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Sentimental/Romanesque
Louison : Une soirée romantique [Sélection GL]
 Publié le 03/09/17  -  19 commentaires  -  9635 caractères  -  138 lectures    Autres textes du même auteur

Une jeune fille s'éprend d'un jeune homme rencontré à la librairie et l'invite à une soirée romantique, un tête-à-tête où elle espère le conquérir.


Une soirée romantique [Sélection GL]


La cloche de l’église vient de sonner huit coups. Ce qui me laisse exactement trente minutes pour parfaire mon maquillage et préparer ma table. Les verrines avocat saumon sont au frais, le poulet au curry mijote doucement et j’ai particulièrement réussi ma tarte au citron meringuée.

Mes guiboles tremblent un peu, c’est le premier repas en tête-à-tête avec Lui chez moi dans mon univers. Lui, c’est Florian. Grand, brun, intelligent, des mains magnifiques avec de longs doigts racés. En plus, il est libraire. Je l’ai rencontré il y a un mois lorsque Julien, mon jeune frère, m’a entraînée dans la petite librairie du bout de la rue où il avait repéré une BD qui lui faisait envie.

D’ailleurs, ça me fait penser :


– Julien, il faut que tu te casses, Il va arriver dans peu de temps, tu libères le terrain, je ne veux pas de toi dans les parages.


On fait nos études au même endroit, Julien et moi, alors les parents ont loué pour nous ce petit deux-pièces. Avoir son frère de dix-huit ans comme coloc, ce n’est pas de tout repos. Sorti de ses BD et de sa manette de jeux, il ne fait pas grand-chose de ses dix doigts.


– Julien, casse-toi ! lui dis-je en lissant ma nappe rouge où sont posés deux paires d’assiettes blanches carrées aux angles arrondis et mes beaux verres en cristal d’Arques.


Jolie table. J’espère que ça ne fait pas trop romantique. Je n’ai pas mis de chandelles. Exprès.


– Ouais, j’y vais, je te laisse avec ton rat de bibliothèque, mais je reviens vers une heure du mat, je ne vais pas passer ma vie dans un bar devant une bière pendant que ma sœur roucoule.

– C’est bon ! Prends vingt balles dans mon sac pour tes bières. Mais, je t’en supplie, dégage !


Je jette un regard dans le miroir : œil de biche : bien ! Table jolie : OK, c’est bon !

Julien enfile ses grosses baskets informes de skateur lorsque retentit la sonnette.

Je n’ai pas le temps de courir à la porte que Julien a déjà ouvert ! Il est vraiment pénible, il aurait pu me laisser ce plaisir !


– Bonsoir, le champ est libre, vous avez quatre heures ! lance-t-il à mon invité en dévalant les marches quatre à quatre.


Florian entre, précédé par un bouquet de pivoines roses ! Un peu déstabilisé par l’accueil, il me tend maladroitement les fleurs que je prends et qui me gênent pour lui faire les deux bises réglementaires.


– Bonsoir Florian ! Merci d’avoir accepté l’invitation !

– Bonsoir Perrine ! C’est très gentil de votre… de TA part ! À nos âges, on se tutoie, non ?


On est un peu empruntés dans nos gestes. Il faut se détendre ! Mon cœur bat la chamade. Il a vraiment de beaux yeux. Très sombres.


– Bien sûr, on se tutoie, j’ai vingt et un ans dans une semaine, on peut se tutoyer. Et vous, toi, tu as quel âge ?

– Vingt-deux. Trois de plus que ton frangin, je crois ?


La première fois que nos regards se sont croisés, j’ai senti une émotion très forte me chatouiller le ventre, mes tempes se sont mises à cogner et ma bouche s’est asséchée. J’ai lu dans ses yeux un trouble égal au mien. Il a parlé bandes dessinées avec Julien en bégayant légèrement. Le lendemain, je suis retournée à la librairie pour commander deux bouquins de philo. On a très vite sympathisé. Nous avons les mêmes goûts littéraires. Comme moi, il aime la science-fiction, alors, le soir même, nous nous sommes retrouvés au café du coin pour parler de George Orwell et de son admirable 1984.

Et ce soir, il est là. Il a répondu à mon invitation. Je n’y croyais pas.


– Mon frère ? Oui il a presque dix-neuf ans. Tiens, installe-toi dans le canapé. Euh, tu aimes le mojito ? Je t’apporte ça tout de suite.


Punaise, il faut que je me calme. Je ne lui laisse même pas le temps de répondre, je parle trop vite. Je souffle un grand coup dans la cuisine, hors de sa vue. Reprends-toi Perrine. Reprends-toi.

Je file vite fait aux toilettes, j’ai la vessie un peu sensible lorsque je suis en stress, j’en profite pour un nouveau brossage de dents, afin d’être certaine d’avoir l’haleine impeccable !

Me revoilà dans le salon, les mojitos sur un plateau, les stickers salés dans un haut verre noir ravissant. Je suis au top ! Mon Dieu qu’il est beau ! Son regard s’attarde sur mes hanches et ça me chamboule totalement.


– Perrine, je peux te dire quelque chose ?


Oh mon Dieu, mon cœur chavire.


– Oui, bien sûr, dis-je d’une voix chevrotante.


Il a levé le doigt comme un élève studieux qui va dire une chose importante.


– Je… Je crois que l’arrière de ta jupe est coincé dans ta culotte…


Ooooh non ! Je veux mourir. Je sens mon visage s’empourprer. Très vite, je remets de l’ordre dans ma tenue, sans répondre. Que va-t-il penser ?


– Allez, trinquons à notre rencontre et à notre amour des livres ! lance-t-il joyeusement en levant son verre.


Assis côte à côte sur le canapé blanc, nous levons notre verre à cet amour… des livres. En attendant mieux.

Sa cuisse est très près de la mienne et le trouble qui me noue depuis son entrée dans l’appartement ne fait qu’empirer. J’essaie tant bien que mal de mener une conversation légère, je lui parle en vrac de mes études, du dernier Vargas dont je viens de terminer la lecture. J’écoute ses propos, en tout cas, je vois ses lèvres bouger, c’est donc qu’il me parle, mais je n’entends qu’un mot, par-ci, par-là : bandes dessinées, dédicaces, écrivains…

Je me ressaisis enfin dans une grande respiration, puis la conversation devient plus fluide, je me sens bien, et je le sens à l’aise également. Il s’intéresse, me questionne sur mes goûts, ceux de mon frère, en matière de littérature, de voyage. Comme Julien, il aime les compétitions de skate et les BD, comme nous, il connaît l’Irlande et les meilleurs pubs de Dublin.

Il est temps d’apporter mes verrines au saumon, c’est ma recette fétiche, je ne la rate jamais. Elles font toujours de l’effet. Enfin bref, je ne peux que marquer des points.


– Oh c’est très joli ! Très appétissant ! Ce n’est pas du poisson ? Parce que je suis allergique à tout ce qui vient de la mer.

– Si.


C’est tout ce que je peux répondre, ma voix s’est coincée.


– Je peux te proposer un demi-pamplemousse, ou du saucisson, dis-je d’une toute petite voix.

– Parfait pour moi, du saucisson. Et ne te prends pas la tête, je suis un peu difficile, j’en suis navré, mais tout va bien.


Ouf, il a réussi à désamorcer toute la gêne qui me bloquait, tout va bien. On saucissonne avec grand plaisir, sans façon, à grand renfort de beurre et de cornichons.


– Merci Perrine ! C’est sympa ! On est bien comme ça à manger sans façon, et si tu avais un petit verre de rouge pour accompagner, ce serait le bonheur.

– Mais oui, bien sûr, j’ai un petit chateaugay sans prétention qui va être juste parfait. Merci Florian de me mettre à l’aise.


Je me sens mieux soudain, décontractée face à ce garçon qui me charme de plus en plus.


– Tu sais Florian, j’étais un peu intimidée de te recevoir, mais maintenant, ça va, je me sens bien avec toi.

– Moi aussi. Tiens, je t’ai apporté un CD de musique cubaine, je ne sais pas si tu aimes. Mets-le si tu veux bien, et on sera encore mieux. Je peux fumer ici ?

– Euh…

– Ah mais rien d’illicite, t’inquiète…

– OK, mais plutôt sur le balcon, sinon ça…


Ma phrase reste en suspens, Florian vient de me prendre la main et me voilà toute fondante. Il me glisse le CD dans la paume. Je croyais quoi, moi ?


– Tu vas voir, c’est super. Tu sais Perrine, la première fois que tu es rentrée dans la boutique, avec ton frère, j’ai senti un truc se passer, quelque chose m’a plu.

– Merci. Et c’est quoi, ce truc ?


J’ai posé la question, mais j’ai un peu peur de la réponse. Je sais que mes dents ne sont pas très alignées et que mes seins sont minuscules. S’il me parle de ma beauté intérieure, je le prendrai mal. Je ne sais pas si je veux savoir.


– Je ne sais pas vraiment, Un truc qui m’a tout de suite plu.


Florian se penche pour regarder mes yeux, son regard me scrute et cette proximité me fiche la tremblote. Est-ce qu’il va m’embrasser maintenant ?


– Si on passait au poulet ? Tu aimes le poulet au curry ?

– J’adore ! Allez, je t’aide à débarrasser ! On va se régaler !


Il déplie son grand corps et m’accompagne dans la cuisine. Je suis petite à côté de lui. Dans ma minicuisine, son corps frôle le mien lorsqu’il attrape les assiettes propres. Je sens son parfum. C’est capiteux et doux à la fois, j’ai envie de me blottir contre lui. Non. Il me prendrait pour une fille facile. Je vais attendre qu’il fasse le premier pas. Déjà, je sais qu’il aime quelque chose chez moi. L’idée est belle, c’est mystérieux. Je me sens séduisante à ses yeux, je me sens… amoureuse. J’adore cette soirée.


Il est presque minuit ! Les verres sont vides, j’ai tamisé les lumières, allumé les bougies et la musique de Marvin Gaye enveloppe la pièce. La conversation s’épuise un peu, mais qu’importe, Florian s’éclate sur la PlayStation et c’est un bonheur de l’avoir près de moi.

Je m’apprête à proposer un dernier café lorsque la porte s’ouvre à la volée. Julien est déjà de retour !


– Ah super ! lance-t-il à Florian. Attends, j’ai un jeu de combat, tu vas voir ça…

– Heu, les garçons, c’est sympa mais…


Pendant que Julien sort une manette et ses jeux, Florian me rejoint dans la cuisine et me murmure à l’oreille :


– Il faut que je te parle. Je crois que je sais ce qui m’a troublé lorsque tu es entrée dans la librairie avec Julien.


Je suis toute fondante, enfin ! Il était temps. J’ai cru qu’il n’arriverait pas à se déclarer.


– Tu sais Perrine, ce qui m’a tant ému, c’est ton frère. Il me plaît vraiment. Tu crois que je peux avoir une ouverture ?


 
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   socque   
11/8/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
C'est marrant, quand j'ai lu ça :
Son regard s’attarde sur mes hanches
je me suis dit que le beau Florian aimait les hommes... Je vous dis ça pour que vous sachiez à quel endroit, pour la lectrice que je suis, l'histoire a été éventée. Je me suis tout de même demandé jusqu'à la fin si j'avais raison, donc la révélation est sans doute équilibrée.

Bon, sinon l'écriture m'a paru plutôt agréable, avec cette narration imprégnée de gentille auto-dérision. En fait, je verrais assez cette nouvelle publiée dans un magazine pour jeunes adultes. Ne voyez aucun dédain de ma part dans cette remarque, je n'estime pas digne de publication tout ce que je lis ! Une histoire plaisante à lire pour moi, et qui manque peut-être un peu de relief pour que je l'aime "bien".

   Donaldo75   
11/8/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
(Lu et commenté en EL)

Bonjour,

Même si la chute est rapidement prévisible, cette histoire est bien racontée, avec un tas de formules truculentes et de situations délicieuses. Le monologue intérieur, du genre quand Florian dit à Perrine que sa jupe est coincée dans sa culotte, est percutant parce qu'il ressemble à la réalité d'une telle situation. On se met facilement dans les baskets de Perrine, et on a mal pour elle, de la voir galérer à ce point.

J'ai bien aimé.

   Tadiou   
16/8/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
(Lu et commenté en EL)

L’écriture s’écoule bien, aussi limpide que les maladresses des deux et l’absence d’un romantisme empêtré dans les coinçages.

Alors le petit frère apporte des bouffées de spontanéité rafraîchissantes, et totalement décalées. Les émois de la demoiselle sont fort bien évoqués de façon attendrissante. Tout cela est fort convenu.

La fin m’a totalement surpris ; est-ce réaliste ? Une telle muflerie de la part de l’invité!!! Un tel aveuglement féminin !!!

Bon, tout cela fait sourire ; alors !!!

Tadiou

   Dupark   
3/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
"Doigts racés". Je n'ai pas l'image.
"chateaugay" Excellent ! Faut-il s'y connaître en vin pour y avoir pensé !

Perrine est touchante, à défaut d'être touchée. Je me suis totalement identifié à Florian. J'étais, moi aussi, allergique au poisson à 22 ans. Votre texte m'a permis de mesurer le désarroi, la détresse peut-être, de toutes les femmes qui ont apprécié la finesse de mes traits, mes proportions, mon sourire, ma délicatesse et mes calembours mouillés d'acide, jusqu'à m'inviter chez elles avec des jupes assez courtes pour se coincer dans leurs culottes. Lilou, Anne, Patoune, si vous me lisez...

Les verrines de Perrine me resteront longtemps en mémoire. J'ai passé une excellente soirée. Perrine a fait ce qu'il fallait pour satisfaire mes sens. De l'apéro à la tarte au citron, tout était à mon goût. Oui, je mange le saumon maintenant :)
Merci, au passage, pour la recette du mojito.
Ma vue s'est réjouie à l'image de la jupe. Mon odorat a apprécié le parfum de Florian, et, même si je n'ai pas surréagi, j'ai été sensible aux corps qui se frôlent dans la cuisine.

Merci pour la fraîcheur de ce texte.
Reprendrais bien un mojito, moi.

   Asicq   
3/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai bien aimé
Un peu déçu de la fin pour Perrine qui se donne tant de mal.
J'avoue que je me suis posé des questions assez tôt dans le texte au sujet de Florian et de son amour pour les filles... quand il demande l'âge du frère, quand il ose regarder les hanches de Perrine. Mais cela ne m'a pas gêné pour avancer dans l'histoire.

Pas trop habitué de ce style de lecture, je découvre aussi pour le coup.

J'ai apprécié de participer intimement avec Perrine à cette soirée puisque c'est le choix fait pour raconter cette aventure, et ce dialogue interne lors de ses réflexions donne beaucoup de crédibilité et de réalisme à tout cela.

   PIZZICATO   
3/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
<< A quoi ça sert que Ducros se décarcasse ". Pauvre Perrine ! Toutes ces émotions et ce trac pour rien.

Le coup de la jupe coincée dans la culotte m'a fait marrer ; de même que le flop du saumon.

" Tu sais Perrine, la première fois que tu es rentrée dans la boutique, avec ton frère, j’ai senti un truc se passer ". A compter de ce moment là, l'idée de la chute m'a traversé l'esprit.

Le récit est bien mené et l'atmosphère bien rendue.
Une lecture divertissante.

   carbona   
3/9/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Ah c'est dommage, dommage.

L'écriture est au top, vraiment parfaite, on se laisse complètement embarqué, c'est hyper fluide. Les dialogues le sont parfois moins, notamment quand Perrine dit à Julien qu'elle se sentait mal à l'aise et que maintenant ça va mieux, je trouve cela assez maladroit, pas très crédible.

Mon regret c'est de deviner la chute bien trop tôt. Pas de surprise à la fin. Un manque de subtilité à retravailler peut-être pour une bonne chute finale.

La jupe coincée dans la culotte < excellent !

Merci pour la lecture.

   hersen   
3/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Louison,

Bon, ton histoire m'amène à deux-trois réflexions.
la première : je ne me remettrai jamais, de toute ma vie, de ne pas avoir eu la présence d'esprit du frèrot qui dit à sa soeur : vous avez quatre heures ! à ma propre soeur quand elle m'évinçait. J'en aurais acquis une réputation qui m'aurait bien plu ! mais c'est trop tard maintenant, le mal est fait et ma soeur est trop grande pour que je lui dise ça.
Deuxièmement, et là par contre, ça me fait plaisir : rétrospectivement, j'éprouve un grand soulagement d'être toujours passée direct par la case saucisson-vin rouge dans le Monopoly du Tendre. L'intuition, sans doute ! Le gain de temps fut phénoménal, si j'en juge par le mal que s'est donné Perrine.
Et enfin troisièmement, ton histoire est très marrante, c'est vrai qu'on devine la fin un peu vite mais finalement, ça ne gâche rien puisque Perrine, elle, reste elle-même : droite dans ses verrines. Même avec un bout de jupe coincée dans la culotte.

je pense qu'il n'est pas si facile de faire un texte léger où l'on ne s'ennuie pas. Tu as réussi le pari !
Et je vois aussi que c'est ton premier texte publié.
Alors vive la formule : à te relire...

hersen

   papipoete   
3/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Louison,
Je fais rarement un tour par les " nouvelles ", bien que lisant le journal d'hier chaque jour, et encore une fois ne regrette pas ma lecture !
On a envie de lui donner un coup de coude à ce grand dadet, qui n'arrive pas à lire les envies de son hôtesse, qui en fait pourtant des tonnes pour le décoincer !
NB les images, les clins d'oeil, les situations cocasses ne nous laissent pas de répit ( elle a préparé du saumon avec amour ) il déteste tout ce qui vient de la mer ! On a envie de le claquer !
Et vient la fin, où enfin il va lui déclarer sa flamme ......pour son frère !
Voilà un récit jubilatoire qui fait faire sa gymnastique à nos zigomatiques !

   plumette   
3/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Louison
Bravo pour la réécriture de ce texte que je pense avoir commenté en EL une première fois.
C'est très"enlevé" les dialogues me semblent plutôt réussis dans l'ensemble , j'ai la sensation d'avoir lu un texte plus contemporain que la première fois.
Perrine se fourvoie certes mais Florian
a joué la carte du rapprochement avec
la soeur pour accéder au frère, c'est une stratégie que j'ai connue, sauf que dans mon cas, c'était un garçon qui cherchait l'amitié virile d'un autre garçon pour accéder à sa soeur!
La nouvelle donne le sourire et j'ai compatis au stress de Perrine.

A vous relire

Plumette

   Zorino   
3/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Louison,

J'étais en train de faire tout autre chose lorsque je suis venu sur Oniris afin de voir ce qu'il s'y passait de croustillant. J'ai alors noté que vous aviez publié une nouvelle. Ma curiosité fut si forte que j'ai voulu lire juste le début, histoire de voir un peu de quoi ça parlait. Pour être sincère avec vous, en lisant l'épigraphe, je me suis dit que ce devait être une histoire tout à fait banale, pour ne pas dire cucul.
Bilan, je suis allé jusqu'au bout.
J'ai littéralement été happé par votre histoire et, contrairement aux autres commentateurs, je n'ai absolument rien vu venir. Je m'attendais à un baiser volé ou un truc dans le genre. Belle chute...d'au moins 300 mètres me concernant :-)

Un très beau style, un soupçon d'humour très bien dosé et efficace, limpide, bien aéré. Quelques phrases ont un peu accroché mon oreille mais rien d’alarmant.

Bravo et merci pour le partage

   Cat   
4/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Louison,

C’est une adorable et rafraîchissante petite Nouvelle.

Heureusement, je n’ai jamais eu à vivre la situation de Perrine. C’est lui, l’homme brun et intelligent, aux traits fins et aux mains magnifiquement racées (je disais qu’il avait des mains de pianistes) qui m’a appris à faire les bons petits plats. Il n’était pas libraire. Elle était peut-être là, ma chance. Ce n'était pas mon frère qu'il préférait chez moi :))

Tu décris la situation comme si on assistait à chacune des scènes, avec les émotions qui vont avec et le brin d'humour que j'aime bien retrouver dans les coins, de façon très crédible et très touchante avec une foultitude de détails concrets et savoureux.

Ah… celle de la petite jupe coincée dans la culotte, émoustillante à souhait pour un mec qui n’apprécie pas que le chateauguay, mais qui laisse Florian de marbre. Je la mets derrière l’oreille pour une prochaine scène de séduction, et je laisserai enfin tomber le jeans qui me colle aux fesses depuis que je suis née.

J’ai eu mal pour Perrine à la chute. Chute que l’on voit venir de loin, cependant cela n’entame pas le plaisir de la lecture. Mais elle, l’amoureuse affreusement déçue, est resté stoïque, malgré une situation à vous faire craindre l’eau froide pour un bon bout de temps…

Merci pour cet agréable moment de lecture.
A te relire.



Cat

   luciole   
4/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Ce texte a une qualité principale, primordiale : il est fluide, je l'ai lu facilement !
Je n'ai pas noté de défauts de style : lourdeurs, répétitions...
A part peut-être à la fin : la musique "enveloppe" la pièce. Là j'ai tiqué.
La chute, un tantinet prévisible, fait quand même sourire.
En résumé, un assez bon moment de lecture, un texte divertissant.
Voilà :o)

   vb   
4/9/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Louison,
votre texte, bien que peu littéraire, est bien écrit. Il s'agit de descriptions simples et de dialogues assez juvéniles qui ont le mérite de sonner juste. La chute est amusante, mais il s'agissait d'une de celles auxquelles je m'attendais.
Je reste donc sur ma faim.
À bientôt
Vb

   Bidis   
4/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'avais deviné la chute bien avant qu'elle ne se profile, mais le style alerte et la naïveté touchante de l'héroïne ont maintenu mon intérêt pour ce petit moment de vie jusqu'à la fin du texte.
Lequel met l'eau à la bouche avec ses détails culinaires.
Bref, un bon petit moment de lecture.

   Jean-Claude   
5/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Louison.

Nouvelle sympa et fluide à la lecture.
J'ai senti venir la chute au niveau du CD mais je ne suis pas significatif : comme j'aime les nouvelles à chute, j'ai tendance à anticiper et, ici, imaginer quelle déconvenue pouvait tomber sur Perrine.
La chute, même si elle est classique, est bien amenée.

Peu de choses à dire sur la forme, surtout au regard du ton choisi.
Peut-être une ou deux virgules mal placées ou manquantes, mais j'ai zappé.

Au plaisir de vous (re)lire

   Louison   
5/9/2017

   guanaco   
16/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Plusieurs chutes possibles, prévisibles dont celle-ci mais j'avoue que je ne pensais pas au flash sur le p'tit frère.

On a beau se dire que c'est une scène classique, vue et re-re-re-vue et ben pour moi ça marche, grâce au style. Pas de grandes envolées littéraires, les mots racontent l'histoire telle qu'elle se passe et ça suffit.
Un moment de lecture bien agréable, merci.

   Papillon26   
17/12/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Une p'tite histoire à l'eau de rose, avec une chute prévisible sur la fin.


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