immaculé, spectacle d'une incomparable pureté s'il en est."... Cette phrase au début m'a fait sursauté de lourdeur et puis finalement, elle s'insère très bien dans le reste du récit, dont l'écriture est un brin maniéré et un chouïa précieuse... J'aime bien.

"je suggérai": plutôt "suggéraiS", non ?

C'est amusant comme histoire et sympathique pour la petite communauté d'ici.

   MonsieurF   
15/6/2012
 a aimé ce texte 
Pas ↑
C'est un texte sympathique, un peu loufoque, mais qui a un souci majeur: il ne peut être compris que par les gens d'Oniris.

C'est plutôt bien écrit même si 'est parfois un peu lourd (de "la taïga à cristaux: c'est quand même un peu surjoué !) et il manque aussi un peu de rythme sur la fin je trouve.

Bref, je ne suis pas bien convaincu.

   Melilot   
15/6/2012
 a aimé ce texte 
Pas
Pour tout dire ce n'est pas très amusant ou quelque chose m'a échappé.
Il n'y a aucune originalité dans l'intrigue, ni dans le style. je crois même n'avoir même pas souri.
Gentillet, sans plus.

   wancyrs   
17/6/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ha ha ha !!! Histoire rocambolesque et assez drôle... j'aime le suspense que crée le texte, on a envie de lire à l'avant pour essayer de deviner ce qui va suivre... La chute aussi est bien trouvée, et nous laisse dans un état où on se demande : "mais bon dieu, à quoi t'attendais-tu ?"

Le passé simple utilisé rend le texte vivant, mais c'est un temps compliqué et savoir le concorder avec d'autres temps cela demande un certain savoir faire... J'ai aussi trouvé bancale cette phrase :

"Perdue au milieu d'une forêt de bouleaux se dressait une sorte de hutte, recouverte de peaux de rennes, DONT s'échappait une fumée âcre."

J'aurais vu "où s'échappait", à la place de "dont s'échappait"

Malgré cela, le texte est de très bonne qualité et atteint son objectif.

   matcauth   
17/6/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
ah ! bien sûr ! on attendait la fin, sans la deviner, c'est bien.

Le problème, c'est que, au mois de décembre c'est plutôt la nuit polaire et que le soleil, on ne le voit pas du tout. cette erreur a changé ma lecture et le charme était rompu, si je puis dire, dès le début.

Le titre est malin, évidemment, et attire le chaland sans difficulté mais ne se justifie que très peu.

Pour le reste c'est bien sûr agréable à lire même si l'endroit où se situe la scène ne se justifie pas vraiment non plus, d'autant que les Chamans, en Laponie, euh... il ne doit pas y en avoir un paquet. D'autant qu'ils ne sont pas frileux, protégés par seulement quelques branches. Et, dans la nuit polaire, on ne sort pas pour aller surfer sur Internet...

Bref, une lecture sympa mais des incohérences et un contexte pas assez travaillés, ou pas assez justifiés, à mon avis.

   brabant   
19/6/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour Jano,


De cliché en cliché on parcourt incrédule ce texte facile qui est un clin d'oeil... ou un pied-de-nez, c'est selon comment l'on est luné.

Il prend des envies de le snober tellement on ressent l'amusement que l'auteur a pris a l'écrire, on se dit : "Et moi ? Et moi ? Et moi ?", et l'on recherche le fennec. Bien que les renards polaires soient ici endormis, on peut lui en trouver plein, des poux dans la fourrure, à ce texte trop facile dont on ne lui pardonne pas d'être trop gai.

   stony   
19/6/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
C'est sympathique et c'est plutôt bien écrit. Je n'ai pas cherché à vérifier si le texte était correctement documenté, car on comprend bien que le but n'est pas celui-là, même si cela n'interdit pas la cohérence, évidemment.

Le problème majeur que je trouve à ce texte est le suivant :
Dès l'apparition des champignons, on se doute bien qu'il s'agit de champignons hallucinogènes. Pour trouver de l'intérêt à la suite du texte, je vois alors trois possibilités :
1. la découverte d'une autre piste (les champignons hallucinogènes ne constituaient qu'une fausse piste pour égarer le lecteur et ménager une surprise).
2. la découverte d'une chute originale.
3. l'utilisation de ce prétexte pour l'écriture d'une scène déjantée (pouvant faire intervenir chacun des cinq sens).

Pour moi, les points 1 et 2 sont totalement absents et le point 3 est partiellement satisfait.
Il en demeure donc un texte sympathique, mais qui ne m'a pas fait hurler de rire et ne restera probablement pas dans ma mémoire.


DETAIL :

"Perdue au milieu d'une forêt de bouleaux se dressait une sorte de hutte, recouverte de peaux de rennes, DONT s'échappait une fumée âcre."
En effet, le DONT me semble inapproprié. De là à écrire "où s'échappait", ce serait encore plus cocasse, car cela signifierait que la fumée s'échappait DANS la hutte, et l'on se saurait alors toujours pas d'où elle s’échappait. On remplacerait une licence par une erreur.
Bref, "de laquelle s'échappait", ou, moins lourd, "d'où s'échappait" conviendrait sans doute mieux.

   Anonyme   
19/6/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai beaucoup aimé l'idée, l'histoire m'a bien amusé et j'attendais la suite avec impatience, mais la fin m'a un peu déçue, je l'ai trouvé rapide et je m'attendais à chute différente, quelque chose de moins prévisible..

   phoebus   
19/6/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai trouvé cette histoire très plaisante.De belles descriptions, un humour plein de finesse. J'imagine que le choix de la Laponie se rattache à un vécu où l'auteur s'est retrouvé coupé du monde par une connexion internet en panne et qu'il l'a ressenti comme vivre au milieu d'un désert. J'ose espérer que la comparaison s'arrête là et qu'il n'a pas essayé de mixture pour tuer l'ennui. Si être privé d'internet c'est reprendre contact avec la nature, en toile de fond, c'est la vraie vie vs la vie virtuelle. Malheureusement pour le personnage, malgré un paysage de rêve il reste prisonnier du virtuel. Une histoire très bien construite avec un petit suspens qui entretient bien l'envie de connaître le dénouement.Une fin qui tient toutes ses promesses.

   Anonyme   
19/6/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Gentil private joke mais non, ça manque de substance à mon sens. En 6000 signes, ce que j'ai envie de lire, ce n'est pas un iceberg qui flotte, non en 6000 signes je m'attends à un texte très centré, rapide, efficace, prenant...

Pourtant, les trois premiers paragraphes m'ont convaincue.

C'est après que je décroche.

C'est ma simple impression, rien d'autre. Des lecteurs certainement apprécieront autrement ce texte.

   AntoineJ   
19/6/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Intéressant et détendant
Plaisant à lire et intriguant

Bref ... que demander de plus ?

   aldenor   
19/6/2012
 a aimé ce texte 
Bien
« Le cercle polaire arctique c'est beau, c'est grandiose, mais voilà, le soir on s'ennuie ferme ! ». Cette rupture de ton fonctionne mal puisque les deux amis rentrent déjà « frigorifiés et désappointés » de leur journée.
Ensuite s’ils avaient l’habitude « de meubler ces longs intermèdes par d'intenses parties de backgammon arrosées de moult verres de vodka», peut-on dire qu’ils s’ennuyaient ferme ?
Donc, l’ennui, c’était véritablement juste ce soir là. On ne comprend pas pourquoi.
Bref, pas convaincu par le préambule.
Ah, et puis il faudrait quand même préciser « date de mon inscription… sur oniris ».
La suite est plus réussie. La situation et les dialogues sont amusants. Et finalement, l’idée dans son ensemble est bonne.
La chute, oui, elle est bonne aussi, mais je ne sais pas, lourde d’une certaine manière.
De l’humour et des qualités d’écriture, mais tout au long, le ton juste a l’air de se chercher, hésitant entre léger et sérieux, ca cloche.

   Pepito   
21/6/2012
Bonjour Jano,

Amener un portable au cercle polaire sans électricité, sans réseau, sans utilité... ouinf ?!

Le chute de l'histoire est a la limite du fayotage ;-)

Mais l'écriture est alerte, agréable.

Bonne continuation

Pepito

   pierre   
22/6/2012
 a aimé ce texte 
Bien
une écriture qui m'accroche malgré quelques incohérences et une fin trop rapide à mon gout, à la prochaine.

   Renaud   
24/6/2012
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Jano,

J'ai trouvé l'exercice un peu vain, « pointless », un brin stéréotypé, avec un style correct et une chute qui rattrape le coup, mais dont l'efficacité est affaiblie par l’accroche qui l’annonce. À propos de l’accroche, je pense que l’onirisme correspond à quelque chose de plus évanescent qu’un événement fantastique. Je note "moyen" bien que l'exercice soit réussi, car j'évalue aussi l'ambition du projet, ici limitée, même si le lecteur est censé tout pardonner à la catégorie détente...

Bien amicalement,
N.

   mogendre   
25/6/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'avais déjà lu ce texte ailleurs sur une autre planète, sans le commenter.
L'atmosphère de cette histoire me parle au moment ou Takenuwa Wande Flinimiyo Wakatonka Ti Siktwoni s'occupe sérieusement de la lucarne magique.
Alors, je prends l'histoire dans sa globalité, sans chercher le détail qui coince. J'apprécie le dépaysement.
Bravo.

   marogne   
12/7/2012
 a aimé ce texte 
Pas
. Des raquettes qui s enfoncent jusqu aux genoux
. Taïga, mélèzes, bouleux, Laponie ..... Beaucoup de choses pour une même lieux?

Bon, bon, on se retrouve presque dans la tente de Castaneda, il ne manque que la longue recherche de la place..... Enfin, la petite fumée à toujours le même effet, même si il serait étrange d en trouver si au nord....

   MariCe   
7/7/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Excellent ! J'ai adoré votre récit, à mi-chemin entre humour et fantastique ; une chute originale dont le site en sort grandi.

En bref, j'ai adoré votre manière de conter, l'air de rien, avec beaucoup de talent. Merci.

   caillouq   
23/11/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Très bon premier paragraphe au style soutenu, tout de suite il m'a donné envie de continuer la lecture.

Dommage que le deuxième paragraphe, lui, recèle pas mal de pailles :

- "mais voilà" trop facile, trop parlé, après l'introduction. Sans parler du point d'exclamation à la fin de la phrase.
- "on" et "nous" dans la même phrase (la deuxième) : super bof.
- "mon fidèle ami Mankok" pour la deuxième fois en deux courts paragraphes : j'hésite. Inattention ou choix délibéré d'insister sur le côté Tintin ? Nous verrons.
- quant au "on se faisait chier" conclusif une ligne après un "moult", faut voir. A mon avis, c'est inutile de tomber dans la vulgarité dans un si beau paysage sibérien (ben oui, en quelques phrases, vous me l'avez rendu visible !), mais ça peut être un gimmick.

La suite de la lecture est plus claire quant à l'intention humoristique, mais à mon avis le décalage chamanisme/informatique est suffisamment puissant pour que vous ne soyez pas obligé de le doubler par un décalage entre l'écriture à la Jules Verne et des petites vulgarités ci et là ("ce con"). Ca fonctionnerait très bien sans, voire même mieux.

Mais ces remarques sont assez mineures. Faut-il l'avouer ? Je me trouvais bien dans votre histoire décalée, j'ai goûté cet humour léger coexistant avec de jolies descriptions, c'est vivant, j'en aurais bien pris un peu plus. La fin est frustrante d'arriver si vite, et d'être si potache.
Un petit peu plus, monsieur Cadbury ?

   carbona   
31/8/2015
 a aimé ce texte 
Pas
La forme :


Je trouve l'écriture lourde, trop sophistiquée, des descriptions qui rendent la lecture ennuyeuse. J'ai eu envie de survoler certains passages.

Puis étonnamment par moment, vous faites respirer votre texte par des mots très simples "on s'ennuie ferme , on se faisait chier, il va me griller les circuits ce con..."

Un style qui m'empêche de me plonger dans un récit.

Le fond : l'histoire ne m'a pas accrochée, dès l'instant où l'on évoque la mixture des champignons, on comprend où tout ça va mener...


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