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Aventure/Epopée
Jano : Rockriders
 Publié le 09/03/11  -  14 commentaires  -  7297 caractères  -  66 lectures    Autres textes du même auteur

Du cyclisme en terre espagnole.


Rockriders


Laissez-moi vous conter le périple de deux valeureux cyclistes parcourant les terres farouches de l'Espagne. Rien ne leur plaisait autant que ces incursions ibériques où l'immensité des lieux, couplée à une faible densité humaine, leur assurait des parcours remarquables au sein d'une nature préservée.

Ce jour-là, ce fut dans une région du Haut-Aragon qu'ils décidèrent d'assouvir leur passion. Une étude minutieuse de la carte leur avait montré un itinéraire prometteur au terminus duquel se trouvait apparemment un village abandonné. Tout ce qu'il fallait pour ravir ces deux adeptes de Vélo Tout Terrain car précisément, c'était ce genre de pratique qu'ils affectionnaient entre toutes. Ce vélo passe-partout offre de nombreux avantages dont le plus conséquent est d'atteindre des endroits inaccessibles aux engins motorisés, gage de calme et de fusion avec l'environnement.


Partis dans la nuit, nos amis arrivèrent au lever du jour sur les contreforts d'une sierra isolée dominant d'immenses plaines céréalières. Enthousiasmés à la vue du massif nimbé de brouillard qui les attendait, ils s'empressèrent de détacher leurs montures d'acier. Tout en évoquant des considérations techniques, ils se harnachèrent de pied en cap, guerriers multicolores prêts à en découdre avec le relief espagnol.

Le départ donné par le claquement sec des pédales automatiques, ils s'élancèrent dans des gerbes rageuses de gravillons à l'assaut d'une randonnée qui s'annonçait coriace.

À son début, la piste traversait une épaisse forêt de sapins exhalant des odeurs de résine et d'humus. Le murmure d'un ruisseau en contrebas accompagnait le silence des futaies, bientôt percé par les puissantes trilles des pinsons saluant l'apparition du soleil.

Profitant d'un faible dénivelé, nos amis discutèrent de choses et d'autres, remplis d'une bonne humeur que vivifiait la fraîcheur du matin.

Dès que la piste commença à prendre une déclinaison sévère, les paroles se firent plus rares, chacun économisant son souffle pour trouver un bon rythme. Lors de leur dernière confrontation, Marc avait pris le dessus et laissé son ami une bonne cinquantaine de mètres derrière. Julien en avait pris ombrage et s'était juré de prendre sa revanche, éclatante si possible pour laver l'affront. Bons camarades dans la vie mais rudes compétiteurs ne se faisant aucun cadeau sur un vélo ! Aussi Julien colla-t-il la roue arrière de Marc, se promettant une attaque décisive au moment propice.

Mollets saillants, les coups de pédales se firent plus incisifs, les trajectoires plus nerveuses, chacun refusant de céder le moindre pouce de terrain. À la fréquence des passages de chaînes sur les pignons, on comprenait que la lutte avait bel et bien commencé. Haletants, les mains crispées sur le guidon, sautant les ornières comme des cabris, ils avalèrent rapidement les premiers kilomètres. Il n'y eut qu'une intersection pour les forcer à s'arrêter dans le chuintement des freins à disque. Tout en décryptant la carte, ils en profitèrent pour boire et se sustenter en aliments énergétiques. La bonne direction trouvée, ils repartirent de plus belle gonflés à bloc.

Au détour d'un virage, ils croisèrent un véhicule boueux où des visages patibulaires, chasseurs ou bûcherons, les regardèrent avec perplexité. Ce fut l'unique rencontre de la journée.

Marc restait devant, mais un léger coup de fatigue laissait la place à un Julien revanchard qui se mettait alors à appuyer sur les pédales comme un forcené, tant et si bien qu'il s'épuisait rapidement. Du coup, Marc, à l'affût, en profitait pour reprendre aussitôt la tête. Ce chassé-croisé dura jusqu'au sortir de la forêt quand, parvenus aux pelouses d'altitude, ils commencèrent à accuser tous les deux un sérieux coup de pompe. Là, plus de bagarre mais de la résistance, terrible, douloureuse, où les volontés luttaient pour faire avancer des organismes rudement éprouvés. L'enjeu n'étant plus de finir vainqueur mais d'arriver au bout, d'éviter la honte suprême pour un cycliste de poser pied à terre. Le fait est qu'ils avaient grandement sous-estimé la longueur du parcours et qu'ils en étaient maintenant réduits à piocher dans leurs réserves. Tandis que la piste, cruelle, continuait inlassablement de monter vers les sommets.


Le cœur battant à tout rompre, la respiration saccadée, les jambes lourdes, ils continuèrent de progresser sous le regard nonchalant de quelques vaches. Chacun s'observait à la dérobée, espérant de l'autre une défaillance fatale qui leur permettrait d'abréger cette souffrance physique. Mais non, trop orgueilleux pour lâcher prise ! C'est au contraire à grand renfort de jurons qu'ils tentèrent de se motiver, pestant aussi contre ce trajet qui n'en finissait pas. Le paysage était pourtant devenu de toute beauté. L'ombre de la forêt avait cédé la place à un moutonnement de collines à l'herbe rase, constellée de fleurs aux couleurs vives. Ici et là émergeaient des amas de rocs, sentinelles minérales devançant le pic vers lequel se dirigeaient péniblement les deux vététistes.

Enfin, au bout d'une longue ligne droite encadrée de murets aux pierres sèches, ils distinguèrent le village juché sur un promontoire. La perspective de terminer bientôt leur calvaire décupla ce qui leur restait d'énergie et ils jetèrent leurs dernières forces dans le sprint final. Changeant brutalement de braquet, ils s'élancèrent les dents serrées tels des fous furieux. Malgré l'épuisement, Julien se dressa sur ses pédales pour gagner en puissance, au coude à coude avec Marc qui, tête baissée, fonçait sans regarder devant lui. Duel implacable sous le soleil espagnol, salué par le seul crissement des cigales.

C'est finalement Marc qui déboula le premier sur la place du village, écrasant les freins dans un nuage de poussière. Victorieux une fois de plus mais talonné de très près par un Julien à l'agonie.

Affalés sur les guidons, il n'y eut aucun mot échangé durant plusieurs minutes. Marc ôta son casque et, beau joueur, vint claquer la paume de son ami contre la sienne avant une franche accolade. Exténués mais euphoriques, ils se repassèrent les moments forts de l'ascension dans de grands éclats de rire.

Autour d'eux les murs rongés par les lierres se taisaient. Il y avait comme une incongruité dans la présence de ces deux hommes, irruption d'un monde moderne en décalage avec l'ambiance de ces lieux.

Sensibles aux vestiges du passé, nos deux amis ne tardèrent pas à visiter ce village fantôme. Parcourant des ruelles jonchées de gravats où s'engouffrait un vent plaintif, ils finirent par se taire, soudain empreints d'une profonde gravité. C'était toute une histoire révolue qui se lisait à travers les grilles descellées des portails, les intérieurs de maisons rustiques, les toits de granges effondrés sur d'anciennes machines agricoles, la fontaine aujourd'hui tarie qui à l'époque devait être un endroit animé. Ils songèrent à tous ces gens qui vécurent ici, au travail déployé pour subsister sur des terres aussi ingrates, à l'infini courage des hommes pour maîtriser leur environnement.

Leur pérégrination se termina sur les hauteurs du village où l'église, à la façade encore intacte, semblait veiller ce village éteint. Trahi par ses sifflements, un rapace tournoyait lentement au-dessus du clocher.


 
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   costic   
19/2/2011
 a trouvé ce texte 
Bien -
L’ascension est intense, on arrive hors d’haleine, pantelants, jusqu’au sommet avec les deux cyclistes. Les paysages me semblent bien décrits ainsi que la compétition amicale. Je regrette un peu que la fin ne réserve pas une surprise et une émotion supplémentaire (comme je m’y attendais tout au long de l’expédition). J’imaginais px un bazar à touriste, un parking replet de quatre-quatre , une ère de pique-nique replète de touristes ventripotents…anéantissant ainsi tous les efforts des sportifs révoltés, ou bien n'importe quelle autre fin plus étonnante.

   Perle-Hingaud   
24/2/2011
 a trouvé ce texte 
Moyen +
Déjà, arriver à m’intéresser sur une histoire de course à VTT, bel exploit ! Ce texte m’a plu, à ma grande surprise. L’esprit de cette randonnée, la compétition simple, la progression de l’effort sont bien décrits. Je n’ai eu aucun mal à visualiser la course et les paysages traversés. Ce qui est surprenant, c’est finalement l’absence d’intrigue : on s’attend à une chute dramatique, une découverte, que sais-je… ben non. C’est le récit d’une randonnée, normale, et cette banalité là est séduisante, il fallait oser. Tout de même, la description finale du village m’a semblée bancale : trop ou trop peu. Comme une pièce rajoutée au dernier moment, dont l’auteur n’a pas trop su quelle importance lui donner : ça déséquilibre le texte, à mon avis.
Ah, et pas fan du "laissez-moi vous conter... nos deux amis..."
Bonne continuation.

   Anonyme   
5/3/2011
 a trouvé ce texte 
Bien
Ah, j'aime bien ! Ce texte a un côté petite chronique de randonnée que j'apprécie. C'est une écriture qui tient la route et la décrit bien, c'est un périple qui donne à rêver. Vive le vélo !

"Mollets saillants, les coups de pédales se firent plus incisifs, les trajectoires plus nerveuses, chacun refusant de céder le moindre pouce de terrain. A la fréquence des passages de chaînes sur les pignons, on comprenait que la lutte avait bel et bien commencé. Haletants, les mains crispées sur le guidon, sautant les ornières comme des cabris, ils avalèrent rapidement les premiers kilomètres. Il n'y eut qu'une intersection pour les forcer à s'arrêter dans le chuintement des freins à disque. Tout en décryptant la carte, ils en profitèrent pour boire et se sustenter en aliments énergétiques. La bonne direction trouvée, ils repartirent de plus belle gonflés à bloc."

   Bellaeva   
5/3/2011
 a trouvé ce texte 
Bien
Pas spécialement passionnée par les exploits sportifs et compétiteurs des hommes, j'ai pourtant apprécié ce texte. J'ai aimé le rythme de la course, le souffle (ou le manque de souffle), l'effort...Je l'ai même vécu, ce qui est fort en soi...
Texte sans réelle intrigue, et pas de chute particulière qui puisse surprendre...mais la fin, avec l'arrivée dans ce village donne un coup d'arrêt intéressant à la course. Le temps semble arrêté dans ce village ce qui tranche brutalement avec la course folle des cyclistes. J'ai apprécié aussi cette rupture. Et le vol du rapace qui plane renforce cette impression...pour ceux qui connaissent le vol du vautour fauve comme bel éloge de la lenteur...
Bonne continuation à l'auteur

   Pascal31   
9/3/2011
 a trouvé ce texte 
Moyen
Rien à dire sur l'écriture, le récit est agréable à lire. Dommage que cela manque autant de souffle ! Même dans le passage décrivant la poursuite entre Julien et Marc, je n'ai pas ressenti les efforts, la souffrance, l'intensité de la lutte à vélo. Passez-moi l'expression, mais j'avais l'impression qu'ils pédalaient sur du plat...
Un peu déçu par la fin également, l'esprit de compétition n'accouche au final que d'une accolade amicale. Soit.
Une nouvelle qui se lit aisément grâce à la qualité de l'écriture mais qui ne m'a apporté que très peu d'émotion.

   Lunar-K   
9/3/2011
 a trouvé ce texte 
Bien +
Enfin quelqu'un qui parvient à m'intéresser au cyclisme ! Si on résumait aussi bien le tour de France, peut être qu'alors je le suivrai un minimum !
C'est vraiment bien écrit, les paysages et l'intensité de la course particulièrement bien décrits. Tellement qu'on en arriverait presque en sueur et les jambes flageolantes dans ce havre de petit village isolé...
Il y a même un semblant d'intrigue et de suspens.
Un texte pas du tout déplaisant, très descriptif ; j'y étais (mais peut-être pas sur un vélo...) !

   arnotikka   
9/3/2011
 a trouvé ce texte 
Moyen
C'est bien écrit mais c'est trop sage, trop raisonnable, j'ai eu du mal à m'y intéresser.

   DouglasLejeune   
9/3/2011
Ecrit avec soin, surtout que ce n'est pas facile de faire vivre un effort physique sur le papier et ici c'est bien rendu, mais trop precieux par moments et parseme de cliches: je cale sur " pelouses d'altitude","monture d'acier","moutonnement de collines"," sentinelles minérales devançant le pic" (en plus une sentinelle ne peut pas devancer),"massif nimbé de brouillard " (le brouillard toujours nimbe)," cœur battant à tout rompre" et d'autres.
La premiere phrase pourrait facilement etre supprimee, surtout qu'il ne s'agit pas ici d'un "periple".
Sur le fond, j'ai ete decu par la fin, avec une description du village et surtout de l'effet produit sur les cyclistes pleine de bon sentiments (ils font rarement de bons textes) et les cyclistes ne font plus que pense,r alors que jusque-la on les avait vu, avec plaisir, agir. Dommage.

   Charivari   
9/3/2011
 a trouvé ce texte 
Bien
Au niveau descriptions, c'est vraiment très bien ficelé. En plus, vivant en Espagne, je retrouve vraiment ces paysage du haut-Aragon, spectaculaires et désolés.
Par contre je trouve que c'est un peu plat, cette narration (dommage pour une étape de haute montagne) : pas de vraie histoire, pas de vrais personnages, pas de réflexion qui se mettrait peu à peu en place, rien qui permette au texte de s'envoler. Juste... Une randonnée à vélo, bien écrite. Du coup, c'est un peu longuet.

   Anonyme   
9/3/2011
 a trouvé ce texte 
Bien +
Bonjour.
N'étant pas amoureuse de cet étrange cheval mécanique. J'aurais dû dès le premier paragraphe disparaître vers d'autres rivages. Mais, parce qu'il y un mais, je me suis fait attrapée par des "guerriers multicolores" qui m'ont embarqué dans une joute digne d'anciens chevaliers entre fraternité et orgueil. J'ai finalement suivi ce duel avec plaisir. Ton dernier paragraphe est intéressant dans ce sens où il reprend en tableau le combat des hommes sur cette terre aussi terrible que cette escalade en VTT : un beau miroir qui vient poser une certaine idée d'élévation après ce duel en utilisant ce symbole d'oiseau de proie pour terminer ta nouvelle. Merci.

   toc-art   
10/3/2011
Bonjour,

ben non, vraiment non. J'explique pourquoi, à mon sens, ça ne fonctionne pas :

- aucune véritable intrigue, rien de rien.
- le regard extérieur qui ne crée aucune empathie avec les deux personnages. On n'est pas à hauteur de vélo, si je puis dire, mais juste observateur et pas impliqué le moins du monde. cette impression est renforcée par des "nos deux amis" que je trouve terriblement maladroit, on se croirait dans une chronique d'un journal local, vraiment non quoi.
- un manque de variation dans l'intensité de l'effort, ou plutôt, un rendu très moyen de cette variation.
- une conclusion, un peu ridicule tant elle est bâclée (à mon sens) et plaquée là sans aucune préparation, sur la mémoire d'un village oublié, comme si l'auteur avait tenté in extrémis de donner un peu de profondeur et de vraie humanité à son texte.

une erreur ici :"Chacun s'observait à la dérobée, espérant de l'autre une défaillance fatale qui leur permettrait d'abréger cette souffrance physique. " le leur est fautif, le sujet étant "chacun", il faudrait écrire "qui lui permettrait..."

une autre, dont je suis moins sûr, mais qui me gêne ici : "Ils songèrent à tous ces gens qui vécurent ici, au travail déployé pour subsister sur des terres aussi ingrates," l'emploi du deuxième passé simple place sur un même temps chronologique les vttistes et les anciens villageois, ce qui me paraît gênant. Un plus que parfait"qui avaient vécu ici" me semblerait plus adapté. Même si on ne peut pas parler de faute proprement dite.

Vraiment, pas emballé du tout par ce texte. Mais le style n'est pas désagréable et pourrait sans nul doute être mieux exploité.
Bonne continuation.

   Anonyme   
27/5/2011
J'ai relevé:
(ligne1) "Rien ne leur plaisait" ===> leurs plaisaient ( c'est un peu des 2 cyclistes que l'on parle)
(ligne 2) "leur assurait des parcours remarquables" ====> leurs assuraient ( c'est un peu l'immensité des lieux et le peu de population)
(ligne 3) "d'assouvir leur passion" ===> leurs passions

Et j'en ai trouvé d'autres, donc si c'est possible, corrige. Car rien que le début je suis bloqué sur ça.
Mais bon j'ai essayé de passer outre ces fautes pour avoir l'esprit neutre. Cependant le rythme est court, voir très court. La descente m'a donné l'impression de rapidité. Cependant c'est tout, la difficulté de la monté, la fatigue des cyclistes. J'en ai point ressentit l'effet, ni même une quelconque pitié. Puis le village, c'est une bonne idée, mais malheureusement il y a déjà coupure avant. Le lieux n'intéresse plus à cause de cette course de l’orgueil. Limite pour ma part je l'aurais mis pendant ce duel pour faire des coupures et relancer le lecteur dans cette bataille.
Pour ma part, il y a des idées, il y a par moment du bon, je penses que reprendre ce texte et essayer de le retoucher, de l'améliorer le rendrait meilleur.

   coquillette   
13/7/2011
 a trouvé ce texte 
Moyen
L'écriture est impeccable, les descriptions aussi.
Le problème c'est que le texte est essentiellement descriptif, ce qui ne me permet pas vraiment d'entrer dans la tête des cyclistes.
Pas de dialogues, même brefs, ce n'est pas que ce soit embêtant, le texte étant court, mais cela aurait glissé du punch et de l'énergie là où il n'y en a pas.
Quand je fais du sport, j'aime retrouver chez mes "adversaires" cet esprit compétitif.
Ici, il est dit mais pas "inspiré". Je me fiche de qui va remporter la course et c'est un peu dommage parce que ça m'empêche d'y participer. D'être avec l'un ou l'autre.
Peut-être que le texte est trop court ? Peut-être aussi qu'il manque quelque chose qui me relie à ces personnages.
Ici, j'ai un film, une histoire, mais muets.
Bonne continuation.

   MonsieurF   
11/2/2012
 a trouvé ce texte 
Très faible
Je me suis vraiment ennuyé à la lecture de ce texte. D'abord parce qu'il ne se passe strictement rien, ensuite parce que le style est très scolaire.

L'histoire n'existe pas, il n'y en a pas, deux amis font une "course" de VTT dans la montagne espagnole; ils auraient aussi bien pu la faire en Auvergne, dans les Abbruzes ou en Croatie, de toute façon le paysage est tellement réduit à peu de choses que le lieu n'a strictement aucune importance. Ils se "chamaillent" comme deux enfants une victoire, et ensuite ? Il n'y a ni vrai vainqueur ni vrai vaincu, rien, pas un accident tragique ou un événement très drôle.

Je me suis ennuyé à mourir.

Le style est très banal, je le trouve même presque scolaire, avec des tournures vues mille fois : "des parcours remarquables" "nature préservée. " "ils se harnachèrent de pied en cap, " etc. Ca continue ainsi tout au long du texte et ça ne renforce qu'un peu plus la lassitude.


Navré mais ce n'est pas bon, il faut que vous osiez vraiment, que vous vous détachiez de tout ça.


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