Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Réalisme/Historique
maguju : Confrontation
 Publié le 28/02/19  -  11 commentaires  -  9953 caractères  -  54 lectures    Autres textes du même auteur

Une femme rend visite à sa mère alcoolique et trouve enfin le courage de régler ses comptes.


Confrontation


Comme sa fille tardait à lui envoyer les 500 dollars qu’elle lui avait réclamés, Brenda, la mère d’Irene, l’avait relancée à de nombreuses reprises. À chaque fois, la jeune femme jurait ses grands dieux qu’elle avait pourtant fait le nécessaire et que c’était sans doute une question de jours avant que le mandat ne lui parvînt. Brenda avait fini par comprendre, en tout cas elle avait cessé d’appeler, un soulagement pour Irene qui sentait sa détermination s’émousser un peu plus à chaque nouveau coup de fil. C’est alors qu’un soir de juin, elle reçut un appel du Davis Hospital de Layton en Utah. Sa mère venait de faire une chute sur son lieu de travail, elle avait une fracture de la hanche et bien sûr pas d’argent pour payer ses frais médicaux. Elle avait par conséquent donné le numéro de sa fille, certifiant que celle-ci était en mesure de s’acquitter de la facture. La jeune femme s’était contentée de démentir, sans même demander à parler à Brenda. Son fils Tom était âgé d’à peine trois mois à cette époque, il pleurait jour et nuit, elle était à bout de nerfs et elle refusait d’avoir à gérer un problème supplémentaire. C’était sans compter sur la ténacité de sa mère… Cette dernière avait aussitôt repris son harcèlement téléphonique, sanglotant, jurant, suppliant et allant jusqu’à menacer de se donner la mort si Irene ne se déplaçait pas afin de l’aider à trouver une solution. Le manque d’alcool auquel était confrontée Brenda depuis son hospitalisation semblait renforcer sa véhémence et par là même sa force de persuasion. Privée de ses libations quotidiennes, elle avait retrouvé son éloquence, celle-là même dont elle abusait quand Irene était enfant et qu’elle lui mentait sans vergogne, en particulier les soirs où elle sortait retrouver ses compagnons de beuverie. Irene avait alors craqué et promis qu’elle lui rendrait visite le samedi suivant. Peter garderait Tom, ce qui, finalement, lui permettrait de souffler un peu, au moins le temps des cinq heures de voiture la séparant de Layton.


Elle partit au petit matin, sous une pluie fine, s’arrêta à Ketchum pour faire le plein de la Nissan et acheter des cigarettes et prit la direction de l’Utah, calculant que sauf problème sur la route, elle arriverait à destination aux alentours de 13 h. Elle comptait passer la nuit dans un motel, et reprendre la route dès le lendemain matin. Malgré sa longueur, le trajet fut une vraie bénédiction. Le silence, la solitude, le déroulé monotone de l’autoroute, tout contribuait à l’apaiser. Elle arriva à Layton un peu plus tard que prévu, vers 14 h. Épuisée par ses mauvaises nuits depuis la naissance de Tom, elle avait dormi sur une aire de repos. Elle acheta un sandwich et un soda dans un snack à l’entrée de la ville, mangea dans sa voiture, fuma deux cigarettes et prit la direction du Davis Hospital. Au fur et à mesure qu’approchait la confrontation, elle sentait le poids sur sa poitrine réapparaître. Elle se gara, sortit et traversa le parking, prenant son temps afin de tenter de se mettre en condition. La journée était chaude, avec un ciel chargé et menaçant. L’hôpital Davis se composait d’un bâtiment central rectangulaire de couleur beige et de différentes extensions à l’architecture plus moderne. La jeune femme se dirigea vers l’entrée principale, s’adressa à l’accueil pour obtenir le numéro de chambre de Brenda, prit l’ascenseur et traversa un long couloir jusqu’au service traumatologie. Elle avait chaud et la forte odeur de désinfectant de l’hôpital lui soulevait le cœur. Une fois devant la chambre de sa mère, elle frappa et, sans attendre de réponse, entra.

Brenda leva le nez de son magazine, se redressa et lui lança :


– Te voilà enfin, j’ai cru que tu n’arriverais jamais.

– Bonjour Irene, comment vas-tu ? répondit Irene avec ironie.

– Ouais bonjour. Tu es sur tes deux jambes, toi au moins… donc ça va non ? Et puis tu t’es bien fichue de moi au téléphone dernièrement hein ? éructa Brenda tout en fermant sa revue d’un claquement sec.


Elle enchaîna aussitôt.


– Tu es passée régler la note j’espère, que je puisse enfin sortir d’ici…

– Mais enfin, qui te dit que j’ai l’argent pour payer tes frais médicaux ! Ton accident est arrivé sur ton lieu de travail n’est-ce pas, ton employeur pourrait participer non…


Brenda semblait mal à l’aise et commençait à s’agiter.


– Oui et ben c’est pas le cas !


Irene retira sa veste mais resta debout au milieu de la chambre. Elle était bien décidée à en finir au plus vite.


– Ah oui et je peux savoir pourquoi ?

– Qu’est-ce que j’en sais moi ! C’est un sale type c’est tout. Je me suis usé la peau à faire tourner sa gargote infecte et voilà le merci que j’en ai aujourd’hui ! C’est toujours pareil, tu t’investis mais tu peux toujours courir pour avoir un minimum de reconnaissance…

– Ce ne serait pas plutôt lié au fait que tu étais ivre ce jour-là par hasard ?

– Mais non pas du tout ! Mon imbécile de collègue avait renversé de l’huile partout dans la cuisine et si j’ai glissé c’est uniquement à cause de ça !

– OK maman. Calme-toi tu veux. Je n’ai pas fait 500 km et dépensé plus de 50 dollars en essence pour me disputer une fois de plus avec toi. Je suis là pour t’aider à trouver une solution en attendant que tu puisses retravailler.

– Tu vas pas me laisser comme ça, n’est-ce pas darling ? demanda Brenda, sans doute encouragée par l’emploi du mot « maman ».


Elle avait subitement repris le ton doucereux et hypocrite qu’Irene haïssait.


– Et puis assieds-toi bon sang, on dirait que tu es sur le point de partir.


Irene alla ouvrir une des fenêtres de la chambre, s’approcha du lit et y déposa sa veste. Scrutant le visage trop maquillé et empâté de sa mère, elle s’efforça, un bref instant, d’y retrouver sa beauté d’autrefois ; celle qu’elle admirait tant quand elle était enfant. L’alcool avait bien fait son travail…


– Écoute. Je suis désolée de ce qui t’arrive… mais j’ai bien réfléchi, avant et pendant les cinq heures que j’ai passées sur la route. Je suis ta fille, c’est un fait, mais cela ne te donne pas le droit de profiter de moi comme tu le fais.

– Mais je…

– Tais-toi tu veux. Et laisse-moi finir. Il est temps que tu entendes ce que j’ai sur le cœur… Tu n’es pas une mère, tu ne l’as jamais été en réalité. Lorsque j’avais à peine huit ans, tu me laissais seule à la maison avec Brian et tu ne rentrais qu’au petit matin pour ensuite passer la journée à cuver…

– Tu sais bien que quand ton père est parti…

– Ne refaisons pas l’histoire, c’est inutile…, reprit Irene sans quitter sa mère du regard. À cause de toi j’ai commencé à manquer l’école. Et j’ai fini par ne plus y aller. Ensuite j’ai enchaîné les petits boulots afin de subvenir aux besoins de la famille. Et tu sais pourquoi je faisais tout ça ? Pour Brian bien sûr, mais aussi parce que je t’aimais et que je voulais que tu sois fière de moi.

– Bon sang, je travaillais moi aussi !

– Ah oui c’est vrai, pardon ! Mais dis-moi quel est le maximum de temps que tu aies conservé un boulot ? Il fallait bien que j’assure de mon côté. Et passons sur tes fréquentations…Tu n’as jamais pensé qu’à toi, point final. Et Brian ? S’il s’en est sorti c’est uniquement grâce à moi. Alors écoute bien : je vais t’aider cette fois encore, mais dis-toi bien que c’est la dernière. Tu as fini de me pourrir la vie. J’ai un enfant aujourd'hui et j’essaie de construire quelque chose…

– Tu as un enfant ! Mais pourquoi tu n’as rien dit ? vociféra Brenda.

– À quoi bon ? Tu t’en fiches bien de toute façon… Alors voilà ce qu’on va faire : je vais payer une partie de tes frais médicaux, avec un argent qui va cruellement me manquer crois-moi… et je vais voir avec l’hôpital pour qu’il accepte un étalement de tes dettes… De cette façon tu pourras sortir d’ici et tu éviteras peut-être un procès. Où vis-tu ?

– Euh… chez un ami, répondit Brenda après un moment d’arrêt.


Elle bafouillait et, un bref instant, elle parut abattue, avant de retrouver subitement ses esprits et d’aboyer.


– Je n’ai plus de chez moi puisque tu as refusé de me prêter ces malheureux 500 dollars dont j’avais besoin !

– OK… Alors tu vas appeler cet ami, ou un autre ça m’est égal, et tu vas t’arranger pour qu’il s’occupe de toi ou t’héberge, au moins le temps que tu sois à nouveau sur pied. Et dis-toi bien que cet accident est en fait une bénédiction. Tu as l’occasion d’arrêter de boire une fois pour toute et de repartir à zéro.

– Mais je pensais que tu resterais…

– Je te l’ai dit, j’ai une famille. Et je repars demain matin, quoi qu’il arrive. Je vais devoir payer un motel en plus de toutes les autres dépenses, puisque tu ne peux pas m’héberger.

– Mais enfin Irene… Qu’est-ce qui te prend bon sang ?


Brenda pleurnichait pour de bon maintenant.


– Voilà je m’en vais. Au revoir et bonne chance. Et j’aimerais autant que tu oublies mon numéro de téléphone, ajouta Irene.


Son cœur battait à tout rompre et ses mains tremblaient. Pour ne pas flancher, la jeune femme attrapa sa veste, tourna les talons et sortit de la pièce sans se retourner. Une fois dans le couloir, elle s’appuya contre la porte et prit une profonde inspiration. C’est alors qu’elle entendit un bruit sourd et sursauta. Sa mère venait de jeter avec violence un objet contre le mur. Elle pouvait aussi entendre ses jurons à travers la porte.

Irene prit une ou deux minutes pour ravaler sa colère et ses larmes. Elle repassa par l’accueil de l’hôpital, y laissa 300 dollars en liquide et alla ensuite chercher un café au distributeur. Puis elle sortit et observa le ciel. De gros nuages noirs s’étaient accumulés au-dessus des montagnes Wasatch et un vent violent s’était levé. L’orage qui menaçait de se déclarer à son arrivée était sur le point de laisser éclater sa fureur. Irene but une gorgée, fit la grimace, jeta son gobelet de café dans une poubelle et regagna sa voiture en courant. Elle démarra promptement et se mit en quête d’un motel. Comme prévu.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette nouvelle sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Neojamin   
2/2/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,

Ressenti très personnel : je n'ai pas accroché au dialogue, il m'a paru surfait... un peu trop cliché aussi, ce que dit la fille est entendu... je pense que l'on pourrait personnaliser un peu plus ce dialogue, le rendre moins générique. C'est, je pense, le principal défaut de cette nouvelle, le personnage d'Irène est resté assez vague, il n'est pas assez incarné à mon avis et c'est pour ça que j'ai eu du mal à y croire. Le personnage de Brenda est un peu plus défini, mais encore une fois, plutôt "cliché".
Pas de surprise donc (mais il ne doit pas nécessairement y en avoir dans une nouvelle), mais un petit regret de ma part. J'aime bien l'histoire en soi, la nécessité pour Irène de s'émanciper, de s'affirmer face à sa mère. Mais pour le coup, j'ai le sentiment que tout le texte a été conçu pour servir le propos, au détriment de l'histoire et des personnages.
Le début est un bon exemple, c'est assez précipité, je me suis retrouvé tout de suite dans la voiture avec Irène sans vraiment la connaître.
Chacun son style, mais pour que ce texte fonctionne pour moi, j'aurais eu besoin que l'auteur prenne plus le temps de poser les personnages et de les faire exister.
Mais le potentiel y est, au plaisir donc !

   Corto   
4/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Les Psy disent souvent qu'il faut arriver symboliquement à "tuer le père".
Ici cette jeune femme se décide à "tuer la mère".
Comme dit l'exergue elle "trouve enfin le courage de régler ses comptes".

Le texte est alerte, permet de bien comprendre la situation.
Le vrai passage à l'âge adulte nécessite parfois de tels affrontements.

Bravo pour ce récit dont on sent que l'auteur a dû soigneusement le travailler pour éviter le piège du pathos.

   FANTIN   
4/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une nouvelle nerveuse, menée tambour battant, qui ferait une excellente scène de film. Une mère indigne d'un côté, ivrogne, menteuse, profiteuse; une fille excédée de l'autre, qui en a déjà trop fait: la confrontation et la rupture entre les deux sont inévitables.
La figure de la mère, traditionnellement intouchable, vénérable, est ici mise à mal. Pas de "maman" donc, mais une marâtre à qui sa fille -elle, vraie mère responsable - signifie la fin définitive de leur relation.
Ce moment de libération, où l'héroïne affronte sa mère uniquement biologique et tranche irrévocablement un lien effiloché pour se tourner résolument vers l'avenir, est décrit avec beaucoup de justesse et de force. Une belle réussite.

   plumette   
6/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
voilà une nouvelle bien ficelée , plutôt tranche de vie que nouvelle à chute, j'aime bien ce genre! il y a aussi l'ambiance US et le côté sombre, à la Carver, petites gens, alcool, décors sinistres.

Pour moi, c'est vraiment réussi, avec le contexte qui se révèle au fil du texte, des détails qui donnent vie à l'ensemble.

A la fin, je suis contente pour Irène, qu'elle ait pu enfin dénouer ce lien toxique, qu'elle ait trouvé la force de se mettre à bonne distance psychique ( est-ce que ça va durer? je le lui souhaite!)

les dialogues sont tout à fait crédibles, pas si facile de les réussir.

A vous relire

Plumette

   izabouille   
10/2/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
On dirait du vécu... Une histoire vraie mise à plat, écrite platement comme un besoin de lâcher le morceau pour s'en débarrasser. Je trouve que ça manque d'empathie, je n'en ai en tout cas pas ressenti beaucoup, ni pour Irene ni pour Brenda. Il y a également beaucoup trop de détails assez inutiles pour l'histoire avant d'entamer ce long dialogue.
Je pense, mais ce n'est là que mon humble avis de lectrice, que vous devriez romancer plus cette histoire, lui donner de la substance afin "d'humaniser" un peu plus les personnages.
Bonne continuation

Iza en EL

   hersen   
28/2/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Vraiment, il me manque quelque chose dans cette nouvelle;
les faits sont relatés assez platement et je dois dire que je n'éprouve pas grand-chose à la lecture.

Même si on voit les efforts d'Irène pour surmonter l'épreuve, je me dis que tout reste très caricatural, en tout cas dans la narration.

peut-être me manque-t-il de connaître un peu plus les protagonistes, je ne m'attache à aucune d'elles; je ne "sens" pas leur détresse, ni à l'une, ni à l'autre.

Le seul point qui peut-être pour moi mérite est le fait que l'histoire se passe aux EU (si j'ai bien compris) pays où il n'y a pas d'assistance médicale autre que privée, ou si peu. Donc, je pense que ce point, en le développant,aurait mis l'accent sur l'ampleur que peut prendre un problème d'argent par une personne non solvable. Et c'est de ce point de vue que l'histoire m'aurait davantage intéressée, alors que nous restons dans un conflit mère-fille.

Merci de la lecture;

   maguju   
28/2/2019

   senglar   
28/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour majugu,

(Bon je ne suis pas allé lire vos précisions hein ! Faut pas faire ça ! Votre texte est lâché, il doit faire son petit bonhomme de chemin tout seul :).)


Cette nouvelle se lit avec intérêt, votre style est clair et vous avez le don d'accrocher votre lecteur. J'y lis cependant un léger - je dis bien "léger" - manque de maturité. La psychologie des personnages est peut-être trop sommaire, aurait pu être plus nuancée, mais le récit y gagne en clarté c'est certain, on sait qui est qui, jamais on ne doit revenir en arrière, car on sait aussi quoi est quoi, vous savez où vous voulez nous mener, et vous le faites avec efficacité. J'aurais aimé que le texte se poursuive, mais vous avez voulu nous conduire à un constat et ce constat est impitoyable.

Point barre. Trop facile de vous commenter.

lol

senglar brabant


PS : Pourquoi le mot "Darling" m'est-il resté en travers du gosier ?

   Iktomi   
28/2/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Le diable est dans le détail : c'est 500 dollars ou cinq cents ?
Et justement cette petite coquille d'entrée de jeu donne le ton de l'ensemble de la nouvelle : on s'y noie dans une profusion de détails qui n'apportent rien à un récit qui va très vite tourner court et qui est desservi par un dialogue assez faible.

C'était bien honnête de votre part de préciser par ailleurs la genèse de ce texte, mais entre nous on s'en serait un peu douté : on sent très vite que narrativement on a affaire à une partie d'un tout plus vaste et plus complexe et non pas à une authentique nouvelle
fonctionnant de manière autonome.

Voilà un texte fortement imprégné de l'influence d'une certaine littérature anglo-saxonne, avec tous les tics langagiers un peu agaçants que cela suppose, au point que je ne saurais dire si l'on se situe dans l'hommage ou le pastiche.

   Donaldo75   
4/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour maguju,

Je reconnais bien là ton style.

L'Amérique est encore bien décrite, on s'y croirait. Le début et la fin sonnent aussi bien que tes deux précédentes nouvelles. Par contre, et c'est là ma déception, la confrontation manque de volume. Le dialogue entre Irène et Brenda ne va pas avec le style des paragraphes précédents, ceux où tu exposes la vie d'Irène, sa galère, ses problèmes et sa situation de jeune mère un peu dépassée par les évènements.

J'ai quand même bien aimé.

Merci pour la lecture.

Donaldo

   jfmoods   
27/3/2019
Le titre de la nouvelle ("Confrontation") laisse entrevoir la violence de la rencontre qui va avoir lieu.

Le premier paragraphe présente clairement l'enjeu du texte.

Le second ménage l'horizon d'attente du lecteur.

Puis, au fil de l'échange qui s'installe entre une fille et sa mère, un âpre combat s'engage.

Il s'agit pour Irène de trancher le noeud gordien de la filiation, d'abandonner ce jeu de rôles dérisoire et délétère avec une alcoolique irrécupérable engrenée dans sa dépendance, marchant au bord d'un précipice.

Il faut, quelqu'en soit le prix, repousser les abîmes du passé, s'arc-bouter sur les promesses de l'avenir.

Merci pour ce partage !


Oniris Copyright © 2007-2019