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Réalisme/Historique
Jano : Quai des brumes : deuxième [concours]
 Publié le 20/09/15  -  20 commentaires  -  5782 caractères  -  129 lectures    Autres textes du même auteur

Avec par ordre d'apparition : Jean Gabin (le déserteur) – Michèle Morgan (Nelly) – Marcel Carné (réalisateur) – Jacques Prévert (scénariste) – Antoine Archimbaud (ingénieur du son).


Quai des brumes : deuxième [concours]


Ce texte est une participation au concours n°19 : T'as de beaux yeux, tu sais ! (informations sur ce concours).



Le couple s'enfonce dans une petite allée, derrière eux l'agitation de la fête foraine et ses flonflons d'accordéon. Souriant, il lui demande :


– T'as pas faim ?

– Non répond-elle, j'ai envie de rien. J'suis bien.

– C'est vrai ? T'es bien avec moi ?


Il pose ses mains sur elle et la pousse doucement contre le mur. Leurs visages sont tout proches. Elle plonge ses yeux clairs dans les siens et confirme :


– Oh oui, vous pouvez pas savoir comme j'suis bien quand je suis avec vous. Je respire. Je suis vivante. Ça doit être comme ça quand on est heureux.

– Tout c'que tu dis ça tient pas en l'air, tu dirais ça à un autre que moi j'trouverais ça idiot. Mais tu le dis comme ça à moi, ben... c'est marrant, ça m'fait plaisir.


Les visages se rapprochent encore, attirés par une pulsion irrésistible.


– Tu m'fais chavirer le cœur, murmure-t-il.


Soudain il se fige, penché sur sa belle, se redresse brusquement :


– Elle vaut rien cette réplique.


« COUPEZ ! »


La première chose qui traverse l'esprit de Marcel c'est que c'était trop beau. Tout se déroulait parfaitement depuis le début, il fallait bien un grain de sable qui vienne enrayer cette belle mécanique. Connaissant le caractère ombrageux de Gabin, il tente de garder son calme.


– Qu'est-ce qui se passe Jean ?

– Il se passe qu'elle est mauvaise cette réplique. Elle colle pas au personnage, pas à l'ambiance. J'la sens pas, c'est tout.


Marcel se tourne alors vers Jacques, le scénariste. Celui-ci devine l'appel au secours, rehausse ses lunettes et farfouille dans ses notes. Il relit attentivement le passage incriminé.


– C'est bien ça pourtant, conclut-il. Le déserteur prend Nelly dans ses bras, juste avant de l'embrasser il lui dit « tu m'fais chavirer le cœur ». C'est écrit noir sur blanc !

– Ouais, ben c'est nul, bougonne Gabin qui, en sortant une cigarette de la poche de son veston, fait bien comprendre qu'il n'est pas prêt de reprendre la scène.


Signe manifeste chez lui d'une forte contrariété, Marcel se frotte le sommet du crâne. Pas besoin d'être devin pour sentir arriver le sac de nœuds. Du coup un silence pesant s'est abattu sur le plateau. Assise sur un élément du décor, jambes croisées, Michèle d'une voix laconique tente de désamorcer la tension qui s'annonce :


– Y a qu'à la changer c'te phrase, on va pas en faire un fromage non plus !


Piqué au vif, c'est au tour de Jacques de monter sur ses grands chevaux. Script à la main, il se lève d'un bond de sa chaise :


– Ah parce que tu crois qu'on peut chambouler un scénario comme ça ? Simplement en claquant des doigts ? Mais si tu changes un élément, c'est tout l'édifice qui s'écroule ! Et puis... et puis il faut réfléchir, trouver une autre répartie. C'est pas aussi simple !

– Oh la la, pour ce que j'en disais... lâche-t-elle, déjà lassée par cette dispute de coqs.


C'est l'impasse. Jacques fulmine. Dos tourné, mâchoires serrées, Gabin continue de fumer sa cigarette. Dérouté par cet écueil imprévu, Marcel est sur le moment effondré. Mais il se ressaisit, tente à nouveau de convaincre la tête de mule :


– Écoute Jean, ton boulot à toi c'est de faire l'acteur, nous on s'occupe du reste. Si Jacques a écrit cette répartie c'est qu'elle avait toute sa place, toute son utilité dans le film.

– Pff, tu parles. C'est pas parce qu'on est dans un port qu'il faut balancer du « chavirer » comme on jette un filet de pêche. J'te répète que j'ai l'air d'un con en disant ça !


Muette, dans l'ombre, l'équipe du tournage attend patiemment que l'orage se calme. Seul un jeune ingénieur du son, Antoine, se désole de cette situation. Admiratif des protagonistes, il souffre de les voir se quereller ainsi, craint même pour la suite du film. Cet incident pourrait-il tout faire capoter ? Perspective inimaginable. Il observe Michèle, la supplie d'intervenir encore mais elle semble définitivement hors de l'enjeu. Mon dieu qu'elle est belle songe-t-il... ce corps parfait, ces lèvres qui appellent le baiser, de longs cils noirs bordant des yeux incandescents dans lesquels il se consumerait avec délectation. Sûr, un tel regard vous emballe un homme en deux temps trois mouvements. Soudain c'est l'illumination ! Emporté par sa fougue, Antoine lance alors comme une bouée à la mer :


– T'as de beaux yeux, tu sais !


Stupéfaction. Silence. Tous les regards convergent vers le jeune homme qui prend conscience qu'il aurait mieux fait de fermer sa bouche. Gabin, cigarette en l'air, le fixe d'une telle insistance qu'il sent des gouttes de sueur commencer à perler dans son dos. Quand l'acteur avance dans sa direction, à l'instar de l'intrigue du film, l'ingénieur du son s'exilerait volontiers au Venezuela.


– Qu'est-ce que tu as dit petit ?

– Je... heu... vous... vous pourriez dire à Nelly : « T'as de beaux yeux, tu sais ! » M'enfin j'dis ça comme ça...


Il a l'impression d'un coup de grâce quand la main lourde de l'acteur s'abat sur son épaule :


– Tu sais que t'es une lumière toi ?


Triomphant, Gabin se tourne vers Jacques et Marcel :


– Hé ben voilà, pas la peine de se creuser le ciboulot. Elle est toute trouvée la réplique !


Réalisateur et scénariste se consultent du regard. Agacé, Jacques hausse les épaules d'une manière de dire fais ce que tu veux. C'est suffisant pour Marcel, davantage préoccupé par le retard qui s'accumule. Il claque aussitôt des mains :


– Bon allez, tout le monde se remet en place ! On reprend, Quai des brumes, acte quatre, séquence deux.


« MOTEUR ! »



 
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   hersen   
1/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le moins que l'on puisse dire, c'est que la nouvelle colle au plus près du thème proposé pour le concours. J'appréhendais et puis finalement non, c'est une nouvelle qui nous plonge dans le tournage du film. Que ce soit fictif n'a aucune importance tellement ça parait vrai.
le style, quant à lui, fait de même : il colle aux personnages et on s'y croirait tant les dialogues ont "ce petit quelque chose" d'inoubliable.
La nouvelle m'a amusée mais son point fort est de recréer l'ambiance du tournage d'un film culte. Et c'est vraiment bien réussi.

Par contre, je n'aurais pas qualifié les yeux de Morgan, couleur glacier par temps clair, d'incandescents. Mais ça, c'est juste mon point de vue.

bravo, nouvelle très sympa !

   Anonyme   
20/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La lecture de cette nouvelle est très plaisante. On a l'impression d'être privilégié de se trouver ainsi invité sur un plateau de tournage.

Si le profil de Gabin est admirablement évoqué par ses réparties qui collent à sa façon d'être dans le réel, j'ai été un peu déstabilisée par le langage de Morgan que j'imagine plus recherché.
Mais ce n'est qu'un détail.

J'ai apprécié cette nouvelle pour l'univers dans lequel elle nous plonge.
Et le contrat de la consigne est à mon sens bien respecté.

   Anonyme   
20/9/2015
Bonjour Jano

Génial !
Ya pas d'aut'mot.
Plus dans l'esprit du concours, tu meurs.
En outre c'est vachement bien torché.
On croit entendre bougonner Gabin.

Merci Jano pour ce bon moment et bonne chance pour le concours.

   Alexandre   
20/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Salut Jano et un grand bravo car il fallait y songer au tournage de Quai des brumes. Tout y est... J'ai revu Gabin et Michèle Morgan dans cette fameuse scène parfaitement reproduite ici avec le vocabulaire adéquat. Je suppose que cette anecdote est inventée de toutes pièces mais l'important n'est pas là... l'important c'est qu'on ne pouvait pas coller de plus près au thème du concours.
Merci d'avoir rendu au couple mythique Morgan/Gabin cette réplique qui n'appartient qu'à eux... "T'as de beaux yeux, tu sais !"

   Blacksad   
20/9/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ambiance bien reconstituée en quelques mots (ce qui n'est pas évident à faire) et anecdote imaginaire qu'on jurerait réelle.
De plus, ça colle plutôt pas mal avec le concours. Certes, les beaux yeux ne sont absolument pas la ligne directrice ou l'intrigue (il n'y en a d'ailleurs pas, vu qu'est une "tranche de vie", un instantané) mais juste la chute, cependant ça colle.

Très bien trouvé, très bien exécuté.

   Agueev   
20/9/2015
Et bien dès le résumé, je me suis dit "il ne se fait pas chier le mec !".
En relatant la scène du film d'où est tirée le thème du concours, j'avais l'impression que tu tombais dans la facilité puisqu'il n'y avait pas de prise de risque quant à la création d'une histoire, d'un décor, de personnages et d'une intrigue.
Pourtant en lisant, je me suis cru dans le making of du film et finalement, c'est très difficile d'y faire croire, de nous y embarquer.
C'est fait avec talent, alors un grand bravo !

   alvinabec   
20/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Jano,
Texte très drôle, vivant ô combien dans une simplicité de plateau.
Je dirais presque que vous avez fait trop court tant on voit bien Gabin tirer sa cibiche et Marcel se gratter la cabèche.
Dès l'épisode du cœur on connaît la chute mais ça n'est pas bien important. Le § où Antoine lance LA réplique me semble un peu trop appuyé d'une part et la sémantique surjouée mais bon, juste un détail de qqes lignes.
A vous lire...

   in-flight   
20/9/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

ça se lit tout seul, d'une traite ; on est sur le plateau avec eux.
Concernant le registre de langue employé par chacun sur le tournage, je me garderai de commenter, je connais mes classiques mais je ne suis pas assez fin connaisseur de cette période. En tout cas, j'y ai plutôt cru...

Michèle d'une voix laconique --> une phrase peut être laconique, une voix....

l'ingénieur du son s'exilerait volontiers au Venezuela. --> Oui ? Ou tout autre pays d'Amérique du Sud... Pas bien saisi votre image.

Merci.

   Bidis   
20/9/2015
Je n'apprécie jamais une histoire inventée autour de personnes réelles. Ou bien il s'agit de biographie, même si on la romance et que l'on interprète tel ou tel événement, ou bien il s'agit d'une pure fiction, comme se qui se passe ici, et alors, pour moi, il ne peut plus s'agir de personnes mais bien de personnages.
Cela ne met pas en cause le talent de l'auteur, il s'agit seulement d'un sentiment très subjectif, personnel.
C'est pourquoi je ne mets pas d'évaluation.

   Automnale   
20/9/2015
 a aimé ce texte 
Un peu
Lors de ma première lecture, j’ai trouvé ce texte épatant, original, bien écrit et collant parfaitement au thème du concours... Seuls les propos de Michèle Morgan : « Y a qu’à la changer c’te phrase, on va pas en faire un fromage non plus ! », m’ont heurtée. Il est bien évident que Michèle Morgan ne s’exprimait pas - et ne s’exprime toujours pas - de cette façon (Arletty, peut-être, mais pas Michèle).

Cela étant, dans ce récit, quelque chose, que je ne réussissais pas d’emblée à déterminer, me gênait. J’ai donc relu le texte… et réfléchi.

D’une part, les dialogues de la première partie auraient dû, pour éviter tout plagiat, être placés entre guillemets. Mot pour mot, ils reproduisent ceux de l’auteur, à savoir Jacques Prévert.

D’autre part, je ne suis pas certaine que ce soit une bonne idée, simplement pour adhérer au thème d’un concours, de refaire l’Histoire, en l’occurrence celle du cinéma. Pourquoi attribuer à Jacques Prévert ce supposé : « Tu m’fais chavirer le cœur » ? Mais, surtout, pourquoi attribuer à un ingénieur du son la célèbre tirade « T’as de beaux yeux, tu sais… » ? N’est-ce pas faire injure au talentueux dialoguiste ? S’il était encore de ce monde, s’amuserait-il de cette galéjade ? Je ne sais pas...

Hors contexte, j’imagine les cinéphiles et les les amoureux de Prévert découvrant, sur Internet, ce scoop... C’est un peu comme s’ils lisaient que l’amant de Lady Chatterley était magistrat, que la mélodie de « Chabadabada » avait été composée par Claude Lelouch lui-même, ou que le Docteur Jivago avait écrit les poèmes à Tania…

Si l’anecdote était vraie, j’aimerais beaucoup ce « Quai des brumes - deuxième ». A défaut de preuve quant à sa véracité, je ne puis que moyennement l’apprécier. Pardonnez, Jano, ma franchise.

   Anonyme   
20/9/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Jano,

L'idée de reprendre cette scène mythique me laisse un peu perplexe. Certes l'idée est bonne, les dialogues bien écrits, et le fait que ce soit Antoine, un jeune ingénieur du son, qui trouve spontanément la fameuse réplique, colle parfaitement à la situation.

D'un autre côté, le fait d'avoir choisi de reprendre justement cette scène avec les acteurs qui l'ont incarné me "gène" (entre guillemet) un peu, à cause du manque d'originalité qui rend le traitement du thème plutôt "facile" (là aussi entre guillemet, car il fallait quand même l'écrire).

Pour conclure, j'aurais donc préféré une oeuvre vraiment originale, sans rapport avec la scène précitée, et seulement avec le thème.

Bien à vous,

Wall-E

   AlexC   
20/9/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Hello Jano,

Je vais faire concis car votre texte ne mérite que des éloges. J’aime la scène, bien que je l’ai déjà vu quelque part et que l’on sache forcément où vous nous emmenez. J’aime l’écriture. Dans le ton du film et de l'époque, impeccable. J’aime le mot final. Vous nous épargnez la redite du “T’as d’beaux yeux tu sais !”.

Votre nouvelle fonctionne à merveille. Félicitations.

Mais mais, je ne sais pas, l’absence de réelle originalité, de surprise que cela soit dans la confrontation, la personnalité des personnages, les réactions… et bien cela ne me permet pas de m’emballer plus que cela.

je tique :
“Mais il se ressaisit, tente à nouveau de convaincre la tête de mule”
“hors de l’enjeu”

je jubile :
“C’est pas parce qu’on est dans un port qu’il faut balancer du “chavirer” comme on jette un filet de pêche.”

Merci pour cette nouvelle réussie. A bientôt

Alex

   ameliamo   
22/9/2015
Commentaire modéré

   Shepard   
21/9/2015
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Salut Jano,

J'ignore comment vous avez réussit à capturer cet instant de tournage, mais c'est vraiment confondant !

Les attitudes sont réalistes (pour moi), un making of de film par écrit interposé, je salue l'idée.

L'unique bémol (mais vous ne pouviez pas vraiment faire autrement vu le choix de texte), serait l'absence de surprise dans le déroulement de l'histoire, on sait d'emblée ou l'on va dès que la réplique 'tu me chavirer le cœur est lancée'. Mais l'ambiance est là !

   carbona   
21/9/2015
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Quelques remarques au fil de la lecture :

- "Leurs visages sont tout proches." < tournure pas très jolie

- "Les visages se rapprochent encore," < ça sonne bizarre comme si les visages étaient indépendants du reste du corps des protagonistes

- "La première chose qui traverse l'esprit de Marcel c'est que c'était trop beau" < je bute un peu sur la syntaxe

- "il n'est pas prêt de reprendre la scène." < "pas près de", non ?

- "Pas besoin d'être devin pour sentir arriver le sac de nœuds." < la formule "pas besoin d'être devin", bof

- "Du coup un silence pesant s'est abattu sur le plateau." < j'aurais vu le présent "s'abat"

- "Marcel est sur le moment effondré. Mais il se ressaisit" < la réaction de Marcel un peu excessive je trouve et son ressaisissement très rapide !

- "C'est pas parce qu'on est dans un port qu'il faut balancer du « chavirer » comme on jette un filet de pêche." < j'aime

- "il souffre de les voir se quereller ainsi" < le terme "souffre" me paraît là aussi excessif. Les engueulades sur un tournage doivent être fréquentes, même si le jeune homme débute, je m'étonne de sa réaction peu professionnelle et si intense.

- "craint même pour la suite du film." < je croirais à sa crainte si le texte nous disait que les engueulades se multiplient sur le tournage alors que là, on semble assister à une première, en tout cas, on ne nous le dit pas

- "Gabin, cigarette en l'air, le fixe d'une telle insistance qu'il sent des gouttes de sueur commencer à perler dans son dos" < "il" n'est pas très clair sur la personne qu'il désigne, il pourrait autant s'attribuer à Gabin qui se met en colère qu'à Antoine qui a la trouille

- "Jacques hausse les épaules d'une manière de dire fais ce que tu veux" < on ne mettrait pas des guillemets à "fais ce que tu veux" ?


Je n'étais pas très attirée par le concept de lire une fiction sur un tournage qui a existé. J'ai néanmoins apprécié l'idée d'écrire sur l'origine de la réplique, une idée originale et bien pensée. Mais le fait de se baser sur un film existant gâche le suspens qui aurait pu régner quant à la réaction de l'acteur : va-t-il se mettre en colère contre le jeune ingénieur du son ou va-t-il approuver sa proposition ?

Je regrette les maladresses d'écriture qui sur un texte court et rythmé comme celui-ci cassent un peu la lecture.

Merci pour votre texte.

   Jano   
22/9/2015

   Mona79   
24/9/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ah ! c'était donc vous, Jano, l'auteur de cette nouvelle que j'ai adorée en la lisant incognito quand elle était en espace lecture. C'est vraiment celle que j'ai préférée, il fallait oser et vous l'avez fait !

On ne pouvait pas faire mieux pour le concours, tout y est : l'ambiance, le réalisme, c'est très réussi et je vous dit : bravo sans restrictions.

   Perle-Hingaud   
25/9/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Jano !
Je trouve l’idée amusante et même si cette nouvelle n’a pas le suspens de vos récits habituels, elle est agréable à lire. Pour ma part, j’ai bien aimé. Seule cette phrase : « Y a qu'à la changer c'te phrase, on va pas en faire un fromage non plus ! » ne correspond pas à l’image que j’ai de Michèle Morgan, mais après tout, je me trompe sans doute…
On parle d’un « acte » dans un scenario (de film) ?
Merci !

   corbivan   
25/9/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

D’abord je me suis dit : l’auteur ne s’est pas foulé pour trouver son sujet…ensuite j’avoue que j’ai trouvé ça assez agréable à lire.
Sans plus d’intérêt, mais cela ne tient pas à vous et votre histoire, cela tient à mon rapport au cinéma, souvent distant, donc à priori pas trop intéressé par ce monde (la preuve : mon si pauvre commentaire...).

À vous relire.

C.

   Pascal31   
4/10/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup
L'idée de la nouvelle est originale et sympathique : faire revivre cette scène mythique, ça colle vraiment au thème du concours.
Le récit se lit d'une traite, l'écriture est enlevée, les dialogues crédibles (même si je rejoins quelques autres commentateurs sur le fait que j'imagine peu Michèle Morgan parler comme ça, mais enfin, qui sait, après tout ?).
J'aime bien l'idée que LA réplique culte du film soit le fruit du hasard. Merci pour ce texte savoureux !

   Anonyme   
28/12/2015
 a aimé ce texte 
Bien
Très joli texte. Réaliste on se sent plongé dans l'ambiance d'un tournage. Bravo pour ce récit.


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