Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Policier/Noir/Thriller
Louison : Mon si joli jardin
 Publié le 25/12/17  -  15 commentaires  -  9683 caractères  -  84 lectures    Autres textes du même auteur

Un mariage qui s'effiloche quand l'alcool prend trop de place. Reste le plaisir du jardinage.


Mon si joli jardin


La porte de l’entrée vient de claquer lourdement. Florence relève la couette sur sa tête pour atténuer le barouf qui va commencer. Elle l’entend se cogner contre le poêle en fonte et grommeler des jurons. Elle sait qu’il est loin d’être à jeun. Comme chaque samedi soir. Comme les vendredis aussi et souvent le dimanche. Après trente ans de mariage, elle devrait s’habituer, mais non. Pourtant, elle l’a aimé au début. Enfin non, il serait plus juste de dire qu’elle est tombée amoureuse de ses yeux verts. Les mêmes yeux que Johnny à l’époque. C’était il y a une trentaine d’années. Avec les années, les yeux de chat ont rétréci. Leur émeraude est devenue glauque. Des yeux verts avec des nervures rouges dedans.

Le pique-nique du 14 juillet 1980 avec Pierrot, Denise et François, elle s’en souvient parfaitement. La 2 CV verte pétaradait joyeusement dans les chemins de campagne et tanguait lorsque les bas de caisse frottaient les talus herbeux. Arrivés dans la clairière, on sortait le poulet rôti-chips-rosé. Ce jour-là Denise et Pierrot ont soudain disparu, happés par la forêt, main dans la main. Restée seule avec François et la carcasse de poulet, elle n’en menait pas large, la Florence. Elle avait bien tenté de repousser ses mains curieuses. « Laisse-toi faire, ne fais pas l’oie blanche », lui avait-il dit d’un ton las. Elle avait alors compris qu’à dix-sept ans, il fallait y passer et que c’était maintenant. Bon, ça n’avait pas ressemblé aux lectures savoureuses de la bibliothèque de Tata Michèle. Question romantisme, elle était restée sur sa faim. Restait la sensation d’être écrasée sous un corps agité, une douleur sourde au fond du ventre, rien de plus. Les romans racontent n’importe quoi.

Après ce jour, ils se voyaient tous les samedis, il venait la chercher à la sortie de la boutique de fleurs où elle travaillait. « Une rose parmi les roses », lui susurrait-il en lui posant un baiser sur la joue. Elle adorait ça ! On est bête quand on a dix-sept ans.

Depuis peu, le bouton de sa jupe valdinguait à l’autre bout de la pièce dès qu’elle oubliait de rentrer le ventre. Il fallait le recoudre de plus en plus souvent. Il a bien fallu se rendre à l’évidence : elle avait pris un peu. Surtout à la taille. Le médecin de famille a été direct :

« Vous êtes légèrement enceinte sur les bords. »

Les parents de François, un peu bourgeois, ont réagi très vite : « On connaît quelqu’un pour le faire passer, en toute discrétion. »

Les parents de Florence, pâles et défaits, ont averti : « On sera toujours là pour toi, on va l’élever avec toi, mais ton gazier, on ne veut plus jamais le voir. »

Les voisins ont conclu : « C’est sûr, la petite, elle a un polichinelle dans le tiroir. »

Alors ils se sont mariés en petit comité et pas en blanc. En beige, c’était déjà bien. Le petit est né. Un joli petit bonhomme qui a ravi toute la famille. Sauf François, parce que tout de même, ça braille beaucoup la nuit, ça mange, ça pue, il faut en convenir, et ce n’est pas trop intéressant tant que ça n’a pas huit ans pour l’emmener à la pêche. Florence, elle, était aux anges et jouait à la poupée toute la journée. Elle adorait changer les minuscules vêtements, donner le bain, faire des gazouillis avec ce poupon rond trop mignon. Le soir, quand son mari rentrait de l’école, elle débarrassait le bureau qui servait de table à langer afin que François soit à l’aise pour faire ses exercices de maths. Il fallait qu’il décroche son baccalauréat.

Florence pense à tout ça au fond de son lit, en écoutant les bruits bizarres qui montent du salon. François a dû se vautrer sur la table basse, elle l’entend vociférer contre ces putains de meubles qui changent toujours de place. Le voilà qui monte lourdement l’escalier et entre dans la chambre. Il allume le plafonnier sans se soucier de l’heure tardive. Elle opte pour la simulation d’un sommeil profond et accentue sa respiration pour faire illusion. À travers ses cils mi-clos, elle voit sa peau rose qu’elle abhorre désormais. Il est nu, il s’est déshabillé sur le parcours salon-chambre, comme d’habitude. Il a sans doute semé son caleçon et ses chaussettes dans les endroits les plus étonnants. Dans l’aquarium, l’évier ou la caisse du chat ; on verra demain.


– Tu dors ?


La voix est éraillée et le visage rougeaud qui s’approche du sien empeste la vieille bière. Intérieurement, elle sourit pourtant à l’évocation des paroles de Vincent, son fils, lorsqu’il avait trois ans : « Papa, il a des mots qui puent la bière. » Il avait promis d’arrêter la picole. D’autant qu’avec tous ces excès, son cœur devient fragile.


– Oh, tu dors ? grogne-t-il en secouant Florence par l’épaule.

– Hein ? Oui, je dors ! Il est trois heures du matin !


Ses grosses mains rugueuses glissent jusqu’aux cuisses de Florence.


– Arrête François, je dors !

– Oh, fais pas ta méchante, grogne-t-il. Rajat-boie, euh, rabat-joie !


Florence ne répond pas. Assis sur le lit, François la regarde à la dérobée :


– Y a un truc que j’adore chez toi, dit-il en pointant un doigt gras et rose.


Il hésite un instant, puis reprend, le regard vitreux, comme s’il se parlait à lui-même :


– Si seulement je pouvais m’en souvenir.


François s’étale sur le lit et aussitôt Florence entend un ronflement sonore.

Ouf ! Tranquille pour cette nuit.

Le gros, comme elle le nomme en pensée de plus en plus souvent, dort profondément, allongé sur le dos, la bouche ouverte, un léger filet de bave au coin de la lèvre. Florence éteint la lumière.


Au petit matin, Florence prend son petit déjeuner dans le jardin ensoleillé. C’est son moment préféré. Son jardin, elle l’adore, il est soigné et bien ordonné. Son petit coin de paradis. Cette année, les pivoines seront superbes, les bourgeons sont déjà énormes.

Ce matin, elle a désherbé et coupé les tiges de muguet en fin de floraison, les clochettes jaunies étaient toutes fripées. Elle a mis les fleurs fanées dans le bac à déchets pour le composteur. Cette passion des fleurs la sort de son quotidien un peu terne.

Toute à ses réflexions, Florence sursaute lorsque François apparaît dans l’embrasure de la porte, l’air penaud, son bol de café entre ses mains tremblotantes. Elle sait d’avance qu’elle va avoir droit à la litanie habituelle des excuses.


– J’étais minable hier soir. Pardon. C’est Pierrot aussi, il fêtait la naissance de son petit-fils, alors…

– C’est bon, François, laisse tomber.


Ses yeux sont comme deux fentes étirées, on ne voit même plus les iris. Il a mis son caleçon à l’envers, l’étiquette pendouille au dos, les coutures sont apparentes. Florence jette un œil sur François qui boit son café péniblement. Son teint lui fait penser à ces tranches de mortadelle qu’elle a vues dans la vitrine du charcutier.

François tourne son café de ses doigts boudinés, la cuillère crisse au fond du bol. Il bafouille deux trois phrases incompréhensibles.


– Dis-moi François, demande Florence, tu pensais à quoi hier soir quand tu m’as dit que tu ne savais plus quel truc tu adorais chez moi ?

– J’ai dit ça moi ? Je ne me rappelle pas. J’aime tout chez toi, tes seins, tes fesses, ton… Il essaie d’articuler, mais les mots semblent compliqués à prononcer.

– Non, arrête ! Je te demande ça parce que tu ne t’intéresses pas du tout à moi, à ce que j’aime, à mes passions. On ne sort jamais…


Elle a dit ça dans un souffle, fatiguée d’être invisible.


– Ben, t’aimes quoi ? Tes fleurs ? Ton « si joli jardin » ?


Il a dit ça en tordant la bouche moqueusement. Il continue :


– C’est la foire au boudin demain, pas loin d’ici, tu veux y aller ?


Content de son trait d’humour, François repose son bol vide sur la table en fer forgé, près du vase en zinc où se dressent de grandes hampes d’un rose profond.

Il fait un geste du menton en direction des longues fleurs aux grandes cloches retombantes.


– C’est quoi ces fleurs ? Ça vient du jardin ? Tu vois je m’intéresse.

– Des fleurs de la montagne. Il y en a plein en ce moment. Des digitales. Tu veux un autre café ?

– Oui, avec deux sucres, il est un peu serré ton kawa, dit François en se frottant l’estomac.

– C’est plutôt que tu ne digères plus rien, tu devrais ralentir un peu.


Florence tend la tasse remplie de café bien noir à François. Elle le trouve très pâle subitement.


– Ça va ?

– Moyen… Je me sens faible, t’as raison, j’ai abusé hier… Oh, je….


Il titube et se cramponne au dossier métallique de la chaise.

Devant le malaise de François, Florence réagit rapidement et l’aide à s’étendre sur la pelouse, lui soulève le t-shirt afin d’écouter son cœur, puis lui prend le poignet pour sentir son pouls.

Elle sent les pulsations s’affaiblir, elle voit les joues et les lèvres blêmes…

Elle s’incline près de son visage et lui chuchote à l’oreille :


– Je sais maintenant ce que tu adores tant chez moi et dont tu ne te souviens plus. C’est sans doute mon goût pour les plantes, la phytothérapie, on appelle ça, tu sais, ce hobby auquel tu ne t’intéresses pas.


Les yeux vagues de François l’interrogent, aucun son ne sort de sa bouche décolorée.


– Ben oui François, j’adore les fleurs. Elles ont tant de vertus. L’eau du muguet, par exemple, les clochettes en décoction avec les belles digitales, c’est radical pour endormir ton gros cœur de gros porc égoïste.


François a fermé les yeux. Florence pose son oreille sur la poitrine immobile. Rien. Elle tâte le poignet où la veine a cessé de frémir.

Elle se lève, range la tasse dans le lave-vaisselle. Puis jette le muguet fané et les digitales flamboyantes dans le bac de compost en marmonnant :


– Tu sais ce qu’il te dit le boudin…


Puis elle compose tranquillement le numéro du SAMU.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette nouvelle sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Thimul   
22/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Excellent. Un petit côté jubilatoire.
Même pas eu pitié du gugusse.
C'est très bien écrit, le ton est parfait et il est maintenu tout au long de l'histoire ce qui n'est pas si facile qu'il y paraît.
Le "y a un truc que j'adore chez toi (...) si seulement je pouvais m'en souvenir" à fait tilt.
J'espère que ce petit bijou à été primé !

   Tadiou   
22/11/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
(Lu et commenté en EL)

On sent venir l'empoisonnement assez vite, avec ces histoires de fleurs et de digitales.

La lecture est facile et bien agréable car l'écriture est fluide et bien maîtrisée.

On reste largement à la superficie des choses, car tout se passe en accéléré; on survole et on ne pénètre pas à l'intérieur des personnages, comme si c'était un résumé. J'aurais aimé un approfondissement.

Du coup le meurtre semble artificiel.

Merci pour cette lecture et à vous relire.

Tadiou

   Asrya   
24/11/2017
 a aimé ce texte 
Pas ↓
Je n'ai pas été particulièrement sensible au style d'écriture.
Rien de déplaisant mais rien d'enthousiasmant, rien de marquant, qui impacte ; c'est très "lisse". Propre.
Maîtrisé mais sans folie ; sans vie.
On ne ressent pas de personnalité dans l'écrit.
Bon, passons.

En soi, l'histoire n'a rien d'original ; une femme, il y a un certain temps, qui est tombé enceinte d'un homme qu'elle se "doit" d'épouser pour éviter le scandale ; évidemment, cet homme ne peut être le "bon" et finit comme un certain nombre de clichés à se vautrer comme un "homme" (tel qu'on pourrait l'imaginer). Pas de folie non plus.
Tout est très conforme. Ca peut plaire. Pour moi, ce sera plus délicat. Si le style était là pour me donner quelque chose en plus, je ne dis pas, mais là, je reste en dehors.

L'homme est bourré, s'endort, se réveille, honteux de la veille et boit, comme tous les jours, son café afin de se réveiller.
Mais, diablesse, sa femme décide "enfin" d'agir et de se débarrasser de ce boulet (intrigue, rebondissement, clou du spectacle) et l'empoisonne à l'aide d'une mixture végétale de muguet et de digitale. Mieux vaut éviter l'autopsie.

La fin, se veut "humoristique" avec cette petite pique envoyée "Tu sais ce qu'il te dit le boudin..." ; mouais, ça n'a pas fonctionné pour moi.
J'espère que d'autres y seront sensibles.

Merci pour la lecture,
Au plaisir de vous lire à nouveau,
Asrya.

   plumette   
26/11/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
On peut aimer les fleurs et avoir l'âme sombre. C'est le cas de Florence, meutrière sans avoir l'air d'y toucher.
Le tableau de ce couple usé, ou plutôt mal embarqué dés le départ est plutôt bien brossé, mais j'ai du mal à adhérer à ce genre d'histoire car d'emblée je me demande pourquoi la femme accepte de subir cette vie là et comment se fait-il qu'elle ait tenue trente ans. Pour que ce soit crédible, j'aurais besoin d'une petite justification. En quoiest-elle dépendante de cet homme au point de ne pas pouvoir le quitter?

j'ai lu sans déplaisir mais je suis restée dubitative.

Plumette

   Jean-Claude   
28/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour.

Je ne suis pas un adepte de ce genre de texte, mais ça se laisse lire et c'est globalement bien écrit.
La chute est un peu téléphonée. Quand j'ai lu "digitales", j'ai su.
Bref, ça n'a pas été désagréable.

----------

Quelques remarques...

Il y a un problème de transition entre ces paragraphes. Bien que "valdinguait" soit au passé, j'ai cru qu'on était revenu dans le présent (jusqu'à la grossesse).
"On est bête quand on a dix-sept ans."
"Depuis peu, le bouton de sa jupe valdinguait à l’autre bout de la pièce dès qu’elle oubliait de rentrer le ventre."

J'ai eu quelques difficultés pour me repérer avec les dialogues.

----------

Au plaisir de vous (re)lire

   Donaldo75   
25/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Louison,

Voici une nouvelle bien écrite, que j'ai pris plaisir à lire. La vie de Florence est bien racontée, avec une partie sociale pas piquée des vers. Au présent, on ne sait pas exactement ce que fait François mais finalement ça n'a pas réellement d'importance, le climat est posé, le drame est bien présent, plutôt du côté de Florence d'ailleurs, qu'on a envie de plaindre.

La chute est rapidement amenée, de manière pas trop abrupte cependant. Elle est quand même moins forte que le reste.

   Bidis   
25/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Eh bien, voilà un texte que j'ai lu avec intérêt jusqu'à la chute (que je n'attendais pas). L'écriture n'a aucune prétention et le ton est juste pour les personnages en présence. Bref, j'ai passé un bon petit moment.
Une petite remarque :
"Florence relève la couette sur sa tête pour atténuer le barouf qui va commencer. Elle l’entend se cogner etc" : se mettre la tête sous la couette atténue le bruit, mais le barouf lui reste le même. Et elle entend le barouf se cogner ??? Grammaticalement, c'est pourtant bien ce que la phrase signifie.

   Mokhtar   
26/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Il est agréable de lire un texte bien rédigé, qui se déroule sans que le lecteur éprouve le besoin de relever la tête.
La nécessaire charge contre le "monstre" ne se fait pas dans la dentelle. Mais il existe surement des types de cet acabit.
Quelques invraisemblances : la réflexion du gamin de...trois ans, et l'empoisonnement à la digitale, grand classique, dont la responsable aurait tort de considérer qu'il constitue un meurtre parfait.
Dommage aussi la plaisanterie finale, qui rompt un peu le ton général. J'aurais bien vu une chute plus légère. Par exemple qu'elle prenne le temps, en priorité, d'arroser ses fleurs, ou de tailler un rosier, hiérarchisant ses préoccupations avant d'appeler le SAMU.
Mais je confirme que j'ai eu du plaisir à lire ce texte.

   Cat   
26/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Louison,

C'est rondement mené, même si c'est un chouïa trop rapide.
A mon sens, c'est le point faible de cette nouvelle.

Si l'on peut comprendre aisément le ras-le-bol de Florence après trente ans de vie partagée avec un François trop souvent imbibé, la chute est brutale. Trop. Un paragraphe supplémentaire pour mener la tension crescendo aurait été nécessaire afin de rendre l'épilogue plus crédible dans sa radicalité. Ne serait-ce que pour mieux expliquer l'exaspération de Florence et tout ce qui l'a conduite au geste final.

Le point fort, c'est l'écriture nerveuse et succincte. Elle emporte le lecteur directement au cœur des détails pointés pile-poil pour créer l'ambiance adéquate. En trois coups de plume le tableau est brossé.

J'aime ici cette façon d'aller à l'essentiel sans se perdre dans les futilités. Elle correspond tout à fait au tragique de l'histoire.

J'ai déjà pu savourer ta plume romantique, dans une de tes dernières nouvelles, aujourd'hui je savoure celle plongée dans le cru de la vie.

A te relire, donc.
Merci pour ce partage.


Cat

   hersen   
27/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Louison,

Voilà une petite nouvelle avec un fond peu réjouissant traitée peut-être un peu trop en surface pour moi. Je ne ressens pas assez le glauque,par ce qui est raconté dans l'histoire, pour que ça aboutisse à l'empoisonnement.

En fait, on peut supposer que Florence a établi son plan à l'avance puisqu'elle a des digitales qui ne sont pas de son jardin en même temps que son muguet. Donc, la scène au lit ne me semble pas tout à fait l'attitude qu'aurait une femme qui s'apprête à commettre cet acte.(bien que n'ayant aucune expérience en la matière !).

Ceci dit, chaque cas est certainement particulier !

J'ai regretté que l'humour noir ne soit pas suffisamment présent, et le mot "phytothérapie" est ici très plaisant !

Ceci dit, j'ai apprécié cette plaisante lecture.

A te relire,
hersen

   Louison   
28/12/2017

   mimosa   
18/1/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Louison,

Bon, le thème est rabattu du mari con ou violent, c'est selon, donc il serait nécessaire d'inviter le lecteur à plonger dans le désespoir que la meurtrière devrait ressentir: on ne tue pas "comme ça!", comme on sert le thé ou brasse la salade.
Impossible d'éprouver de l'empathie pour la femme qui, d'un coup, décide de le virer de l'autre côté.
Le style est simple, facile à lire, mais pour ma part, je ne suis pas "entrée" dans le drame: car, en toute logique, c'est un drame...
C'est la première nouvelle que je lis de vous, à la prochaine!

   Gouelan   
18/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une histoire banale qui fait toujours frémir.
Le ton est juste.
Florence s'apaise dans son jardin et rêve aux lendemains plus ensoleillés. Sans l'ombre du mari.
La pointe d'humour apporte une légèreté bienvenue.
Florence est une fleur mais, n'oublions pas ses épines si nous la froissons.

   Ombhre   
21/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Une histoire qui pousse au crime, et on ne peut que comprendre le geste de Florence. L'humour partout présent rend la nouvelle jubilatoire, et les jolies fleurs ont bien d'autres "vertus" que leur seule beauté :-)

Merci pou la lecture
Ombhre

   virgo34   
9/6/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Un texte agréable à lire et bien écrit mais dans lequel le suspense n'est pas assez évident. La chute est pourtant imprévisible, ce qui lui donne de l'intérêt.
Le style est fluide. Le langage courant employé par l'auteur lui confère un caractère réaliste.


Oniris Copyright © 2007-2018