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Sentimental/Romanesque
Keanu : Mimoza
 Publié le 17/11/21  -  14 commentaires  -  5401 caractères  -  127 lectures    Autres textes du même auteur

Mimoza.


Mimoza


Tu vis parfois près de la gare Perrache dans un monde souterrain et bétonné, parfois près du jardin des Chartreux dans un monde en altitude et arborescent, d'autres fois dans un vieil hôtel de Villeurbanne lorsque la trêve hivernale le permet.


Je crois que tu aimes venir à l'école. Il fait plus chaud que dans la tente et, si c'est possible, on te fait prendre une douche et manger des croissants avant de commencer les cours. Ensuite tu essaies de calculer avec Mathieu, de lire avec Nolwenn (je vois un petit halo de concentration t'entourer).


Toutes les filles de la classe touchent tes cheveux, te prennent la main, te chuchotent à l'oreille, et dans ces moments tu souris de manière un peu douloureuse. Je crois que tu reconnais l'enfance des autres élèves, la féminité complice des autres filles, mais tu ne peux pas baisser ta garde, dévier ton énergie, adoucir ton écorce. Je sens chez toi une détermination qui me rassure et me terrifie. J'essaie à mon échelle confortable de m'en inspirer.


Il me semble que l'école est un lieu de repos pour toi mais surtout une étape de ton voyage à travers laquelle tu penses accomplir une mission très sérieuse. Tes progrès en français sont remarquables et tes parents, eux, n'en parlent pas un mot. Quand je les reçois c'est toi qui nous permets de nous comprendre, qui fais l'intermédiaire, et souvent c'est pareil dans la rue, à la boulangerie, à la sécurité sociale, tu prends place au milieu avec ta petite taille.


Tu as dix ans, les joues rondes et la peau hâlée. Tes pupilles fusain deviennent parfois vitreuses à cause de la fatigue et des maladies, mais ton regard n'est jamais rude. Tu esquisses un refus quand je te propose un matelas pour t'allonger mais la nausée qui ronge ton ventre t'oblige à accepter.


Chaque après-midi je vais chercher une horloge et t'amène hors de la classe. On s'assoit par terre dans le couloir et je t'apprends à lire l'heure. En vérité cet exercice scolaire n'est qu'un prétexte à notre échange humain. En même temps que tes doigts tournent les aiguilles, ton accent timide de Rom albanaise dépeint ton univers et j'en imagine les couleurs.

Papa se lève à six heures et on ne sait pas trop ce qu'il va faire, seul dans la ville éteinte (parfois il ne revient pas avant plusieurs jours). Maman se lève plus tard, vers sept heures, le vent est toujours un peu froid, même pour elle et son gros ventre (tu fronces les sourcils en bombant le tien). Tu m'évoques l'alcool et les bagarres, les danses autour du feu, les policiers méchants.

Lorsque je t'explique que pour certains croyants il existe plusieurs dieux, tu rigoles et me dis « mais non mais non » avec l'air de m'apprendre quelque chose.

Tu n'aimes pas l'ami de papa avec sa bouteille et son couteau. Ton petit frère risque de mourir à cause d'une maladie respiratoire. À l'école la plupart des copines ne vivent pas dans la rue et tu n'aimes pas en parler ; sur ton visage je lis des émotions complexes qui peuvent ressembler à celles qu'on range derrière le mot « honte ».

On parle de se coucher sans maman, à la nuit noire. Montre-moi sur l'horloge quelle heure il est à la nuit noire. On dit que c'est mieux de se coucher avec elle.

Et surtout, si on a le temps, on parle de grand-mère qui habite en Albanie, de son vaste terrain plein de caravanes, de balançoires et d'herbes hautes. Est-ce qu'elle est gentille ? Oui très gentille. Et tu m'as dit qu'elle avait un chien, est-ce qu'il est mignon ? Ah oui très mignon, on peut lui caresser la tête, courir à côté. Tu aimerais avoir le chien avec toi le soir, tu aimerais vivre chez ta grand-mère.


La perspective de la fête de fin d'année t'émerveille : tous les enfants, les parents, les professeurs réunis dans la cour autour de grandes tables garnies de boissons et de nourriture. Tu me dis que pour l'occasion ta mère prépare un gros gâteau albanais et que tu aimerais que je sois là. Mais moi j'évite le plus possible les événements collectifs, surtout dans le cadre professionnel, je ne peux pas vraiment t'expliquer pourquoi. En début de soirée j'hésite longuement puis je décide de ne pas venir ; je ne sais pas si ça t'a rendue triste.


Le dernier jour j'allume l'écran de l'ordinateur et je clique sur Google Street View : On va regarder l'Albanie tous les deux, on va essayer de trouver la maison de ta grand-mère. Tes yeux s'écarquillent mais tu restes muette.

D'abord l'espace de l'Europe, les frontières, les pays aplatis. Tu ne crois pas la carte lorsque tu remarques que la France est plus grande que l'Albanie. Puis tu me lis le nom des villes, puis on part visiter la tienne. On marche dans les rues, tu n'en reviens pas, je sens que ça te perturbe profondément de parcourir ton territoire lointain sur cette machine de l'école. Tu reconnais des immeubles abîmés, des cours grises, tes paupières papillonnent et ta main déplace la souris lentement. Soudain ton corps amorce un mouvement de recul et je vois pour la première fois tes yeux pleurer. J'essaie d'observer ma respiration pour ne pas que mon cœur se brise.

On s'en va d'Albanie ?

S'il te plaît.

Je ferme vite la page.


Mimoza, tu es la petite fille la plus courageuse que je connaisse. C'est déjà incroyable de porter un prénom pareil, et il te va à ravir. Je me souviens de tes longs cheveux noirs, soyeux et sauvages, et du jour où tu les as coiffés d'un diadème.


 
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   Cyrill   
26/10/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un bien beau portrait, très sensible, qui m’a arraché un frisson d'émotion.
Par petites touches, presque prudentes, on apprend à connaître cette enfant, son environnement, ses espoirs et ses chagrins, au même rythme que le narrateur.
J’ai apprécié la tendresse qu’il exprime, et cette admiration toute en pudeur.
On perçoit aussi les limites nécessaires à son implication.
Il y a beaucoup de fraîcheur dans ce récit, malgré le sujet douloureux.

Le dernier paragraphe est formidable !

   Perle-Hingaud   
4/11/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte touchant, sans mièvrerie mais qui arrive à développer en très peu de lignes un personnage construit, avec en creux un narrateur lui aussi très vivant. Le tout est sensible et prenant.
J'ai beaucoup aimé.

   Dugenou   
17/11/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Keanu,

A la lecture de ce texte je ressent un vrai coup de coeur pour l'humanité profonde du narrateur et pour l'enfance 'à part' de Mimoza. Un texte fort et d'une grande sensibilité, bravo !

Merci du partage.

   Donaldo75   
17/11/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Keanu,

D’ordinaire, je ne suis d'ordinaire pas fan de la narration à la seconde personne du singulier mais ici ça fonctionne et le texte est très bien raconté, fort prenant. Il ressort de ma lecture que la construction narrative va bien avec ce choix de parler directement à Mimoza et que la tonalité imprimée au style conforte cette impression, amène de l’impact à la lecture et m’emmène moi lecteur dans cette histoire. C’est profondément triste, poétique en diable et pour autant je peux me projeter dans cette réalité.

Bravo !

   plumette   
17/11/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Décidemment j'aime vous lire , et avec ce deuxième texte, après le chat de maman, je retrouve une grande observation . Et quelle magnifique tendresse pour Mimoza!

Vous peignez avec beaucoup de subtilité cette enfant Rom, peut-être suis-je touchée aussi pare que je connais bien le territoire décrit
( Perrache, le jardin des chartreux, Villeurbanne) et que j'ai eu immédiatement l'image d'une famille que je croise très souvent ( Une mère qui mendie avec ses enfants)

vous nous faites sentir la relation entre la narratrice ( ou narrateur?) et la petite au travers de ces apprentissages qui sont beaucoup plus que cela.

je mesure avec ce texte "la force du concret" et votre façon tellement personnelle de caractériser un personnage de lui donner vie et de nous attacher à lui.

Merci pour le partage

   Vincente   
17/11/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Le statut du narrateur m'est resté peu défini pendant toute la première moitié de ma lecture. Je le signale non pour dire que j'en ai été dérangé, mais pour justifier en cela une focalisation qui ouvre d'abord à l'enfant. Il est le prioritaire.

Par cette perspective, j'ai vu l'enfant individué, cette petite Mimoza, et j'ai aussi aperçu la portance dont l'auteur semble la charger : dire la condition de l'enfant d'immigré pris en sandwich, souvent tenaille, entre ses deux cultures, ses deux situations, dont celle du moment du récit qui retrace son origine et présage en sourdine de son avenir.

Ensuite le locuteur prend de la consistance émotionnelle dans le texte, sa perception de l'enfant et sa situation va pouvoir infuser dans le lecteur. Il devient intercesseur. De simple réflecteur il devient révélateur, ne se contente plus de raconter l'autre, mais participe aux événements qui donc vont lier les trois acteurs en mouvement de lecture : sujet/fillette – narrateur/intercesseur – lecteur/récepteur.

En comprenant que ce narrateur est un bénévole associatif, qui s'investit dans l'aide aux migrants, l'on peut s'associer et à son intention d’aider et aux impacts émotionnels qui surviennent dans les gestes humanitaires. Dans ce texte, l'assentiment à sa généreuse donation de lui-même est très vite adoptée, j'ai trouvé la gradation des éléments narratifs très adroite, maîtrisée mais aussi très empathique aux étapes du propos – du général assez factuel, au ciblage prégnant, à l'investissement affectif du regardant, jusqu'au partage entre l'enfant et le regardant qui lui aussi désormais participe à l'émotion du récit. Cette dimension finale que prend le narrateur est particulièrement touchante, car lui peut être nous gagnés par la charge ontologique de la fillette ; elle représente la potentialité symbolique de l'immigrant qui par l'enfant va se reconstruire, renaître dans l'ailleurs de son nouveau pays.

Belle construction donc à mon sens, et attention très sensible à la problématique évoquée.
J'ai particulièrement apprécié l'angle que choisit l'auteur pour inciter son personnage à faire parler l'enfant ; tout d'abord sur "l'horloge", ensuite sur sa "grand-mère" et en final cette géniale idée de revenir au pays, dans le réalisme accompli de la virtualité d'un écran (excellent !).
Et là vient cette subtile inflexion, même virtuelle la réalité de l'écran rappelle par trop le passé fondateur mais fissuré et s'avère insupportable à l'enfant :
"On s'en va dAlbanie ?
S'il te plaît.
"
Quelle justesse !

Et voici ce "diadème", un dernier mot comme un au-revoir et la signature d'une espérance en le bel avenir de Mimoza.

   Eskisse   
17/11/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Keanu,

Votre Mimoza m'a attirée vers le commentaire de nouvelle que je fréquente trop peu.
Le choix de la 2eme personne me paraît très judicieux: il marque la complicité entre le narrateur et Mimoza mais en plus, et paradoxalement, il inclut le lecteur comme si nous étions elle.

Cela donne une grande humanité à votre récit qui me touche vraiment.
J'ai aimé aussi la succession de petits moments partagés qui parsèment le portrait.

   Bandini   
18/11/2021
Voilà deux jours que je n’arrive pas à commenter ce texte.
Mon problème : il souffre de la comparaison avec votre précédent texte, qui avait un souffle que je ne retrouve pas dans celui-ci. Cet autre avait la complexité de l’évocation indirecte, de l’ambiguïté des sentiments.

Celui-ci est plus simple, plus direct et prosaïque. Pourtant, c’est aussi un bon texte. On y retrouve une qualité de plume et ce qui fait indéniablement le lien entre les deux : la tendresse pour l’humain, le temps donné à l’empathie dans l’élaboration d’une composition de chair et pas seulement une composition de mots. Vos personnages existent. J’y retrouve aussi cette « personnalité » du narrateur, s’investissant davantage dans la relation bilatérale exclusive (le chat du texte précédent était en quelque sorte le « tu » de celui-ci) que dans une communauté, voire même en se mettant en retrait de celle-ci (« Mais moi j'évite le plus possible les événements collectifs, surtout dans le cadre professionnel, je ne peux pas vraiment t'expliquer pourquoi. »). Cette singularité du narrateur le rend à la fois effacé et très présent (il brille par son effacement), son existence étant révélée par la relation. Le « je » est présent partout où est présent le « tu », mais ne semble pas exister en dehors de celui-ci.

   Robot   
18/11/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément
Une rencontre pleine d'humanité et de pudeur. Un récit vrai dont on ressent la réalité. Une forme d'émotion poétique qui se dégage dans l'échange adulte enfant. Une compassion du narrateur que l'on ressent sans qu'il l'affirme, mais perçu tout en nuances au travers des moments racontés comme l'apprentissage de la lecture de l'heure, ou au détours des quelques confidences.
Un récit de tolérance, de respect, d'écoute.
Merci pour ce beau texte.

   Malitorne   
18/11/2021
 a aimé ce texte 
Bien
D’habitude je ne suis pas fan des textes qui dégoulinent de bons sentiments mais là je dois avouer que j’ai été conquis. Par la qualité de l’écriture, la technique du récit via une perspective extérieure pleine d’empathie, et le côté réaliste de l’ensemble.On dirait vraiment que c'est un travailleur social qui raconte, m'étonnerait pas que vous en soyez un. Ça change de l’image négative des bandes de filles Roms qui détroussent les touristes Chinoises à Paris.
J’ai l’impression que vous affectionnez les histoires tire-larmes, le chat était dans la même veine, vous y excellez mais attention à ne pas vous enfermer dans ce registre émotionnel. Je pars du principe que l’on progresse en touchant des domaines hors de notre zone de confort.

   Bellini   
19/11/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Keanu,

Tout d’abord je soulignerai la qualité de l’écriture, qui malgré l’empathie parfois envahissante, inspire le respect. Il serait en effet facile, pour des âmes plus chrétiennes que critiques, d’afficher à la lecture de votre texte, la sensiblerie d’une sortie de messe du dimanche matin. Je ne suis pas de ces lecteurs-là et les bons sentiments ont plutôt tendance à me rendre plus sévère dans les commentaires. C’est qu’il y a souvent de la putasserie (caractère d’une activité par laquelle on cherche à plaire) et de la vulgarité à les étaler.
Si je n’ai rien trouvé de tel ici, c’est que l’auteur choisit pour narrateur un assistant social, syntagme rapide de ma part pour simplifier son étiquette, dont l’empathie est précisément l’outil de travail. Rien d’étonnant donc à idéaliser son rôle, à se fondre dans l’esprit de la petite fille et à ouvrir les vannes de la compréhension, de la générosité et de la stimulation. Car ici rien n’est laissé au hasard, tous les contrôles sont faits, jusqu’à l’état des freins qui pourraient inhiber son envol.

Peut-être avez-vous cherché à camoufler le sexe du narrateur et vous êtes-vous laissé surprendre à la fin par ces mots : « On va regarder l’Albanie tous les deux ». Il est vrai que la caractérisation des qualités humaines n’a pas besoin ici de choisir son camp. Cela ne m’a pas empêché d’y voir un homme depuis le début, peut-être parce que vous en êtes un vous-même, mais à vrai dire je n’en connais pas la raison exacte.

Le mode narratif est assez complexe et c’est ce que je garderai en priorité de votre nouvelle. En fait le narrateur ne s’adresse pas directement à la petite fille, sauf en de rares occasions comme : « On va regarder l’Albanie tous les deux ». Pour le reste, la narration est de type épistolaire, les mots écrits la tête penchée sur un feuille blanche. Le narrateur se confie à la petite fille, et l’on sent une sorte d’effacement, oserais-je dire un peu de honte à ne pouvoir exprimer l’important face à face dans les yeux. Et voyez-vous, ce qui m’aurait intéressé le plus dans votre texte n’y est pas. Car ce n’est pas ce que l’assistant social apporte à la jeune fille qui est intéressant, mais plutôt l’inverse, ce que la jeune fille est capable de transformer chez l’assistant social. Et de cela vous ne parlez jamais, de sorte que le récit ne remet rien en question et se contente d’être le porte-parole d’une sous-classe paupérisée par l’égoïsme des peuples et un appel à leur conscience. Autant de banalités que la plus exemplaire dignité humaine est incapable de faire partager efficacement à tous les trépanés de la solidarité.

Je crois que la pire des phrases du texte est la seconde de ce passage : « On s'assoit par terre dans le couloir et je t'apprends à lire l'heure. En vérité cet exercice scolaire n'est qu'un prétexte à notre échange humain. » Dans Le Dictionnaire égoïste de la littérature française, Charles Dantzig conseille aux auteurs qui veulent beaucoup de lecteurs de tout leur expliquer plutôt que de leur montrer. Car la grande majorité des lecteurs sont fainéants et ça leur évite d’avoir à composer le portrait eux-mêmes. Ici cette phrase s’adresse au lecteur et pas à la jeune fille, qui elle sait très bien déduire toute seule la dimension de cet exercice scolaire. Et là je me sens être considéré comme un lecteur facile. Dommage.
Le mélange d’interpellations, entre le TU direct et le Tu épistolaire est vraiment la complexité narrative qui m’a séduit, car vous l’avez parfaitement maîtrisée. Vous réussissez au final, grâce à la forme et au style, à surplomber une trame romanesque assez banale. La forme, toujours la forme. Rien ne vaut la peine d’être dit sans elle.

Bellini

   Anonyme   
30/11/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Keanu,

J'ai été attirée par le titre, qui me fait rêver, en Novembre.
La première ligne m'a de suite accrochée, je suis lyonnaise d'origine.
La délicatesse du récit m'a tenue attentive tout au long de cette lecture.
Pour avoir côtoyé de ces enfants interprètes de leurs parents (sans cependant savoir s'ils vivaient dehors, sans doute pas), je trouve le portrait très réaliste. Belle leçon d'humilité et d'espoir face aux migrants.
Toutes les situations existent à leur arrivée, certes, des plus sordides aux plus humaines. C'est donc réconfortant de voir le "soleil à travers les nuages" dans ce récit, ou le "Mimosa en fin d'Automne".

Je me suis juste demandée pourquoi le narrateur renonce à aller à la fête de fin d'année de l'école - Je vais lire votre sujet autour du texte.
Merci du partage

Éclaircie

   Myo   
1/12/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un regard touché et touchant sur cette enfant à qui la vie n'a pas fait de cadeau mais dont le courage, la dignité et la résilience force l'admiration.
Une approche aussi toute en délicatesse de celui qui l'accompagne au mieux sur ce chemin compliqué du vivre ensemble.

Une écriture simple mais juste, qui ne force pas le trait mais le sublime.

Une belle émotion, merci.

   Keanu   
6/12/2021


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