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Loki : L’étranger
 Publié le 28/12/17  -  12 commentaires  -  6625 caractères  -  96 lectures    Autres textes du même auteur

Un aveugle de naissance "retrouve" la vue... ses réflexions sur son arrivée dans le monde des voyants.


L’étranger


S’il n’y avait pas eu cette première fois jamais je n’aurais pu dicter ce texte.

Tous les hommes ont une première fois : l’instant où ils sortent du ventre de leur mère, passant d’un milieu tiède et douillet à un milieu froid et hostile. Moi j’ai eu une deuxième « première fois » : quand mes yeux se sont « ouverts » sur le monde qui m’entourait. J’étais aveugle de naissance. À ma naissance, les médecins me déclarèrent « normal ». Pourtant, les mois passant, mes parents durent se rendre à l’évidence, mes yeux ne voyaient pas. Des signes devinrent des certitudes : je ne suivais pas les objets présentés, mes pupilles ne se fermaient pas quand elles étaient éclairées par une lumière vive.

Je ne peux pas dire que j’ai souffert de cet état. Ce que l’on ne connaît pas peut-il vous manquer ? Maintenant que je suis devenu un voyant, je me souviens avec nostalgie de mon monde d’avant. Sans doute parce que mes parents, mes frères et sœurs me jugeant plus faible qu’eux m’ont entouré de plus d’affection que si je n’avais pas été aveugle. J’en avais certainement besoin, mais je ne m’en rendais pas compte ! D'ailleurs, le mot aveugle ne signifiait rien pour moi... De nombreuses fois on avait essayé de m’expliquer ce que signifiait le mot « voir ». Rétroactivement je m’aperçois que l’idée que je m’en étais faite ne correspondait pas à la réalité. J’avais bâti un univers dans lequel j’évoluais sans problèmes. Le cerveau est une formidable machine. Un sens est absent et il pallie en développant les autres. Vous raconter le monde dans lequel j’ai vécu pendant une vingtaine d’années est difficile. Maintenant que j’essaie de le faire, je m’aperçois comme le langage humain est imprégné de l’image. La plupart des mots que nous employons ont un signifié qui se réfère à la vue. Des mots comme « maman », « soleil » sont associés pour un enfant au visage de sa mère, à la lumière qui vient du ciel et rythme le temps. Pour moi « maman » c’était une voix, une odeur, une pression quand elle me serrait contre elle. Le soleil se traduisait pour mes sens par une modification de chaleur. Je ressentais le jour et la nuit comme une variation de température et mon rythme biologique était dicté plus par la fatigue que par la lumière. Il y a des mots que je ne comprenais pas : bleu, rouge, jaune, vert... Quand on me parlait de l’herbe verte, j’associais cette couleur à la sensation des tiges dans ma main, à l’odeur particulière qu’elle dégageait. Tous ces mots sans signification je les ai concrétisés la première fois que j’ai vu !

Toute mon enfance et adolescence, j’ai vécu dans l’univers que je m’étais construit. Je ne pouvais le partager avec les voyants. Seuls les aveugles de naissance comprennent ce que je ressentais, ce que je « voyais » (même les mots ne sont pas adaptés à notre état). Je m’étais fait du monde des voyants une idée abstraite comme celle des physiciens qui ne peuvent observer l’univers des particules, mais en construisent une représentation avec les mathématiques.

Un jour ce fut une explosion dans ma vie. Un médecin apprit à mes parents que dans un cas de cécité comme la mienne il était maintenant possible d’opérer et de retrouver la vue. Dans mon cas, le mot « trouver » était plus adapté. L’opération fut décidée. Découvrir un nouveau sens est une expérience fabuleuse autant que douloureuse. Les mots sont insuffisants pour décrire ce que j’ai ressenti quand le chirurgien a enlevé les pansements recouvrant mes yeux. J’étais submergé par quelque chose d’inimaginable comme une onde irradiant tout mon être. Peut-être est-ce la même impression que doit ressentir un croyant quand il pénètre le royaume de Dieu ? J’en garde aussi le souvenir d’une immense souffrance, mon cerveau refusant d’intégrer cette nouvelle fonction. Le paralytique qui retrouve ses jambes doit apprendre à marcher, moi j’ai dû apprendre à voir. Je suis sans doute passé par les mêmes étapes que l’enfant qui vient de naître. La différence est sûrement qu’il existait déjà dans mes neurones un système de représentation du monde auquel il fallait maintenant substituer de nouveaux concepts. L’enfant a tout à construire, moi, il était nécessaire que je détruise, pour rebâtir. Avec la vue je découvrais une nouvelle appréhension de l’espace. Les volumes n’étaient pour moi quand j’étais aveugle que des sensations liées au toucher, aux variations sonores et thermiques de mon environnement. L’air en mouvement était mon espace. Bien sûr les couleurs furent une féerie que je n’avais même pas imaginée. Je fis connaissance avec le mouvement, pas mon propre mouvement, que je décelais avec mon corps, mais le mouvement des objets autour de moi. En y réfléchissant autrefois je transportais mon espace avec moi, la vue l’étendait à l’infini. Jusqu’alors ma communication avec l’extérieur avait été la parole et l’ouïe. L’apprentissage du braille m’avait permis de connaître le monde extérieur ou imaginaire. Mais je retrouvais les mêmes obstacles que dans la communication orale : je me forgeais des représentations, des choses décrites par les textes, cohérentes avec mon univers de non-voyant. La vue entraîna un véritable changement de paradigme. La plupart des mots changèrent de signifiés et d’autres en prirent un. Si je peux aujourd’hui écrire ce texte, c’est le résultat d’un long et dur apprentissage complétant la langue orale par la langue écrite. Malgré les difficultés et les souffrances, ce fut une grande joie de rejoindre le monde des voyants. Voir les visages des personnes m’entourant a été une véritable révélation. Cette joie a été malgré tout teintée de tristesse, j’avais quitté un monde dans lequel j’avais vécu plus de vingt ans, dans lequel j’évoluais comme un poisson dans l’eau. Le temps passant, mes autres sens régressaient ; j’avais plus de mal à différencier les odeurs, les sons ; mon toucher s’atrophiait. Souvent je m’obligeais à fermer les yeux pour retrouver les sensations d’autrefois, pour ne pas oublier... J’avais du mal à communiquer avec des amis aveugles. Nous n’étions plus du même monde ! Les psychanalystes disent souvent que tout se joue chez l’enfant avant six ans malgré ma vue retrouvée, je comprenais, sans me l’avouer, qu’effectivement une structure s’était implantée en moi que je n’arriverai jamais à supprimer totalement. J’étais un étranger dans le monde de la lumière.

Est-ce physique ou psychologique, mais un jour ma vue déclina ? Les médecins malgré tous leurs soins n’y purent rien : je redevins aveugle... Comme le voyageur après un long voyage je revenais au pays. Mais j’étais riche du souvenir de la première fois, j’avais vu l’autre monde.


 
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   plumette   
28/11/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
j'ai été interessée par ce texte qui tente de faire partager au lecteur le ressenti d'un aveugle, la manière dont il perçoit le monde et le curieux deuil induit par le fait de découvrir ce qu'est "voir".

Pourtant, je suis restée un peu sur ma faim. Il me semble que les mots sont insuffisants pour traduire cette expérience.

Je me suis également demandée si,dans la vraie vie , il existait une opération qui rende la vue à un aveugle de naissance?

enfin, il me semble qu'il y a une petite incohérence entre le début avec la phrase: "Maintenant que je suis devenu un voyant, je me souviens avec nostalgie de mon monde d’avant" et la fin où l'on apprend que le narrateur est redevenu aveugle et qu'il a donc retrouvé son monde d'avant.

l'écriture est au service du propos, limpide, explicative.

   Tadiou   
30/11/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
(Lu et commenté en EL)

Je suis très ému par ce récit, sobre, clair, mesuré, équilibré, qui pourtant évoque une tragédie.

L’écriture est d’une précision « chirurgicale », mathématique, avec beaucoup de recul et de hauteur de vue.

C’est finement analysé avec les variations de l’importance des sens, avec l’expression de diverses sensations suivant les différentes époques : une belle sensibilité.

Aucun pathos, même quand la cécité revient : le narrateur ne conserve que le positif...

Une magnifique leçon de vie et de bonheur.

Félicitations. Et à vous relire bien sûr !

Un petit détail: la présentation aurait gagné à être aérée, avec quelques sauts de lignes et petits paragraphes.

Tadiou

   Asrya   
1/12/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Un sujet intéressant qui mériterait, nul doute, d'être étoffé car le point de vue (si l'on peut dire ça) n'est pas souvent traité.
J'ai aimé certaines images, certaines comparaisons, certaines définitions de ce qu'est la "vue" pour un non-voyant ; ce à quoi correspond le vert de l'herbe et sa signification plus tactile.
J'ai beaucoup ce genre de choses qui amènent à prendre du recul sur le quotidien, la vie, son expression et la manière dont chacun la perçoit.

Peut-être que le texte est trop court pour que l'on puisse suffisamment sentir ces nouvelles émotions, ce nouveau monde que découvre votre personnage ; qui lui est enlevé par la suite (est-ce si négatif d'ailleurs...).
Je pense que l'écrit, qui se veut réflexif, aurait pu être approfondi ; quand bien ce témoignage (réel ou non peu importe) apporte certains éléments, je pense qu'il aurait pu être encore plus fouillé pour que le lecteur soit pleinement emprunt des sensations décrites et du comparatif entre ces deux mondes.
Clairement, je ne me suis pas senti "étranger", je ne me suis pas senti "nouveau voyant" ; je n'ai pas eu cette sensation de voyage, de découverte et de partage de cette découverte entre votre personnage et le lecteur (moi en l'occurrence).
Peut-être suis-je trop fermé pour recevoir (facilement) ce genre de message.
Je ne sais pas.
Ceci-dit, j'ai apprécié la lecture et était heureux de vous suivre pendant ces quelques lignes.

Au plaisir de vous lire à nouveau,
Asrya.

   Jean-Claude   
9/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour.

C'est intéressant, cela se laisse lire et la fin, entre autre, suscite la réflexion.
Le style, simple, gagnerait à être un peu moins réflexif (difficile j'en conviens ici) et à contenir un peu moins de redondances.
Une remarque : les virgules ne sont pas en option. Elles rythment et éclaircissent les phrases. Elles peuvent même avoir une incidence sur le sens.

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Quelques remarques entre {}, et pas seulement pour les virgules...

"S’il n’y avait pas eu cette première fois{virgule} jamais je n’aurais pu dicter ce texte."

"Moi{virgule} j’ai eu une deuxième « première fois » :"

"J’étais aveugle de naissance. À ma naissance{répétition trop proche}," : la phrase "J’étais aveugle de naissance." pourrait glisser en fin de paragraphe (la conclusion) et devenir "J’étais aveugle."

"Rétroactivement{virgule} je m’aperçois que l’idée que je m’en étais faite ne correspondait pas à la réalité." Note : rétrospectivement est sémantiquement plus correct que rétroactivement (il s'agit d'une considération pas d'une action supposée ou reportée).

"J’avais bâti un univers dans lequel j’évoluais sans problèmes{problème}."

"Pour moi{virgule} « maman »{virgule} c’était une voix, une odeur, une pression quand elle me serrait contre elle."

"Tous ces mots sans signification{virgule} je les ai concrétisés la première fois que j’ai vu !"

"Un médecin apprit à mes parents que{virgule} dans un cas de cécité comme la mienne{virgule} il était maintenant possible d’opérer et de retrouver la vue."

"J’étais{Je fus (ce n'est pas un état permanent, c'est un choc)} submergé par quelque chose d’inimaginable{virgule} comme une onde irradiant tout mon être."

"Les volumes n’étaient pour moi{virgule} quand j’étais aveugle{virgule} que des sensations liées au toucher"

"En y réfléchissant{virgule} autrefois je transportais mon espace avec moi, la vue l’étendait à l’infini."

"avant six ans{point} malgré{Malgré}"

"qu’effectivement une structure s’était implantée en moi que je n’arriverai jamais à supprimer totalement" formulation à corriger "qu’effectivement une structure s’était implantée en moi et que je n’arriverai jamais à la supprimer totalement"

Je n'ai pas relevé toutes les virgules manquantes. Note : pour une incise, il y a toujours deux virgules, sauf si elle termine la phrase bien sûr.

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Au plaisir de vous (re)lire
JC

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EDIT j'ai remplacé supérieur et inférieur par { et } pour éviter les disparitions de commentaires

   hersen   
28/12/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
C'est un sujet très intéressant mais j'ai trouvé que l'auteur passait son temps à dire que les mots ne peuvent expliquer...c'est quand même dommage pour un texte. Il m'a manqué, non pas une vraie explication, mais des vraies sensations. Il me semble que l'écriture n'est pas à la hauteur pour réellement me faire "ressentir" ce qu'est être aveugle.

Pour moi, la fin est vraiment intéressante quand le narrateur "retrouve son monde" mais là encore, il me manque beaucoup pour apprécier.

Je conclurais en disant que ce texte mériterait grandement d'être approfondi afin que le lecteur puisse vraiment "ne pas voir avec le non-voyant".

Merci de cette lecture,

hersen

   Evarista   
28/12/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Très beau texte, très sensible, qui décrit des sentiments très personnels.
Je trouve en outre qu'il a une portée très métaphorique, qui souligne l'importance de se sentir différent.

   MissNeko   
29/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonsoir
J ai beaucoup aimé le thème développé ici. C est important te restant de pousser la réflexion du "Qu est ce que voir !". Beaucoup d individus ne sont y pas aveugles mais pourtant ils ne voient rien.: en ce sens que ils ont perdu cette faculté de percevoir les choses à travers les autres sens.
En développant les autres sens l.aveugle atteint un monde extrêmement sensible où l imaginaire doit avoir une grande place.
C est une grande richesse que le voyant ne peut atteindre. En l'espèce le narrateur est heureux de recouvrer la cécité !
Sur la.forme : j ai tiqué sur trois choses :
- des phrases un peu maladroites comme " aveugle de naissance suivit par à ma naissance.
- des virgules pas toujours bien placées
- pourquoi retrouver la vue et non "recouvrer". Il.me semblait Qu on utiliser recouvrer quand on parlait de la vue.

Merci pour cette lecture

   Donaldo75   
30/12/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour Loki,

Je vais être abrupt mais sincère: je n'ai pas du tout aimé ce texte.

L'histoire, déjà, ne m'a pas interpelé. Certains vont me trouver insensibles, je suppose, mais elle ne m'a tiré aucune émotion.

Le style, ensuite, et c'est peut-être une des raisons qui expliquent pourquoi je n'ai pas été ému par l'histoire. Il est plat, linéaire, scolaire, un peu le genre que les élèves du premier rang écrivaient en cours de français, au grand dam de ceux campés à côté du radiateur, que ce type d'exercice platement réalisé ne poussait pas à trouver la matière digne d'intérêt.

La narration est également linéaire. Le manque de relief du tissu narratif rend le texte rapidement lassant, mes yeux regardant des caractères empilés dans des phrases avec un sens premier à chacune d'elles mais aucune vue d'ensemble, à part la logique d'un récit sagement égrené.

Bref, je me suis ennuyé à cette lecture d'un texte gentiment laborieux, probablement travaillé mais jamais émouvant.

Une autre fois, peut-être.

   Alexan   
30/12/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un texte que je trouve magnifiquement conté. Une belle capacité d'analyse, un réalisme lucide, et pourtant, on pourrait presque avoir l'impression de lire un conte. 

Cela m'a même fait penser à un extra-terrestre nous faisant part de sa première impression de notre planète. 

Je trouve l'écriture agréable et soignée, sans qu'elle soit exceptionnelle, mais ce qu'elle exprime évoque beaucoup d'amour, de beauté et de bonté ; tout cela accompagné d'une sensibilité et d'une poignante sobriété.

Cette expérience unique semble sans aucun doute avoir été vécu par le narrateur. Et je tire mon chapeau pour cette splendide illustration. Si je me trompe, et que cela n'est pas autobiographique, alors j'en suis d'autant plus soufflé.  

Je m'étais déjà demandé ce que pouvais ressentir un aveugle qui recouvre la vue, et je n'aurais pas imaginé une telle description. En plus que de me charmer, ce texte a réussi à m'étonner et offrir une plus grande ouverture à mon imagination. 

Quant à la fin, j'en suis resté songeur, à rêver un long moment.

   Ombhre   
2/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Un texte prenant et attachant, j'ai beaucoup aimé le déroulé et la description de tout ce qui est et n'est pas pour un aveugle. La précision des mots est remarquable.
Un effort à faire en termes de présentation améliorerait la lecture et la faciliterait.
Mais le côté trop "clinique" et froid m'a dérangé. Sans doute était-ce votre volonté, mais je trouve la fin un peu sèche et abrupte. Et elle me laisse sur ma faim.

Une belle lecture toutefois, merci
Ombhre

   Bidis   
6/1/2018
Ce texte m'a intéressée dès que je l'ai abordé. Mais la phrase "Je ne peux pas dire que j’ai souffert de cet état." m'a rendue perplexe. Etait-ce un texte autobiographique et dès lors mon intérêt allait être multiplié. Ne l'était-ce pas et alors ce qui est dit ne m'intéressait plus. J'ai continué ma lecture en espérant non pas que l'auteur ait connu l'état de non voyance mais qu'il se soit documenté auprès d'un véritable aveugle.
- "Un sens est absent et il pallie en développant les autres." : pallier signifie "remédier". Dirait-on "Un sens est absent et remédie en développant les autres." On voit que ce n'est pas le sens absent qui remédie à la cécité par le développement des autres, c'est le développement des autres qui remédie à l'absence d'un sens. Ou alors "Un sens est absent et il est remédié à cet état de choses par le développement des autres." Mais c'est trop lourd.
- "Maintenant que j’essaie de le faire, je m’aperçois comme le langage humain est imprégné de l’image." Même remarque que précédemment : cette réflexion est extraordinairement intéressante SI cette histoire est autobiographique ou rapportée à l'auteur par un aveugle. Par contre, ici, cette réflexion reste intéressante de toute façon. Elle l'est simplement moins si l'on est dans la fiction pure...
La chute est cruelle et inattendue (en fait, il y a tromperie parce qu'au début du texte, il est dit : "maintenant que je suis devenu voyant"). De toute façon, j'espère que cette chute ne correspond pas à la réalité si réalité il y a.
J'ai trouvé l'écriture plaisante, malgré la maladresse relevée plus haut.

   DenisFC   
4/3/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très beau texte, ça nous donne envie d'y croire... Est-ce une histoire vraie ?

Si non, le découpage du texte le rend un peu dur à lire. Mais c'est minime.


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