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Science-fiction
Jano : Les temps hermaphrodites [concours]
 Publié le 15/09/17  -  12 commentaires  -  11819 caractères  -  63 lectures    Autres textes du même auteur

« Le renouvellement de la race ne se fera que par la fusion des genres ; un homme, une femme, habités par le même esprit. Ce n'est qu'enfin délivrée des affres de le procréation que l'humanité atteindra sa plénitude. »
Techno-Bible : chapitre 14, verset 8.


Les temps hermaphrodites [concours]


Ce texte est une participation au concours n°22 : Inversons-nous !

(informations sur ce concours).



– Mais qu'est-ce qu'il fiche cet abruti ?


Sur ma droite, j'aperçois un appareil légèrement décalé, trop en avant. J'entre en communication avec lui.


– Lieutenant Anton à S-13, maintenez la formation.


Il ralentit, pas assez pour rétablir l'angle d'attaque, une forme en V qui se doit d'être impeccable. Je sens l'agacement poindre.


– S-13, je répète, maintenez la formation.


La deuxième injonction est la bonne, il réintègre enfin sa position. Rapidement je pianote sur l'ordinateur de bord pour savoir à qui j'ai affaire. Je comprends, un bleu, nouvelle recrue. Mon escadrille a subi de lourdes pertes dernièrement, les remplacements sont continus et les jeunes pilotes pas toujours très disciplinés. Pourtant je demande une obéissance totale, gage de la bonne réussite des opérations. Le cargo-ravitailleur en vue interrompt mes ruminations, on avisera plus tard.

Encore un qui essaie de forcer le blocus d'Al Reff par une manœuvre dérisoire. Pendant que les assiégés lancent une diversion, celui-ci en profite pour s'infiltrer dans le bouclier. Les imbéciles, qu'est-ce qu'ils espèrent ? Évidemment repéré, l'état-major m'a chargé de le neutraliser. C'est ma mission de contrer les aides extérieures venues porter secours aux dissidents et je m'en charge avec le plus grand zèle, trop heureux de pulvériser la vermine qui ose défier la Guilde.

Proie facile. Volumineuse, sans escorte pour jouer la discrétion, elle est condamnée quand mes chasseurs fondent sur lui.


– Nom de Dieu !


S-13 vient d'envoyer ses missiles, il n'a pas attendu mes ordres ! L'effet de surprise est foutu. Touché sur le flanc, le cargo-ravitailleur réplique aussitôt par un feu nourri de ses tourelles de défense. Il faut changer de stratégie, vite, nous devenons dangereusement vulnérables.


– À tous les appareils, rompez la formation. Concentrez les tirs sur la propulsion.


Mes hommes se dispersent alors pour filer vers l'arrière du cargo qu'ils pilonnent de salves successives. Ce que j'escomptais ne tarde pas à se produire, les réacteurs protoniques du mastodonte lâchent les uns après les autres. Immobile, ce n'est plus qu'une bête agonisante offerte à la curée. Un dernier passage l'éventre tout du long dans des gerbes d'explosions silencieuses. La mission est remplie mais je suis furieux, un pilote nous a mis en danger. Face à un croiseur nous courions à la catastrophe !

Je donne le signal du repli et l'escadrille regagne notre base militaire en orbite autour d'Al Reff. Sur les plates-formes d'atterrissage, mes hommes se congratulent après cette victoire aisée. Rires, accolades. Ils s'écartent avec respect quand je les rejoins, cherchant des yeux le responsable de ma colère.


– Yvan, pilote du S-13 ?

– Oui mon lieut…


Il n'a pas le temps de finir sa phrase que déjà mon poing lui écrase le nez, le faisant chuter à la renverse.


– Espèce de petite merde, on écoute les ordres dans mon groupe ! On écoute les ordres !


Une volée de coups de pied accompagnent mes paroles, je suis hors de moi.


– Quand je dis on tient la formation, on tient la formation ! Quand je ne donne pas l'ordre d'attaque, on ne tire pas ! C'est compris ?


Je continue de frapper cet imbécile à terre qui commence à pisser le sang. Il faut que ça lui serve de leçon une bonne fois pour toutes.


– C'est compris ?

– Pi… pitié, oui… oui… c'est compris.


Les pilotes forment un cercle muet autour de la scène, soudain refroidis par cet accès d'autorité. Tant mieux, ils apprendront eux aussi à tenir leur place. La main d'un officier supérieur sur mon épaule me fait sursauter.


– Qu'est-ce qu'il se passe ici ?

– Rien… rien mon commandant. Juste un rappel à la discipline.

– On dirait qu'il a eu son compte. Cessez et venez me faire un rapport sur l'interception.

– À vos ordres.

– Qu'on conduise cet homme à l'infirmerie.


* * *


L'eau coule en pluie sur mon corps, dévale l'arrondi de mes formes. Je ferme les yeux sous le jet, mes longs cheveux en arrière. La transmutation dans mon enveloppe féminine a le don de m'apaiser, je retrouve un fond plus serein. Je sors de la cabine de douche, m'essuie devant la glace et tourne avec lenteur sur moi-même. Un léger épaississement des hanches mériterait un passage en salle de remodelage. Satanée guerre qui m'empêche de m'occuper correctement de ma personne ! Anton prend trop le pas en ce moment mais je n'y peux rien, nécessité oblige.

Je me maquille longuement, prenant plaisir à accentuer le délicat ourlé de mes lèvres. Je songe au pilote que j'ai laissé dans un sale état, peut-être y suis-je allée trop fort. Il ne désirait que faire ses preuves le pauvre gars. Fougue de la jeunesse…

J'enfile une robe moulante qui me met en valeur puis chausse des escarpins rouges. Devant mon coffre à bijoux j'hésite. Finalement mon choix se porte sur un collier et des boucles d'oreilles en cristal de Titan. J'adore leur éclat, inégalable. Deux légères pulvérisations parfumées terminent ma préparation. Quel homme pourrait me résister ? Confiante en mes charmes, je quitte mon alcôve et parcours le long couloir qui mène à l'ascenseur. Niveau – 6, salle de restauration.

La porte coulissante s'ouvre sur un vaste espace où se dressent des dizaines de tables. J'apprécie en particulier la verrière circulaire qui offre une vue incomparable sur le cosmos étoilé et la majestueuse Al Reff. Les mines géostationnaires que je vois défiler à la vitesse de météores rappellent son blocus. Quel gâchis… Je me dirige vers la table 58, déjà occupée par un homme qui se lève avec élégance :


– Antonia je présume ?

– Et vous c'est Dimitri.

– En effet, enchanté de faire votre connaissance.

– Tout le plaisir est pour moi.


Je m'assois en face de lui, plutôt satisfaite de son apparence. Mon précédent partenaire m'était apparu d'une grande fadeur.


– Votre fission est une réussite. Vous êtes ravissante, commence-t-il.

– Merci. Mes gamètes ne m'ont en effet pas trop mal servi. C'est une chance.


Il remplit mon verre d'un apéritif aux senteurs exotiques :


– Je crois que vous êtes dans les Chasseurs ?

– C'est ça, lieutenant de la seizième unité.

– Voilà une fonction périlleuse.

– Ma vie appartient à la Guilde, tout comme vous je suppose.

– Certes, mais un programmateur ne va pas au combat.


Je sirote mon verre tout en choisissant le menu sur l'écran tactile de la table. À vrai dire je ne tiens pas à ce que la conversation s'éternise. Les hommes qui enrobent leurs bas instincts sous des discussions faussement intéressées me fatiguent. On veut tous les deux la même chose sinon nous ne serions pas là.


– Ils vont résister encore longtemps ? poursuit-il en désignant Al Reff.

– Je ne pense pas. Ils doivent être affamés et sans ressource. Ce matin encore on a abattu un élément qui cherchait à les approvisionner.

– Qu'ils crèvent, c'est tout ce qu'ils méritent.


Je regarde la planète meurtrie. De brèves taches lumineuses à sa surface trahissent un bombardement thermo-nucléaire incessant. Notre armée ne leur laisse aucun répit. J'imagine la population terrée dans les abris, effrayée, vivant tels des rats. Un étrange sentiment m'anime, presque de la pitié.


– Je ne sais pas, ce sont des humains, comme nous. C'est juste une colonie qui s'est engagée sur une mauvaise voie.


Il fait la moue, dubitatif.


– Un militaire qui dit ça ? Vous plaisantez, ils ont brisé l'alliance, de plus ce sont des primitifs qui conservent des mœurs rétrogrades ! Pensez que leurs femmes enfantent encore dans le sang et la douleur.

– C'était la règle durant des millénaires.

– Peut-être, mais le progrès nous a affranchis de ces conditions animales. Ça vous plairait d'être parasitée de l'intérieur, totalement déformée ?


Je me tais. Non, bien sûr que non, ça doit être dégoûtant de porter un être qui absorbe votre énergie, handicape vos faits et gestes. Rester impotente la durée d'une gestation, comment supporter cela, moi qui suis tant férue de liberté ? Jamais nous n'aurions pu participé à l'expansion galactique avec une contrainte aussi lourde. Et pourtant… pourtant il y a encore des femmes qui acceptent, qui continuent de mettre des enfants au monde. D'après ce que j'ai pu en savoir elles ont l'air heureuses… Je me surprends la main sur le ventre. Quelle idiote, qu'est-ce que je cherche à ranimer avec mon utérus atrophié ? Changeons de sujet, je n'aime pas ces émotions contradictoires qui m'envahissent.


– Alors, la programmation, ça consiste en quoi ?


Mon interlocuteur me fait grâce de détails excessifs et, le repas prestement avalé, nous nous retrouvons dans son alcôve. Dès que j'ai connu l'orgasme féminin, son intensité, j'ai fait toutes mes rencontres sexuelles dans la peau d'Antonia. Cette onde de plaisir qui s'empare de l'intégralité du corps est incomparablement plus savoureuse que les quelques gouttes de semence délivrées par Anton. La jouissance chez le mâle est mécanique ; une montée progressive, une décharge puis plus rien. Ils n'éprouvent pas ces vagues de sensations, ces flux et reflux qui entraînent la femme dans un océan continu de volupté. Quand Dimitri s'enfonce en moi, son beau visage au-dessus du mien, je m'abandonne à l'extase.


– À tout le personnel combattant rejoignez vos unités. À tout le personnel combattant rejoignez vos unités. À tout…


Je m'arrache des bras de mon amant. Le haut-parleur diffuse le message en boucle, c'est du sérieux. À toute vitesse je me rhabille.


– Où tu vas ?

– Tu n'entends pas ? Mobilisation générale !


Je cours aussi vite que je peux, enfile les coursives vers le module de transmutation. Des hommes et des femmes en rentrent et en sortent avec précipitation, se bousculent. L'effervescence est palpable. Mon cylindre est déjà ouvert, je saute dedans, près d'Anton inanimé. Aussitôt un assistant me pose les électrodes, opère les raccordements nécessaires. J'en profite pour l'interroger :


– Qu'est-ce qu'il se passe ?

– Les dissidents essaient de s'enfuir d'Al Reff. Un convoi massif il paraît, plusieurs centaines de vaisseaux. Nos premières lignes sont enfoncées.


Les malheureux, ils tentent le tout pour le tout. Je frémis en songeant au déferlement de violence à venir.


* * *


Je suis toujours un peu nauséeux après le transfert. Il existe une pilule contre ça mais elle a tendance à m'engourdir. Ce n'est pas le moment, j'ai besoin de tous mes réflexes. Avant de sortir je jette un coup d'œil à Antonia. Dire que j'allais prendre mon pied, les fumiers, ils vont me le payer ! L'ascenseur me conduit aux pistes d'envol où les pilotes sont rassemblés. Les expressions sont graves, tendues, je devine de l'anxiété. Ce ne sont pas des idiots, ils savent que l'adversaire jette ses dernières forces, que le combat sera féroce. Il va y avoir des morts dans nos rangs, beaucoup peut-être. Trouver les bons mots :


– Pilotes de la Seizième, la fin de la guerre est proche. La bande d'arriérés qui habite ce caillou tente de s'enfuir. Ils sont faibles, épuisés par des mois de blocus, nous sommes forts, nombreux, et représentons la Sainte-Guilde, gloire en son nom !

– Gloire en son nom !

– Il n'est pas question qu'ils transportent leur sédition ailleurs et remettent en cause l'ordre établi.


Je vois les visages qui se durcissent, les poings qui se crispent, la fièvre du combat monte en eux. C'est un sentiment indescriptible que d'emporter des hommes vers la bataille, une impression de puissance inégalable.


– Croyez-moi pilotes, nous allons les anéantir ces fils de putes, les exterminer jusqu'au dernier !

– À mort ! À mort ! À mort !


 
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   wancyrs   
11/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut à vous !

Je n'avais jamais pensé qu'un texte de science fiction pouvait m'intéresser autant ; je pense que ce qui me plait dans votre texte c'est la dimension humaine qui ressort du récit, contrairement au règne des machines que recèlent beaucoup de textes de science-fiction. Tout comme vous, je pense que si la terre n'est pas détruite avant (tel que le stipule les écrits de la réforme chrétienne), nous nous dirigeons vers une ère où les hommes dits "normaux" seraient minoritaires, peut-être pas des hermaphrodites à la façon de votre vision, mais des êtres sans limites quant à l'idée de l'exploration...

Merci pour le partage.

   Bidis   
12/8/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
L'écriture est vivante et se lit avec agrément. Mais comme je n'aime pas trop la science fiction, je n'apprécie sans doute déjà pas ce texte à sa juste valeur. De plus, côté contrainte, n'y aurait-il pas entourloupe ? Bien que celle-ci se trouve déjà annoncée dans le titre... Quoiqu'il en soit, je crains bien d'être injuste dans ma cotation.

   Tadiou   
15/8/2017
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↓
(Lu et commenté en EL)

A cette lecture, je ne sais pas quel est le thème choisi parmi les trois proposés. Comme il y a changement de « genre » avec Anton et Antonia je ne sais pas si j’ai affaire à un auteur ou une auteure. Il me semble donc que les règles du concours ne sont pas respectées.

La différence entre un homme et une femme semble être la violence physique de l’homme (Anton cogne) et la capacité de jouissance de la femme (exprimée par Antonia) : c’est bien peu !!!

L’épisode S 13 est totalement anecdotique.

Désolé, ça me semble très plat, ennuyeux et hors règlement du concours.

Tadiou

   Acratopege   
16/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Anton ou Antonia? Arrivé au bout de ma lecture, je ne sais pas si l'auteur est homme ou femme. Jolie manière de contourner la consigne! J'ai quand même de la peine à imaginer qu'une femme puisse décrire si pertinemment le sens de la discipline qui habite Anton et la violence brute dont il est capable. Qu'un homme ait pu se couler dans la peau d'une Antonia séductrice et consommatrice de plaisir me semble plus vraisemblable, peut-être parce que les fantasmes masculins ne me sont pas tout à fait étrangers.
En bref, la trame du récit m'a paru un décor pour explorer le masculin et le féminin plutôt qu'une véritable histoire.
Quant à la forme, rien à dire que du positif. Le style est efficace et simple, le rythme alerte, les dialogues percutants.
Merci.

   GillesP   
21/8/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
J'ai lu cette nouvelle sans déplaisir, en me demandant dans quelle direction elle allait m'emmener. L'écriture est fluide. Mais j'ai été déçu par la fin, qui n'en est pas vraiment une. Lorsque j'ai terminé ma lecture, j'ai eu l'impression de me trouver face à un extrait d'un roman, et non face à une nouvelle formant un tout.
Par ailleurs, il me semble que le thème du concours n'est pas tout à fait respecté, puisque le narrateur est hermaphrodite, à la fois homme et femme. Il n'est donc pas, à proprement parler, d'un sexe opposé à celui de l'auteur.
GillesP

   vb   
15/9/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,
je ne suis pas un grand amateur de SF, mais j'ai trouvé ici le style assez bon. Le choix de vocabulaire et la tournure des phrases m'a bien plu. Cette nouvelle se lit de bout en bout avec aisance. On comprend vite dans quel type d'univers on se trouve et la technologie de transformation d'un sexe à l'autre est clairement présentée sans fioriture.
Je n'ai par contre pas du tout aimé le message que j'ai cru décèler dans ce texte. À savoir que les hommes sont des brutes cruelles, autoritaires; tandis que les femmes sont compréhensives, pleines d'empathie. Tout cela est fort possible lorsque l'on parle d'individus en particulier, mais ici Anton et Antonia partagent une même âme qui occupe à volonté un corps mâle ou femelle. Si la cause de l'empathie fémine n'est pas l'âme, qu'est-ce alors? Ses hormones? Je trouve que la morale de cette histoire aboutit sur des clichés très lourds à supporter et semble oublier que Margareth Tatcher a enclenché la guerre des Malouines et que Aung San Suu Kyi tolère un génocide.
Il est possible que j'aie trop loin dans l'analyse du récit ; mais, si l'on veut croire que cette nouvelle soit plus qu'un simple rappel des clichés du Space Opera, il faut bien tenter de comprendre ce que l'auteur veut nous dire au-delà du simple divertisement du récit d'un combat et d'une drague hermaphrodite; et ce message à mon avis s'élève bien peu du niveau des clichés.

   SQUEEN   
15/9/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Alors on a un être hermaphrodite qui, quand il fait la guerre, est violent ou donne des ordres’ choisit d’être plutôt Anton et quand il fait des rencontres sexuelles préfère être Antonia, le « soucis » d’être parturiente dans cet avenir n’existant plus. Quel joli monde, parfait la guerre et le violence existe encore mais on n’y fait plus de bébé en tout cas pas naturellement, et Antonia avec son utérus atrophié peut-elle encore pour le plaisir bien sûr « s’occuper des enfants, faire à manger et pourquoi pas le ménage aussi ? Ou bien le plaisir de la féminité ne se trouve-t-il que dans le repos du guerrier. Si j’ai bien compris il s’agit d’un héros masculin qui pour prendre son pied préfère endosser une espèce de personnalité féminine, mais qui garde toujours sa conscience d’homme. Alors donc quand il est guerrier plus de trace d’Antonia, ça me pose problème par-rapport au règlement du concours, à moins que l’auteur ne soit une femme bien entendu ! A part ça, mais c’est déjà beaucoup, la nouvelle se laisse lire, écriture agréable. Chute un peu faiblarde.

   veldar   
15/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Chouette lecture ! L'écriture est parfaite.
Mais quel dommage ! Quel dommage ! Pourquoi une femme ne conduirait-elle pas des hommes ? Pourquoi ce clivage antédiluvien, les femmes pour le plaisir et les hommes pour la guerre ? Je ne comprends pas trop et attends avec impatience de lire des explications à ce sujet. C'est un peu court, ça manque par-ci par-là de développements, mais c'est pas mal du tout comme idée de démarrage.
Beaucoup s'il ne s'était pas agi d'un texte de concours, bien parce qu'il me semble que la consigne a été... distordue. Les ordres lieutenant ! On respecte les ordres !

   Thimul   
16/9/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Pas mal du tout mais hors sujet la moitié du temps.
Si c'est une auteure elle est hors sujet quand elle est Antonia et inversement si c'est un auteur.
Je passe sur les clichés homme - violence et femme - séduction.
Sur le plan du récit j'ai bien aimé cette inversion des valeurs avec ce dégoût de la grossesse dénoncé comme un acte barbare et rétrograde.
Une nouvelle que j'aurais plus aimée avec une vraie fin qui ne me laisse pas sur ma faim.
Ça fait extrait d'une histoire plus longue. Le sujet est suffisamment riche pour en faire une longue nouvelle où un roman.

   Alcirion   
16/9/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
La femme est l'avenir de l'homme : ce texte confirme le mot du poète, l'inverse ne serait pas beau à voir.
J'ai du mal avec la ligne choisie : est-ce qu'on peut vraiment jubiler de devenir une brute autoritaire dénuée de la moindre finesse ? Bof, c'est un peu déprimant, l'option "testotérone" m'apparaît comme un cliché, il y avait sans doute moyen d'arriver à un résultat moins caricatural - malgré l'aspect humoristique.

Pour le reste, le texte est bien écrit et bien construit, le décor space opera assez réussi je trouve.

Donc une impression mitigée.

   hersen   
17/9/2017
J'ai un peu de mal avec l'ordre et la discipline martelés d'un côté et la séduction féminine de l'autre. Le tout est très cliché et je n'arrive pas à dépasser cela en lisant l'histoire. Un narrateur ET une narratrice ? Si dans l'idée ce n'est pas mal trouvé, on reste sur les dents à faire des spéculations sur l'auteur :) mais finalement, n'est-ce pas ce que permettent aussi les pseudos sur la Toile ?

Une nouvelle que je ne peux vraiment évaluer, je me sens un peu à côté. Mais c'est très subjectif, n'est-ce pas ?

   aldenor   
30/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un traitement intéressant du thème du concours. Le point de vue masculin/féminin (un peu trop caricatural à mon sens) sur une même situation, la révolte des « dissidents ». À la limite hors sujet, dans la mesure où l’auteur ne s’installe pas dans un sexe déterminé.
L’écriture cependant est agréable et prenante.


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