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Science-fiction
Jano : L'erreur 313
 Publié le 21/12/12  -  13 commentaires  -  16131 caractères  -  183 lectures    Autres textes du même auteur

Abbaye d'Aubepierre. Territoire de la Creuse. An 1159.


L'erreur 313


« Il est revenu ! » La nouvelle enfla et se répandit comme une traînée de poudre dans tous les couloirs de l'abbaye. Suant et haletant, frère Guillaume dévala quatre à quatre les escaliers étroits qui menaient à la cellule de l'abbé. Il croisa en chemin frère Anselme, inquiet de cette subite agitation : « Mais que se passe-t-il donc ? » Frère Guillaume n'arrêta pas son élan : « Allez vite à la chapelle, vous comprendrez ! »

Poursuivant sa course effrénée, il parvint devant la porte de l'abbé contre laquelle il tambourina vigoureusement. Frère Hugues, doyen et supérieur de la communauté, apparut, l'air courroucé : « Hé bien, qu'est-ce qu'il vous prend de faire ce tapage ! » À bout de souffle frère Guillaume s'effondra à ses pieds :


– Père abbé… père abbé, il est revenu ! Dieu soit loué, il est là… parmi nous !

– Enfin, au nom du Christ, de qui parlez-vous ?


Un sourire extatique éclaira la face du moine qui joignit les mains, les yeux tournés vers le ciel :


– Mais du Christ justement mon abbé, du Christ !


L'abbé eut un mouvement de recul :


– Que me chantez-vous là ?! Avez-vous perdu la raison ?

– Je vous assure père abbé. Frère Jérôme préparait les laudes quand un éclair de feu a illuminé la chapelle. Il a d'abord cru en la foudre puis il a vu une croix en argent, immense, apparaître de nulle part, juste derrière l'autel. Alors il vous a fait quérir immédiatement.

– Vous n'avez pas vu le Christ, qu'est-ce que vous racontez ?

– Mais ça ne peut être que l'annonce de son retour !

– Hum, allons plutôt constater ce miracle de nos yeux.


Dissimulant son trouble, l'abbé se saisit de sa canne et emboîta le pas au moine.

Une véritable effervescence régnait dans l'abbaye. Les frères abandonnaient les uns après les autres leurs occupations pour converger comme un seul homme vers l'endroit de l'apparition. Entrecoupés d'exclamations vite retenues, les chuchotements emplissaient ces lieux d'habitude silencieux.

Une masse grise de soutanes se tenait sous le porche de la chapelle quand l'abbé arriva enfin. Tous s'écartèrent avec respect pour laisser passer le doyen :


– Où est frère Jérôme ?

– Je suis ici père abbé, répondit un moine pâle comme un linge.

– Est-ce qu'il y a du nouveau ?

– Non, plus rien ne bouge je crois.

– Comment ça vous croyez ?

– Je… je n'ai pas le courage de rester dans la chapelle. Je ne pourrais contempler le corps du Christ sans défaillir s'il venait à apparaître.

– Diantre ! Avant de vous mettre dans de tels émois soyons sûrs qu'il n'y ait pas ici une œuvre du Malin !


Un murmure effrayé accueillit ces mots. Les signes de croix se multiplièrent sur les poitrines de moines subitement inquiets. Face au portail l'abbé eut un moment d'hésitation, se tourna vers son subordonné :


– Frère Guillaume, poussez-moi donc cette porte, vous savez que je n'en ai plus la force.

– M… moi père abbé ?

– Allons, ne perdons pas de temps !


Avec précaution le moine entrebâilla le lourd battant avec l'épaule, risqua un œil à l'intérieur puis retira aussitôt la tête :


– La croix est toujours là !

– Bien, alors allons-y ! déclara l'abbé d'un ton solennel.


Il s'engagea résolument dans la nef faiblement éclairée, suivi par une procession de moines craintifs. Quelques bougies tremblotantes dans les alcôves rehaussaient à peine de timides rais de lumière descendant des vitraux. On n'entendait plus que les sandales qui résonnaient dans une atmosphère sépulcrale. L'abbé s'avança vers l'abside et s'arrêta net, frappé de stupeur. Devant lui se dressait une croix monumentale, d'au moins douze pieds de hauteur, recouverte d'un métal argenté comme il n'en avait encore jamais vu. Le plus étrange était sa forme, largement renflée à la base avec les éléments horizontaux qui se détachaient comme deux triangles.

La confrérie restait ébahie, pétrifiée par la démesure de cette croix dont l'extrémité frôlait la coupole. Comment avait-elle pu arriver ici ? À n'en plus douter ce prodige ne pouvait être qu'une manifestation divine. « Le Dieu Tout-Puissant nous envoie un signe », murmura l'abbé. Il y avait ici la volonté évidente du Créateur d'offrir à ses plus fidèles serviteurs la grandeur de son nom. Ce miracle annonçait-il réellement le retour du Christ ?

Subjugué l'abbé tomba à genoux, écarta les bras et déclama avec force les paroles de Matthieu : « Car le Fils de l'homme doit venir dans la gloire de son Père, avec ses anges ; et alors il rendra à chacun selon ses œuvres ! » À l'unisson les frères s'agenouillèrent, les mains jointes, remplis d'une émotion qui firent couler des larmes à certains. Rarement les prières qui montèrent vers la voûte furent habitées par tant de ferveur.


Mais leur élan fut brutalement interrompu par un bruit puissant, comme un choc contre une plaque de fer. Les regards se fixèrent instantanément sur la croix. C'était bien elle à l'origine du bruit, laissant maintenant entendre un bourdonnement qui gagnait en intensité. D'un seul coup la partie renflée s'ouvrit en deux, libérant un nuage de vapeur.

La panique s'empara des moines. Quelques-uns se redressèrent, prêts à fuir ; d'autres au contraire restèrent tétanisés ; tous envahis d'une extrême confusion. L'abbé Hugues essayait tant bien que mal de garder son calme mais crut son cœur l'abandonner lorsqu'une silhouette se dessina au pied de la croix : « Jésus, c'est bien lui… »

D'abord masquée par l'autel, l'apparition avança lentement vers la communauté qui retint son souffle. C'était un homme de grande stature, les cheveux longs, revêtu d'une tunique sang et or qui lui collait à la peau. Ses yeux étaient recouverts par un objet inconnu. Loin de correspondre aux représentations habituelles du fils de Dieu, les religieux l'observèrent avec étonnement, cherchant des points de ressemblance avec le visage paisible qui ornait leur quotidien.

Les mains posées sur les hanches, regardant de tous côtés, il se mit à parler dans une langue incompréhensible :


– Putain mais où est-ce qu'on est !?


Frère Anselme glissa à l'oreille de son voisin :


– Qu'est-ce qu'il dit ?

– Je… je ne sais pas. Peut-être… peut-être de l'araméen, sa langue natale.

– Ah oui, bien sûr !


L'homme recommença à s'exprimer :


– Milona ! Milona viens voir par ici !


Quand une femme au teint diaphane sortit à son tour de la croix l'émotion des moines fut indescriptible. L'abbé Hugues en échappa sa canne, les yeux écarquillés :


– Sainte Marie Mère de Dieu, elle est là aussi !

Radieux il se tourna vers ses disciples :


– Chantons mes frères ! Chantons ce jour béni entre tous où le Sauveur et sa Sainte Mère nous honorent de leur divine présence !


Alors, le plus bel Ave Maria qu'il ait été donné d'entendre en ces lieux sortit de gorges émues de moines qui voyaient le royaume des cieux descendre enfin à eux.


La femme marqua un temps d'arrêt :


– Qu'est-ce que c'est que ce vacarme ? Qui sont tous ces gens ?


Penché sur un instrument qu'il avait pris dans sa tunique l'homme répondit :


– J'aimerais bien le savoir figure-toi. De toute évidence on n'a pas rejoint le relais Omega 8. J'espère que tu n'as pas encore fait une erreur de navigation !

– Quoi ? Ça va être de ma faute !


Fébrilement l'homme continuait de s'affairer sur son instrument :


– Le chrono va vite nous le dire. Voilà, ça y est… misère !


Son visage se décomposa.


– 1159, on est en l'an 1159 !

– C'est impossible !

– Le chrono est formel, nous sommes en pleine époque médiévale. Je crois que tous ces gugusses font partie de ces anciennes sectes religieuses, un truc comme ça. Il va falloir consulter la banque de données pour en savoir davantage.


Elle s'approcha des chanteurs en pâmoison :


– Une secte tu crois ? C'est possible, ils ont tous le sommet du crâne rasé !

– Va plutôt vérifier les paramètres de bord, il faut absolument trouver l'origine de cette erreur.


Elle regagna l'intérieur de la croix tandis que l'homme s'empara d'un appareil différent qu'il se mit à survoler avec les doigts. Sous ses yeux défilaient des écritures, des chiffres, des symboles qui semblaient le plonger dans une grande nervosité. Il redressa la tête un instant pour examiner attentivement le crucifix en argent posé sur l'autel : « C'est pas vrai ! » soupira t-il. Puis il se pencha à nouveau sur l'objet qui de toute évidence lui délivrait une foule d'informations. À ce moment la femme ressortit, l'air embarrassé.


– Alors ? s'écria l'homme.

– Heu… en effet… il y a une légère erreur de paramétrage.

– De quel genre ?

– Je… j'ai oublié un 1.

– Quoi ?!

– J'ai programmé 1159 à la place de 11 159.

– Putain de putain de bordel de merde !


Les moines qui venaient d'achever leur Ave Maria regardèrent éberlués le couple divin. Jésus arpentait de long en large le chœur de la chapelle en faisant de grands gestes avec les bras, il criait très fort. La Vierge s'était mise à lui répondre sur le même ton, les joues rouges de colère. Tout à coup Jésus se saisit d'un livre de prière qu'il projeta violemment contre le retable. Un mouvement de surprise agita l'assistance. Elle tourna vers les moines un visage inquiet :


– Non mais ça va pas ? Tu vas te calmer ? Tu veux les rendre hostiles ou quoi ?!

– Me calmer ? Mais comment veux-tu que je me calme quand tu fais conneries sur conneries ! C'est la troisième fois que tu nous téléportes dans des endroits pas possibles.

– Oui, bon, ça va. Tout le monde peut se tromper.

– Ne sous-estime pas les conséquences d'une erreur 313 ! Tu sais très bien ce que ça veut dire.

– Arrête de dramatiser, on n'a qu'à faire comme les autres fois, l'Agence ne dira rien.

– L'Agence n'a rien dit quand tu nous as envoyés au Crétacé car aucune forme intelligente ne pouvait rendre compte de notre présence. Elle a fermé les yeux sur l'erreur cataloguée Stonehenge sauf que les autochtones ont érigé un monument incompréhensible pour les générations suivantes. Mais là c'est beaucoup plus grave ! Sais-tu exactement où on est ?

– Ben non.

– Chez une confrérie du XIIe siècle. Des moines bénédictins qui consacrent une grande partie de leur temps à illustrer des livres sacrés, qui connaissent donc parfaitement le dessin et l'écriture !

– Merde.

– Tu peux le dire mais je te préviens Milona, ton incompétence est inadmissible. Tu n'échapperas pas au rapport à notre retour !


La Vierge Marie paraissait catastrophée. Elle s'était effondrée sur une stalle, la tête entre les mains. Le Christ, lui, ne prêtait toujours aucune attention aux moines totalement désemparés. L'abbé Hugues essayait tant bien que mal de comprendre. Pourquoi Jésus et sa mère ne leur parlaient-ils pas ? Que signifiait cette dispute ? Leur attitude demeurait inexplicable. Il se demanda au bout du compte si la confrérie n'avait été abusée, si ces deux êtres n'étaient en réalité des créatures maléfiques. Afin de chasser ce malaise il prit son courage à deux mains et décida de s'adresser à eux :


– Frère Benoît, aidez-moi à me relever, je vais leur parler.

– Vous croyez père abbé ?

– Il le faut, la situation est des plus étranges.


Le dos voûté, il s'approcha silencieusement des visiteurs qui d'abord ne prirent pas garde à sa présence. Ce fut elle qui s'aperçut soudain de la proximité du vieillard. Elle se redressa d'un bond :


– Attention Nathan !


Aussi vif que l'éclair l'homme attrapa un objet à sa ceinture qu'il pointa vers l'abbé.


– Recule tout de suite papy ou tu vas avoir des problèmes !


L'abbé s'immobilisa, bouche bée. Le geste et l'intonation lui firent bien comprendre qu'il était menacé. Réprimant sa crainte il articula d'une voix tremblante :


– Jésus Tout-Puissant, je ne sais quel est l'objet de ton courroux mais ne nous laisse pas ainsi dans l'obscurité ! Mes frères et moi ne comprenons pas vos intentions. De grâce, éclairez-nous !

– Je capte rien à ce que tu baragouines le vieux mais t'inquiète pas, on va dégager. Milona, reprogramme le plan de vol, on file à la base. Ils commencent à s'agiter et j'aime pas ça.

– Mais… eux… qu'est-ce qu'on en fait ?

– On fait ce qu'il faut faire dans un cas pareil. Il y a un règlement pour ça.


Dans les yeux de Milona on pouvait lire une profonde détresse. Indécise, elle restait les bras ballants devant l'assemblée des moines. Les quelques figures juvéniles qu'elle distinguait renforçaient son sentiment de culpabilité mais le règlement était formel. Nul témoin ne devait rapporter la venue d'une brigade temporelle. Il était capital pour l'enchaînement des événements que rien ne vienne perturber le cours du temps. Les incursions dans le passé obéissaient à des règles strictes fondées uniquement sur l'observation. En aucun cas les membres des brigades n'avaient le droit d'agir ou d'interférer sur les choses, au risque de modifier irrémédiablement la trame du futur.

Au moindre incident, toute trace de leur passage devait disparaître en prenant garde aux conséquences. Cette précision poussa Milona à protester :


– Mais Nathan, on ne risque pas un bouleversement de la trame si on les élimine ?

– Non, dans ta bévue tu as eu de la chance. Ces hommes font partie d'une communauté de reclus qui vivent hors de la société. La mémobanque m'a appris qu'ils étaient également soumis à la chasteté, donc ils n'auront pas de descendance. Leur disparition ne provoquera aucun désordre dans la trame. On va faire passer ça pour un accident, je vais leur coller une bombe incendiaire.

– Enfin Nathan, ils sont plus d'une trentaine ! Il n'y a pas d'autres solutions ?

– Ça ma vieille, fallait pas te gourer ! On ne peut prendre le risque que ces scribouillards se précipitent sur leurs livres quand on sera partis pour relater en long et en large notre arrivée. Trop dangereux. Maintenant magne-toi, il faut se tirer d'ici !


Abattue, Milona s'engouffra dans la navette en ravalant ses larmes. Nathan la suivit pour ressortir quelques minutes après un boîtier noir dans les mains. Il le déposa sur l'autel, juste entre les deux chandeliers. Avec précaution il l'ouvrit et en retira une petite sphère brillante.

En réaction des sourires radieux illuminèrent les faces des moines. Ces préparatifs ne pouvaient signifier qu'une chose, annonçaient certainement un sermon. Le Christ se décidait enfin à leur parler ! Animé des mêmes convictions l'abbé Hugues s'exprima : « Béni soit-Il entre tous, le Seigneur nous a entendus mes frères ! Puissent ses paroles nous être accessibles ! »

Nathan lui jeta un bref un coup d'œil avant de terminer le réglage de la charge incendiaire. Quand le compte à rebours s'afficha sur l'écran digital, satisfait, il regagna prestement la navette. Au moment d'actionner le mécanisme du sas il hésita, se retourna vers les moines et leur lâcha : « Désolé les gars, c'est pas de chance ! » Puis la porte coulissante se referma comme un couperet.


De nouveau plongés dans des abîmes d'incompréhension, les frères se regardèrent les uns les autres en demande d'explications. La croix qui se remit à vibrer dans un sifflement strident ne les laissa pas s'interroger davantage. Dans la débandade ils se précipitèrent à l'abri des piliers. Saisis d'effroi ils virent alors la croix changer d'apparence, ses bras triangulaires se déployant verticalement pour former un angle aigu. Puis elle entama un mouvement de rotation de plus en plus rapide.

Elle prit une telle vitesse qu'elle en devint floue, s'estompa encore jusqu'à disparaître complètement. À sa place un vide béant flottait maintenant au chœur de la chapelle.


Prudemment, les frères sortirent des sombres renfoncements où ils s'étaient protégés et se regroupèrent autour de l'autel. Sur la table en marbre, la petite boule brillante clignotait à intervalles réguliers.


– Qu'est-ce que cette chose ? risqua frère Guillaume.

– Sans doute un présent. Ils sont venus pour nous apporter un présent.

– Les voies du Seigneur sont impénétrables ! renchérit gravement frère Benoît.

– Je me demande ce que signifient ces numéros, s'interrogea le plus jeune de la confrérie.


Intrigués, les visages s'approchèrent alors de cet étrange cadran rouge où défilaient des chiffres : 5… 4… 3… 2… 1…


 
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   socque   
7/12/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Pour moi, la confrontation entre moines médiévaux et brutes du futur manque nettement de subtilité... Je trouve la ficelle trop grosse, le côté gaguesque trop exploité. Pas mal de raccorder sur Stonehenge, mais je trouve invraisemblable, dans la logique du texte, que les visiteurs n'aient qu'une bombe incendiaire comme moyen d'éliminer les moines : à une époque de voyage dans le temps, y a pas un petit appareil permettant d'effacer la mémoire, par exemple ? Même les Men in Black ont ça !
C'est vraiment le reproche que je ferai à ce texte : trop de brutalité, de grossièreté dans la trame. Dommage, l'idée aurait pu être marrante, développée de manière moins "brut de décoffrage"...

   costic   
9/12/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très agréable récit, drôle et intense.
Un seul détail peut-être : j’imagine mal les « sandales qui résonnaient dans une atmosphère sépulcrale. »
Histoire très divertissante servie par une écriture fluide et bien rythmée.

   Pimpette   
21/12/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une bonne idée de nouvelle, c'est certain!
Je me suis amusée sans restriction aucune!

je me demande toujours pour quelle raison j'aime un texte de science fiction alors qu'en général je ne les aime pas...J'ai trouvé...je les aime quand il se greffe astucieusement sur un environnement réel ou presque...Là tout est 'presque' historique et toutes les réactions, verbales ou gestuelles des moines peuvent être prises au pied de la lettre....et c'est ça qui donne l'humour nécessaire!

Ce n'est qu'une petite observation perso, bien entendu!

   brabant   
21/12/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Jano,


Il est rare que je m'amuse en lisant une nouvelle de science-fiction mais je peux vous dire que là j'ai bu du petit lait. Pas un temps mort ni de doute (qui c'est qui qui a dit qui a fait quoi ?), pas de théorie fumeuse type comment résoudre la quadrature du cercle en translatant pi au carré de la muse aux abonnés mathématiquement absente. Non une bonne vieille abbaye d'Aubepierre dans la Creuse au temps des croisades ! Exotisme total en pays archi connu et confortant. Limpide à la façon d'un Peter Tremayne qui aurait envoyer sa Fidelma de Kildare faire une incursion du côté de Richard de Lion et de Philippe le Bel voire de Saint Louis le mal nommé. L'Eglise a le sens de l'humour !
D'ailleurs j'aurais plutôt placé cette nouvelle dans la catégorie "Humour/Détente". Mais c'est vous qui voyez hein.


Vous êtes sans pitié, cependant je trouve très bien que vous ayez évité une fin facile, rose bonbon ou rose trémière, hagiographique ou autre, et que vous concluiez sur ce final abominablement catastrophe. Pour sûr c'est un substitut du Dieu de Colère qui a atterri ce jour-là sur l'abbaye.


Je crois néanmoins que Milona s'est à nouveau gourée dans sa programmation car je ressens tous les jours l'influence de ce dieu détonant partout dans le monde. D'ailleurs la Terre ne devait-elle pas exploser aujourd'hui ?
Ben non ça c'est pas fait ! Suis toujours là à pianoter sur ce putain d'ordi ("putain" est de vous hein ! je vous le rappelle au cas on dirait que je suis malpoli. lol) et il est 16h00 GMT ! Y aurait-il vraiment, réellement un Dieu de Bonté ?... V'là que j'deviens croyant moi. Sacré Bon Sang de Jano ! Qu'est-ce que vous m'avez fait là ?!...
"Noël ! Noël ! Voici le Rédempteur !"
Ô Minuit Chrétien !
"Plus près de toi mon Dieu..."
J'ai la Révélation ! J'ai la Révélation ! J'ai...

Aaaah !

Non ! Pas déjà ! Pas déj...


p s : Je reviens pour dire que j'ai vu trois incorrections (?) que je n'ai pas notées.

Wouah ! J'ai la Révélation ! J'ai... Non ! Pas déj...

Oups !

Lol

A tantôt ! :)))

   macaron   
22/12/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une histoire surprenante et amusante servie par une écriture impéccable.
J'ai très vite plongé dans ce passé et ce futur à la fois. Une très bonne idée. La fin est un peu regrettable; ils n'y sont pour rien ces pauvres moines. Peut-être un autre moyen pour préserver leur "ignorance"? Un très bon moment de lecture!

   Narcisse   
23/12/2012
Bonjour.


J'ai remarqué que l'auteur avait un problème avec la ponctuation. J'ai tout d'abord pensé qu'il s'agissait d'un choix conscient (et dans ce cas ce serait la liberté de l'auteur) afin d'accélérer le rythme de la lecture et donc de l'action. Mais comme cette erreur se retrouve tout au long du texte, je crois plutôt qu'il s'agit d'une véritable erreur et non d'un choix grammatical conscient. En effet, les virgules séparant les incises et les compléments des propositions principales passent systématiquement à la trappe :

« À bout de souffle frère Guillaume s'effondra à ses pieds : »
« Avant de vous mettre dans de tels émois soyons sûrs qu'il n'y ait pas ici une œuvre du Malin ! »
« Face au portail l'abbé eut un moment d'hésitation »
« Avec précaution le moine entrebâilla le lourd battant avec l'épaule »
« À n'en plus douter ce prodige ne pouvait être qu'une manifestation divine. »
« Subjugué l'abbé tomba à genoux, »
« Quand une femme au teint diaphane sortit à son tour de la croix l'émotion des moines fut indescriptible. »
« Radieux il se tourna vers ses disciples : »
« Penché sur un instrument qu'il avait pris dans sa tunique l'homme répondit »
« Fébrilement l'homme continuait de s'affairer sur son instrument : »

J'ai arrêté de lister ces fautes (il y en a beaucoup d'autres), l'auteur les retrouvera lui-même s'il le souhaite.



« Il a d'abord cru en la foudre » Formule fautive, je pense. La foudre étant un phénomène réel, connu et reconnu, elle n'est pas un article de foi en soi, quelque chose en quoi on pourrait ou non croire. Ce n'est pas son existence qui peut faire débat, mais son apparition à un moment et en un lieu donnés. Il faut donc reformuler. « Il a d'abord cru voir la foudre », ou quelque chose comme ça.



« Les frères abandonnaient les uns après les autres leurs occupations pour converger comme un seul homme vers l'endroit de l'apparition. »
Si les frères abandonnent leurs occupations « les uns après les autres », il ne s'agit pas d'un mouvement effectué « comme un seul homme ».



« Entrecoupés d'exclamations vite retenues, les chuchotements emplissaient ces lieux d'habitude silencieux. »
Sauf erreur de ma part, les lieux en question sont en fait la chapelle et ses abords immédiats, c'est-à-dire les lieux qui, précisément, ne sont pas silencieux dans un monastère puisque l'on y prie et chante à peu près toute la journée.



« Une masse grise de soutanes se tenait sous le porche »
Ce sont les prêtres qui portent la soutane (par ailleurs, je crois que le mot est relativement récent). Les moines portent une robe.



« Diantre ! »
Diantre signifie diable. Il serait assez étonnant qu'un moine invoque le diable, fut-ce en guise d'exclamation de surprise. Par ailleurs, le mot diantre apparaît pour la première fois en 1524, dans Gargantua (et connaissant la propension de Rabelais à inventer des mots de toutes sortes, il se pourrait fort bien que ce soit un mot de son cru).



« Quelques bougies tremblotantes dans les alcôves rehaussaient à peine de timides rais de lumière descendant des vitraux. »
Ce sont les flammes des bougies qui tremblent, a priori, pas les bougies en elles-mêmes. Par ailleurs, la phrase me semble un peu bancale : des bougies qui rehaussent des rais de lumières ? Une source de lumière peut rehausser la luminosité générale d'une pièce, mais une source de lumière au contraire amoindrit la lueur ressentie par l'œil d'une autre source de lumière (en l'occurrence, les rais de lumière provenant des vitraux serait moins visibles : c'est l'obscurité qui renforcerait en fait la perception de ces rais).



« On n'entendait plus que les sandales qui résonnaient dans une atmosphère sépulcrale. »
Remarque déjà faite dans les commentaires. Des sandales qui résonnent ?



« Le plus étrange était sa forme, largement renflée à la base avec les éléments horizontaux qui se détachaient comme deux triangles. »
« Les » éléments horizontaux ? Ont-ils déjà été mentionnés ?



« Il y avait ici la volonté évidente du Créateur d'offrir à ses plus fidèles serviteurs la grandeur de son nom. »
Offrir la grandeur de son nom ? Ça ne veut rien dire. Plus généralement, il faut manier le vocabulaire et les expressions liturgiques et théologique avec minutie, ce sont toujours (2000 ans de ciselure ciselée et reciselée par des milliers de théologiens et de moines...) des formules extrêmement choisies et précises.



« remplis d'une émotion qui firent couler des larmes à certains »
Sauf erreur de ma part, c'est l'émotion qui est sujet de faire couler, donc 3e personne du singulier.



« Quelques-uns se redressèrent, prêts à fuir ; d'autres au contraire restèrent tétanisés ; tous envahis d'une extrême confusion. »
Deux propositions verbales suivies d'une nominale, séparées par des points-virgule. L'ensemble me fait tiquer (plus précisément, c'est cette troisième proposition qui me fait tiquer). A mon sens, le troisième point-virgule devrait être remplacé par une virgule, tout simplement.


« Jésus, c'est bien lui… »
Je ne suis ni historien ni théologien, néanmoins, il me semble que l'emploi simple de « Jésus » est assez récent, on remarquera que le Moyen-Âge préfère utiliser des formules telles « Notre-Sauveur », « Notre-Seigneur », etc. Même chose pour le tutoiement.


« Loin de correspondre aux représentations habituelles du fils de Dieu, les religieux l'observèrent avec étonnement »
Anacoluthe.


« Peut-être… peut-être de l'araméen, sa langue natale. »
Pour ces moines, quel pourrait être le sens de cette supposition : « langue natale » ? Jésus, étant le Verbe incarné, a-t-il une langue que l'on pourrait qualifier de « natale » ? Je n'ai pas de réponse, je me contente d'attirer l'attention de l'auteur sur cette question.


« L'abbé Hugues en échappa sa canne. »
Formule fautive.


« l'homme s'empara d'un appareil différent qu'il se mit à survoler avec les doigts. »
Formule maladroite, même si l'on comprend ce qu'a voulu exprimer l'auteur.


« Ce fut elle qui s'aperçut soudain de la proximité du vieillard. »
Pour utiliser ce « elle », il faudrait que l'identité de ce « elle » soit signalée dans la phrase (ou à tout le moins le paragraphe) précédente.


« Ces préparatifs ne pouvaient signifier qu'une chose, annonçaient certainement un sermon. »
Contradiction : la première proposition implique une certitude absolue, la seconde une probabilité. Il faut choisir.



À sa place un vide béant flottait maintenant au chœur de la chapelle.
Un vide est par définition une béance ; un vide qui flotte ? Quesako ? (quelque chose peut flotter dans le vide, mais ce quelque chose flottant dans le rien ne peut être le rien lui-même) Par ailleurs, l'auteur est-il sûr que ce vide qui est par ailleurs une béance flottant dans un vide béant se trouve dans le « choeur » de la chapelle ?


Je posterai plus tard mes remarques sur le fond et la qualité proprement dite du texte.

   jaimme   
23/12/2012
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,
Je passe rapidement sur la forme, que j'ai trouvé plutôt d'un bon niveau, malgré la ponctuation et les petits problèmes de relecture.
Je voudrais plutôt m'arrêter sur le fond, car je suis amateur de SF.
Une erreur de voyage dans le temps et on supprime les traces par une explosion. Je trouve le scénario trop court. La SF n'est plus à l'époque des pionniers qui écrivaient dans les pulps. Et je ne voudrais pas trop critiquer ces vieux mensuels américains car de grands noms y écrivaient. Je vous conseille de lire abondamment la SF des vingt dernières années (la richesse d'un Greg Egan, par exemple) ou même les recueils des vieilles nouvelles de Ballard ou de Silverberg qui vous montrent que l'idée, le contexte sont au coeur de l'écriture de la SF.
La crédibilité est primordiale dans l'imaginaire par exemple: vous croyez vraiment qu'au CXIIème siècle on sera obligé de rentrer les coordonnées à la main? D'autre part supprimer tout un monastère n'aurait pas de conséquences dans le futur? Leur œuvre, leur influence sur la région environnante (économique, éducative, hospitalière par exemple)?
Point réellement positif: l'écriture n'est pas simpliste, en revanche finir sur un compte à rebours me semble améliorable.
J'espère que ces conseils vous seront utiles.
Bonne continuation.

   Narcisse   
24/12/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Je ne suis pas un lecteur de science-fiction, c'est un genre qui me tombe des mains au bout de quelques pages, généralement. D'ailleurs, je n'essaie même plus d'en lire. A tort ou à raison, j'ai l'impression d'en avoir fait le tour durant les quelques années, à l'adolescence, où j'ai dévoré les Asimov, Bradbury, K. Dick, etc. Comme je suis devenu un vieux con réactionnaire très jeune, le genre m'a vite semblé mineur (je mets tout de même K. Dick à part, que je regarde comme un génie). S'il m'arrive de lire une page de science-fiction ici ou là, ce n'est que pour me remémorer mes joies d'adolescence, par ailleurs tout à fait réelles. Bref.
J'ai néanmoins lu L'Erreur 313 avec plaisir. Ça se lit facilement, comme un fruit, sans faim, et ça ne pèse pas sur l'estomac. Il y a bien sûr çà et là quelques imperfections, de petites maladresses peut-être, mais dans l'ensemble, le texte se lit avec un léger sourire au coin des lèvres.
Le thème et la construction sont assez classiques (pour ne pas dire banals) mais il s'en dégage une certaine fraîcheur, un certain entrain, qui fait pardonner les ficelles assez connues et visibles de ce récit.
Ca m'a fait pensé à une nouvelle de Wul, dont je ne me rappelle pas le titre (un homme bardé de technologie futuriste tombe de sa navette et atterrit au milieu d'un certain accouchement – celui qui sert de référent à notre calendrier). Était-ce une source d'inspiration pour l'auteur ?
Une petite remarque sur la construction : à mon sens, le lieu n'est pas assez travaillé, le texte gagnerait à ce que le décor soit mieux planté. Cette abbaye n'a aucune personnalité, aucun trait, aucune réalité (on nous dit ceci est l'abbaye de Truc, mais ce pourrait être n'importe quelle abbaye tant ces particularités sont tues). Sans réécrire le Nom de la Rose, quelques évocations, quelques allusions permettraient de singulariser ce lieu sans pour autant alourdir le texte.

J'ai lu hier soir le Soleil d'Adonaï, par curiosité (je mettrai un petit commentaire à son propos plus tard), et j'ai ressenti à peu près la même chose : de menues imperfections, de rapides maladresses, on sent que l'auteur, tout à son plaisir d'écrire, s'est dépêché tant il était pressé d'arriver et, dans son emportement, a commis quelques faux pas. Malgré tout, ce plaisir d'écrire, sensible, se retrouve à la lecture, et le lecteur le ressent à son tour.

   micdec   
26/12/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Sujet banal et maintes fois ramené sur le tapis.
Je dois disposer de cinq ou six BD le traitant avec un certain humour mais bon... l'écriture est plaisante, le récit bien mené.
Et puis, après tout, 999 pour mille des chansons causent d'amour et ce n'est pas pour cela qu'on se bouche les oreilles, n'est-il-pas ?
Il est plutôt difficile, après toutes ces années depuis avant l'an mille, de renouveler les genres, la chose est évidente.
Pas d'originalité, donc, dans un texte qui en exigeait un peu plus ( tous les pères s'appellent Anselme - quand ils répondent -, allez savoir pourquoi...) mais un joli brin de plume d'agréable compagnie même si elle ne chatouille guère l'enthousiasme.
Bonne continuation.

   Anonyme   
30/12/2012
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai abordé ce texte avec beaucoup d'appréhension... De la science-fiction dans une abbaye moyen-ageuse, ça me faisait très peur... J'ai apprécié l'idée de base, càd que les moines prenant un vaisseau spatial pour une apparition divine, soient pris d'une crainte religieuse à l'idée d'avoir affaire à Satan ou de ne pas être à la hauteur face à Jésus, etc... Mais... comment dire... c'est un peu parti... dans ce qui me semble une mauvaise direction. Le voyage dans le temps, je n'ai jamais trouvé ça pratique, hormis pour créer une situation comique. Hors ici, il n'a pas son utilité. Un équipage de Vénusiens, de Martiens, où je ne sais quel autre équipage en exploration sur Terre, de la même façon qu'on a exploré l'Amérique... Quelque chose comme ça aurait été largement suffisant (et intéressant sur le principe de colonisation).
Vous avez choisi le voyage dans le temps, voyage réalisé par deux personnes... pas très malignes... et munies d'un équipement à la fois sophistiqué et en même temps... inutile ? Un ordinateur qui ne retient pas les coordonnées d'un relais, déjà de nos jours ça n'existe plus, et pis encore, leur équipement ne prévoit pour solution à ce type de problèmes que l'extermination... j'imagine déjà les manifestations futures pour lutter contre la barbarie de ce procédé... alors que, je l'ai lu, les MIB ont déjà un effaceur de mémoire !
Je pense avoir dit tout ce que j'avais à dire, aussi je m'en vais sur ce conseil : si vous vous intéresser aux voyages temporels, regardez Dr.Who (série britannique que vous connaissez probablement) et Le Visiteur du Futur (il s'agit d'une web-série française).

   Artexflow   
31/12/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour à vous Jano !

Vous allez expérimenter avec moi un nouveau système de rédaction du commentaire, que je me sens bien de faire avec vous, déjà !
Sans vraie raison, mais bon, donc sachez que vous partez avec un bon point !

Pour votre information j'écoute très souvent un album lors de la lecture d'un texte, pour le plaisir tout simplement. Cette fois-ci ce sera An Electric Storm par White Noise.

Allez, j'y vais.

Alors au premier paragraphe j'ai vérifié le classement de la nouvelle. Je croyais que c'était humour/détente à la lecture. Science-fiction, bon ok :) Allez c'est reparti !

l'air courroucé petite sensation de déjà vu.

Oui, donc science-fiction mais légère quoi ! (justement mon abbé, du Christ !)

allons plutôt constater ce miracle de nos yeux pour moi c'est assez maladroit. Disons que je trouve que la ficelle est trop grosse, la transition trop visible.

Idem, je sais que je suis très chiant avec ça mais les expressions du genre ces lieux je trouve que c'est une faiblesse aussi.

Bon attendez je fais une pause. Disons que je vous rends compte de mes impressions sur le moment, sachez juste que je décrirai ma sensation globale en fin de commentaire. Ne prenez pas mal tout ce que je raconte hein !

Diantre ! m'a beaucoup fait rire, ce mot me fait définitivement bien délirer :)
Oui, définitivement, je vais lire ce texte comme une drôlerie !

Et effectivement ça l'est :) La porte s'ouvre…
Putain mais où est-ce qu'on est !? Ahahahaha !!

Relais Omega 8 je me demande si c'est pertinent, étant donné qu'ils ne parlent pas la même langue… Je me demande juste si, pour eux, une telle traduction est crédible. Comme Omega est une lettre grecque, ils ne devraient pas la connaître ? Je ne sais pas. Je chipote bien entendu :)

sectes religieuses parti pris, qui ne me gêne pas outre mesure.

Attendez, attendez, ça va pas provoquer un bord#!? temporel tout ça ?

Putain de putain de bordel de merde ! AHAHAHAHA génial :D :D

Je suis allé m'allonger pour continuer tout ça !

Elle tourna vers les moines un visage inquiet la tournure ne me semble pas terrible. Ça renvoie à l'assistance, ok, mais bon personnellement j'ai du relire la précédente. Peut-être aussi qu'il faut que je m'adapte à ma nouvelle position :) Hop, un petit coussin, je continue.

Ah, le paradoxe temporel commence à être abordé. Je suis très sensible à ça, bon point !

Fin.

Je lis les autres commentaires, pour voir si mes remarques correspondent.

socque parle de ficelles trop grosses, j'avais fait la remarque sur une phrase il me semble.

Mon très cher brabant fait le premier la remarque la plus importante que j'aurais faite, le classement du texte. C'est cependant une remarque très annexe.

Je reprendrais bien également ce qu'il a dit sur la fin ni "rose bonbon ou rose trémière, hagiographique ou autre". Socque n'apprécie pas particulièrement cette fin, un peu trop impitoyable, surtout avec les moyens techniques supposés, bref. Je prends ça comme un ressort comique très bien choisi, j'aime beaucoup votre fin ! Tant mieux, franchement !

cette personne est folle

Narcisse se livre à un impressionnant travail particulièrement pointilleux qui servira d'exemple à une petite remarque que j'aurais donc pu vous faire. Notez qu'à mon sens c'est une petite remarque, c'est à dire qu'elle ne modifie pas véritablement ma sensation générale à propos de votre texte. Narcisse vous a fait un commentaire qui à mon sens est néanmoins particulièrement important. D'ailleurs, si vous pouviez faire de même avec mes textes qui sont, je le sais, fourrés de fautes de ce genre, j'en serais ravi !

Désolé, Jano, d'utiliser cet espace comme un espace de pub. M'en voulez pas !

A propos de Diantre J'avais hésité à faire la remarque, mais je n'étais pas certain de mon coup. Bon, finalement je trouve ça assez bien joué justement, c'est antithétique, c'est drôle :) :)

jaimme a raison de gueuler, c'est vrai que comme dit plus haut vous en mettez un coup à la SF. C'est, je pense, quelque chose qui est du ressort de chacun… Certains s'en foutront comme moi et d'autres trouveront ça dommage comme jaimme et vous savez quoi ?
On a tous les deux raison :D

Narcisse précise plus tard que vous auriez pu accentuer la description de l'abbaye, lui donner une personnalité et je le (la ?) rejoins sur ce point.

AdrianTotenheim précise le sentiment qu'on pourrait donc avoir à la lecture de votre texte à propos de son aspect SF.
Finalement, je pense que c'est uniquement dû à l'erreur de classement. Franchement, si vous l'aviez classé en humour/détente, cet argument n'aurait pas/moins lieu d'être ;) ;)

Voilà voilà, finalement je n'ai pas grand chose à ajouter. J'ai lu tout ça avec plaisir. C'est drôle et sympathique.
Alors oui c'est vrai qu'une œuvre "sérieuse" a plus tendance à remuer l'âme, émouvoir, donc c'est plus difficile à classer. Si j'avais été vache, ou de mauvais humeur, je vous aurais fait payer ce "science-fiction", mais je ne vais pas le prendre en compte et donc d'un B+ je passe à un TB-.

En conclusion, j'ai passé un temps infini à rédiger ce commentaire et je pense qu'il va falloir que je me calme si je veux être également utile au site, en plus qu'à vous, je veux dire !
Enfin… J'essaye d'être utile, quoi…

Petite remarque personnelle, désormais, je commenterai les textes qui m'énervent assis, et ceux qui me plaisent allongé.
Merci à vous Jano, sincèrement, au moins pour ça !

@+ comme on dit quand on est né dans les 90's.

   Zalbac   
10/1/2013
 a aimé ce texte 
Bien
Une bonne idée, traitée avec humour. C'est bien écrit et la chute est efficace, bien qu'un peu prévisible...
J'en lirais bien quelques autres ! Bravo !

   AntoineJ   
13/1/2013
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
j'aime bien l'idée et je trouve que le style est très correcte.

j'aurais creuser un peu plus l'écart entre les deux "civilisations" pour pimenter un peu plus (ou mettre ce que disent les voyageurs dans un langage que l'on ne comprend vraiment pas ... mais que l'on peut deviner ...)

en tout cas, cela change des histoires de fin du monde avec un compe à rebour à la fin ;-))

Mais, bon, je pense qu'il faudrait revenir un peu dessus pour y mettre plus de relief et de tension

Cordialement


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