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LEVENARD :  La ‘pataphysique
 Publié le 05/01/11  -  7 commentaires  -  9149 caractères  -  119 lectures    Autres textes du même auteur

Aha !


La ‘pataphysique


La ‘pataphysique,

D'où elle vient, ce qu'elle est

Et à quelle heure on mange.


La paternité de la ‘pataphysique ne fait aucun doute. Elle est hautement revendiquée par le roi d’Aragon et de Pologne, Comte de Mondragon et de Sandomir, Marquis de Saint-Grégeois, Monsieur François Ubu, soi-même et en personne, docteur en ‘pataphysique, et en toutes choses usurpateur breveté :


« La ‘pataphysique est une science que nous avons inventée et dont le besoin se faisait généralement ressentir » (Ubu cocu - Acte I, scène 3).


Sur cet exergue pertinent, il semble quant aux “besoins généralement ressentis” que Monsieur Ubu eut plus rationnellement inventé les bretelles pour satisfaire à la sustentation de sa gidouille.


Toutefois, notons d’après ses dires les incomparables bienfaits de la ‘pataphysique :


« ... ce n’est pas que nous ne puissions par notre science en ‘pataphysique faire surgir de terre les mets les plus exquis » (Ubu cocu - Acte II, scène 2).


Ceci révèle fort visiblement les pulsions les plus authentiques de l’âme du Père Ubu, lui faisant prendre ses désirs pour des réalités, ce qui est une attitude très proprement pataphysicienne.

Ailleurs, il déclare :


« Nous imaginerons au moyen de notre science en ‘pataphysique... une automobile » (Ubu sur la butte - Acte II, scène 3).


Sur ce, Ubu en reste aux déclamations de principe, en quoi il ne trahit nullement l’esprit ‘pataphysique qui veut que l’on tienne la réalité, et ses manifestations tangibles les plus prosaïquement matérielles, pour un monde à part qui échappe, par exception, aux lois scientifiques de la ‘pataphysique. Aussi bien, remarquons-le,, déclare-t-il devoir - velléité, velléité, tout n’est que velléité - “imaginer” une automobile. En ‘pataphysique, “imaginer” un objet est en effet, comme nous le verrons, le comble de l’aboutissement auquel on puisse le mener.


Mais l’examen attentif des Paralipomènes de la ‘pataphysique nous oblige à tempérer l’impétueux élan de reconnaissance qui vous saisissait à l’égard du Père Ubu pour cette remarquable contribution au bien-être de l’humanité. N’oublions jamais qu’il est en tout, “traître, lâche, vilain et plat ladre” comme le dit si élégamment et avec tant de sobriété la Mère Ubu, Lady Macbeth de bas étage, voire même de trente-sixième sous-sol.


En effet, Ubu se montre en cette affaire et à son habitude le pire salopiot du monde, et puisqu’il faut rétablir la vérité - dussions-nous avoir à subir des retombées d’ordre diplomatique dans nos échanges avec la Pologne où Ubu garde encore des partisans, à ce que l’on dit - sachez qu’il tire à lui une renommée que mérite bien plus amplement le docteur Faustroll, véritable créateur des fondements théoriques de la ‘pataphysique, et concepteur de plusieurs de ses plus brillantes illustrations. À titre d’anecdote et d’exemple, signalons que c’est à ce dernier que l’on doit “l’invention du tandem qui étend aux quadrupèdes les bénéfices de la pédale”.

Et, puisqu’il était deux, il était trois. Trois font un, cela s’est déjà vu, et donc ne peut nous étonner en rien. Le troisième s’appelait Jarry, dont nous aurons également à parler bientôt.


Mais voyons le cas Fautroll, puisque Fautroll il y a . Sa vie et son œuvre nous sont connues par les exploits d’huissier de René-Isidore Panmuphle - Platon de ce Socrate-là - qui les rédigea “après boire dans sa cave (celle de Faustroll) où il nous avait précipité”, la dite cave étant “pleine jusqu’à une hauteur de deux mètres, sans tonneaux ni bouteilles, de vins et d’alcools librement mêlés” - ce qui doit conférer largement à notre avis à leur valoir le nom d’exploits.


L’ensemble de ces constats, qui forme le recueil des “gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien” est aussi le récit hautement épique d’un périple initiatique “de Paris à Paris par mer” qui entraîna le groupe embarqué sur “l’as” du docteur - comprenant Fautroll lui-même, René-Isidore Panmuphle, écrivain du bord pourrait-on dire, et le singe papion hydrocéphale Bosse-de-nage - vers des contrées où rôde encore le souvenir du bon Pantagruel.

La majeure partie des notes “huissières” rapporte ce voyage d’île en île dont les escales évoquent de bout en bout le milieu artistique de la fin du XIX°. Des proches de Jarry bien sûr, ceux de la revue Blanche et du Mercure de France, Thadée Natanson, Alfred Valatte, Rachilde, Franc-Nohain, des peintres de l’Ecole de Pont-Aven, Sérusier, Bernard, Denis, Gauguin, des amis, mêlés à ses tribulations littéraires, Laurent Tailhade, Claude Terrasse et jusqu’à Loti, qui l’est plutôt mal, largement servi, et qui en “prend plein la poire”.


Mais, cette excursion est aussi et plus fondamentalement l’occasion de développer la théorie qui sous-tend la ‘pataphysique.

Le docteur Faustroll en un paragraphe somme toute concis en donne une définition qu’il serait malséant et sans doute malaisé de vouloir par trop commenter.


« La ‘pataphysique sera surtout la science du particulier... Elle étudiera les lois qui régissent les exceptions...; ou moins ambitieusement décrira un univers que l’on peut voir et que peut-être l’on doit voir à la place du traditionnel, les lois que l’on a cru découvrir de l’univers traditionnel étant des corrélations d’exceptions aussi, quoique plus fréquentes, en tout cas de faits accidentels qui, se réduisant à des exceptions peu exceptionnelles, n’ont même pas l’attrait de la singularité. »


À cette science, qui est la Science, s’accordent des principes de développement propres, et particulièrement féconds.

Il apparaît, disparatement, que la ‘pataphysique marche sur trois pieds pour reprendre ici, sommairement, l’essentiel d’une analyse de Maurice Saillet s’inspirant largement des études de J.H. Sainmont, qui en appelait à Paul Valéry, Faustroll, Ubu, Jarry... Or donc, voici scalpellisé le trépied de la Science.


Primo : la ‘pataphysique est la science des solutions imaginaires. Ceci est la base et le couronnement, le substrat et le supra !


Deuxio : le temps se parcourt comme l’espace, ni plus ni moins. Tous les temps sont contemporains, accessibles, fusibles, et nul étonnement à naître chargé de souvenirs !


Tertio : “Credo, qui absurdum... non credere”. Très pascalienne recommandation qui promeut “la Foi au rang de Méthode”, permettant ainsi une heureuse reconversion d’un moteur humain par trop délaissé aux soins de congrégations aussi diverses que peu scientifiques.


Quarto (ou pied de secours) : l’identité des contraires. Une réflexion, même courte, permet non seulement de vérifier que cet axiome est riche de promesses - lesquelles sont faites pour n’être point tenues - mais également de vérités.


Ces postulats trouvent bien évidemment chez Queneau, Vian, et autres pataphysiciens patentés, ou au contraire tout à fait enclins, leurs lettres de noblesse. Mais la ‘pataphysique s’honore de références illustres, et de ce point de vue, il lui sied fort de posséder son “ancien testament”.


Nous passerons sur l’Œuvre de Rabelais, déjà allusée, pour mentionner à peine celle de Swift, Grabbe, Bergerac, Lautréamont. Mais, nous observerons plus longtemps “La chandelle verte” de Jarry, qui semble la première œuvre pataphysique consciente. Le titre pressenti pour ce recueil était : “Siloque, superloques, soliloques et interloques de ‘Pataphysique”. L’occultation de l’auteur, due à sa mort qui, aux dernières nouvelles, ne peut être tenue que pour momentanée, a suspendu l’œuvre qu’un destin tardif a fait réapparaître sous le titre ubuique de “La chandelle verte”. Il n’en faut pas moins considérer cet ouvrage comme directement inspiré des théories du docteur Fautroll.


Quel que soit votre intérêt pour la ‘pataphysique qui, entre nous soit dit, vous le rend bien, la lecture de cette “Chandelle verte” est indispensable en soi : elle distinguera désormais les uns des autres et inversement. Deux des recueils qui composent cette somme, “Spéculations” et “Gestes” sont des articles de Jarry parus dans la Revue Blanche en 1901 et 1902. Vous y découvrirez nombre de communications scientifiques qui ont gardé toute leur actualité - et comment pourrait-il en être autrement s’agisssant de réflexions pataphysiques dont l’un des principes est de s’abstraire du temps ? Vous ferez désormais partie de ceux pour qui la “cynégétique de l’omnibus”, “les mœurs des noyés”, les dangers représentés par “le piéton écraseur”, ou la technique de “l’aiguillage du chameau” n’auront plus de secret.

Que la fierté légitime qui très certainement vous portera au firmament de l’autosatisfaction ne vous fasse pas oublier que le repas est servi à dix-neuf heures trente et que :


“En ‘pataphysique, un bon satrape vaut deux contagieux”.


Pour le jour des Trouloyaux, gens bien !

au mois des Géraniums

L’an VII de la Cass’Hure



N.B. :

La Chandelle Verte, au Livre de Poche, édition établie et présentée par Maurice Saillet.

Gestes et opinions du Docteur Fautroll, Éditions Gallimard, collection Poésie.

Pour célébrer sa désoccultation, en 2000, le Collège de ‘Pataphysique a fait paraître Les très riches heures du Collège de ‘Pataphysique, Fayard.


 
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   philippe   
10/12/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
http://des-passantes.over-blog.com/article-35021294.html un texte de plus de 20 ans, donc
il me semble que l'auteur aurait du le dire
ceci dit, je suis incapable de noter sur le fond valablement un texte manifestement écrit pour les initiés et incompréhensible pour les autres.
à priori je dirais ue cela manque de références.
je note sur la forme. mais cela ne veut pas dire grand chose: je n'ai rien compris et n'ai jamais lu jari: ce texte me donne juste envie d'aller le lire, ce qui n'est pas si mal dans le fond.

   misumena   
12/12/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Jolie dissertation ! De l'art de commenter sans s'extraire du système à commenter, ou : une explication de l'intérieur, ou : un pataphysicien vous parle de la 'pataphysique.
Mais au final, je comprends un peu mieux la 'pataphysique que je songe sérieusement à ériger au rang de fonctionnement personnel, pour la qualité de ses bonnes nouvelles et sa joyeuse philosophie de l'au-delà ("sa mort qui, aux dernières nouvelles, ne peut être tenue que pour momentanée").

J'aime votre style bien imprégné. Je n'ai relevé qu'un ridicule bémol : "ce qui doit conférer largement à notre avis à leur valoir le nom d’exploits" (structure fumeuse).

Pour ce bon moment instructif et joliment torché, merci.

   jaimme   
13/12/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un texte qui s'inscrit dans une tradition d'érudition portée vers l'excellence. Autrement celle qui ne sert à rien.
Amusant à lire, mais j'y vois un défaut. Autant je me suis bien amusé (très sérieusement) à lire les présupposés, les tenants et les aboutissants nulle part de la pataphysique, autant les racines et les buveurs de pataphysique me semblent trop nombreusement énumérés. J'aurais préféré 75% d'érudition a-logique et seulement 15% d'érudition littéraire (manque du pourcentage? M'en fous!).
Mffhh: présenter une bibliographie avec "NB". Curieux!
Merci pour cette conférence qui va très bien avec le Nutella.

   jamesbebeart   
19/12/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Je salue la tentative de l'auteur de nous faire partager ce qu'a pu être le "phénomène" de la Pataphysique. L'essai ne semble pas vraiment très réussi, car trop scolaire et pas vraiment personnel en ce qui concerne les intentions de l'auteur. L'érudition ne peut pas constituer une fin en soi. Bref un ressenti plutôt mitigé.

   Lariviere   
7/12/2012
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour !

J'avoue que je suis assez mitigé sur ce texte.

Sur le fond, et pour faire court, je lis ce texte de façon assez sérieuse, presque scolaire, paradoxalement pour de la pataphysique, car le choix de l'auteur est si j'ai bien compris, de nous faire connaitre la pataphysique par un texte de dissertation, et non pas par un véritable récit romancé. En clair : il choisit de parler par l'analyse (certes, illustrée) du mouvement pataphysique plus que par l'exemple de ce qu'il pouvait ou pourrait produire en terme d'écriture, de récit ou de littérature..

En conséquence et en l'état, je vois ce texte plus comme une présentation sommaire presque exclusivement concentré sur l'oeuvre de Jarry, qui est le fondateur, mais seulement le fondateur spirituel de la pataphysique. Bien qu'il soit effectivement indispensable de le citer longuement, lui, son oeuvre et surtout son bon père Ubu, je pense qu'il aurait été judicieux de ne pas se focaliser exclusivement sur lui pour représenter l'existence littéraire de la pataphysique.

Finalement, Jarry est le créateur involontaire, certes légitime, mais n'est pas la personne qui a fait vivre et alimenter le mouvement. Ceux qui ont véritablement nourris le phénomène sont cités assez rapidement : Vian, Queneau, Ionesco, etc...

Voir à ce sujet les différentes parutions/correspondances du "collège de pataphysique".

Ensuite cette présentation sommaire n'est pas assez poussé selon moi. Il y a effectivement, une tentative réelle de l'auteur de poser un certain regard philosophique et d'analyser le véritable intérêt du mouvement, mais celui-ci n'y arrive pas vraiment de façon convaincante pour moi.

Il y a pourtant des éléments d'analyses, une connaissance certaine du mouvement, mais je trouve que dans l'écriture, cela reste trop en surface.

La pataphysique, son âme, ses raisons d'être, son but artistique et/ou littéraire ne sont qu'abordés par des exemples et de petites phrases, mais ne mène à aucune réflexion de fond, à aucune étude, aucune analyse en profondeur du mouvement. C'est dommage !... Et ça fait baisser considérablement l'intérêt du texte.

La gageure, mais elle est de taille, aurait été de trouver la bonne façon de parler de la pataphysique avec le sérieux et la dérision, avec la profondeur et la légèreté, avec l'absurde et le réalisme qui la caractérise...

Sur la forme, là encore, je suis un peu déçu. Les longues phrases sont difficiles à suivre... Elles seraient utiles car l'auteur s'en sert avec de bonnes intentions pataphysique : les utiliser comme moyen de digression dans le récit, mais le problème, c'est qu'il le fait avec manque d'habileté, sans véritable maitrise, et que souvent, ces parenthèses ne renforcent pas l'absurde ou l'intérêt de son propos (comme cela devrait être le cas), mais au contraire, affaiblissent la puissance ou l'utilité de sa phrase et de sa pensée. Le manque de maitrise, je pense, est la première raison à cela. La deuxième est liée à la superficialité du fond et par extension, de l'écriture même.

On s'attend à trouver plus de force dans un texte dédié à la pataphysique, plus de causticité, plus de sarcasmes, plus d'absurde et d'humour noir. Ici, les effets comiques sont très faibles. Assez ratés dans l'ensemble, car l'humour est trop plat. C'est la différence entre la pataphysique et le potache.

Un des rares traits d'humour qui rentre assez bien dans l'esprit corrosif de la pataphysique est celui-là :

"Quel que soit votre intérêt pour la ‘pataphysique qui, entre nous soit dit, vous le rend bien"...

Même si la phrase ne répond pas à toutes ses promesses d'impact par la suite, dans ce fragment, il y a l'humour provocateur, la dérision, l'apostrophe familière au lecteur, le sens du "contre sens" philosophique (aimer autant être lu que de ne pas être lu), l'once d'absurde bien réel qui façonne l'existence de chacun et de tout le monde, et qui débouche sur une certaine humilité et lucidité propre à l'esprit pataphysique quant à sa conception de la vie et sa capacité d'introspection clairvoyante sur lui même, sur l'art et sur ce qui n'est finalement que de la littérature face aux valeurs et aux difficultés réelles de la vie...

J'aurais aimé ressentir un peu plus comment la pataphysique réussissait ce savant mélange de pensée paradoxale qui consiste à imbriquer et entremêler dans la même encre et la même réflexion, la technique, le ton moderne, l'analyse visionnaire de l'époque, la connaissance subtile du poids et des lourdeurs du terre à terre, la conscience des difficultés existentielle universelle de l'homme, présentes, passées ou à venir, et de coaguler ça adroitement avec le besoin constant de se détacher de cette pesanteur par l'amusement naïf, l'évasion futile, la dérision, la musicalité des choses et des mots, l'acte gratuit, la force de l'esprit et de l'imaginaire, le jeu bête et méchant, la joie primitive, les sentiments profonds, et de faire en sorte que tout ça forme une pâte féconde d'expression artistique qui, au lieu de s'altérer dans la réaction de ces éléments opposés, se nourrit au contraire de ses propres contradictions (c'est humain !), en en renforçant l'impact philosophique mais aussi et surtout, l'intérêt récréatif, humain et vivifiant.

En conclusion, je suis un peu déçu du résultat, mais l'auteur réussi quand même à faire la promotion de ce mouvement, par ses connaissances, et par le simple fait d'avoir consacré un texte à ce propos. Il y a, en outre, un certain travail de documentation. La construction de l'ensemble tient la route. L'écriture est bonne, sans être teinté de grande particularité ou de singularité de langage intéressante à mes yeux et oreilles de lecteur.

Je serais heureux de voir ce texte en publication, pour la seule raison que j'aime beaucoup la pataphysique et que le simple fait d'en parler peut donner l'envie à certaines personnes d'en savoir plus sur ce mouvement littéraire aussi sérieux que désinvolte, et à d'autres, qu'au passage nous nous passerons bien volontiers, de ne plus jamais vouloir en entendre parler...

En espérant que ce commentaire puisse aider l'auteur, je lui souhaite une bonne continuation !...

ps : désolé, j'avais dit "pour faire court"...

   Marite   
5/1/2011
 a aimé ce texte 
Un peu
J'attendais avec impatience cette publication en catégorie réflexion-dissertation, car je trouve qu'il y en a très peu sur Oniris. Est-il nécessaire d'être si sérieux dans une réflexion ? Certes, je ne possède pas toutes les connaissances permettant d'apprécier à leur juste valeur toutes les citations (trop à mon goût) mais j'espérais qu'après lecture il me reste une idée de cette "science des solutions imaginaires" et là, vraiment rien, je ne suis pas plus avancée à la fin de la lecture qu'au commencement. Disons même qu'après lecture d'un tiers du texte environ, j'ai survolé ... je trouve qu'il manque une implication personnelle de l'auteur. Bon, ceci n'est qu'un avis très subjectif et disons que je ne dois sans doute pas être au niveau requis. Mais ne pas comprendre ce qu'est la pataphysique et n' avoir aucune envie de le comprendre, c'est tout ce qu'il me reste après cette lecture. Je vais donc noter "moyen" à cause du manque de clarté pour la lectrice moyenne que je suis.

   Anonyme   
6/1/2011
 a aimé ce texte 
Un peu
On sent une vraie envie de partager, malheureusement, on a un tel gouffre entre le style et ce que le texte raconte que c'est perturbant.

Selon moi, il manque une vraie passion au niveau stricte de la narration. Le texte est résolument bien écrit, mais oscille entre la dissertation argumentée et la présentation lors d'un discours d'ouverture d'une salle de l'absurde.

Je ne suis pas immergé dans la pataphysique mais je pense réellement me complaire dans l'absurde et le surréalisme, et je trouve que votre oeuvre manque de folie. Elle relate, explique mais n'illustre pas.

Au novice, elle semble difficilement abordable, les références n'étant ici pas des "bandes annonces aux référents" mais des freins à la curiosité en ce qui me concerne. Comme si vous m'invitiez à une éclipse de soleil en me disant : viens voir il va faire tout noir!

Je pense réellement que pour gagner en qualité votre texte mériterait un approfondissement des référents (votre ancien testament, on l'a compris, est un sujet que vous appréciez, il serait agréable d'en savoir plus sur le nouveau) ainsi qu'un traitement qui s'approcherait plus de ce que vous souhaitez illustrer au niveau de la narration.

Cependant, ça fait plaisir de lire sur la pataphysique - qui si je peux me le permettre, est loin de se limiter aux quelques oeuvres ou artistes que vous citez et me semble bien plus profonde que ça.


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