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Réalisme/Historique
macaron : La vieille Zara
 Publié le 18/01/12  -  7 commentaires  -  14378 caractères  -  73 lectures    Autres textes du même auteur

Une nouvelle historico-fantastique. D'après une histoire entendue dans une veillée autour d'un feu de camp…


La vieille Zara


Clémentine attendait, rêveuse, appuyée contre le parapet du petit pont de pierre. Elle n’écoutait pas le bruissement de la Jaulne, rivière paisible et monotone, mais fredonnait une vieille chanson :

File la laine, file les jours.

Garde ma peine et mon amour.


Elle avait rendez-vous avec Aurélien à quatorze heures et le quart avait déjà sonné à l’horloge de la mairie. Que faisait-il ? Tout en chantonnant, elle songea à la rentrée prochaine à l’université où ils iraient tous les deux. Enfin, ils pourraient s’aimer librement. Elle mettait toute sa confiance dans cette relation avec ce garçon solide et prometteur. Pourtant, ce n’était pas aussi simple, elle le savait. Sa grand-mère Jacqueline qui aimait lui raconter des histoires, lui avait démontré l’imprévisibilité de la vie, la fragilité du destin. Elle se souvenait de ces terribles événements qui l’avaient laissée sans voix, exsangue. Comment cela commençait-il ? Ah oui, cet homme, ce soldat, ce…



Sylvain Couderc marchait d’un bon pas, sous une pluie fine, ce 22 juin 1815. Fatigué, la pensée morose, il revenait de Waterloo où la déroute française avait mis fin à sa carrière militaire. Sur la route depuis quelques jours, après avoir voyagé à cheval, en charrette, il continuait à pied son retour vers sa Touraine natale. À trente-cinq ans, il avait traversé dix-sept ans d’aventures, de campagnes, de batailles d’abord dans l’armée de la République puis dans la Grande Armée de Napoléon 1er. Instruit, pour un fils de forgeron, sachant lire et écrire, il avait intégré la Vieille Garde de la Grande Armée suite à un comportement exemplaire de courage et de dévouement. Il avait même eu droit après la bataille d’Austerlitz, en 1804, au fameux tirage d’oreille de l’empereur, faveur espérée par tant de ses camarades. Sylvain Couderc marchait donc, d’un pas vif, et s’il parvenait à écarter ses souvenirs encore brûlants d’épisodes palpitants, l’inquiétude d’un retour à la vie civile le taraudait. Qu’allait-il faire ? Son père lui avait laissé sa vieille forge mais il avait justement choisi l’armée pour échapper à ce métier, à cet avenir convenu. Pourtant, l’idée d’un mariage, d’une vie familiale avait fait irruption ces derniers temps dans son esprit encombré. C’est dans cette perplexité qu’il arriva sur la commune d’Audricourt. Il prit sur la droite à l’entrée de la ville, laissant la Jaulne et un pont de pierre qui donnait sur un autre chemin bordé d’un bois de feuillus. Il passa devant la mairie, descendit une petite ruelle, s’arrêta devant une maison simple mais propre. Il frappa trois coups à la porte et une femme âgée apparut.


– Bonsoir monsieur, lui dit-elle peureusement.

– Je cherche un bol de soupe et une paillasse pour la nuit, amie, je paierai.

– Oh, vous êtes soldat, je ne vois plus très bien. Entrez donc soldat, j’ai de quoi vous restaurer. Pour le logis, la maison est petite, mon mari malade et nous n’avons pas de chambre supplémentaire. Je suis désolée.


Elle lui servit une de ces potées de campagne avec du chou, des pommes de terre et un bon morceau de lard maigre. Affamé, il engloutit l’assiettée en un rien de temps et reprit la conversation avec la vieille dame.


– Je ne prendrai pas de place, amie, un fauteuil, de quoi allonger mes jambes. J’ai encore de la marche jusqu’à chez nous.

– Je ne dors presque pas, soldat, mon mari a des crises épouvantables la nuit. Je fais des va-et-vient incessants. Vous ne vous reposeriez pas.

– Il y a cette maison en face, elle m’a l’air inoccupée, peut-être…

– Oh non ! Oh non ! Pas cette maison, vous ne pouvez pas.

– Et pourquoi donc, amie ?

– C’est la maison de la vieille Zara. Il s’y passe des choses étranges.

– Racontez-moi ça, dit Sylvain, les yeux plissés par la curiosité.

– Tout ceux qui ont voulu y habiter sont devenus fous ou alors comme Jacques Delattre, se sont pendus. Elle serait hantée.

– Bigre, fit Sylvain Couderc, ragaillardi par cette nouvelle aventure à venir. Donnez-moi un bon fagot pour me sécher, maudit juin 1815 ! Et puis, tiens, un peu de vin, si vous en avez, cela me tiendra compagnie. Voici quelques francs, amie, au cas où je ne reviendrais pas.


Quand il poussa la porte de la maison de la vieille Zara, c’est à peine s’il l’entendit grincer. La maison était sèche et saine. La poussière avait recouvert uniformément les objets de la pièce et Sylvain glissa un doigt sur l’imposante table pour s’en assurer. Il fit tout d’abord du feu et la cheminée s’avéra être en parfait état, ne rechignant pas à avaler la fumée du bois qui crépitait. Il retira sa veste, posa son sabre et s’affala dans le grand fauteuil vert en étirant ses longues jambes. Il déboucha la bouteille de vin et s’en versa un verre. Après avoir goûté ce petit vin de pays, il fit claquer sa langue pour en chasser l’acidité. Certes, ce n’était pas le bon vin de sa Touraine, léger et fruité, mais cela lui fit plaisir. Un peu plus tard, réchauffé par une bonne flambée et détendu par ce petit vin aigrelet, Sylvain Couderc s’endormit en rêvant à la douce promise qu’il ne tarderait pas à rencontrer. Il pouvait être minuit ou un peu plus quand un frisson le réveilla brusquement. Dame ! Il avait bien dormi et le feu pas tout à fait éteint éclairait encore la pièce. Il remit un peu de bois, se recala dans le fauteuil mais un deuxième frisson le surprit et il se redressa subitement. Il scruta autour de lui, sur ses gardes, un peu étonné quand même par son comportement. C’est alors qu’il crut voir un halo, une source lumineuse très faible, dessinant une forme indistincte. Il avait froid et ses oreilles bourdonnaient du son plaintif et grésillant qui lui parvenait de plus en plus nettement. La forme se précisait, un crâne et quelques cheveux gris filasse s’imposaient dans l’éclairage du feu qui s’était emballé. Sylvain dégouttait de sueur, il chercha la plus grosse branche du fagot qu’il lui restait, la lança sur l’ectoplasme. Le bois rebondit sur le mur. Alors, tandis que la métamorphose s’opérait de plus en plus rapidement, du halo au squelette puis à l’être de chair, Sylvain saisit son sabre. Comme à Wagram, il n’hésiterait pas, lui, le grognard, le fidèle des fidèles du « P’tit Tondu » ; il se battrait jusqu’à la mort. Quand il se releva, sabre en main, le feu s’était calmé. Devant lui, une jeune femme dans une longue robe noire le fixait intensément. Il hésita un instant puis il entendit une voix douce et grave :


– Je ne te veux pas de mal, soldat, tu as été brave et je t’en remercie. Les autres n’ont pu tenir jusqu’à la fin, ils n’ont vu qu’un squelette de vieille femme qui les a rendus fous. Je m’appelais Charlotte Zara et je suis morte en 1794 à l’âge de vingt-quatre ans. J’ai fait beaucoup de mal dans ma courte vie et il faut que je répare mes fautes afin de partir définitivement. J’aurais un service à te demander, grognard, mais avant je dois te raconter mon histoire.

J’avais presque vingt ans quand les troubles ont éclaté. Je vivais avec mes parents dans cette maison. La vie n’était pas facile mais nous n’étions pas les plus pauvres. J’adhérai rapidement aux idées nouvelles, à plus de justice, de liberté. Je participais à chaque manifestation, m’impliquais pour les cahiers de doléances, suivais les événements avec frénésie. Les nouvelles de Paris nous arrivaient tardivement mais nous restions généreux et enthousiastes malgré les difficultés de la révolution. Après la déposition de Louis XVI et l’abolition de la royauté en août 92 le climat se détériora. Certains pensaient qu’on allait trop loin. Moi, j’étais pour la mort du roi, ce traître ! L’exécution de Louis XVI en janvier 93, l’Europe monarchiste à nos frontières, la guerre de Vendée ; il y avait de quoi perdre la raison. J’approuvais entièrement les dispositions de la Convention montagnarde et je participais activement au comité de surveillance d’Audricourt. C’est à ce moment-là, que, gorgée d’un sentiment de puissance et d’invulnérabilité, je commis ces exactions qui m’amenèrent à la mort. Avec « la loi des suspects » le peuple tremblait car personne n’était à l’abri d’une dénonciation aux conséquences parfois tragiques. Je commençais à m’enrichir, sans vergogne, passant mes journées à visiter les riches métayers, les prêtres, les nobles qui n’avaient pas trop souffert chez nous. Avec l’aide de David, mon amant, nous amassâmes : argenterie, trésors de l’église, bijoux de la noblesse. Dans l’ivresse de ces journées de la Terreur, le monde était à nos pieds. J’ai envoyé dans les geôles de la République beaucoup de braves gens, souvent du petit peuple, que je trouvais à présent méprisable. Au comité de surveillance, l’on commençait à s’inquiéter de nos comportements excessifs. Vincent Padillon, ami d’enfance, m’alerta des rumeurs qui couraient sur mes investigations fructueuses et mes jugements aléatoires. Il me supplia de quitter cet incapable de David, m’avoua son amour et me promit une vie digne et heureuse avec lui. Pauvre Vincent ! J’avais beaucoup de tendresse pour lui mais il était déjà trop tard. Les nuits avec David étaient charnelles. Après nos journées de vols, de brimades, d’humiliations, je lui donnais mon corps afin qu’il puisse s’oublier dans les plis de ma chair. Jusqu’à tard dans la nuit, il m’aimait voracement, me prenant, me reprenant dans une danse fiévreuse et diabolique. Le jour, apaisé et pusillanime, il mangeait dans ma main. Il nous restait peu de temps, la protection de Vincent Padillon s’arrêterait sous peu. S’il y avait une chose qui me tenait à cœur de faire avant de partir, c’était une dernière visite au château des Du Breuil. J’avais envoyé le comte devant le comité de salut public du département, le reste de la famille était assigné à résidence. Les Du Breuil bénéficiaient d’une excellente réputation auprès de la population d’Audricourt. Riches mais généreux, proches de leurs gens, leur fille Aurore suscitait l’admiration tant pour sa beauté que pour la pureté de son âme. Quand nous arrivâmes au château, Aurore et sa mère, la comtesse Josseline Du Breuil, visitaient les parterres de fleurs du parc. Aussitôt, je les accusai de cacher encore des bijoux, de ne pas aider le peuple et la révolution. Aurore semblait paniquée, elle gardait ses mains derrière le dos. Je m’approchai d’elle, lui pris le bras et arrachai la bague sertie d’un diamant de sa gracieuse main blanche. Son doigt saignait abondamment, je reculai de quelques pas, sortis mon pistolet. David restait pétrifié, impuissant face à ma folie meurtrière. Je fis encore quelques pas en arrière et tendis mon bras loin, très loin. Dans cette tension, toute la haine, toute la rage, toute la violence se concentrèrent pour exploser enfin et faire taire cette lancinante interrogation : pourquoi elle ? Quand sa robe claire s’imprégna de son sang vermeil, je ressentis alors un grand calme, un apaisement merveilleux. Nous devions vite nous sauver, l’on accourait. Nous avions pour projet de fuir avec notre butin aux Amériques. Nous passâmes à travers champs et bosquets pour rejoindre Audricourt, semant nos poursuivants. Au village, nous étions attendus par des citoyens en armes, déterminés à arrêter notre cavale criminelle. Notre seule chance de leur échapper était de passer le pont de pierre et de s’enfoncer dans le bois de feuillus, remettant à plus tard la récupération du trésor. Quand nous arrivâmes sur le chemin qui borde la Jaulne, Vincent Padillon et ses hommes n’étaient plus qu’à une centaine de mètres. Le pont déjà surveillé, dans l’ultime chance de nous éclipser, nous plongeâmes dans la rivière. J’étais près de la rive, quand, dans mon dos, une douleur atroce m’empêcha de continuer. Avant de m’enfoncer dans l’eau, je suivis du regard la bague d’Aurore que ma main relâcha, emportée par le courant de la rivière.

Je regrette profondément, grognard, le mal que j’ai fait. Je te laisse cette lettre avec l’emplacement du butin. Il se trouve près du pont de pierre qu’on appelle maintenant le « Pont des fuyants ». Va voir Vincent Padillon, il est le premier magistrat d’Audricourt, il rendra aux familles, à leurs proches ce que je leur ai volé. Je te remercie de me rendre ce service afin de pouvoir, enfin, m’évanouir pour toujours.


Quand Sylvain Couderc sortit de la maison au petit matin, il était attendu par la vieille dame.


– Vous l’avez vue ? lui demanda-t-elle, affolée.


Il hocha la tête.


– C’était Charlotte Zara ?

– C’était bien elle.

– Oh mon dieu, quelle histoire ! Enfant, elle était si gentille.


Sylvain Couderc reprit la route d’une allure vive et joyeuse. Il s’était entretenu longuement avec Vincent Padillon, le laissant terriblement ému, avec une infinie tristesse dans le regard. Il marchait d’un pas alerte et il décida, lui aussi, de tourner la page. Au revoir Austerlitz, Waterloo, la Grande Armée, Napoléon 1er ! Le passé, songea-t-il, est souvent une grande douleur. À quoi bon s’y accrocher !


Quand Clémentine détacha son regard des eaux paresseuses de la Jaulne, la demie sonna à l’horloge de la mairie. Aurélien n’était toujours pas là. Peu après, elle vit venir d’une démarche assurée une jeune fille aux longs cheveux dorés.


– Tu es Clémentine Zara ? demanda-t-elle. Je suis Patricia Padillon, la sœur d’Aurélien.

– Il lui est arrivé quelque chose, s’inquiéta Clémentine.

– Rassure-toi, ce n’est rien. Tous les hommes de notre famille ont ce petit désagrément. Il leur vient de temps en temps une poussée de fièvre inexplicable. C’est impressionnant car la fièvre fait délirer un peu, mais cela ne dure pas. Tout aurait commencé avec notre aïeul Vincent. Tu connais l’histoire ?

– Ma grand-mère m’en a souvent parlé. Vincent était dingue de Charlotte.

– Oui et c’est lui qui l’a tuée. Il était le chef du comité d’Audricourt et à cet égard avait une part de responsabilité dans l’assassinat de la jeune comtesse.

– Et tu crois que la fièvre viendrait d’une sorte de remords et qu’elle se transmettrait de génération en génération.

– Je n’ai pas d’autres explications.


Les deux jeunes filles marchaient pour rejoindre la maison des Padillon. Patricia proposa à Clémentine de rendre visite à Aurélien. C’était la première fois qu’une Zara entrait chez un Padillon depuis ces années de la Terreur. Ils décidèrent qu’il fallait en finir avec les conséquences de cette tragédie, qu’ils n’étaient responsables en rien, que seul l’avenir leur importait.


 
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   socque   
4/1/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
J'aime bien la construction de cette histoire, avec ses deux sauts dans le passé, mais je trouve la fin vraiment faible : d'abord, qui se préoccupe encore maintenant des malheurs de la Révolution ? (À moins que Clémentine ne vive pas à notre époque mais, par exemple, avant la guerre de 14 ? Si tel est le cas, rien ne l'indique dans le texte.) Ensuite, comment Clémentine peut-elle être descendante de Charlotte qui, si j'ai bien compris est morte sans enfant ? Il faudrait que Charlotte fût une arrière-arrière etc. grand-tante, mais là non plus ce n'est pas dit dans le texte.

Donc, pour moi, quelque chose ne colle pas dans la conclusion que je trouve bien trop prosaïque et gentille par rapport aux événements décrits dans le corps du récit.
Sinon, l'écriture m'a paru agréable, mais le paragraphe où le fantôme de Charlotte Zara raconte son histoire est peut-être un peu long et gagnerait à des passages à la ligne à mon avis.

   Anonyme   
12/1/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
J'ai lu avec un intérêt croissant (car j'aime bien le mystère entourant les maisons hantées) jusqu'à ce que Sylvain Couderc reprenne la route d'une allure vive et joyeuse. Alors là, il y a comme un trou et j'ai l'impression que l'on ne m'a pas tout dit. J'aurais aimé en savoir plus au sujet de la lettre et du trésor...
Frustration!
``Tous les hommes de notre famille ont ce petit désagrément. Il leur vient de temps en temps une poussée de fièvre inexplicable.`` ( pas très plausible pour moi)
La fin aussi ne me satisfait pas et je reste sur ma faim ou sur la fin (sourire)
Très belle écriture soignée. Cependant la partie du texte commençant par : ``quand il poussa la porte de la maison de Zara jusqu'à m'évanouir pour toujours pourrait être, à mon avis, plus aérée ce qui ne nuirait pas à la lecture. Je pense à des paragraphes.

   alvinabec   
30/1/2013
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,
Travail soigné, style fluide, ton juste.
Les retours en arrière judicieux, ça ne manque pas de jus.
Peut-être pourriez-vous retravailler un peu la chute qui mériterait plus de couleurs.
A vous lire...

   matcauth   
22/1/2012
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour,

c'est une nouvelle agréable, qui me rappelle un peu les contes de Bernard Clavel. c'est bien écrit, surtout ces descriptions difficiles : vous ne tombez pas dans l'erreur des descriptions lourdes et éculées, dans l'emploi d'adjectifs, encore et encore, jusqu'à l'écoeurement.

J'ai trouvé que l'explication de la jeune fille en noir était un peu longue et pas très vraisemblable sur la forme : je vois mal un "fantôme" commencer à raconter une histoire de l'oncle Paul en face d'un homme apeuré.

Quant à la fin, elle est un peu faible, c'est dommage. Il me semble pourtant que ce n'est pas une erreur de votre part : je pense que l'idée était de donner une touche tendre à cette nouvelle, grâce à l'évocation, à nouveau, du petit pont.

Je retiendrai le travail intéressant et documenté sur cette période de guerre, avec quelques expressions de l'époque qui enjolivent encore un peu le texte. Un beau travail.

Je retiendrai également le manque de fluidité dans la lecture. Mais l'histoire est complexe et rendait la chose difficile.

Merci.

   brabant   
24/1/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Macaron,


Une belle histoire, bien fournie, bien touffue, qui témoigne d'un travail considérable, que j'aurais personnellement placée en fantastique/merveilleux malgré un fond historique très important, crédible et documenté, qui prend le premier plan.

Bien vu, ce pont qui fait le joint entre les XVIII è et XXIè siècles.
Bien vu dans le même ordre d'idées cette filiation Aurélien-Vincent.

Le récit "central" qui nous renvoie à l'époque napoléonienne et à l'après défaite de Waterloo prend cependant à ce point le pas sur les deux maigres portions que sont l'introduction XXIiémiste ainsi que la conclusion, que l'on reste un instant décontenancé à recoller la fin au début : Tiens, Clémentine, qui est-ce donc ?... et Aurélien ?... qui aurait les fièvres (habile moyen par sa filiation que de le relier à la légende). Bon, le lecteur est un peu déstabilisé, mais se reprend. Forcément, tout est logique. Bien, c'est la preuve que la légende centrale a bien marché.


Dites-moi, le spectre de Charlotte Zara peut dormir en paix maintenant, sinon je ne m'aventure pas du côté d'Audricourt. C'est où déjà ? En Touraine ?

Ah non ! N'insistez pas ! Tant pis pour les vins de Loire !


ps : "Charlotte", Révolutionnaire ou Royaliste, dans les deux cas, des terreurs ! Y a-t-il des Charlotte dans le coin ? Dans le doute je m'éclipse...

:)

   widjet   
7/2/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Je regrette que le dénouement soit si vite et si mal expédié même si il est très secondaire et que l'auteur souhaitait surtout (se) faire plaisir et partager le volet historique.

Je trouve que ce texte, sous ses aspects historico-sentimentaux, offre également un autre niveau de lecture et soulève le questionnement du crime de nos ancètres et du pardon nécessaire des générations à venir. J'extrapole sans doute un peu, mais ça m'a fait penser assez étrangement à ces jeunes enfants Allemands, petits fils et arrière petits fils d'officiers nazis à qui ont reprochent bêtement leur lien de parenté et des abominations de leurs aînés.

Le récit est plaisant, mais aurait mérité d'être plus vivant et mieux rythmé ; à ce titre il eut été pertinent d'espacer la tirade du fantôme et mettre quelques pauses pour que ladite explication fasse moins "récitation".

Cela étant dit, j'ai envie de bien évaluer ce texte (correctement écrit du reste même si sans fulgurance) non pas tant pour ce qu'il dit, mais pour ce qu'il sous entend (selon moi) en filigrane.

W.

   Nachtzug   
8/2/2012
 a aimé ce texte 
Pas
L'imbrication des récits est trop grossière, les personnages n'ont pas assez de subtilité, l'histoire n'est pas rendue crédible et il ne s'en dégage guère d'ambiance paticulière.
Sans parler de la fin qui est franchement niaise.


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