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Sentimental/Romanesque
LeopoldPartisan : Achtung Baby
 Publié le 20/02/09  -  14 commentaires  -  7591 caractères  -  50 lectures    Autres textes du même auteur

Récit très subjectif d'un père qui assiste bien impuissant au miracle de la vie, à savoir la naissance un peu difficile de ses premiers enfants des jumeaux nés un peu prématurément. Il s'agit de naissance et de renaissance. À la même époque le groupe U2 sortait un album très très attendu qui portait ce titre prémonitoire.


Achtung Baby


Non la nuit n'est pas plus forte que tout ! Était-ce ton visage, n'était-ce qu'un mirage ? Le vide, insondable, presque inconsolable... Le vide, absolument, d'une fraction de seconde presque palpable... Je compte en essayant de me souvenir qu'après 3,14 il y a 15 puis 9, 26, 54 et ce... jusqu'à l'infini de ce cercle vicieux.

Non la nuit n'est pas plus forte que tout ! Même si les images se bousculent avec rage ; même si dans ce vide, le vertige m'assaille comme des tambours bantous comme des cloches tibétaines et que le temps passe puis dépasse ce goutte-à-goutte qui rythme la moindre de tes contractions... J'ai les lèvres desséchées comme si je venais d'avaler jusqu'au dernier, les grains de sable du désert de Gobi !


Ne pas céder à la panique ! Se remettre à compter ! "Allez Madame allez... " Mais où vas-tu puiser tant de force à rendre jalouses les marées de l'équinoxe ? Mais où vas-tu puiser tant de volonté à en faire rougir le Saint Helens ou le Fuji-Yama ? Je voudrais tout arrêter, ne plus tant te serrer.


Une cigarette... Fumer ne serait-ce qu'un quart d'une demi-cigarette... Mais avec l’oxygène que tu absorbes à grandes goulées, entre les violents coups de boutoir que déchaîne Marine pour sortir du noir, je ferais tout exploser... Pourtant à te voir ainsi pousser, je me remets à croire que non décidément, que non assurément, la nuit n'est pas plus forte que nous ! La cadence s'accélère, jusqu'à en devenir infernale... Qui a osé parler de l'insoutenable légèreté de l'être ?

Je vois des trains à grande vitesse déchirer le paysage. Qui va recoller autant de morceaux ? Je vois les quatre Cow-boys de l'Apocalypse chevaucher l'orage à moins que ce ne soit ceux de la capsule Apollo ; j'ai sans doute dû me tromper de page. Qui va reconnecter mon cerveau ? À le malmener de la sorte, il ne va bientôt plus me rester qu'un cerceau dont les fauves enragés auront tôt fait de traverser la fine peau...


"En piste" me crie une voix venant du plus profond de cet instant de désarroi. Ton sang coule, lentement mais sûrement, plus fort que le Nil en crue après sept années de vaches maigres ; plus fort, toujours plus rouge et plus fort... J'ai envie de te crier que je t'aime mais les seuls mots que je parviens à articuler sont : "21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29... " Achtung Baby, Achtung... Ich liebe dich !


Sont-ce les prémisses ou les abords du précipice ? Alors que ton esprit semble être devenu un bloc monolithique rivé à mon compte à débours. Vois-tu tous ces flashes qui crépitent devant mes yeux aussi écarquillés que ton bas-ventre qui s'ouvre pour libérer ce nouveau monde qui annonce aussi la destruction de l'ancien...


Et soudain, elle a jailli et s'est dressée dégoulinante... Les yeux grands ouverts, étonnée... Puis épuisée par les efforts surhumains qu'ensemble nous avons produits elle s'est écroulée sur ton ventre et s'est mise à hurler !


Tu n'auras pas le temps de reprendre ton souffle ; de prendre notre fille plus de quelques secondes dans tes bras pour la serrer, pour la rassurer et l'accueillir après un si long et si périlleux périple que déjà on te l'enlève... Elle est si menue et si éprouvée que la Nuit est de nouveau là, prête à tout occulter surtout qu'elle sait que Marine n'est pas ton unique passagère...


Tout se précipite tant le vide semble incontournable... Il va nous falloir replonger et affronter le vertige sans nous retourner. Plus question maintenant de compter je suis dépassé... Je ne peux que te serrer et en silence pour ne pas te perturber l'appeler, l'appeler !

Allez... Ce n'est plus le moment de craquer ; on va tâcher de bien respirer ; ils vont tirer, on va pousser... Je vais hurler au silence de la fermer. Tu vas l'expulser. Sinon il va s'asphyxier ! Je vois ses pieds ! Je vois des millions de fleurs azurées, des orchidées, des bougainvilliers, des roses pourpres du Caire... Ne pas trop regarder ! Ne pas trop penser ! ou alors seulement à des choses gaies, comme à des tapis de pensées ou aux jolis chaussons dont on couvrira ses petits pieds. J'ai hâte de l'entendre crier. J'ai hâte de l'entendre s'égosiller comme lorsqu'il découvrira le sable de l'île de Ré ! J'ai hâte de l'entendre hurler comme la première fois lorsqu'il va tomber ! j'ai hâte de l'entendre vociférer comme la première fois qu'elle le laissera tomber ! je veux l'entendre se fâcher et même me vilipender...


Voilà, ils ont sorti ses jambes moirées et ses petites fesses bleutées. Le temps n'en finit pas de passer... Surtout lorsqu'ils disent qu'il faut se dépêcher... Là on est en train de ramer alors qu'il faudrait pagayer. Allez mon grand ! Tu ne vas pas naître à contre-courant... Surtout qu'à force de te retourner, ils vont finir par te casser !


Cette fois vraiment le temps ne compte plus ! Est-ce parce que je ne l'entends plus ? Parce qu'il n'existe plus... Pourtant je perçois toujours la pulsion d'un cœur qui bat, qui se bat... Est-ce le tien, est-ce le mien ou est-ce le sien ! Je voudrais débrancher tous ces fils pour avoir l'espace d'un bref instant le cœur net... Je voudrais arracher tous ces fils pour pouvoir l'espace d'un bref moment connaître le repos... J'ai mal à la chair de ma chair j'en ai les muscles qui se froissent lorsqu'ils empoignent ses jambes pour essayer à tout prix de l'extirper de ce nid douillet dont il semble refuser de vouloir s'envoler ! Nom de dieu de nom de dieu ! mais qu'est-ce qu'elle fout la cavalerie ? Est-ce qu'au moins on l'a appelée ? Jamais on ne peut compter sur elle ! Jamais là quand on a besoin d'elle !


Attention au Bébé ! Attention c'est mon fils que vous m'arrachez au ventre de sa maman ! Peut-être n'est-il pas encore prêt à affronter ce monde dont certains clament à grands frais qu'il est trop laid ! Attention à mon Bébé ! Vous allez me le casser... Lloyd mon petit, si au moins tu pouvais me hurler que tu en as assez, qu'encore en Katty tu veux rester on pourrait toujours essayer de s'arranger ! Mais le temps et la nuit semblent si pressés de nous rattraper... Mais la nuit et le temps semblent si pressés de vouloir t'avaler... Pourtant on est bien à l'heure d'été ?

Excuse-moi mon Bébé... je ne peux plus rien faire pour t'aider. C'est ta vie et il faut absolument t'y accrocher ! Excuse-moi mon Bébé... Excuse-moi si je suis si dépassé. Mais sache au moins que tu es en de bonnes mains même si elles vont encore s'acharner à te retourner, à te bousculer... à plonger dans ce ventre bombé comme pour le faire dégonfler comme pour définitivement t'en chasser c'est leur métier...


Quoi la tête ne veut pas passer ! On ne va quand même pas la lui couper ? Allez dehors ! Allez ouste ! Maintenant Maman va fermer ! maintenant cela n'a que trop duré tu ne sauras jamais plus respirer et moi j'arrête de compter, je suis vidé...


Il y eut alors un déclic, une vibration... comme un vide soudain comblé... tous se sont agités et lorsqu'en courant il t'a emmené, mes yeux pour t'accompagner se sont dessillés Katty et moi on s'est regardé comme hébétés ces cinq secondes ont duré plus qu'une éternité et enfin quelqu'un nous a crié que tu étais bien vivant mais très choqué !

Un ventre vide, déjà ou enfin c'est selon... Trois mots et une averse ! Dans nos yeux, un peu de ce brouillard comme lorsque les anciens trains quittaient les gares. Simplement, un reste de nostalgie éparse, simplement, un zeste de nostalgie qui passe, car maintenant tout notre monde tient dans vos quatre petites mains...





Le jeudi 29 avril 1992

Marine 1,240 kg née à 17 heures 01

Lloyd 2,040 kg né à 17 heures 16



 
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   Faolan   
21/2/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Déroutant au début - cela me rappelle le film "Wanted" que j'ai vu hier et qui m'a laissé la même impression à son commencement - puis on s'y fait.
Ca part dans tous les sens et moi j'ai aimé. Les touches d'humour également (maman va fermer... :D)
Quelques répétitions (voulues ?) qui alourdissent par moments la lecture.
Merci.

Edit : après relecture, je peaufine mon commentaire.
J'ai préféré la deuxième moitié, voire le dernier quart de ce récit.
Il est vrai qu'il y a du bon et du moins bon dans ce texte, mais il semble avoir été écrit avec sincérité, avec coeur. Je change ma note mais mon avis général reste le même, j'ai apprécié. Plus le fond que la forme néanmoins. La fin, toute mignonne fait oublier le début un peu chaotique.

   xuanvincent   
21/2/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
A lire l'auteur, la naissance d'un enfant peut être une aventure palpitante, remplie d'émotions, de peur, etc.

On sent le narrateur touché au plus haut point par cet événement, présenté de manière inhabituelle (au départ, j'ai pensé à tout, sauf à un accouchement, donc la surprise, du point de vue du lecteur, m'a paru réussie).

Pour les moins du texte, il y a peut-être trop d'émotion à mon goût dans ce texte, par moments, il m'a semblé perdre un peu de vue que le narrateur parle de l'accouchement de sa femme.

PS : Il serait utile que d'autres lecteurs laissent leur commentaire, afin de tempérer, nuancer ces deux commentaires.

   Anonyme   
27/5/2009
Supprimé

   Anonyme   
23/2/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Mouais...
J'ai eu l'impression d'une traduction de morceaux de chanson anglophones éparpillés dans un récit.

C'est pas super structuré je trouve que ça manque de fluidité. de rythme. d'émotion.

Comme Notrac je n'ai pas accroché à l'histoire pourtant prenante si bien racontée.
Désolée.

EDIT suite discussion avec auteur : je trouve que les mots éparpillés font comme une rengaine de chanson, que du coup certains passages semblent avoir été directement traduits d'une autre langue... je en voulais pas traiter l'auteur de plagiaire, ce que je ne crois pas.

Je rajoute pour modérer mon com que j'ai trouvé ça et là de belles phrases celà dit..;
Voilou

   jensairien   
23/2/2009
la dernière phrase est sympa "tout notre avenir est entre vos quatre petites mains" mais la nouvelle est assez poussive (sans mauvais jeu de mots), le style haché. Le seul truc c'est que c'est une expérience vécue, une expérience exceptionnelle, alors bien sûr, tout de suite, la nouvelle prend une dimension plus... universelle, et... respectable...

des phrases aussi qui veulent trop faire poétiques, et dont le seul résultat est de tomber à plat.

"mais où vas-tu puiser tant de force à rendre jalouses les marées de l'équinoxe ?"

si l'auteur parle de sa femme avec émotion, sensibilité, pourquoi ne va-t-il pas puiser ses images dans un registre plus personnel, intime et peut-être alors accessible à tous.

Car je doute que sur le moment de l'accouchement, ou même jamais dans sa vie, l'auteur n'a pensé "mais ma femme à tant de force à rendre jalouse les marées de l'équinoxe"...

   Nongag   
25/2/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Inégal mais plutôt touchant. Particulièrement l'accouchement qui relate bien l'intensité du moment. Mais les répétitions, même si elles sont voulues, alourdissent vraiment le texte car elles sont trop nombreuses.

"Et soudain, elle a jailli et s'est dressée dégoulinante... Les yeux grands ouverts, étonnée... Puis épuisée par les efforts surhumains qu'ensemble nous avons produits elle s'est écroulée sur ton ventre et s'est mise à hurler !" C'est le genre de passage que j'ai apprécié.

La ponctuation est également bordélique.

   Menvussa   
25/2/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai eu du mal, au début, à rentrer dans ce récit, tout chamboulé et puis, après, je ne pouvais plus le quitter.

Un récit qui laisse une sacrée impression. C'est vrai que les secondes peuvent alors paraître bien longues.

Le deuxième paragraphe avec ses tambours, cloches et Gobi en dessert, ainsi que ces images de saint Fudji, ne m'ont pas emballé ça déstabilise un peu, trop c'est trop... c'est mon avis.

idem pour la capsule de l'apocalypse... tout ça, ça ne sonne pas juste.

Mais à partir de "Et soudain elle a jailli... là c'est top, c'est du vrai, du vécu et c'est bien.

Nota : je suis peut-être un peu trop cool dans ma façon de noter mas le sujet étant à mon avis assez difficile à traiter, je persiste et signe.

   Anonyme   
27/2/2009
Je ne sais pas ce qui manque, ce qui a fait que je n'ai pas été vraiment portée par les mots.
Peut-être que c'est trop poétique, alors que le moment est plutôt... violent.
Peut-être que c'est parce que ce n'est pas raconté sur l'instant, ce que je veux dire c'est que le texte tend à supposer que ces instants sont pris sur le vif, (alors que le recul y est puisque les enfants sont nés en 92...) or, dans l'instant, quand les douleurs commencent, tu ne peux pas savoir que c'est Marine qui va sortir la première et ce subtil décalage fait que... ça change un peu la perception du tout. (avis très personnel)
Peut-être que c'est ce "décalage" qui fait que j'ai du mal à "sentir" l'émotion.
De plus l'écriture est précipitée, on sent l'urgence, la peur, l'angoisse et justement encore ce décalage... je n'arrive pas à l'expliquer clairement, j'espère simplement me faire comprendre.
Peut-être aussi (avis très, très personnel) que c'est parce que la mère n'est que ce ventre. Elle n'est plus femme, elle n'est plus amour, elle n'est que ce ventre qui souffre. Toutes les émotions apaprtiennent au père. Il manque l'équilibre, ce qu'elle éprouve, ce qu'elle pourrait hurler. Sa rage, sa colère, sa douleur. Ses yeux, ses mains qui se crispent. Bref, tout ça.
"Attention c'est mon fils que vous m'arrachez au ventre de sa maman" et " tout notre monde tient dans vos quatre petites" dans ces deux phrases là, tout y est, oui, l'amour porté à la femme, le "notre" monde dit clairement les choses, mais il n'empêche que ce qui me dérange le plus, en lisant la nouvelle, c'est cette femme qui souffre dont je ne perçois ni la peur, ni l'angoisse, ni la rage.
Avis extrêmement personnel, difficile de toucher au vécu, à l'intime. Mais bon, si l'auteur a éprouvé le besoin d'écrire ce texte et de le poster ici, c'est qu'il en attend un retour.

   Anonyme   
20/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ha je reconnais bien là l'art de sieur leopold de jouer avec les mots, les double sens, les contre-sens, les références... pour partager bien plus qu'une tranche de vie...

Il était temps que je passe par ici pour profiter de tes autres écrits mon ami ;)

   marogne   
16/10/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Encore un texte si personnel que le commentaire est impossible….

Mais bon. D’abord j’ai globalement bien aimé, la tension ne se relâche pas, le rythme non plus. C’est fidèle, et je me suis revu trois fois dans la même situation, même si à chaque fois, pour les miens, il aurait fallu multiplier par deux les poids….

Ce que je n’ai pas aimé, ce sont les petites excursions dans l’humour, elles détonnent, poussent à une distanciation qui ne colle pas du tout, pour moi, avec le texte : désert de Gobi, fuji-yama, …..

Ce que je n’ai pas trop apprécié c’est le déséquilibre entre le garçon et la fille, déséquilibre que l’on peut résumer dans le « notre fille », « mon fils »…. Dommage (et même si les circonstances font que cela a été plus difficile pour le second…).

   Anonyme   
11/12/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Un rude combat contre la nuit, vieux comme le monde, profondément humain ...
J'ai bien aimé ce récit tourmenté, torturé, ces impressions et sensations décousues, à fleur de peau ... Pour moi l'émotion est passée, et je retiens quelques beaux passages comme "J'ai envie de te crier que je t'aime mais les seuls mots que je parviens à articuler sont : "21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29... " ; "Je vais hurler au silence de la fermer" ; "mais qu'est-ce qu'elle fout la cavalerie ? Est-ce qu'au moins on l'a appelée ?" ; et la fin : "Trois mots et une averse ! Dans nos yeux, un peu de ce brouillard comme lorsque les anciens trains quittaient les gares. Simplement, un reste de nostalgie éparse, simplement, un zeste de nostalgie qui passe, car maintenant tout notre monde tient dans vos quatre petites mains..."
Deux bémols néanmoins : le mélange de "tu" et de "elle" concernant Katty, et le passage brutal au passé simple après le présent ; les deux ont légèrement perturbé ma lecture.

   Anonyme   
27/7/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
'tain, vlà un sacré texte sur la naissance de mômes. J'viens juste de le découvrir. J'étais plus venu depuis plusieurs lunes. C'est vachement speedé et participatif, j'ai adoré le mec qui perd presque les pédales parce que vraiment à un moment çà passe ou çà casse.

Putain , je me répète mais moi perso, j'aimerais vachement que mon vieux ai ressenti un truc aussi fort qu'en j'ai émergé de ma pauvre mère.

super

   Bidis   
27/3/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Tout d’abord, je n’ai pas compris après la naissance du premier bébé qu’un second suivait. C’est le texte qui m’a convaincue de continuer ma lecture sans reprendre depuis le début. Car il y passe un souffle qui m’a emportée.
Et puis, j’ai vu le père, le père et encore le père. Des souffrances du papa, ça, on saura tout. De ses lèvres sèches, son désir d’une cigarette, ses angoisses existentielles et son long hurlement intérieur… Mais la maman, ousque ? Je cherche. Enfin, les mamans, c’est bien connu, elles n’ont que le souvenir du miracle, le reste, bof ! Puisqu’elles ont la force d’un Fujiyama, pas la peine de s’appesantir... Mais, pauvre, pauvre père ! J’ai compati.
Niveau écriture, j’ai trouvé ça très bon.
De toute façon, quel que soit le point de vue, je serais bien incapable d’écrire quoi que ce soit à propos d’un accouchement. Donc, j’admire.

   hersen   
4/10/2015
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Voici un texte qui m'a vraiment beaucoup plu.
Le point de vue du Papa, enfin, surtout ses angoisses, sa perte de contrôle ( enfin, surtout du comptage ) et Maman qui pousse et qu'elle est bien obligée de pousser toute seule, Maman. Alors Papa fait tout ce qu'il peut : il parle à celui qui va naître, au ventre de sa femme, à sa femme, à la cavalerie qui n'arrive pas...Mais il s'accroche, Papa, il a une présence toute brouillonne, mais une sacrée présence !
Ce n'est pas souvent que l'on parle de l'accouchement sous cet angle.

" Je vais hurler au silence de la fermer. "
Faut-il être dans un drôle d'état pour inventer une phrase d'une telle force.

J'ai adoré.


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