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Fantastique/Merveilleux
laurentge : Une nouvelle aventure de SuperPute
 Publié le 02/01/20  -  4 commentaires  -  17229 caractères  -  39 lectures    Autres textes du même auteur

Un homme trouve par hasard un livre sur un marché de Jakarta. Il entame sa lecture qui va le conduire à vivre intensément les aventures d'un personnage troublant, envoûtant, protéiforme et mystérieux.


Une nouvelle aventure de SuperPute


À Xavier M.


Je trompais mon ennui au milieu du Pasar Mayestik, cet énorme marché au cœur de Jakarta. Mon avion pour Bangkok avait été annulé et j’attendais que la compagnie aérienne me donne une heure de décollage. Les étals bigarrés et les parfums entêtant me laissaient froid. Certains commerçants s’adressaient à moi dans des langues indéfinissables mêlées parfois de bribes d’anglais. J’ignore ce qui m’avait attiré dans ce marché un peu touristique. Mes pas me portaient dans ce dédale sans que je m’inquiète même de retrouver mon chemin de retour.

Comme par réflexe, mon attention fut attirée par un petit amas de livres posés ou jetés là entre une pastèque éventrée et quelques mangues trop mûres. J’en saisis trois. Et après un rapide examen des deux premiers dans des alphabets inconnus, j’eus la surprise de constater non seulement que le troisième était en français, mais qu’il s’agissait d’un ouvrage rare que j’avais cherché en vain pendant plusieurs années : SuperPute et les bijoux du Maharaja d’André Dubord. J’en avais entendu parler par un ami un peu fantaisiste qui fréquentait des cercles de lecture encore plus farfelus. Cet auteur, inconnu du grand public, qui occupait jadis la fonction d’huissier-archiviste dans un établissement bancaire de Draveil, avait rédigé plusieurs romans, dont on ignore le nombre, publiés à compte d’auteur. Quelque temps après sa mort, dans les années 80, un article dans une revue obscure de l’Essonne faisant l’éloge de cette série de romans, tous centrés sur les aventures de SuperPute, avait déclenché un modeste événement local conduisant à l’épuisement rapide des stocks. Depuis cette époque, un petit cercle de connaisseurs et de collectionneurs écumaient les bouquinistes à la recherche d’un de ces ouvrages. Mon ami m’en avait parlé comme de la pierre philosophale, le genre d’ouvrages dont on ne parle qu’entre littérateurs et je sentais bien dans ses propos tout l’honneur qu’il pensait me faire. La présence de cet in-folio dans un endroit aussi insolite me semblait une invitation à penser que mon séjour à Jakarta serait plus agréable que prévu. J’acquis l’ouvrage pour une bouchée de pain, encore collant de sa récente proximité avec des fruits trop avancés, et partis aussitôt pour mon hôtel. En chemin, je traversais un parc où je m’avisais d’un banc à l’ombre pour commencer sans plus tarder sa lecture.

L’histoire débute par la présentation d’un personnage que l’on devine être SuperPute sous le nom d’Astyana en voyage à bord d’une goélette sur l’océan Indien. Je souris d’ailleurs à cette proximité avec mon propre lieu d’escale. Après diverses péripéties, dont la capture du navire par un vaisseau pirate, Astyana se retrouve esclave au palais du Maharaja. Celui-ci entend bientôt parler de cet être qui, débarrassé de tous ses oripeaux, tous ses masques, sauf celui de son art, suscite mépris, désir, jalousie et fascination.

La scène de la rencontre mérite le coup d’œil. Debout, un simple voile couvrant son corps, Astyana regarde le Maharaja assis sur son trône entouré de conseillers, de serviteurs et de gardes, discuter de politique extérieure. Le contremaître goguenard lui avait annoncé que le Maharaja n’aimait pas qu’on l’importune avec les affaires du palais, encore moins pour une histoire d’esclave. Son cas serait traité d’une formule lapidaire qui l’expédierait aux mines ou devant le bourreau. Aucune clémence à attendre, il lui serait de toute façon impossible de plaider sa cause, tout juste d’obtenir un regard. La suite est cousue de fil blanc pour quiconque a déjà lu une aventure de SuperPute, ou en a entendu parler, et le contremaître semble avoir décrit son propre avenir. La simple étoffe que porte Astyana est un formidable atout. Sa maîtrise de l’art consistant à ne dévoiler que ce qui attire l’attention sur ce qui est caché n’a pas d’égal. En un tournemain, Astyana suscite la fascination de toute l’assistance. Le Maharaja ordonne qu’on les laisse seuls.

Un petit dialogue s’ensuit que je reproduis ici intégralement.

Du haut de son trône, le Maharaja entame l’échange :


– Sans que nous ne nous soyons jamais rencontrés, je te connais, SuperPute. Pourquoi n’as-tu pas essayé de révéler ton identité plus tôt, pour te sortir du quartier des esclaves ?

– Sans vous avoir vu, je vous connais aussi de réputation, ô grand Maharaja. Je préférais que vous me reconnaissiez et que, dans cette tenue, vous souhaitiez me protéger.

– Pourquoi m’as-tu demandé la grâce de ce contremaître qui voulait ta mort ?

– Pour susciter l’émotion de vos conseillers et votre étonnement.

– Pourquoi me dis-tu cela ?

– Parce que vous m’interrogez et que mes réponses attisent votre curiosité plus qu’elles ne l’étanchent.

– Tu as raison et en même temps tu joues avec le feu. – Le Maharaja se lève de son trône et descend quelques marches. – Je vais te lancer un défi.


Puis il invite Astyana à le suivre dans un salon adjacent composé d’un meuble à tiroirs, d’un grand miroir et d’une table, tous richement ornés. D’un tiroir, le Maharaja extrait un coffret qu’il pose sur la table et ouvre devant son hôte.


– Voici un ensemble de bijoux composé de cinquante pièces serties de diamants et de rubis. Il fut commandé par mon cousin Galam pour l’amour d’une princesse. Ce fou y dépensa toute sa fortune et eut l’imprudence de me le dire. Cela me permit de conquérir son royaume, pourtant plus grand que le mien, assez facilement. Ce trésor est à toi si tu parviens à susciter un ardent désir pendant cinquante jours sans que jamais la lassitude ne me prenne, auquel cas je te livrerai au bourreau. Ainsi, dans cinquante jours, tu seras riche et libre ou tu ne seras plus.


Astyana le fixe un moment puis répond :


– Comme il vous plaira.

– Retrouve-moi ce soir au salon de musique.


Enfin le Maharaja confie Astyana à des servantes en leur commandant de suivre toutes ses instructions.

À ce moment de ma lecture, je reçus un message de la compagnie aérienne me priant de rejoindre au plus vite l’aéroport. Je sautais dans un taxi et attendais d’être confortablement assis dans l’avion avec trois heures de tranquillité pour m’y replonger.

Je passe rapidement les premiers jours. Dès la première soirée, le Maharaja sentit tout le privilège qui lui était accordé. Auprès d’Astyana, il n’était plus un modeste monarque entouré de rustres. Des mondes s’ouvraient à lui. Un soir, plusieurs serviteurs recevaient le Maharaja. L’un d’eux l’aidant à se dévêtir pendant que les autres se saisissaient d’instruments de musique accompagnant d’une douce mélodie une délicieuse séance de massage. Le lendemain, sur une autre musique virevoltait un groupe de danseuses entraînant le Maharaja dans leur farandole. Dans la journée tandis qu’il s’occupait des affaires du royaume, il savait qu’Astyana s’entourait d’esclaves pour préparer la soirée. Mais le Maharaja ignorait ce qui l’attendait dans le salon de musique, de même, une fois débutée, comment la soirée se terminerait. Au bout d’un moment, ses yeux se fermaient et le sommeil le saisissait alors qu’Astyana continuait d’évoluer autour de lui sans montrer le moindre signe de fatigue.

À l’aube du dixième jour, on vint le réveiller pour l’avertir qu’une flotte de pirates s’approchait. Il s’élança aussitôt et entreprit une manœuvre pour leur barrer l’entrée du port. Malgré ses efforts, ils parvinrent à y débarquer et foncèrent vers la ville. Le Maharaja organisa la défense des remparts et le palais accueillit tous ceux qui ne s’étaient pas enfuis ou tout simplement terrés dans leur maison. Les assauts étaient féroces, la petite garnison de la ville et les gardes du palais ne suffisaient pas. Le Maharaja savait pourtant que si sa ville était pillée, la nouvelle se répandrait et les royaumes voisins viendraient se partager les restes. Après plusieurs heures de siège, les pirates ouvrirent une brèche dans les remparts. Le Maharaja dut se replier dans le palais tandis que déferlait une horde sauvage à travers la ville. C’est alors, sur le toit du palais, devant sa ville en flammes, que le Maharaja se souvint d’Astyana. Il demanda qu’on cherche son hôte, persuadé de sa fuite. On lui annonça qu’Astyana n’avait pas quitté son quartier et on lui demanda de réquisitionner pour la défense du palais les esclaves qui l’assistaient. Le Maharaja refusa, impressionné par l’attitude de son hôte tout à son art, au milieu des cris et des lamentations du palais. Il attendit que les pillards soient ivres de trésors, de sang et d’alcool. Et avec les forces qui lui restaient, il reprit maison après maison, quartier après quartier, et finit par repousser les derniers pirates vers leurs bateaux. Avant le crépuscule, devant sa ville dévastée, encore fumante, le Maharaja quittait ses soldats victorieux.

Cet événement marqua un tournant dans l’existence du Maharaja. Plus conscient que jamais de la vulnérabilité de son royaume, c’est une autre inquiétude qui bientôt s’empara de lui. Alors que dans la journée, il dirigeait la reconstruction de la ville, le soir, il assistait à une métamorphose d’une nature différente.

Le lendemain de sa victoire, le Maharaja trouva dans le salon de musique un être aux traits fins qui avait tout l’air d’une nouvelle servante – pouvait-il toutes les connaître ? Et bien que celle-ci ne lui ressemblât pas du tout, quelque chose en elle lui donna la certitude qu’il se trouvait en face d’Astyana. Il passa la soirée à se demander s’il était sujet à une illusion ou à un tour de SuperPute sous les traits d’une simple servante. Le Maharaja comprit que son hôte devenait autre pour lui. Si bien qu’il lui arrivait de se demander si des servantes s’étaient jointes à eux ou si SuperPute s’était rendue multiple. Les réponses qu’il obtenait étaient de toute façon sibyllines. Alors qu’il commençait à craindre de perdre la raison, le court dialogue suivant montre bien son attachement à SuperPute :


– Je vois bien, lui dit un jour le Maharaja, que tu sais évoluer, être identique et autre, sans me lasser, sans épuiser ma curiosité. Je te fais une demande qui n’entre pas dans le défi et je comprendrai que tu refuses. Mais je saurai récompenser cette faveur. Je voudrais voir ton vrai visage, au moins une fois.

– Alors vous n’avez pas compris ?


Devant l’expression désemparée du Maharaja, son hôte reprit :


– Avant la fin des cinquante jours, vous saurez que vous avez vu mon vrai visage.

– Puis-je te faire une autre demande ? Comment es-tu devenue SuperPute ?

– Pour me conformer à votre désir.


Les réponses d’Astyana ne laissaient de tourmenter le Maharaja. Au bout d’un mois, comprenant que son hôte n’avait pas montré la moitié de son pouvoir, le Maharaja sut qu’il allait perdre son pari et le coffret à bijoux. Mais alors que son royaume avait failli disparaître, qu’il avait même l’impression que la raison l’abandonnait, c’est la peur de ne plus voir Astyana qui lui tenaillait le ventre.

Arrivé à l’avant-dernière nuit, j’entendis le commandant de bord nous avertir de notre atterrissage à Bangkok. Je n’avais pas vu passer les heures de trajet. Le livre fermé et rangé, j’appréhendais moi-aussi de devoir finir ces aventures et me séparer de ces protagonistes. Pendant l’attente des bagages, plusieurs questions me revenaient : comment s’est-il trouvé si loin de l’endroit où il a été écrit et imprimé ? Par quel extraordinaire hasard a-t-il fallu que cet exemplaire si rare tombe sous les yeux d’une personne, peut-être la seule de ce pays, en connaissant la valeur ? Quand aurai-je l’occasion de retrouver un autre de ces ouvrages ? Dès mes valises en main, je courais héler un taxi, donnais l’adresse au chauffeur et reprenais la lecture.

Au crépuscule du dernier jour, le Maharaja espérait et redoutait de voir Astyana, se demandant comment son hôte ménagerait sa promesse de satisfaction, sans le laisser dans la crainte de l’absence à venir. Mais quand il entra dans le salon de musique, personne ne l’attendait. Bien qu’il eût du mal à croire que SuperPute ait fui de peur de perdre son pari, il se mit rapidement à douter. Il fit chercher en vain Astyana, vérifia même que le coffret à bijoux était toujours à sa place. Petit à petit, il sentit la colère et le désir monter en lui, ainsi qu’une idée saugrenue dont il ne parvint pas à se défaire : se pouvait-il qu’Astyana n’ait été que l’esclave du premier jour ? Esclave qui aurait vu dans cette usurpation une manière d’échapper au bourreau ? Les pirates auraient-ils pu l’amener à dessein, pour l’associer à leur plan d’attaque ? D’où lui serait venue alors cette capacité à rendre chaque soirée plus extraordinaire, plus enivrante ? Néanmoins, le Maharaja craignit qu’une esclave se soit jouée de lui, voire se cache pour attenter à sa vie.

Au milieu de ses tourments, son regard croisa le miroir et au lieu de son propre reflet, le Maharaja y vit celui de l’esclave aux traits fins qui avait tout l’air d’une servante. Il eut la certitude qu’il avait vu le vrai visage de SuperPute et ce mystère au lieu de le troubler le rassura.

Il s’assit et observa le salon, goûtant ce silence qui l’avait quitté depuis sept semaines. Le charme de ce petit salon lui apparut sous un jour nouveau mais avec une force inouïe. Chaque tapis, chaque coussin, chaque vase jusqu’au plus petit tambourin était empli de souvenirs puissants presque tangibles. Le Maharaja savait qu’il ne verrait sans doute pas SuperPute de la nuit. Pourtant il sentait sa présence au cœur de cette solitude, de ce silence, comme si son hôte avait compris, mieux que lui-même, avant lui, qu’il voudrait rester seul ce soir-là, qu’il ne voulait pas d’adieux, qu’il aurait besoin de ce silence pour entendre la musique des souvenirs, des mélodies qui ne le quitteraient plus comme un duvet confortable pour les soirs d’hiver ou une orangeade fraîche pour les jours d’été. Même la disposition des meubles invitait à cette apaisante réflexion. Ils n’avaient pourtant pas bougé depuis la veille, comme si cette dernière soirée avait préparé l’ultime, comme si chacune des quarante-neuf précédentes n’avait été qu’un cheminement vers ce moment.

À l’aube, il recouvrit d’un voile les instruments de musique qui ne résonneraient plus. Il s’approcha du meuble à tiroir et constata que le coffret à bijoux avait disparu. Le Maharaja ne revit jamais Astyana. Il entendait bien parfois des rumeurs d’aventures extravagantes dans différents lieux souvent fantaisistes. Il ne cessa de guetter les vaisseaux dans l’espoir d’y revoir SuperPute et portait une attention bienveillante à toute personne libre ou esclave arrivant dans sa ville. Il crut même reconnaître son hôte à plusieurs reprises, au sourire d’un esclave, à l’intonation d’une servante sans qu’il pût jamais déterminer si c’était le fruit de son imagination ou l’œuvre de SuperPute.

Je posai le livre à côté de moi dans le taxi, me laissant aller dans le dossier moelleux de mon siège, épuisé et troublé. Un terrible sentiment d’abandon commençait à m’étreindre. Le paysage défilait de part et d’autre indifférent. Je goûtais ce dernier moment encore chargé de leur présence et repoussais les questions que je sentais poindre. L’arrêt du taxi me sortit brusquement de ma torpeur. Je réglai le montant de la course et sortis en face d’un vieux bâtiment de l’époque colonial. Je n’arrivais pas à m’intéresser à ce qui m’entourait. Je ne me souviens pas avoir salué le conducteur lorsqu’il me tendit mes bagages. Ce n’est qu’en rentrant dans l’hôtel que je me rappelai avoir laissé le livre sur le siège arrière. Je me précipitai dehors, mais trop tard, il était parti et je n’avais pas noté son numéro.

Dès les formalités d’installation réglées, je descendais au restaurant où mon dîner m’attendait. Les questions se bousculaient dans mon esprit : fallait-il que je perde ce livre dans ce lieu improbable ? Mon ami croirait-il que j’aie trouvé, lu et perdu ce livre ? Pourquoi mon ami ne m’avait-il jamais proposé de me prêter un de ces ouvrages ? En possédait-il un ? En avait-il seulement lu un ? L’aurait-il perdu également ? Était-ce le destin de ces ouvrages de s’envoler aussitôt lus ? Qu’est-ce qui me retenait ici ?

Ce n’est qu’en montant dans ma chambre que je me rendis compte que j’avais passé la soirée à scruter les visages, comme cherchant à reconnaître SuperPute dans le visage de la réceptionniste, dans les regards que me lançaient certains clients du restaurant de l’hôtel. Même mon reflet dans le miroir de la salle de bain avait changé. S’agissait-il de traits de mon visage ou d’autre chose de plus profond, quelque chose de séduisant, de désirable, de nouveau ou qui avait toujours été là et se révélait ce soir ? Tout autour de moi semblait prendre une dimension nouvelle, des couleurs plus vives. Une musique semblait venir du hall de l’hôtel. Plus de trouble, plus de questions. J’avais envie de plaire, je pouvais être autre, moi aussi. Il était inutile de rester ici écumer les marchés du coin ou retourner à Jakarta dans l’espoir d’en trouver un autre. Je partis le lendemain parcourir le monde, laissant là sans regret la morne agitation des affaires qui m’avaient occupé, le cœur ouvert à l’inconnu, avec pour seul espoir de découvrir et de vivre de nouvelles aventures de SuperPute.


 
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   placebo   
15/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très bon texte. L'histoire dans l'histoire est intéressante, on a envie de savoir la suite. Les rappels à la réalité dépeignent de façon réaliste un voyage moderne. Les incursions fréquentes des pirates sonnent comme un comique de répétition.
J'avoue avoir tilté sur "Superpute", cliqué sur le titre et parcouru à partir de la moitié pour voir à quoi cela ressemblait et j'ai relu avec plaisir.
Bonne continuation,
placebo

   maria   
19/12/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Pour moi, deux noms desservent la nouvelle : je trouve SuperPute disgracieux et sur Google André Dubord est un gynécologue (j'espère avoir mal cherché).
Rien à voir avec du merveilleux-fantastique.

Que me dit l'auteur(e) ? Il y a plus important dans la vie que l'argent ?
Après cinquante jours extraordinaires, le Maharaja "portait une attention bienveillante à toute personne libre ou esclave" et ne regrettait pas de ne plus avoir son trésor.
Très bien. Mais il n'est pas très crédible en sauveur de la ville assiégée.
Pour le narrateur aussi, la vie apparaît sous un jour nouveau, "laissant sans regret la morne agitation des affaires".
Et je suis d'accord avec l'auteur(e) : certaines lectures nous marquent et nous influencent.
Cette histoire est bien écrite mais pas très claire ; elle manque d'explications et d'originalité.

Merci pour le partage et à bientôt.
Maria en E.L.

   Corto   
20/12/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Cette nouvelle en forme de conte des mille et une nuits (ici ce sera 50) n'a pas réussi à me faire rêver.

Tout d'abord le style se révèle souvent trop plat. On pourrait vraiment se passer de phrases du style "j’attendais que la compagnie aérienne me donne une heure de décollage".

Ensuite le titre "SuperPute" sent le racolage (sans jeu de mots) un peu visible.

"La suite est cousue de fils blancs" semble s'appliquer à l'ensemble du récit qui n'a pas réussi à me captiver.

Désolé. Je ne suis pas bon client. Peut-être une autre fois ?

   thierry   
15/1/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
L'histoire est un peu confuse, ces histoires de pirates, de trésor, de paris, de transmutations, ... Le style est assez plat, les lieux exotiques un peu faciles, l'effet miroir attendu, comme l'oubli du livre dans un taxi hautement improbable.
Et c'est génial.
Bravo, quelle liberté ! SuperPute ! Franchement ! C'est énorme. J'ai aussi googlé André Dubord et SuperPute sans rien trouver et je me retrouve un pied dans la réalité et un autre dans la fiction. Finalement, cela mérite-t-il des explications ? Chacun peut y trouver une allégorie dans sa propre vie comme dans sa propre lecture.
Je crois même qu'au-delà de la double histoire, il y en a bien une troisième dans notre rapport aux livres.
Merci


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