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Réalisme/Historique
Louison : Tout feu, tout flamme
 Publié le 28/01/20  -  16 commentaires  -  6355 caractères  -  103 lectures    Autres textes du même auteur

Dans sa tour de banlieue, Kévin se satisfait tant bien que mal de sa vie ordinaire, devant son ordinateur, avec ses amis virtuels, la vie de routine, mais jusqu'à quand ? Et jusqu'où peut mener la solitude ?


Tout feu, tout flamme


À peine levé, les plis du drap encore imprimés sur la joue, Kévin appuie sur la touche ON de son PC. Un sourire s’esquisse sur son visage gras, tandis que ses yeux chassieux s’illuminent. Trois nouveaux amis ! Trois personnes ont accepté son invitation sur la toile. Désormais il compte 722 amis ! Quel bonheur ces réseaux sociaux ! Sa mère a beau dire que ce n’est que du virtuel, du pipi de chat, Kévin voit bien qu’il peut discuter, échanger, s’amuser et ça, c’est bien réel !


Depuis son fauteuil, une canette de Coca à la main, il dialogue, il donne son avis sur des bouquins qu’il n’a pas lus, mais dont il sait tout grâce à Babelio. Et les tutos ! C’est dingue ça ! on peut tout apprendre sur Internet, à peindre, à réparer un moteur, à cuisiner, même à tricoter si on veut ! Alors il faut arrêter de déblatérer sur les méfaits du Net ! Kévin est heureux avec son écran.


Sur la toile, il se fait appeler Adrian, ça sonne mieux que Kévin, ça fait moins beauf, plus stylé. Quel prénom débile. Kévin ! D’où sa mère a pu sortir pareille idée ! Sûrement ses feuilletons à la con !

Franchement Internet est un compagnon vraiment complet. On peut même acheter ce qu’on veut ! Tiens pas plus tard qu’hier, il a commandé sa bouffe et son papier toilette sans bouger du fauteuil. C’est pas parfait, ça ? En quelques clics ! On n’arrête pas le progrès. Bon le problème vient d’ailleurs. L’ascenseur ! On en est au 8e jour de panne. Mais grâce au réseau, il contourne le problème : les livraisons arrivent au 1er chez madame Dupuis. La brave dame monte les courses au 4e chez le petit Luc, puis celui-ci apporte les paquets au 6e chez le père Lustucru. On l’appelle ainsi parce qu’il se fait livrer des quantités de pâtes de toutes formes. Ensuite, hop, ça continue direction le 8e. Le dernier étage, celui de Kévin, c’est madame Duflot qui s’en charge. Elle a 55 balais, elle estime qu’un seul étage c’est suffisant. Bien sûr tout cela a un coût, mais on n’a rien sans rien et c’est provisoire. Un petit euro pour chacun, sauf madame Duflot qui se contente de 50 ct. La démerde, faut bien s’entraider. Dans la tour de Kévin, on s’organise, il y a de l’entraide, tout le monde ne se connaît pas, mais les voisins se saluent lorsqu’ils se croisent et en cas de coup dur, on peut compter les uns sur les autres.

Faut dire que Kévin est en fauteuil roulant suite à un stupide accident de la route, alors l’ascenseur en panne, c’est pas de veine.


Ça fait 15 jours que l’ascenseur refuse de faire le moindre effort. De pétition en pétition, la colère gronde dans les étages, mais que faire. Heureusement Kévin a ses amis. Quoiqu’en ce moment, on sent que les vacances arrivent, c’est plus calme sur les réseaux, et puis il y a cette canicule qui anesthésie tout le monde. Il n’y a pas de ventilo dans le petit salon de Kévin et l’air est irrespirable. Et personne pour descendre les poubelles, ça schmoutte un peu. La mère Duflot est montée ce matin. Pour 5 euros, elle a changé les draps du lit de Kévin. Il était grand temps !

Bien sûr l’aide-ménagère refuse de venir, alors ça craint un peu comme dit la mère Duflot. Elle a raconté à Kévin que malgré les plaintes, le maire ne se bouge pas, les services sociaux ont d’autres chats à fouetter et que la petite du 5e, celle qui a un enfant handicapé, a fait une tentative de suicide, ils ont placé la gamine en attendant.


Ça fait 18 jours. On étouffe entre les murs. Les stores baissés n’y font rien. L’ordinateur hyperventile, Kévin aussi. D’autant qu’il commence à être à court de médicaments, c’est pas bon pour son diabète, ça. Et il n’a plus de monnaie pour régler les services des livreurs. La mère Duflot lui a bougonné « plus de sous, plus de courses, faut que tout le monde vive… » Le moral de Kévin est en baisse. Marre de bouffer des surgelés et du thon en boîte. Ce matin il a terminé le dernier rouleau de papier cul et a dû se contenter d’une vieille pub Intermarché, et comble de malchance l’ordinateur rame.


23 jours. Kévin a téléphoné à Isa, la petite blondinette du 6e, elle a 17 ans. Il aurait besoin qu’elle aille à la pharmacie pour lui, avec une vieille ordonnance, ça passerait peut-être. D’habitude elle est gentille. Là elle lui a répondu sèchement : « Je descends pas pour moi, alors tu comprends… Par contre si tu veux je peux monter te faire une petite pipe pour 20 euros ». Alors là, ça l’a estomaqué, d’autant qu’il s’est entendu dire : « Oui pourquoi pas ». Elle l’a envoyé bouler vertement : « Non mais, ça va pas gros lard, dans tes rêves ». Il n’avait rien demandé, pourquoi elle est comme ça, d’un coup, si méchante. Kévin est tout tremblant sur son fauteuil. Foutu ascenseur ! Foutue vie ! Foutu Internet qui ne marche pas avec cette chaleur ! Les gens deviennent aigris, méchants. Ils s’agacent.


28e jour au soir.

Kévin a le cœur un peu lourd. Isa l’a blessé, c’est bête, il ne devrait pas y accorder d’importance, tout le monde est un peu énervé. Mais quand même. Cette histoire tourne sans fin dans sa tête.

Il a fait des boulettes avec les journaux publicitaires. Son ordinateur a rendu l’âme. Plus d’amis. Il a joué à l’électricien, comme ça pour passer le temps. Il a bidouillé les fils du compteur électrique, mis un peu de journal et du coton et provoqué un court-circuit. Un peu de pub Lidl dans le grille-pain aussi. De belles flammes orange commencent à grimper le long des rideaux. Des larmes coulent sur ses joues boursoufflées. Quelques feuilles encore sur le vieux tapis râpé du salon. Les flammèches lèchent ses chaussons en feutrine. Il fait si chaud ! La fenêtre de la cuisine vient d’exploser ! Les flammes dansent, c’est beau, on dirait un coucher de soleil. Quelle chaleur. Les flammes s’emparent du jogging en nylon de Kévin, il hurle. C’est trop tard ! Au loin il entend la musique d’une fête foraine à moins que ce soit les sirènes des pompiers ?

C’est fini pour lui. Son cri est insoutenable pendant que ses chairs brûlent avec le fauteuil dont il est prisonnier. D’autres hurlements envahissent l’air brûlant de la tour, des vitres volent en éclats. La fournaise envahit le ciel déjà sombre.

Demain dans les journaux, on lira qu’une tour a pris feu, un entrefilet de quelques lignes. Le quotidien.


 
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   Tiramisu   
7/1/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Tout s'arrête quand internet s'arrête. Oui bon. Il y avait de quoi faire. Mais en plus, il y a la panne d'ascenseur, il y a le handicap, et puis il y a l'isolement, et puis il y a la coupure d'électricité, puis il y a la chaleur, et puis pour finir l'incendie.

Il y a un enchainement mélodramatique qui me semble extrême. Cela fait beaucoup d'effets spéciaux jusqu'à l'autodafé.

L'écriture se lit bien. Je suis plus réservée sur le fond, qui dans une nouvelle de 6000 signes met en présence tant d'évènements.

Bonne continuation

   plumette   
8/1/2020
 a aimé ce texte 
Pas ↑
trop, c'est trop!
l'histoire est terrifiante et m'a mise mal à l'aise.

Mais le texte, tout en se lisant avec facilité présente, pour moi, de gros défauts.

Dès le premier paragraphe, j'ai failli reculer à cause de visage gras et yeux chassieux. Ce pauvre Kevin est chargé dès les premières lignes!

j'ai deviné avant que cela ne soit dit que Kevin état en fauteuil roulant donc il ne me semble pas crédible qu'il soit totalement livré à lui-même dans notre société - De ce que je connais de notre système, il existe des services d'aide au quotidien ( pour la toilette, l'habillage à minima) Pour un effet de réel, il faudrait expliquer pourquoi Kevin est dans une telle solitude ( En plus il a une mère.. sans doute habite-elle trop loin? ) Et puis il existe aussi le téléphone qui permet de communiquer. Kevin a peut-être vu son abonnement résilié?

je n'arrive pas non plus à croire qu'aucun dépannage ne soit intervenu en 28 jours. Ou alors, il faut situer votre action dans un pays totalement sinistré.

Donc, je reviens à mon début: même si l'auteur a tout les droits, la question de la crédibilité est incontournable.

Le dialogue avec Isa est, pour le coup, réaliste et crédible, ses effets psychologiques immédiats me paraissent aussi assez juste :blessure et obsession, certes, mais il manque un maillon pour que je puisse croire que cela suffit à faire flamber la tour.

Désolée pour cette fois,

   maria   
16/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

L'auteur(e) a fait couler la vie de Kévin dans un entonnoir. Le bout est trop étroit, il est coincé.
Qui, à part sa mère, se souviendra de lui ?

J'ai apprécié la construction de la nouvelle : progressive, sans rebondissement spectaculaire. Je ne m'attendais pas à une fin si tragique. Le titre aussi est étonnant.
Bravo.
Et ,j'ai envie de crier : P..... d'ascenseur !

Merci pour le partage et à bientôt.
Maria en E.L.

   Donaldo75   
19/1/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

J'ai trouvé ce récit basique mais très bien raconté; au final, pourquoi s’embarrasser de chichis stylistiques pour raconter la vie de Kévin ? En soi, elle suffit amplement à alimenter le récit, de par sa dureté sociale, son misérabilisme endémique et sa crudité. C'est un peu comme une peinture hyperréaliste dont l'auteur aurait choisi comme thème la décharge publique; il n'a pas besoin d'en magnifier la laideur par des effets de style, des éléments de palette novateurs, de la mise en relief par un effet 3D. Tel quel, ça suffit amplement. Il ne reste qu'à en restituer l'essence même, sa réalité.

Le côté journal m'a bien plu; il est indirect et rend le récit plus réaliste. La forme n'est pas rigoureuse au point de le rendre journalistique, ce qui amplifie son réalisme.

Bravo !

   hersen   
19/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup cette nouvelle.
Elle a à la fois un côté auquel on ne croit pas, parce que trop c'est trop, parce qu'on ne comprend pas pourquoi un handicapé vivrait au 8ème etc.
Mais voilà, c'est ça, exactement ça qui fait la nouvelle. Un ensemble que l'on pense improbable, un narrateur, un Kevin ni fut-fut, ni gâté par la nature, qui en plus n'a pas eu de bol.
Et tout s'empile au fil du texte, les mots plus souvent qu'à leur tour couchés dans le sordide.

Et la misère, c'est exactement ce que me fait ressentir le texte : je ne m'attache pas au factuel, je m'attache à cet empilement, à la résignation de Kevin, à l'évidence, oui, l'évidence, qu'il n'y aura rien pour sortir de cette merde, de cette vie inintéressante . Mais qui peut dire qu'elle est vide ?
Elle ne l'est pas puisqu'il y a au coeur de cette vie Kevin.
Qui va lui-même décider de vider cette foutue poubelle de laquelle il ne peut sortir.

J'ai apprécié que l'auteur parle du manque de pq et de ses substituts. Il fallait oser, mais quoi de mieux pour illustrer la nouvelle, et en même temps, quoi de plus basique ? Qu'est-ce qui fait de nous des gens propres ? Comment le rester quand le basique est absent. C'est cru. C'est réel.
Et les gens qui permettent que leurs pairs vivent ainsi, sont-ils propres, eux ?

Et on voit bien la limite des réseaux sociaux : du vent qui part en fumée. Aucun de ses « amis » ne sera jamais là. En panne, le monde qui entoure Kevin, il se retrouve seul dans son désert.

Une nouvelle sans fard, désespérante. Une nouvelle qui dit l'humanité et ses manques.


merci pour la lecture !

   Anonyme   
28/1/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Louison,

Point de vue crédibilité, ça laisse à désirer (mais qui suis je pour émettre une telle critique ?) : en général ce type de personne est sous tutelle, le tuteur ou la tutrice veille au grain... mais c'est vrai, ce n'est pas toujours le cas.

Pourtant... Kevin cumule les tares et les déboires, au point que je me représente bien le tout comme une grande pile haute de huit étages. Et il en dégringole à la fin, entraînant tout son monde avec lui.

C''est bien pensé.

Dugenou.

   papipoete   
28/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Louison
J'avoue que je lis le nombre de caractères, avant de me risquer sur une nouvelle ; la vôtre mesure juste la taille qui me convient, et je vous suis dans ces étages d'immeuble, qu'un ascenceur ne dessert plus... depuis quelque temps ! Et il s'en passe des événements dans cette tour où l'on vit tout simplement...
NB au début du récit, sans savoir, on a envie de botter le derrière de Kévin, puis le fauteuil-roulant se montre soudainement...
Et la débrouille marche à fond du rez-de-chaussée jusqu'au dernier étage pour tout le monde et Kévin et tous ses amis sur Internet...
Alors que l'on pourrait sourire, l'auteure nous amène presque fortuitement sur ce drame ; cet incendie qui ruinera les rêves et la vie de notre héros !
L'auteure nous montre une plume tendre, ironique parfois et si noire finalement ; bravo pour cet heureux mélange !

   dream   
30/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
« Tout feu tout flamme » aurait pu tout aussi bien s’intituler « Une vie virtuelle pour une réalité noire ». Pour Kévin, cet être meurtri par les accidents de la vie, la solitude et l’amour, et dont l’existence est une succession d’épreuves, le net est sa véritable raison d’être. Ainsi s’imagine-t-il de vivre dans le meilleur des mondes où il pourra compter sur une multitude d’amis ; mais déconnecté insidieusement des réalités humaines par l’hydre morbide d’un outil capable de l’isoler de ses semblables tout en lui faisant croire le contraire.

C’est aussi un constat amer sur notre société gagnée par le repli sur soi et l’aliénation par un système déshumanisé et implacable, pour une humanité blessée.

En bref, j’ai plongé à 100% dans cette histoire bien écrite mais sans fioritures ; avec des mots justes et percutants, car il suinte dans cet huis-clos tragique une vie décomposée dans la solitude et qui, prise dans un engrenage terrible, conduira inexorablement vers une descente aux enfers.

Bravo à l'auteure !

Dream

   Hananke   
30/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Cette nouvelle me remémore un livre que je viens de lire
sur notre dépendance à Internet, c'est fou et inquiétant à la fois.
Plus rien ne fonctionnerait sans les serveurs, mais rien de rien.

Ce texte est du vécu : un clic, on a pratiquement ce que l'on veut
sauf l'ascenseur en panne qui demanderait l'être humain.

La déshumanisation de nos sociétés est bien décrite même
si c'est avec excès par endroit de la nouvelle.

Un texte plus profond qu'il n'en a l'air et qui devrait faire
réfléchir.

   Cat   
30/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
L'histoire tient la route. Bâtie autour des aléas d'un ascenseur en panne, l'auteur pointe du doigt quelques-unes des mille et une malfaçons de l'être humain.

Je crois que c'est cela qui me plaît dans cette nouvelle menée par une écriture agréable à suivre.

Fi des fanfreluches, les faits s'enchaînent avec beaucoup de réalisme. La fin est peut-être un peu too much, mais il faut bien cela à une nouvelle, une fin qui claque. Et puis, c'est bien connu, la réalité dépasse souvent la fiction. Alors qui peut dire ce qui se cache réellement derrière ces incendies qui s'allument au cœur des villes ?

Des Kevin, il y en a des milliers, des millions à travers la planète, qui à peine réveillés se connectent à leur bulle comme à une bouteille d'oxygène, qui vivent au rythme des amis virtuels, idéalisables à souhait, et comptabilisent des like comme on le ferait avec des lingots d'or, ne serait-ce que pour oublier une réalité pas jolie-jolie, où l'entraide a son prix en espèces sonnantes et trébuchantes, et où le chacun-pour-soi a perdu sa honte.

Je trouve particulièrement bien observé la dégringolade de Charybde en Scylla à partir d'une panne d'ascenseur qui s'éternise. Cela ne doit pas être facile de s'imaginer tout cela dès lors que l'on vit bien à l'abri dans son petit confort personnel.

Bravo et merci Louison


Cat

   Raoul   
1/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,
Un univers où tout est grippé, où ça n'existe pas alors que si, parce qu'on n'a que ça à proposer en attendant que le provisoire ne s'éternise pas trop avec l'ascenseur en métaphore. Bien observé. La fenêtre, c'est l'ordi. où tout est accessible, disponible, dans un monde d'amis Ricoré... Bien observé et finement écrit, même dans la trivialité et son (peut on dire comique) de répétition qui est aussi routine.
Le style est fluide, ça se lit très bien, on entre dans le monde d'Adrian-Kévin de ses pensées de ses réflexes par un sens du détail visuel très maîtrisé.
J'ai pensé à Brazil. Une courte nouvelle très forte et très... plombante.
Merci pour cette lecture, je vais me faire un café et tuto comique sur youtube.

   Louison   
2/2/2020

   sympa   
2/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonsoir,

J'ai beaucoup aimé votre nouvelle même si certains passages me semblent un peu irréalistes.
Il existe des aides pour les personnes handicapées.
Cependant, j'ai pris plaisir à vou lire, le chacun pour soi est devenu coutume de nos jours et le virtuel isole.
C'est devenu addictif aux détriments du protagoniste avec cette fin tragique.
Un bon moyen d'interpeller au travers d'une histoire dramatique qui ne laisse pas indifférent.

   Babefaon   
4/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un titre efficace, qui me fait penser au film de Jean-Paul Rappeneau. Un texte qui se lit facilement, qui pointe du doigt cette dépendance que l'on peut avoir aux réseaux sociaux, plus rapides, plus faciles d'accès où l'on peut se dévoiler sous une autre identité et un autre jour. Compréhensible pour Kévin, non Adrian pardon, vu l'isolement dû à son handicap. Une escalade bien menée jusqu'à ce drame final, même si certaines situations peuvent paraître "un peu trop" parfois pour une seule personne, mais pourquoi pas. Ce qui m'amène à penser que le texte aurait peut-être mérité d'être un peu plus long pour laisser au lecteur le temps de digérer les informations qui s'enchaînent... mais ce n'est que mon humble avis ! Voilà, j'espère que ce commentaire vous aura été utile.
Au plaisir de vous relire.

   plumedeplomb   
17/2/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'adore ! cette suite décadente, la descente aux enfers ! C'est beau. J'aime votre plume : un mélange d'oralité, de modernité : on le lit très facilement, sans accrocs c'est fluide, ça coule tout seul.
C'est court et intense : beaucoup d'émotions fortes!
Le seul petit bémol pour moi, c'est la crédibilité de l'histoire : les gens et le système global ( me semble-t-il) ne peuvent pas être aussi cruels envers un handicapé, de surcroît en fauteuil roulant suite à un accident de voiture. Il faudrait enlaidir son histoire ou le personnage (même si les premières lignes nous donne une description peu ragoutante ). Si le personnage était atteint d'une obésité morbide par exemple et dans l'impossibilité de se mouvoir. il me semble que la répulsion et l'abandon du système seraient plus crédibles : il existe une grossophobie tenace au sein de notre société.
Au plaisir de vous lire à nouveau!

   HERLINE   
1/3/2020
 a aimé ce texte 
Bien
1 )Le problème d'internet est bien cerné: comment être ensemble et seul au bout du compte, tout peut se faire en deux clics et en étant enfermé dans sa chambre le tout via une connexion.
2) Puis l'effet tombe...On apprend que le principal protagoniste est handicapé, cloué dans un fauteuil, du coup Internet lui est complètement nécessaire et ne revêt plus un aspect aussi négatif ou addictif que l'on eut pensé
3) attention à ne pas vous faire des ennemis avec les plus de 55ans, on est dans les clichés sociétaux.
4) le problème de la cohabitation en immeuble est bien vu aussi: ascenseur qui ne marche jamais panne des ventilos et...
5) La dépendance aux autres lorsque l'on a un handicap est bien décrite.
6) un mal être du protagoniste principal et final de cauchemar

Pour moi Louison, vous vous êtes attaquée à des thèmes nobles, ceci dit, 40 lignes ne suffisent pas pour les cerner avec beaucoup de précision et pour en assurer le poids réel sur les protagonistes. Vous le faites en 40 lignes et on sent, (le lecteur,) qu'il y a des manques, des hiatus, surtout pour consolider les effets dramatiques et étayer l'ensemble des personnages d'une profondeur psychologique convaincante, tout s'enclenche trop rapidement jusqu'au dénouement final ou le gars vire AMOK...
Une écriture simple et aisée avec un vocabulaire facile, mais un peu tendre , écriture qui est en maturation à mon avis, j'en suis persuadé, ( temps et expérience) . au plaisir de vous lire.


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