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Sentimental/Romanesque
Jano : Variation sur l'amour [concours]
 Publié le 10/09/16  -  20 commentaires  -  14448 caractères  -  176 lectures    Autres textes du même auteur

Ne jamais dire : fontaine, je ne boirai pas de ton eau.


Variation sur l'amour [concours]


Ce texte est une participation au concours n°21 : Et en 13 secondes, tout bascula...

(informations sur ce concours).




Face à lui, les visages mi-graves, mi-amusés, de ses deux amis. Le nez plongé dans son verre de bière, il commençait déjà à regretter d'en avoir trop dit. Sûr qu'au fond d'eux-mêmes ces abrutis devaient se fendre la poire, incapables d'imaginer la tragédie qu'il vivait.


– Douze secondes ? C'est vachement précis, lâcha l'un.

– Oui, j'ai chronométré. Pas une de plus.

– T'as chronométré ? articula l'autre, peinant à réprimer un fou rire qui montait.


Julien prit une grande inspiration.


– Bien obligé, fallait que je sache. Suffit de regarder discrètement sa montre.

– Mais enfin c'est dingue ! T'as pas essayé des techniques de… j'sais pas moi, de relaxation, de self-control.

– J'ai tout essayé. Que dalle. Dès que je rentre dans une fille, ça part au bout de douze secondes. À chaque fois.

– Et la tête à Merkel ? T'as jamais imaginé que tu couchais avec Angela Merkel ? Crois-moi, ça doit faire débander !


Ça y est, ça virait à la déconnade. Évidemment. Les voilà pliés sur leurs chaises, leur compassion de circonstance envolée. Éjaculateur précoce, ah ouais, très marrant ! Quelque part ça devait les rassurer dans leur virilité de voir que certains ne tenaient pas la route au plumard. Il n'allait pas leur confier maintenant qu'il avait cherché les stratagèmes les plus absurdes, les plus ridicules pour se contenir ; se pincer la peau ou réciter dans sa tête les tables de multiplication à l'envers. Pour penser à autre chose, dévier l'onde de plaisir vers des centres désagréables, annihiler ce putain d'élan incontrôlable. Ça n'avait jamais marché, jamais. Quoi qu'il tente, son cerveau était systématiquement submergé en douze secondes et ouvrait grand les vannes.


– Vous foutez pas de ma gueule, je le vis très mal.


Jean-Marc, vieux copain d'enfance, se reprit et s'essuya les yeux.


– Non, c'est vrai, t'as raison, c'est pas cool. Et tes partenaires, elles en disent quoi ?

– Bah, tu connais les nanas. Elles te disent que c'est pas grave mais au bout d'un moment tu les revois plus.

– Alors là, ça m'étonne pas, renchérit Paul qui avait retrouvé son calme. Elles font que nous bassiner en répétant que les mecs ne pensent qu'au sexe, mais quand elles prennent pas leur pied elles finissent par se tirer ! Elles sont comme nous tiens, l'amour platonique mon cul !


Pensif, Jean-Marc observait Julien.


– T'as essayé de te faire aider ? D'aller voir un spécialiste ?

– Quel genre de spécialiste ?

– Un sexologue, ça existe, ils doivent connaître ce genre de problème.

– Pff, je me vois mal parler de ça à un inconnu. Et si c'est pour qu'il me file des cachetons, pas question.

– Faudrait savoir ce que tu veux mon pote !


Chacun se tut, à court d'arguments ou s'en voulant d'avoir trop parlé. Le brouhaha du bar meublait le blanc qui s'était installé. C'est Paul, avec sa délicatesse habituelle, qui relança la discussion sur un registre pour le moins surprenant.


– Et les pédés, t'as tenté avec les pédés ?


Julien le regarda avec des yeux ronds, stupéfait, puis passé la surprise s'emporta. Encore une plaisanterie de mauvais goût.


– T'es vraiment un gros con, toi.

– Non, attends, j'suis sérieux. T'as un problème avec les femmes, mais p't'être qu'avec les mecs ce serait différent.

– Parce que j'ai une tête de pédé ? Parce que tu crois qu'on peut changer de bord comme ça ?!


La colère l'envahit comme une lame de fond. Les joues enflammées, il se redressa, les deux poings sur la table.


– Si t'as d'autres conneries à me proposer tu ferais mieux de fermer ta gueule ! J'me barre, vous me faites chier !


Confus, Paul s'efforça maladroitement de le retenir.


– Non, mais Julien, excuse-moi, j'voulais pas te vexer, c'était pour…


Ses mots butèrent contre la porte du bar qui venait sèchement de se refermer. Il se rassit, croisant les yeux réprobateurs de Jean-Marc.


* * *


Le ciel était chargé de nuages sombres prêts à larguer une averse. La même atmosphère dans la tête de Julien, déprimé, au bord des larmes. Il marchait tel un automate vers sa voiture, le visage d'Amandine accroché à sa mémoire. Amandine, pour qui il aurait tout donné, amoureux dingue. Elle aussi éprouvait des sentiments, ça se voyait. La période de séduction avait été un pur bonheur, chacun découvrant l'autre, à chaque rendez-vous davantage attiré. Les interminables discussions au téléphone, l'attente fébrile avant de se revoir, les repas au restaurant où ils déballaient leurs vies, complices, fous rires. Le cinéma, main dans la main, enfin le premier baiser dans la salle obscure. Elle sentait bon. Et puis… et puis le moment fatidique, consécration de l'amour entre deux êtres, l'aboutissement. Ce qui devait s'inscrire dans une apothéose tourna vite au fiasco, l'intimité chaude d'Amandine remplie en à peine douze secondes. Julien, immobile sur elle, honteux, n'osant plus faire un geste. Juste ces quelques mots, misérables :


– J'suis… j'suis désolé.


Sans le regarder, d'une voix qui se voulait consolatrice mais trahissait la déception, pire, la frustration :


– Ne t'inquiète pas, c'était la première fois. On recommencera.


Elle lui laissa une autre chance, une deuxième, qui se révéla la dernière. Onze secondes. Ensuite son téléphone devint muet, sa porte ne s'ouvrit plus. Fini, c'était fini.

Julien s'arrêta sur le trottoir, se mit à jurer à pleins poumons en direction du ciel :


– Merde ! Merde ! Merde !


Pour toute réponse, des gouttes commencèrent à s'écraser sur son front. Pourrait-il un jour bâtir un foyer s'il était incapable de combler ses partenaires ? De rage il aurait voulu se jeter contre les murs, éclater ce putain de cerveau qui refusait de lui obéir dans les moments cruciaux. Trop sensible, trop émotif avec les femmes. Se trancher les couilles ! Voilà ! Puisqu'elles ne lui apportaient que désillusion, autant s'en débarrasser ! Au moins retrouverait-il la paix, libéré des passions charnelles.

Soudain la pluie se mit à tomber dru, forçant Julien à courir jusqu'à sa voiture. Trempé, il s'affala sur le siège, le front appuyé contre le volant.

« Et les pédés, t'as tenté avec les pédés ? » La phrase de Paul, pernicieuse, vilaine graine qui germait en cachette, lui traversa l'esprit. Proposition débile et pourtant… à y réfléchir. Avec les femmes il avait tout essayé pour retarder l'éjaculation, peine perdue. Se pourrait-il que l'union avec un homme lui apporte ce contrôle tant désiré ? Non, non, ce n'était pas possible ! Il n'était pas gay, pas du tout ! L'idée même le révulsait. Embrasser un homme ? Caresser un corps poilu ? Et le reste ? Pouah, dégueulasse ! Ou bien… ou bien alors contourner le problème.

Il lui était arrivé, quand il sortait tard de réunions et passait par des quartiers mal famés, d'apercevoir à un endroit précis des transsexuels ou des travestis – pour lui c'était pareil – qui faisaient les cent pas. Au début il pensait à des prostituées banales, mais l'un d'eux vint l'accoster au feu et il comprit. « Dégage ! » avait-il répondu méchamment. Abominations grotesques, vulgaires, qui trichaient avec les lois naturelles. Soit on naissait homme, soit on naissait femme, le reste n'était que maladies mentales liées aux perversions sexuelles. Sauf qu'un soir, son aversion se trouva remise en question.

Il – ou elle, difficile à dire – se tenait assis sur un banc, près de la chaussée. La voiture stoppée par un camion-poubelle, Julien put l'observer à loisir, fasciné. La proximité de ses compères ne laissait planer aucun doute, c'était bel et bien un transsexuel, d'une beauté troublante. Pas un ersatz de féminité, supercherie malhabile, mais une création sublime aux formes indéfinissables. Sorte de troisième genre qui rassemblait dans un mélange improbable le meilleur des deux sexes. Délicatesse et fermeté des traits, grâce étrange d'une physionomie suscitant fatalement l'admiration. Le camion redémarra dans un nuage de gasoil, brouillant cette vision d'ange déchu.


* * *


Minuit trente ; Julien marchait lentement le long de l'allée sombre qui traversait le bois. Après maintes hésitations, il s'était décidé à faire une incursion dans ce lieu réputé pour sa luxure. Pour voir se promettait-il, toujours indécis. Renseigné, il savait qu'il trouverait parmi les professionnelles des transsexuels avec leurs véhicules ; fourgons ou camping-cars miteux. On lui avait aussi appris que les loupiottes placées derrière les pare-brise signifiaient l'occupation : éteintes il y avait un client, allumées c'était libre.

Plongé dans des abîmes de doute, il multiplia les allers et retours, croisant comme lui des ombres en proie à leurs obsessions. Quelques voitures roulaient au pas, s'arrêtaient pour échanger des paroles avec des groupes de mini-jupes, puis embarquaient ou non l'une d'entre elles.

Bon, maintenant qu'il était là, fallait y aller. Courage mon vieux ! Le cœur battant, il se dirigea vers un camping-car isolé dont la lumière attirait comme un phare les naufragés de l'amour. Il hésita encore, la main levée, frappa. Pourvu qu'il ne soit pas trop moche, pria-t-il en son for intérieur. Si on devinait trop l'homme derrière les artifices, sûr, il se barrait sur-le-champ ! Le personnage avenant qui l'accueillit le rassura. Étranger, sans doute brésilien à l'écoute de l'accent, siliconé aux endroits stratégiques avec réussite. Ma foi, plutôt agréable à regarder.


– Bonsoir mo chéri, qué tou veux ?

– Comment ça c'que je veux ? Ben… heu…

– L'amor o la pipe ?

– Ha ! C'est pour l'amour.

– Trinta euros.


Julien ouvrit avec fébrilité son portefeuille, fila les billets et grimpa dans le véhicule. Odeur d'encens, lampes tamisées, fond musical style bossa nova ou samba. Le regard de Julien se braqua sur le lit et ses coussins en désordre. Brutalement devant la réalité, l'imminence de l'acte, une montée d'angoisse le gagna. Blême. Putain, qu'est-ce que je fous là ? Vite, faire volte-face, fuir cette folie, mais son hôte lui posa les deux mains sur les épaules. Ses yeux de biche rattrapèrent les siens paniqués.


– Alors querido, qué t'attends pour enlever la vêtement ?

– Oui… les vêtements… oui, j'vais le faire.


Dans un état second, Julien commença à se dévêtir, observant du coin de l'œil le transsexuel qui faisait de même. L'appendice pendouillant qui apparut renforça toute l'incongruité de la situation. Écarlate, il resta en apnée quand fut déroulé le préservatif de rigueur.


– Je place moi comment ?

– Pardon ?

– Je fais homme o la femme ?

– La femme, la femme.


Le Brésilien s'installa alors sur le lit, à quatre pattes, tendant superbement son postérieur à Julien médusé. Celui-ci tenta de se convaincre qu'il entreprenait une thérapie, rien de plus, une thérapie ! Par réflexe il jeta un coup d'œil à sa montre. Les secondes s'égrenaient, imperturbables.


Une seconde, deux secondes, trois secondes… le terrain dans lequel il s'engagea était plus étroit que de coutume, augmentant les stimuli. Aïe, il n'allait pas faire long feu !


Quatre secondes, cinq secondes, six secondes… stressé, mal à l'aise, Julien adopta un rythme prudent.


Sept secondes, huit secondes, neuf secondes… trop prudent pour son partenaire qui amorça des ondulations redoutables de la croupe, son intérêt étant de faire jouir rapidement le client. D'autres attendaient dehors !


Dix secondes, onze secondes, douze secondes… la garce ! serra les dents Julien. Ces mouvements traîtres lui faisaient perdre toute contenance. Foutu, c'était foutu.


ET EN TREIZE SECONDES, TOUT BASCULA !


– Ça vient pas ! Ça vient pas ! beugla Julien, incrédule.

– Ah ? Tou veux je change la position ?

– Non ! Non ! Au contraire, c'est super, c'est génial !


Le Brésilien haussa les épaules, habitué aux excentricités des clients. Julien accéléra alors la cadence, pour être certain, pour tester ses retranchements. Incroyable, la semence ne montait toujours pas, restait bien sagement cantonnée dans ses deux réservoirs brinquebalés en tous sens !


Vingt et une secondes, vingt-deux secondes, vingt-trois secondes…


Ô joie ! Ô bonheur ! Ô félicité !


Deux minutes, trois minutes, quatre minutes…


Agrippé aux hanches révélatrices, sourire béat, il pilonna sans discontinuer comme les salves d'obus s'abattirent sur le champ de bataille de Verdun. En vérité, ce fut le plus beau jour de sa vie !


* * *


Dans un lotissement tranquille, on peut voir une maison charmante, si fleurie qu'elle en embaume les alentours. C'est Alexandra – sur l'état-civil Alexandre – qui en est à l'origine. Les roses sont sa passion, il adore en planter dans tous les coins. Julien laisse faire, ça l'amuse de voir son compagnon jardiner avec sa petite pelle, ses bottines et son tablier.

Ils se sont rencontrés sur Internet, un site spécialisé. Au premier rendez-vous ça a été le coup de foudre. Julien est resté pantois devant le charme d'Alexandra, subjugué par la féminité qui exhalait de tous les pores de sa peau. À croire que la nature s'embrouille parfois les pinceaux ! Seul un léger traitement hormonal avait fait se renforcer la poitrine, rendant l'illusion parfaite. Maquillée, coiffée, voilà une femme ravissante qui accrochait le regard des mâles dans la rue.

De son côté, Alexandra succomba pareillement, d'abord surpris par ce garçon s'affirmant non homosexuel, puis ému par son histoire. Las des coucheries sans lendemain, à la recherche d'une liaison sérieuse, il vit dans Julien la stabilité tant recherchée.

Un an maintenant qu'ils sont ensemble, filant l'amour parfait. Les mœurs et la législation ayant eu la bonne idée d'évoluer, le couple s'est marié et a bon espoir d'adopter un enfant, cerise sur le gâteau. Au début franchement sur la réserve, Paul et Jean-Marc ont finalement abdiqué devant la gentillesse d'Alexandra, oubliant parfois que sous les atours ravissants c'est bel et bien un mec qu'ils ont en face d'eux.

En fin de semaine, comme avant dans l'appartement de Julien, ils viennent regarder les matchs du PSG à la maison. Pendant que les bières s'amoncellent sur la table basse au milieu des jurons et autres commentaires virils, Alexandra feuillette tranquillement des magazines de mode.


 
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   socque   
18/8/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Hum. Je crois que ça se saurait, si les choses étaient aussi simples... Une question : Julien arrive-t-il seulement à éjaculer, maintenant ?

Il me semble que ce qui me gêne, dans cette histoire, c'est son côté binaire : avec une femme douze secondes ou moins, avec un homme davantage. Aucun problème pour bander ni pour maintenir la bandaison, dans un cas comme dans l'autre. Je me dis que, dans un domaine aussi intime, les choses ne fonctionnent pas en tout ou rien, de manière aussi inévitable. J'ai donc beaucoup de mal à admettre les fondements du récit, du coup je renâcle tout du long et au final ça ne fonctionne pas bien pour moi.

Par ailleurs, le mouvement du texte aussi me paraît trop inévitable : exposition du problème, suggestion de solution, essai, ça marche, conclusion heureuse, et voilà. Pour la même raison, au vu du sujet, pour moi manque de l'incertitude, des affres, des péripéties, que sais-je.

Les quelques clichés sur le travelo forcément brésilien et Alexandra forcément intéressé(e) par la mode et non le foot n'arrangent pas les choses à mes yeux. En résumé, je dirai que pour moi le récit pâtit d'un manque de subtilité, de nuance.

   JulieM   
22/8/2016
 a aimé ce texte 
Pas
L'histoire est plutôt bien écrite, bien agencée. Mais il y manque un je-ne-sais-quoi pour en faire une excellente.
Le personnage principal manque totalement de profondeur ce qui fait de lui un obsédé de la réussite sexuelle. Qui est-il finalement ? Que désire-t-il vraiment dans sa vie, ceci est très maigrement abordé, ce qui donne au tout une sentiment de très grande pauvreté.
Le thème de la différence est vaguement traité mais, finalement se résume à très peu de chose.

   Bidis   
12/9/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
C’est bien écrit, rien à redire à cet égard. Un style alerte, agréable à lire. Pour le fond, heu… Je ne peux pas dire que j’apprécie vraiment. Enfin, du moment que c’est dans la charte… Et puis, j’admets que c’est bien trouvé.

   Anonyme   
22/8/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonsoir,

Quelle drôle d'histoire... Je veux dire, quelle curieuse façon de trouver un remède à une éjaculation précoce... Pourtant la solution paraît vraisemblable, alors quoi ?!?

Pas trop emballé par cette nouvelle, en définitive, même si je reconnais l'originalité de l'oeuvre.

Bien à vous,

Wall-E

   plumette   
25/8/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
sujet scabreux dont le narrateur se sort plutôt bien grâce à une écriture qui tout en étant précise et sans détours n'est jamais outrancière ou vulgaire.

l'idée était tentante avec ces 13 secondes imposées par le concours mais je trouve que passée l'introduction dialoguée l'histoire est un peu trop attendue.

Et finalement, j'aurais aimé en apprendre un peu plus sur les raisons de ce trouble qui affecte la vie intime de Julien et je ne suis pas convaincue par la manière dont il arrive à résoudre son problème!

Sur la forme, je nai rien à redire, c'est enlevé et efficace. Mon appréciation est typiquement liée à ma subjectivité!

   MissNeko   
10/9/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
J'ai adoré! C est super drôle, un tantinet coquin et superbement bien écrit. Le thème du concours est bien présent. L histoire est vraiment originale.
Bref j ai aimé le fond et la forme
Merci pour ce partage

Édit : je me fais l avocat du diable et j assume. Je ne connais pas l auteur de ce texte ( je préfère préciser ) et je trouve très durs les commentaires que je viens de lire. Sans faire du sexe une performance, faut arrêter l hypocrisie. Une entente sexuelle dans le couple c est important ! Il ne faut pas que ça mais ça participe à l'équilibre conjugal. Ici j y ai vu un homme mal dans Sa
Peau à cause de son problème. Il a trouvé ce qui lui manquait dans cette originalité d identité sexuelle chez le partenaire. Il s est trouvé. ai peut être des mauvais goûts mais vraiment j ai trouvé ce texte original !

   Alphekka   
10/9/2016
 a aimé ce texte 
Pas
A ma première lecture, je me suis bien amusée. J'ai trouvé le texte léger et l'écriture fluide.

Mais une fois que je l'ai relue, j'ai ri jaune. Alors comme ça, le seul moyen de trouver l'amour c'est d'avoir des performances sexuelles acceptables ? C'est un peu triste quand même...

Julien n'a pas d'autre caractéristique en dehors du fait qu'il est un éjaculateur précoce et c'est un peu dommage...

   Charivari   
11/9/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Et en 13 secondes tout bascula ! Évidemment, vu comme ça... Le thème du concours s'ajuste parfaitement avec cette histoire.

Autant l'avouer, j'ai trouvé l'idée très bonne. L'écriture fonctionne, dans un registre humoristique, mais il y a malgré tout quelque chose qui m'ennuie un peu... Je vais tâcher de l'exprimer...

D'abord, il y a les clichés. La transexuelle, par exemple est forcément brésilienne, les copains voient les matchs du PSG, tandis qu'Alexandra lit des revues de mode... Le texte, qui est là pour en principe détruire le cliché sur les sexes et les préjugés, au bout du compte, finit par les renforcer. J'aurais préféré quelque chose de plus original dans le traitement de la transexualité et de l'intersexualité, un texte qui se serait plus moqué de l'homophobie....

Ensuite il y a un certain ton outrancier, qui je pense, va de paire avec le cliché, et qui aurait pu être plus léger...

Mais je trouve l'idée très sympa, le style maîtrisé...

   in-flight   
10/9/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Un texte troublant car placé en sentimental/romanesque; en fait je serai sorti de ma lecture un peu plus "soulagé" s'il avait été classé en humour.

Au final, je vois dans ce récit une dénonciation de l'obsession des performances sexuelles, dans un monde où tout n'est qu'évaluation de la performance. Le libéralisme a pris ses quartiers sous la couette, c'est un fait. Tout de même, dans la réalité je crois que les sentiments l'emportent et le portrait d'Amandine m’apparaît un peu exagéré, mais il permet de servir votre propos.

Bref, il y a quelques bons moments d'humour mais la chute, qui se veut désopilante, me semble un peu forcée.

"Julien le regarda avec des yeux ronds, stupéfait, puis passé la surprise s'emporta." --> je ne comprends pas bien la phrase et le rôle du mot "passé".

   MonsieurF   
10/9/2016
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
La vie des beaufs...c'est ce que je ressens à la lecture de ce texte: l'amour c'est le sexe, les femmes restent pas parce qu'on est mauvais amant, et pourquoi on coucherait pas avec un mec pour sauver la situation (c'est vrai ça, les psy et autres sexologues c'est pour faire joli)...

J'ai détesté ce texte et tout ce qu'il véhicule, c'est vulgaire sans être grossier, c'est plat et le thème du concours est juste un prétexte.

reste une écriture simple mais correcte, quelques jolies apartés.

Tout ceci reste, bien entendu, mon avis et n'engage que moi.

   Pepito   
4/11/2016
Mais que c'est mauvais... !
Si au moins c'était drôle... ou bien écrit...
Mais rien de tout ça. Même en en sautant la moitié... c'était toujours trop long... oups !

"Accroché aux hanches révélatrices..." et révélatrices de quoi, svp ?
"Il pilonnait sans discontinuer" même San Antonio ne l'oserait pas celle-là...

Haaaa les travestis brésiliens... Comme dirait Pepita : Si il y en a tant au bois de Boulogne c'est que les français sont de bons clients... Il fallait bien que je la (re)(re)fasse encore celle là... ;=(

Ce genre de texte ne mérite pas un commentaire, mais comme dirait votre héro : J'ai pas pu me retenir !

En espérant que vous ne soyez pas un pote... j'en serais attristé.

Pepito

Edit : l’anonymat est maintenant levé et comme je m'y attendais vous n’êtes pas un pote, me voilà rassuré.

   bolderire   
11/9/2016
Curieusement ça m'a amusé, à prendre au second degré...puis
le coup de Verdun; pliééééééé...

   ladymuse   
11/9/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Dans un premier temps, j'ai trouvé ça amusant. Je dois dire que c'est la première nouvelle que je lis... La deuxième lecture , en diagonale m'a paru un peu faible. mais ceci est affaire de d'appréciation.
En revanche à mon avis cette nouvelle pêche par son style, sauf si le narrateur s'en fout complètement :)
Pour moi toute tentative d'écriture doit tendre à l'universel, ce qui ne laisse pas de place aux blagues même quand elles sont sans prétention.

Cordt

   placebo   
11/9/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
J'ai commencé par les commentaires pour ce texte, j'essaierai d'éviter à l'avenir mais j'ai été surpris par certains.

Après la lecture, je suis tout à fait d'accord avec celui de socque : problème de linéarité, absence d'autres soucis sexuels qui enlève de la crédibilité, fin qui enfonce les clichés au lieu de jouer avec.

Il y avait beaucoup de pistes possibles pour l'auteur, afin d'aider son protagoniste à résoudre son souci. Choix malheureux qui n'a pas convaincu grand monde j'ai l'impression, ça arrive.

Bonne continuation !
placebo

   mattirock   
12/9/2016
 a aimé ce texte 
Bien
C'est grotesque et pas très correct, ça m'a plu.

Je trouve que c'est un peu maladroit peut-être sur le traitement du fond (c'est juste mon avis personnel sur les choses de la vie -homosexualité, vie de couple/sexe, etc...) mais je trouve que l'écriture est chouette et l'histoire bouscule les esprits trop mous.

Juste la fin, avec le transsexuel qui feuillette les magazines de mode pendant que les gars matent le PSG, ça m'a ennuyé, de me dire que de tels clichés subsistent dans une histoire qui se veut un peu libérée sur le thème du genre.

Mais ce n'est que mon avis j'aurais jamais la prétention de vous dire si votre histoire est bien ou pas. Moi j'ai bien aimé.

Dieu que je déteste devoir commenter les écrits des autres.

   Annick   
12/9/2016
Il y a une contradiction dans ce texte, il me semble : Le héros va voir un transsexuel pour être moins émotif, moins attiré, pas amoureux et gagner en performance sexuelle. Et à la fin de l'histoire, on le voit en couple avec un transsexuel.
Apparemment, il a réglé son problème tout en étant de nouveau amoureux ? Il y a une ellipse ou bien je ne comprends rien à ces choses là.

   Donaldo75   
18/9/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,

Le thème est respecté, à mon avis, même s'il n'est qu'un prétexte à une histoire plus universelle.

Ceci dit, le traitement est vraiment inégal:
* Le début est un peu bourrin; à la limite, c'est un documentaire sur les discussions de gros lourds au sujet du sexe et des femmes. Pourquoi pas ?
* Ensuite, le passage avec Amandine est plutôt vite expédié; à mon avis, il n'apporte rien à l'histoire puisqu'on connaissait déjà le problème. Ou alors, il aurait du être développé pour devenir un déclencheur.
* Après, on arrive dans le vif du sujet, du moins narratif, avec le lien entre Julien et le monde des transsexuels. C'était là que l'histoire pouvait décoller. Malheureusement, la narration reste plate, sans rythme ni pics, juste descriptive. Je fais grâce de mon avis sur le fond.
* Enfin, pour terminer, quand Julien est en couple avec Alexandra, ça sent la fin baclée juste pour balancer une dernière vanne, un truc un peu démagogique et surtout bardé de clichés.

Mon sentiment suite à cette lecture, n'est pas négatif, malgré pas mal de ratés à mon goût. Je n'ai pas aimé signifie que ce texte n'est jamais arrivé à m'émouvoir, m'énerver, me sentir concerné ou je ne sais quoi qui rend le lecteur un peu moins passif. J'ai lu, j'ai commenté et je suis allé voir un autre texte.

C'est dommage, parce que pour les nouvelles, le thème de ce concours est plutôt l'occasion de lâcher les chevaux.

Une autre fois,

Donald

   Ananas   
26/9/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonsoir,

Que voilà une excellente idée, malheureusement insuffisamment et d'après moi maladroitement exécutée.

Le sujet est d'actualité, le traitement (ou en tout cas la narration) est terriblement réac'.

Tous les clichés du genre y sont passés : des potes pleins de préjugés au mec qui est forcément homo mais ne s'assume pas, en passant par les filles forcément insatisfaites et l’hermaphrodite/travelo/travesti brésilien... ouep... bon ...

Le style n'est pas de mon goût... bien que je goûte généralement l'humour graveleux, là j'ai hésité entre interrogation et demi-fou-rire.

Il y avait un réel potentiel pourtant, l'idée est bonne !

Mais le trop plein de banalités est comme une vague de tue-la-nouvelle inondant tout sur son passage.

Dommage donc, et bonne chance pour le concours !

   Anonyme   
19/10/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Fantastique! Je pense que la construction (audacieuse), la langue (innovante), le style (personnel), le sujet (peu conventionnel), tout dans ce texte seduit et vous saisit pour ne plus vous lacher. Je peux bien sur imaginer certains esprits etroits et aigris qui vont trouver a redire sur ceci ou cela, mais on sent au dela du texte une plume magnanime et humaniste. On en redemande!

   mimosa   
19/10/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Bonsoir Jano,
Et bien je trouve tout simplement l'histoire totalement invraisemblable:
Déjà, taper sur la femme, c'est trop facile: Si Amandine est vraiment amoureuse, ce n'est pas après la deuxième fois qu'elle se barre, et au moins, elle explique, elle échange... voilà une rupture expédiée.
Ensuite, je ne crois pas possible que l'on devienne homosexuel à la demande, en quelque sorte, il aurait eu des périodes de doutes, d'interrogations, là, quedale!
Le héros préfère virer gay plutôt qu'aller voir un sexologue?? peu crédible aussi.
Et puis, cette façon, sitôt que l'on parle des sexe, de se sentir obligé de sombrer dans le vocabulaire grossier: c'est le narrateur qui raconte, il faut donc supposer qu'il a d'autres mots à sa disposition...


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