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Science-fiction
Jano : Galacto Lili [concours]
 Publié le 14/01/15  -  18 commentaires  -  18651 caractères  -  103 lectures    Autres textes du même auteur

L'univers, ses mondes lointains et… Lili !


Galacto Lili [concours]


Ce texte est une participation au concours n°18 : Le soutien-gorge de Mlle Lili (informations sur ce concours).




– Allez quoi Lili, laisse-toi faire !

– Mais enfin, pas ici Simon, c'est la salle du téléporteur.

– Et alors, y a pas d'endroit interdit pour faire l'amour.


Cette phrase naïve la fit sourire. Il était si beau son Simon, avec ses yeux bleus, sa mèche rebelle et ses joues enflammées par la passion. Fondante, elle cessa de résister.


– Bon, mais rapidement alors ! Faudrait pas qu'on nous surprenne.

– T'inquiète pas, la transmission holographique est dans deux heures. Et puis tu sais que je peux faire vite, la dernière fois tu me l'as suffisamment reproché !


Ils éclatèrent de rire dans les bras l'un de l'autre puis, hâtés par l'envie, envoyèrent valser leurs habits aux quatre vents. Simon renversa Lili sur une banquette, leurs bouches jointes dans une fougueuse embrassade. Face à une telle montée de température, les appareils sophistiqués les entourant semblèrent rougir d'émotion. L'acte n'allait pas tarder à être consommé quand, soudain… BIP ! BIP ! BIP !


– Merde, c'est pas vrai ! râla Simon en regardant le bracelet à son poignet.


Une diode luminescente y clignotait avec intensité.


– Qu'est-ce qui se passe ? dit sa belle, tout échevelée.

– Fait chier, c'est le Commandeur qui m'appelle. Pouvait pas choisir un autre moment celui-là !

– Il veut quoi ?

– J'parierais que la transmission avec les Cloportes a été avancée. Pfff, rien d'étonnant ! On peut pas tenir un horaire fiable quand des parsecs nous séparent.

– Ben qu'est-ce qu'on fait alors ?

– On se rhabille tiens, et fissa ! Tu peux être sûr qu'il va également avoir besoin de sa secrétaire.


Inquiète par cette éventualité, Lili s'empressa de rassembler ses vêtements éparpillés. Simon renfila son pantalon et, la voyant tourner en rond, s'agaça.


– Qu'est-ce tu trafiques Lili, grouille-toi bon sang !

– Mon soutien-gorge, je ne retrouve plus mon soutien-gorge.

– On s'en fout de ton soutien-gorge, le Commandeur va me tuer si je ne rapplique pas immédiatement !

– Ah non, j'y tiens à mon soutien-gorge, je l'ai payé assez cher en plus !


Gagné par le stress, Simon s'emporta.


– Ça suffit Lili, tu te rhabilles tout de suite et on se tire ! Si la transmission a été avancée ils vont se servir du téléporteur d'un instant à l'autre !


Contrariée, elle dut obéir à son soupirant mais continua néanmoins de fouiller des yeux les recoins de la salle.


– Si ça se trouve, il est derrière le…

– Dépêche-toi ! coupa Simon.


À peine chaussée, Simon la saisit par la main et l'entraîna vers l'ascenseur. Les portes coulissantes se refermèrent sur le regard frustré et toujours explorateur de Lili. Le ronronnement mécanique meubla un silence anxieux. Au troisième étage, l'ascenseur libéra ses passagers dans un long couloir au bout duquel s'inscrivait : Relations Inter Galactiques – Centre de Commandement. À grandes enjambées Simon s'y dirigea, suivi par Lili trottinante.


– Ça me gratte, bougonna-t-elle.

– Quoi ?

– Sans soutien-gorge ça me gratte les seins.

– Écoute Lili, on le retrouvera ton soutien-gorge, et si on le retrouve pas je t'en rachèterai un, deux s'il le faut !

– C'est çui-là qu'je veux.


Simon s'arrêta sur le seuil du Centre de Commandement, rajusta son col et passa une main dans ses cheveux pour discipliner sa mèche.


– Franchement t'es pas possible. On a une entrevue de la plus haute importance et toi tu me bassines avec ça. Bon, en avant…


Il avala sa salive puis plaça ses yeux devant le système de reconnaissance optique. Le sas s'ouvrit dans un chuintement désagréable. Un mètre quatre-vingt-dix de fermeté, cent douze kilos d'abnégation pour la patrie, une carrure d'ancien soldat d'élite rompu à tous les combats, visage taillé à la serpe, sourcils broussailleux, le tout surmonté d'une calvitie luisante de responsabilités ; tel était le Commandeur Dussubieu, penché sur un écran dos à Simon, qui prononça d'une voix froide :


– J'aimerais bien que mon responsable de la sécurité soit plus rapide quand je le convoque.

– Je… je faisais une dernière inspection des locaux de téléportation Commandeur, articula péniblement Simon, raide comme un piquet. Je croyais que l'entretien était à seize heures.

– On a reçu un message des Cloportes pour l'avancer. Le conteneur de diamants est-il chargé ?

– Heu… oui… certainement, les robots ont dû le mettre en place.


L'hésitation de Simon fit se retourner le Commandeur.


– Allez vous en assurer bonté divine, que nous puissions enfin lancer la transmission !


Simon claqua des talons et fit prestement demi-tour. Le Commandeur s'adressa alors au groupe à ses côtés. Il y avait là le ministre de la Défense dont l'embonpoint cachait mal une vie de bureau, le ministre des Relations Étrangères, originaire des colonies martiennes, le ministre de l'Économie, attaché-case sous le bras, et même l'austère et longiligne Archevêque qui avait tenu à être présent. Tous étaient escortés d'une meute de conseillers et d'assistants spécialisés chacun dans son domaine.


– Messieurs, il va sans dire que ce premier contact avec les Cloportes revêt une dimension particulière. Vous n'êtes pas sans savoir que leur système planétaire abrite le volumineux astéroïde Epsilon, lequel d'après nos dernières estimations renfermerait 90 % d'uranium.


Murmure d'admiration.


– Oui, je ne vous le fais pas dire à l'heure où nos gisements s'épuisent. Il nous faut donc cette manne providentielle, d'autant plus que les Cloportes n'utilisent pas la fusion thermonucléaire et ne sont a priori nullement intéressés. Cependant, vous vous doutez bien que nous ne pouvons pénétrer impunément leur espace, nous avons besoin d'une autorisation pour prélever l'astéroïde.

– Demander l'autorisation à cette race immonde, quelle misère ! soupira amèrement le ministre de la Défense.

– En effet, personnellement je préférerais négocier à coup de missiles à protons mais la guerre des confédérations dont nous sortons tout juste nous a considérablement affaiblis. Nous ne pouvons prendre le risque d'un autre conflit.


Réapparut à ce moment Simon, essoufflé par sa course, qui annonça haut et fort :


– Le conteneur de diamants est dans le téléporteur Commandeur !

– Parfait, envoyez-le sur Nal Hutta. Ma secrétaire va vous donner les coordonnées précises… mais où est-elle ? Mademoiselle Lili !

– Je suis ici Commandeur, répondit une voix menue dissimulée par un assistant.

– Ah, je ne vous avais pas vue. Donnez au lieutenant les coordonnées du palais impérial des Cloportes je vous prie. Adressons-leur le conteneur dans les meilleurs délais. Maintenant, messieurs, allons dans la salle de transmission holographique. Nous avons convenu d'une discussion à quatorze heures. Ils auront le temps d'apprécier notre présent et seront dans les meilleures dispositions pour négocier.


Le groupe se mit en branle à la suite du Commandeur Dussubieu, plein d'assurance mais dont le plissement caractéristique des rides frontales trahissait néanmoins une grande tension intérieure. En queue de cortège, Lily et Simon se rejoignirent. Elle lui tendit une puce électronique.


– Voilà, tu as dessus les coordonnées.

– OK, je vais la placer dans le module.


Et il s'apprêta derechef à reprendre l'ascenseur.


– Attends ! s'écria Lili.

– Qu'est-ce-qu'il y a ?

– Tu n'as pas vu mon soutien-gorge quand tu es redescendu ?

– J'avais vraiment pas le temps de regarder, t'as remarqué l'humeur du Commandeur ? Dire qu'à cinq minutes près on se faisait surprendre, on a eu chaud Lili !


Puis il se sauva en direction du sous-sol où patientait le téléporteur, prêt à dématérialiser sa précieuse cargaison. Lili resta pensive à mâchouiller son stylo.


– M'enfin c'est pas possible, il ne s'est quand même pas envolé…

– Mademoiselle Lili !

– Oui, j'arrive Commandeur, j'arrive !


* * *


Les longues bottes noires, impeccablement cirées, multipliaient des cercles de nervosité devant le récepteur d'hologrammes toujours muet. Mains croisées dans le dos, visage tendu vers le sol, le Commandeur tournait comme un lion en cage en attente de pitance.

Prudemment à distance, nul n'osait souffler mot.


– Quelle heure ? demanda-t-il mâchoires serrées.

– Quinze heures, se risqua le ministre de l'Économie.


C'en était trop, le Commandeur déversa brutalement soixante minutes de frustration.


– Ils se foutent de notre gueule ! Je vous le dis, ils se foutent de notre gueule !

– Ils ont peut-être un problème technique, suggéra un conseiller maigrichon qui regretta d'emblée ses paroles quand le Commandeur le toisa d'un regard furibard.

– Monsieur le conseiller, quand on accepte un entretien diplomatique avec un gouvernement central, on se démerde pour le faire dans de bonnes conditions !

– Ou bien les diamants, lança un assistant des Relations Étrangères.

– C'est-à-dire ?


L'assistant prit une voix moins assurée.


– Heu… si ça se trouve les Cloportes n'apprécient pas les diamants Commandeur, termina-t-il presque inaudible.

– Parce que vous croyez qu'on n'y a pas réfléchi ? Parce que vous croyez qu'on leur refile six cents kilos de diamants non synthétiques au petit bonheur la chance ? Monsieur Lagarde, répondez-lui avant que je ne m'énerve pour de bon.


Le conseiller sollicité, en réalité agent des renseignements, bomba le torse et affirma péremptoire :


– Impossible. Il n'est pas facile de glaner des informations sur Nal Hutta, vous connaissez l'aversion des Cloportes pour les étrangers, néanmoins grâce aux vaisseaux de commerce nous savons qu'ils sont friands de carbone pur, c'est-à-dire de diamants. Ce qu'ils en font reste à déterminer, mais en tout cas ils sont prêts à mettre de grosses sommes pour en acquérir.

– Ça vous va ?

– Oui, bien sûr Commandeur, s'empressa de répondre l'impudent.


À cet instant un grésillement se fit entendre du côté du récepteur holographique, des ondes bleutées commencèrent à apparaître, floues puis plus précises. Elles finirent par dessiner une forme ondulante, parcourue d'incessants tressautements électromagnétiques.


– Ce sont eux ! bondit le Commandeur. Affinez l'hologramme, vite !


Les techniciens derrière leurs terminaux s'empressèrent d'opérer des réglages, d'ajuster les multiples paramètres de liaison. Bientôt l'image en trois dimensions se fit détaillée, nette, et l'on put voir distinctement l'apparence d'un Cloporte dans toute sa laideur.


– Beurk, qu'ils sont moches, grimaça Lili dans son coin.


Il faut dire qu'avec leur morphologie insectoïde de couleur jaunâtre d'où pointait une rangée d'épines dorsales, quatre paires de pattes, des mandibules en perpétuel mouvement et trois gros yeux à facettes, les Cloportes étaient à mille lieux des critères esthétiques ayant cours chez les humains. Celui-ci entama un jargon d'abord incompréhensible :


sdkjHhjkà ljç_èfhjfvdiml à)=à_=Vj ljfm

– Le traducteur nom de Dieu, éructa le Commandeur, trouvez-moi la bonne fréquence du traducteur !

– Commandeur, je vous en prie, protesta l'Archevêque.


Correctement ajustées, les paroles nasillardes de l'invité d'au-delà le système solaire purent alors se faire comprendre par l'assemblée attentive.


lkJh# kph!:k Sa majesté Djabba salue vous, lkj-_è accepte accorder entretien hominidés.


Le Commandeur fit signe au plus ancien des conseillers diplomatiques qui comprit l'ordre implicite et engagea les pourparlers.


– Le gouvernement terrien est très honoré de cette audience et souhaite qu'une longue amitié unisse nos peuples.

– Sang ..npmjè#* Sang jamais coulé lkjh.

– C'est exact, le sang n'a jamais coulé et ne coulera jamais entre nous.


Lili s'était rapprochée discrètement de Simon et lui souffla à l'oreille :


– C'est Djabba cette espèce d'écrevisse ?

– Sûrement pas, Djabba ne s'adresserait jamais directement à des étrangers. Ça doit être son chambellan ou un truc du genre.

– Ah ? T'as vu comment il est…

– Chut !


Le conseiller diplomatique continua les amabilités officielles avant d'aborder le cas Epsilon.


– Nous espérons que notre cadeau convienne à sa majesté.

– Oui kj_è## combustible toujours mj!klh bon à prendre.

– Heu… vous avez bien reçu un conteneur de pierres précieuses ?

– Oui kjRè_ç combustible carbone çsr pour fonderies --] bon mj!Klh à prendre.


Le Commandeur avait soudain changé de couleur. Le regard acéré qu'il lança à son agent de renseignement en disait long sur la suite de la carrière du malheureux.


– Oh putain, j'y crois pas, chuchota à son tour Simon à Lili. Ils vont cramer six cents kilos de diams !

– Quoi ?!

– Dire qu'on a vidé nos coffres pour ce résultat.

– Brûler des diamants ! C'est vraiment des sauvages.


Un instant décontenancé, le conseiller se ressaisit et poursuivit sur un ton neutre :


– Nous sommes flattés que sa majesté Djabba apprécie ce combustible de première qualité.

ç_hko Préfère deuxième cadeau.

– Pardon ?

– Djabba vjkè' préfère deuxième oJHgç cadeau.


Tout le monde se regarda perplexe. Le conseiller sentit le poids d'une interrogation collective peser sur ses épaules.


– Certes, le… le deuxième cadeau.

– Beaucoup de temps igè' » fallu à nous pour oHjgè-}# identifier deuxième cadeau. Retard à cause de ça.Kpjh Difficile identifier k'- » car femelles à nous kjh/.? huit tétines.

– Huit tétines ?! Ah bon, je… donc…


Des gouttes de sueur commencèrent à perler sur le front du vieux conseiller déboussolé. Il adressa une supplique muette au Commandeur qui, d'un mouvement sec de la main, ordonna de suspendre la communication. À peine le son coupé, sa voix explosa comme une rafale de tonnerre sur les plaines de Krypton.


– Qu'est-ce-que c'est que ce bordel ! Lieutenant, qu'avez-vous téléporté chez ces abrutis !


Simon sentit ses sphincters se relâcher.


– Ben le conteneur de diamants Commandeur, je vous assure, c'est tout.

– Alors de quoi parle-t-il ?

– J'en sais rien moi, j'comprends pas.

– C'est pas possible, je suis entouré d'une bande d'incapables. Des incapables !


Il y eut alors un vif brouhaha où chacun essayait de trouver une raison à l'incompréhensible. L'agent de renseignement en disgrâce, voyant là une occasion inespérée de regagner sa place, proposa timidement :


– Peut-être qu'on peut leur demander de nous le montrer, ce mystérieux cadeau.

– Pas bête ça, approuva le conseiller diplomatique. On peut en effet vouloir s'assurer de la bonne téléportation de l'objet, qu'il n'y ait pas eu de dommage durant sa dématérialisation. Puisque Djabba semble l'apprécier, il faut montrer qu'on en prend soin.


Chacun retint sa respiration pendant que le Commandeur, sourcils froncés, plongeait dans d'intenses et calculatrices ruminations. Cette proposition n'était en effet pas sans risques, les Cloportes pouvant s'étonner ou pire, se vexer de cette demande. Par définition, on n'était jamais sûr des réactions extraterrestres ! Mais en guerrier combatif, il décida de tenter le tout pour le tout.


– Au point où on en est, allez-y et essayez de nous sortir de ce sac de nœuds. Il nous le faut ce maudit astéroïde. Relancez la transmission !

Fort d'une expérience acquise aux quatre coins de la galaxie, le conseiller diplomatique se concentra pour fourbir ses meilleurs arguments. Bras tendus sur le pupitre, il reprit d'une voix suave :


– Une interférence nous a interrompus, veuillez nous en excuser. Hum… le second cadeau que sa majesté Djabba a reçu, nous aimerions savoir s'il n'est pas abîmé. Il est en effet d'une grande fragilité, nous voulons être sûrs que la téléportation ne l'ait pas endommagé. Nous ne supporterions d'envoyer une preuve de notre amitié en mauvais état.

Kj,!:,;+ Cette attention honore vous fdf // § Pas fdGvbfg d'objections kljhi_èç' Allons le chercher kjHjhi.


Poussé par la curiosité, le cercle de ministres, d'assistants et de conseillers, dominés par la haute stature du Commandeur, se resserra autour de la plate-forme de l'hologramme. Lili joua discrètement des coudes pour se frayer un passage parmi tous ces uniformes. Au bout de quelques minutes, on put apercevoir un deuxième Cloporte tendre avec précaution quelque chose à leur interlocuteur.


sEw<<'& Voilà cadeau de vous kjtr Couleur très belle *%ÖiN? Terriens beaucoup de goût.


Brandi entre les pattes griffues du Cloporte, l'assemblée ne parvint pas à bien distinguer ce qui ressemblait à un vague morceau de tissu. Un technicien consciencieux régla alors au micromètre la netteté de l'image et…


– MON SOUTIF !!! s'exclama Lili, les deux mains aussitôt sur la bouche, qui aurait tout donné à cet instant pour devenir une petite souris, voire une bactérie, et disparaître à jamais aux yeux éberlués de tous.


Elle entrevit la mine déconfite de Simon, plus pâle qu'un Vorshtak des déserts de Naboo, et sentit comme une enclume la colère du Commandeur sur sa tête. Sûr, elle allait passer un sale quart d'heure ! Heureusement la voix nasillarde du Cloporte, qui retentit à nouveau, la sauva in extremis.


– Cloportes agir de même l*gHç_ pour sceller alliance. màè_ç Bien comprendre message. & »rfd Cinquante femelles à nous johg-è- en cours de téléportation. Gfé »'& Espérons vous les inséminerez abondamment jkgè_- Attendons maintenant les vôtres ljgog ojyg.

– Cin… cin… cinquante femelles ! bégaya le conseiller diplomatique cramponné au pupitre.

– Sainte Marie Mère de Dieu… blêmit l'Archevêque.


Une alarme stridente se déclencha sur ces entrefaites, provoquant un sursaut général hormis le Commandeur, figé, qui voyait s'éloigner dans les confins galactiques son bel Epsilon. Un soldat affolé fit alors irruption dans la salle.


– Commandeur ! Commandeur !

– Je suis au courant, grinça-t-il.

– Vous… vous connaissez le problème au module de téléportation ? Mais qu'est-ce qu'on doit faire Commandeur ? C'est… c'est un arrivage imprévu… un très gros arrivage !


Épouvantée par la confusion, Lili en conclut que le mieux qu'elle avait à faire était de vite débarrasser le plancher. Sur la pointe des pieds, elle filait en catimini vers la sortie la plus proche quand la voix du Commandeur, vibrante d'une rage contenue, la rattrapa au vol.


– Mademoiselle Lili j'aimerais savoir ! Oui, j'aimerais vraiment savoir ce que votre soutien-gorge foutait dans le téléporteur ?!


 
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   socque   
14/12/2014
 a aimé ce texte 
Bien
Bon, il m'est devenu rapidement assez clair que le soutif allait être envoyé aux Cloportes, tout l'indiquait. Le suspense se réduisait donc à : comment les bébêtes allaient-elles réagir ? Allait-on droit à une guerre intergalactique ou au contraire à des bisous ? Vous choisissez la deuxième option, avec des complications. Soit.

Ce qui est dommage, pour moi, c'est que les principaux protagonistes ne tiquent pas davantage, que Lili, obsédée par son soutien-gorge, ne fasse pas le lien un poil à l'avance et ne blêmisse pas avant que l'objet ne soit révélé. Mais bon, c'est connu que les personnages au ras de l'événement ne discernent pas son dessin général. Cela dit, je trouve quand même que vous déséquilibrez le texte avec cette insistance de Lili à retrouver son soutien-gorge ; l'effet de surprise existerait peut-être vaguement si elle ne passait pas son temps à me le rappeler à l'esprit, son bout de lingerie.

Et puis alors, à mon avis, la dernière phrase est franchement de trop, ça fait lourdingue (et puis même, la fin à partir de "Épouvantée par la confusion") : comme lectrice, j'apprécierais bien davantage de voir la situation inextricable posée et hop, voilà, qu'ils se démerdent. La dernière remarque du Commandeur, selon moi, n'apporte rien, c'est le truc qui fait perdre sa saveur à la blague.

Dommage, parce que sinon j'ai trouvé l'ensemble plutôt enlevé, le langage des Cloportes sympa et ce qu'ils font des diamants amusant. Mais, à mon avis, vous appuyez trop sur le motif principal ; comme lectrice, j'ai eu l'impression que vous ne me faisiez pas confiance pour saisir la blague... Jamais très plaisant d'être prise pour une lourdaude incapable de saisir les tenants et aboutissants d'un texte.

"le tout surmonté d'une calvitie luisante de responsabilités" : beau couronnement de description, je trouve.
"le Ministre de la Défense dont l'embonpoint cachait mal une vie de bureau" : ben justement, il ne la cache pas du tout, il la révèle... Pour moi, le choix du verbe est malheureux ici.
"plein d'assurance mais dont le plissement caractéristique des rides frontales trahissait néanmoins une grande tension intérieure" : je trouve la formulation assez lourde.
"Brûler des diamants ! C'est vraiment des sauvages." : marrant !

   Bidis   
16/12/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'étais embarquée dans un dialogue un tantinet fripon et le « Cette phrase naïve la fit sourire » trop explicatif m’a paru tomber comme un cheveu dans la soupe que je m’apprêtais à déguster. A mon ressenti, cela n’apporte rien au texte, j’enlèverais.
- « T'inquiète pas » : j’aurais écrit « T’inquiète » c’est plus moderne.
- « Ils éclatèrent de rire dans les bras l'un de l'autre puis, hâtés par l'envie » : même remarque que précédemment. « Ils envoyèrent valser etc… » suffit, je pense qu’il ne faut pas d’explications ni de descriptions inutiles dans un passage où les personnages doivent se dépêcher.
A part ces petites remarques en début de lecture, je n’ai rien à dire : l’affaire est menée rondement et c’est très gai à lire. J’ai même éclaté de rire un moment donné. Voilà donc une excellente sauce avec laquelle accommoder ce soutien-gorge difficile à placer en sujet de nouvelle.

   Asrya   
17/12/2014
 a aimé ce texte 
Un peu
Belle tentative d'embarquer Mademoiselle Lili et son fameux soutien-gorge dans les méandres de la Science-Fiction.
J'y ai cru !
Les premiers dialogues étaient alléchants, il faut l'admettre.
Et puis après, mon enthousiasme s'est tassé.
Lili a perdu de sa superbe ; son soutien-gorge tout autant.
Pourquoi ? Principalement à cause de la "chute". Elle est annoncée d'entrer. Les événements se succèdent mais il n'y a pas de mystère. On sait que le soutien-gorge a été téléporté avec succès chez les "Cloportes". Dommage.
Davantage de mystère autour de la situation aurait probablement été bénéfique !
Pour le coup, tout est prévisible (hormis le transfert des cinquante femelles cloportes, mais bon... ce n'est pas le plus gros de l'histoire) ; et ce qui est prévisible perd de l'intérêt.
J'aime bien l'idée de la traduction du langage "Cloportes". Cela ne dérange pas la lecture et ajoute une petite touche de crédibilité ; appréciable.
Après... bon... les répliques des différents protagonistes sont légèrement trop "classiques" - voire stéréotypés - pour pimenter l'action et amener une petite surprise à votre discours.

Une nouvelle qui ne m'a donc pas charmé, mais qui a de l'audace, du cœur, une âme ; l'idée est astucieuse, son développement ne m'a pas convaincu.
Merci pour cette lecture,
Ce fut un plaisir,
A bientôt.

   Acratopege   
23/12/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Charmante histoire qui fait sourire de bout en bout. L'écriture tout en dialogues accélère la lecture d'un texte ma foi un peu long pour un sujet si léger, si bien qu'on ne s'ennuie pas du tout. J'ai moins aimé que les extraterrestres soient nommés "Cloportes". J'aurais préféré un nom plus exotique, ou alors que vous nous expliquiez d'où cette appellation venait. Sans rire, a-t-on déjà vu des cloportes mammifères? Et leur langage, quoique abstrus, m'a paru peu parlant, comme si vous aviez tapé au hasard sur les touches de votre clavier pour les passages que le traducteur néglige de traduire.Quant à la chute, je me suis laissé agréablement surprendre. Ainsi, il existe des races encore plus macho que l'humaine! A vrai dire, dans cette épreuve, je ne sais pas si je préférerais me trouver du côté des mâles ou de celui des femelles...
Merci pour ce moment de lecture légère qui met de bonne humeur, et le thème du concours me semble parfaitement respecté puisque le soutien-gorge de Lili occupe une place centrale dans l'échange transracial.

   Robot   
14/1/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Amusant, j'ai bien aimé les dialogues par moment. Cependant, il y manque le suspens... On devine très vite ou est l'objet et ce qu'on reçu les cloportes.
Je regrette quelques longueurs aussi pour des développements explicatifs qui n'ont pas toujours beaucoup d'intérêt.
Finalement, ce qui m'a peut-être le plus amusé, c'est le côté subversif: Brûler des diamants... quelle honte.

   Perle-Hingaud   
14/1/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Il y a quelque chose du Muppet show dans ce texte (les cochons dans l’espaaaaace ?), dans ces cloportes et ces humains bons enfants. J’aime bien, c’est vif, drôle. L’argument est certes mince, il n’y a pas vraiment de suspens, mais ce n’est pas grave : j’ai lu avec plaisir.
Je trouve cependant que vous pourriez en dire moins, en particulier lors de la disparition du soutien-gorge : cette brave Lili en rajoute des kilos. De même, mais c’est peut-être moi, votre écriture pourrait être encore plus percutante avec moins de détails. Par exemple, là : « Épouvantée par la confusion», l’un ou l’autre aurait suffit. Ou là : « Heureusement la voix nasillarde du Cloporte, qui retentit à nouveau, la sauva in extremis. » « qui retentit à nouveau » : inutile, puisque vous enchainez sur ses paroles (et qu’on n’a aucun doute sur le locuteur). Ce ne sont que des détails.

Merci pour cette lecture, j’ai passé un bon moment.

   Anonyme   
15/1/2015
Salut Jano

Je ne suis pas fan de Science-fiction. La guerre des étoiles, ce n'est pas mon truc.
Mais lorsque l'histoire s'ouvre sur une galipette interrompue et que l'intrigue repose sur la disparition d'un soutien-gorge, je prends. Et je me marre de cette quasi-profanation du genre.
On y cause comme dans "Le Père Noël est une ordure", ce qui humanise tout de suite ces astronautes.

Bref, j'ai passé un bon moment dans l'espace-temps.
J'ai bien aimé le titre, qui sent la galaxie, la mamelle et la voie lactée.

Bonne chance pour le concours.

   Anonyme   
16/1/2015
Bonjour Jano

Je ne suis vraiment pas fan des récits inter galactiques mais je dois reconnaître que celui-ci est amusant. La problématique est assez vite éventée, ça dure un peu mais l'histoire a le mérite d'être visuelle, amusante et distrayante.
Un seul bémol pour moi, le langage des cloportes qui manque d'originalité ou de recherches.
Un bon moment qui pourrait bien préfigurer d'un scénario de BD .
Bonne chance pour le concours

   macaron   
16/1/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
De la sf drôle, assez rare pour le souligner. Bon, on comprend très vite où va atterrir le soutien-gorge, mais l'histoire se lit agréablement, et on espère une chute originale. Pas déçu par le final, je trouve à votre nouvelle un côté bd très visuel et coloré.

   Coline-Dé   
18/1/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Ah Jano tes idées sur la diplomatie interstellaire m'ont enchantée !
J'ai passé un bon moment et même si certains dialogues manquent de souplesse et certaines situations sont un poil téléphonées, la conclusion tirée par les Cloportes de cet incident est elle complètement inattendue et particulièrement drôle !
J'aurais préféré une fin plus ouverte, Lili s'éclipsant discrètement et laissant le lecteur imaginer la suite.

   VinceB   
18/1/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai aimé cette histoire débridée et enlevée avec vivacité. Il est vrai que le destin du soutif est rapidement pressenti, mais le rythme et l'humour pallient au manque de suspense. La chute est rigolote et inattendue. Bravo pour l'excellente intégration du thème du concours dans l'histoire puisque tout tourne du soutien-gorge. Merci pour ce bon moment.

   Agueev   
19/1/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une nouvelle qui m'a bien détendu : du rythme, de l'humour, des dialogues fluides et naturels.
Les allusions à Star Wars m'ont amusé et la référence à Djaba m'a tout de suite fait apparaitre la laideur de ces extraterrestres.
On voit très vite arriver le coup du soutif envoyé par erreur, mais cela n'enlève rien à l'envie d'aller jusqu'à la fin.

   aldenor   
22/1/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je me suis beaucoup amusé. L’imagination ne tarit pas. La description de Dubussieu est très réussie. La progression de l’intrigue est bien conçue. Un bon moment.

   costic   
24/1/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J’adore le traitement du thème ! Humour et légèreté. Un très agréable moment, intemporel, avec une intrigue légère et bien menée.

   Janam   
30/1/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un style enlevé et jouissif, une écriture vraiment bien maîtrisée que je ne saurais que vous envier. Je trouve en particulier que les détails sont parfaitement dosés et donnent bien corps à ce récit que j'ai lu avec beaucoup de plaisir.
Je n'aurais pas osé "trottinante", mais pourquoi pas…, j'aurais mis un accent sur le a de "à priori", et pour "nous voulions être sûrs que la téléportation ne l'ait pas endommagé" j'aurais préféré l'indicatif dans ce contexte, je trouve que ce subjonctif sonne mal.
Je trouve que la fin est un peu tronquée, mais cette belle qualité d'écriture m'a porté jusqu'au bout, même si j'avais rapidement compris ce qu'était devenu ce soutien-gorge.

   Deorune   
1/2/2015
Bonjour, je tiens à préciser que j'ai remarqué une petite erreur dans le texte, Lily et Simon a la fin d'un des paragraphes du texte, au lieu de Lili et Simon

   Anonyme   
16/2/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une histoire de téléportation bien sympathique qui oscille entre Star Wars" et "Star Trek", du coup j'ai apprécié le mélange des deux.

Bien que l'on s'attende à retrouver le soutien-gorge de notre belle Lili, l'humour ici donne au récit un caractère non rébarbatif qui m'a plu !

   Anonyme   
10/1/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Nouvelle très sympas, l'humour est là, il fonctionne, le côté science fiction également, tout cela dans un style très légers où les personnages sont très caricaturaux.
Durant la lecture j'étais déçu d'avance par le côté très prévisible de l'envoi du soutien-gorge par le téléporteur et comme dit dans un autre commentaire, les deux protagonistes pourraient l'avoir compris avant également pour être crédible.
Cependant le rebondissement supplémentaire concernant l'interprétation de l'objet par les cloportes m'a fait sourire.

Jolie nouvelle :)


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