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Fantastique/Merveilleux
MarionTouvel : Le loup et la tortue
 Publié le 22/04/11  -  9 commentaires  -  10083 caractères  -  141 lectures    Autres textes du même auteur

"On raconte qu'à la création du monde, celui-ci n'était qu'un très vaste océan. Déjà les tortues marines vivaient en son sein. Lorsque l'une d'elles mourait, sa carapace se changeait en rochers qui, d'année en année, s'entassèrent. C'est ainsi que furent créés les îles et les continents."

(Contes et légendes du Congo, Michel M'Batéké, L'Harmattan)


Le loup et la tortue


La côte sauvage se prolonge, rectiligne, de la pointe du port à perte de vue. Sa courbe s'élève doucement à partir du rivage pour retomber presque à pic et rejoindre l'océan.


Elle ne s'étend pas sur plus de cinquante mètres, tel le très long cordon d'une unique dune, avant de former cette espèce de mur. De puissants rouleaux s'y effondrent en soulevant des panaches d'écumes emportés par le vent.


Absence remarquée des goélands et des mouettes. Quelques palmiers et des sacs en plastique complètent le paysage. Ils forment un ballet au gré des bourrasques dont un petit nombre d'hôtels, restaurants et villas profitent, placides.


Les dérivés du pétrole ont remplacé les volatiles.


Des morceaux du vieux wharf s'obstinent à rouiller, plantés au large depuis la colonisation. On pourrait les confondre avec les vertèbres d'un antique Léviathan.


Il est 18 heures et la nuit tombera d'ici peu.


Seul sur la plage, un loup clopine l'air misérable, la patte avant gauche relevée, la langue pendante, le poil sale et collé par la sueur.


Il est encore digne, fier de sa fierté sauvage, grise et blanche, aux crocs pointus. Des âges entiers qu'il traverse ainsi les continents, à chercher ou à fuir on ne sait quoi, on ne sait qui, et on ne saura jamais pourquoi. Enfin, il s'arrête et il creuse.


Il a choisi d'installer sa tanière d'un soir sous l'angle biscornu d'une souche reprise à l'Atlantique. Il peut s'écrouler sur le flan, accablé de fatigue. Sa toilette lui prend peu de temps.


Il mordille et lèche avec soin sa patte folle avant de s'abandonner au sommeil.


***


Les nuées de la petite saison sèche sont lourdes, trop lourdes. Accumulée pendant la journée, l'humidité de l'air se condense avec l'altitude et forme de gros nuages blancs.


À la nuit tombée, la fraîcheur augmente encore la charge et le ciel ne se soutient plus. Il crève et se déchire sous son propre poids. Alors, au moins une fois par nuit, c'est l'averse.


L'océan a mangé le soleil.


Ici aussi, la nuit est orange et la terre est amère. Partout ce même ciel sans étoiles qui vous suit ; malédiction moderne, presque tragique.


Ici aussi, le Baron a cassé sa pipe, rattrapé par la mort, et les fées se sont éteintes. On n’a que trop applaudi la post-modernité.


Mais lorsque le tonnerre gronde, on devine encore au loin le terrible fracas d'une montagne qui s'effondre dans la forêt, les bruits de pas des fantômes qui errent.


Sous son abri de fortune, le loup n'est guère protégé contre la violence des intempéries qui mettent fin à son repos. Il veille l'accalmie.


En attendant Godot, le loup rêve éveillé.


Rien d'autre à faire qu'écouter l'eau tomber sur soi en contemplant au loin les pâles reflets de la lune sur les immensités sombres que personne n'a encore osé sonder.


Les minutes passent. La pluie verse en d'indénombrables gouttes, météores qui dans le sable créent des millions de cratères ridicules.


Il relève la tête vivement, les oreilles dressées. Le loup a vu quelque chose.


Le surgissement d'une ombre.


Elle a émergé des flots comme le spectre d'un navire. Une trirème carthaginoise, perdue, loin des derniers comptoirs commerciaux ?


Un éclair zèbre le ciel faisant apparaître ce qui semble être le dessin d'un œil à la proue du « bateau » flanqué de deux énormes rames frappant la surface de l'eau avec une puissance inouïe.


Mais c'est plus gros qu’une trirème.


Une caravelle portugaise ? Non. Un vapeur français ? Non plus. Un chalutier chinois ? Non, rien de tel.


Ses contours se dessinent à l'horizon et, lentement, inexorablement, la silhouette, terriblement massive pour être vue de si loin, se rapproche du rivage. Elle avance.


La fureur de la houle, le courant, les vagues, la barre, les creux et les bosses, la pluie, l'orage – en ligne droite elle avance, ignorant tout sur son passage. Djaggernat aquatique.


L'ombre vient de trop loin, de trop profond. Des abysses. Là où les puissances surnaturelles se sont réfugiées, fuyant les Hommes et leur pollution.


Ce n'est pas un bateau, c'est un monstre.


Terrifiante manifestation de la nature et de son implacable sauvagerie, une tortue luth borgne et gigantesque, guidée par son instinct des profondeurs jusqu'à sa terre natale.


Des jeunes enfants tous parfaitement identiques dansent et chantent sur son dos, ajoutant au spectacle déjà étrange une dimension mystique.


Ils parlent une langue inconnue, celle du clapotis de l'eau et du souffle du vent sur la lagune à travers les mangroves.


Celle des bruissements d'ailes des oiseaux étouffés par la canopée, du claquement des mâchoires des crocodiles nains et de la nage silencieuse du lamantin.


C'est un langage qui n'a ni grammaire, ni orthographe, ni syntaxe, ni déclinaison.


C'est le langage de l'état de nature, des sirènes et des esprits des ancêtres, que seuls comprennent les animaux et les plantes, les sorciers, les féticheurs, et aussi parfois les poètes.


La tortue atteint le rivage et s'échoue lourdement. C'est le début d'une lutte acharnée avec la plage.


Les enfants sautent sur la terre ferme pour l'encourager. Ils dansent en cercle autour d'elle, crient et chantent de plus belle tout en frappant dans leurs mains.


Le monstre peine, il râle et se débat empêtré dans le sable. Son œil unique pleure abondamment.


Cette force réduite presque à néant par la gaucherie de son énorme corps a des faux airs de farce épique. Colossale, la tortue n'en a que plus de mal à gravir la faible distance qui la sépare encore de son lieu de ponte.


Ses pattes postérieures, inutiles, traînent derrière elle, tandis que ses pattes antérieures prennent appui sur le sable, la hissent et la poussent de quelques centimètres en avant. Toute sa masse est ainsi tendue, tombe et progresse lourdement vers le but ultime d'un voyage qui se compte en milliers de kilomètres.


Plus que jamais, les derniers mètres seront les plus durs.


Les jumeaux chantent plus fort. Leur chorale défie le grondement du tonnerre. Ils modulent leur phrase musicale, la passent au gueuloir sur plusieurs tonalités – des demis, des quarts de ton –, sans évidence. Euphonie gargantuesque et polyphonie ineffable.


Depuis le début, le loup a observé la scène, tapi, masqué par le rideau continu de la pluie. Il grogne. Cette chose qui peut vivre sur terre et dans l'eau est trop étrange pour être honnête.


Il n'aime pas ça, d'autant plus qu'elle avance presque droit sur lui.


Le talus une fois franchi, elle s'arrête. La tortue souffre hors de l'eau. Elle agite sa tête, ivre, ouvre son bec et pousse un très long gémissement rauque. Les enfants lui répondent. Ils hurlent.


La bave blanchit le recoin de leurs lèvres. Ils écument de rage, et leur danse se meut en combat. C'est la transe. Soudain, certains sont projetés hors du cercle par une force invisible. Elle semble les rouer de coups.


Roulant sur eux-mêmes, ils se battent avec acharnement, puis s'effondrent, comme morts. Le rythme n'en finit pas d'accélérer.


Le loup s'agite. Il finit par oser sortir de son repère, tête et oreilles dressées. Il jappe, fait les cent pas devant son antre, assiste impuissant à l'arrivée imminente du monstre et de son cortège. Plus que quelques instants et ils seront arrivés.


Le loup panique. Il aboie avec agressivité maintenant, les dents découvertes, la tête rentrée dans les épaules et les oreilles couchées en arrière. On l'ignore.


Elle est déjà là, juste devant la souche.


Le loup se tait, immobile. Les chants et la danse cessent. Le silence se fait, à peine perturbé par l'orage. La tortue luth tourne la tête ; elle observe le loup de son œil qui cligne très lentement.


Les animaux se jaugent. La tortue fait claquer son bec et frappe le sol de ses énormes pattes. Le loup piaffe. Il s'approche doucement en boitant, la tête baissée, la queue entre les jambes.


Il semble se prosterner lorsqu'il s'assoit devant la créature.


Celle-ci souffle, geint bruyamment, avant de baisser la tête à la hauteur du quadrupède, nouvel effort arraché à ses muscles pétrifiés. Le loup et la tortue se font face.


Les yeux gris plongent dans l'œil unique et miroitant, grand comme la plus grosse des agates.


Tacites, le loup des steppes et la tortue marine se comprennent – dans leur noblesse, dans leur solitude, dans leur errance, dans leur douleur.


La tortue incline encore un peu plus la tête pour permettre au loup d'y monter. D'un bond celui-ci s'élance et escalade la bosse arrondie de la carapace contre laquelle il vient se blottir.


Les pattes de la créature, quasi impotentes pour la marche, sont d'efficaces excavatrices.


Des gerbes de sable s'envolent autour d'elle à un rythme régulier, métronome d'un nouveau chant, celui de la ponte, mélopée reposante semblable à la musique du ressac. Le loup s'endort – la tortue reprend son labeur.


Maintenant à son tour de creuser.


Très vite une crevasse béante entaille la plage, presque aussi grosse que le monstre qui l'engendra. La tortue se prépare à pondre, enfin.


Des milliers d'œufs, gros comme des galets, tapissent le fond de son nid.


Les jumeaux descendent délicatement le loup et le déposent, sans le réveiller, sur le sable fraîchement retourné. Il fera office de gardien et de couveuse pour la nuit.


Le loup les aperçoit une dernière fois dans un songe grimper sur le dos de leur mère qui s'en va déjà. Il goûte avec sagesse au repos de l'initié ; les puissances abyssales et chthoniennes veillent sur son sommeil.


Il ne pleut plus.


***


Réveillé en sursaut, le loup secoue la tête violemment. Son regard se pose sur la plage qu'il redécouvre, effaré.


Là où se trouvait la tortue luth, des monceaux de bois flottés imitent son squelette et des morceaux de poisson pourrissent, rongés par une légion d'insectes et de vers.


En lieu et place des enfants, des tas de méduses se dessèchent sous le soleil du matin. Incompréhensible final d'une apparition nocturne.


Le loup des steppes prend peur et s'enfuit à toutes jambes. Guéri.


 
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   Pascal31   
6/4/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Dans un conte, on le sait, on peut tout envisager... Mais il faut tenter de le rendre le plus crédible possible.
J'ai plutôt bien aimé ce conte initiatique, doublé d'un plaidoyer sur la nature maltraitée par l'homme, mais plusieurs choses ont gâché mon plaisir : d'abord ce loup étrange -qui sue, qui aboie, qui jappe, qui s'enfuit à toute jambe- je l'aurais préféré mieux défini, davantage réaliste.
Ensuite, au niveau de l'écriture, j'ai tiqué sur "fier de sa fierté sauvage, grise et blanche, aux crocs pointus" (fier de sa fierté ? Aux crocs pointus ?), "elle a immergé des flots" (si elle immerge, c'est qu'elle disparaît dans l'eau, ici c'est l'inverse, elle émerge, donc), et d'autres détails qui gênent la lecture.
Ceci étant dit, il y a aussi de jolies choses ("L'océan a mangé le soleil.", "C'est le langage de l'état de nature, des sirènes et des esprits des ancêtres, que seuls comprennent les animaux et les plantes, les sorciers, les féticheurs, et aussi parfois les poètes." etc.) et surtout, un vrai message que l'auteur fait passer.
Un récit qui aurait gagné à être retravaillé pour gommer quelques maladresses, mais que j'ai pris plaisir à découvrir et qui pousse à la réflexion.

   Selenim   
9/4/2011
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Voilà un texte qui fusionne le superbe et le catastrophique.

Il y a plusieurs images que j'ai trouvé très belles, poétiques, vivantes.

Le ton général du récit est hypnotique, cette longue succession de scènes qui tient plus du storyboard littéraire que de la nouvelle.

L'emploi du présent ajoute à l'ambiance surréaliste. Le style est trop souvent très maladroit. Parfois trois adverbes d'affilé, des tournures vraiment moches.

Je trouve que les qualités stylistiques et poétiques du début disparaissent avec l'avancée de l'histoire. Et c'est bien dommage.

En tout cas, il y a quelque chose, un style unique qui ne demande qu'à éclore. Mais cette histoire ne lui permet pas de s'émanciper. A suivre.

   Coline-Dé   
12/4/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un peu déçue par cette fin, qui pour moi n'a pas réussi à faire prendre sens à l'histoire, j'ai néanmoins suivi avec intérêt le texte à cause de cette belle écriture, si riche et variée. Et cela a suffi à mon plaisir de lectrice.
J'ai apprécié la variété de construction des phrases, leur rythme, bref quelqu'un qui joue magnifiquement avec la langue.
Je regrette de n'avoir pas réussi à percer la symbolique de cette histoire ( mais c'est sans doute moi ...)

J'ai juste relevé un contresens ici : "Elle a immergé des flots"
( émergé )

   placebo   
18/4/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Moui… la ponte d'une tortue géante et la présence d'un loup – au comportement assez anthropomorphique et mystérieux je trouve – ne m'ont pas plus emballé que ça. Il y a un certain côté mystique et un gigantisme que je retrouve dans les contes de Kipling (sur le crabe par exemple) mais la narration pêche parfois.

- '' une souche reprise à l'Atlantique'' rendue par l'atlantique plutôt ? 
- Pas trop compris ce ''baron'' ni ''en attendant godot'' : de même que ''l'état de nature'' plus loin, ces deux derniers éléments me semblent plus des insertions culturelles de l'auteur que des éléments apportés par le narrateur conférant une valeur littéraire au récit.
- ''Terrifiante manifestation de la nature et de son implacable sauvagerie, une tortue luth borgne et gigantesque, guidée par son instinct des profondeurs jusqu'à sa terre natale.'' eu du mal avec l'incise du début qui donne à la phrase un aspect bancal.
- ''ajoutant au spectacle déjà étrange une dimension mystique.'' c'est un ''commentaire du narrateur'' que je n'apprécie pas vraiment. ''montrer plutôt que dire''.
- '' il râle et se débat empêtré dans le sable'' manque une virgule – la ponctuation m'a semblé bien dans l'ensemble (quelques relachements sur la grammaire par contre).

Au niveau de la construction, j'ai eu du mal avec plusieurs points :
- La multitude de tous petits paragraphes. Ça pourrait faire chant ou litanie, tourné d'une autre manière, mais ici je ne vois pas trop l'apport.
- La place du loup, ambigüe. Est-ce un simple témoin, en quoi consiste sa quête… L'auteur a choisi de ne rien révéler, très bien, mais il faut que le lecteur ait envie de savoir pour s'imaginer, comme ces secrets de gamines qu'on crée, toute contente de provoquer l'attention des autres.
- La description de l'environnement n'est pas constante (comme la ''dénonciation'' de la pollution) : elles apparaissent au début, à la fin (la pluie cessa de tomber) et c'est tout…

La ponte de la tortue m'a plu (son effort pour franchir la plage, surtout), même si j'ai là encore un sentiment de trop peu. L'auteur aurait-il hésité entre un récit complètement mystique, une fable ou une incursion de l'imaginaire dans le réel ?

Bonne continuation,
placebo

   wancyrs   
22/4/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Le conte a toujours été un tremplin pour véhiculer une leçon de morale, mais dans ce texte je ne comprends pas où on veut en venir. Est-ce un texte expérimental ? Pour moi, il est entre conte et nouvelle. conte lorsque le texte narre, et nouvelles lorsque le texte essaye de poser les décors ; c'est d'ailleurs cette partie qui est mal menée. Les images que génèrent les descriptions sont comme un peu forcées, un peu trop précises, ce qui ne laisse pas de place à l'imagination du lecteur, facteur primordial lorsqu'on lit un conte.

Il y a certes de belles formules par-ci et par-là, mais à la fin de la lecture, que retient-on ? qu'apprend-t-on ? quant à moi, mon sentiment est mitigé. Je suis venu, attiré par le titre qui m'a rappelé les titres de contes de mon enfance, mais je suis un peu déçu. Ce sera sans doute pour une autre fois.

   Anonyme   
22/4/2011
En dépit de la structure aérée, les paragraphes sont trop morcelés. Les phrases n'évoquent rien, ou des flash fugaces. Impossible de s'immerger dans l'histoire.
J'ignore si le texte se veut conte ou fable, s'il est à prendre au premier degré ou au troisième.
Il est vrai que le paysage dépeint, morne au demeurant, n'incite pas à la lecture.

"Il peut s'écrouler sur le flan,...", avec un c à la fin, auquel cas l'animal s'écroule sur un gâteau.

Je m'abstiendrai de noter cette nouvelle, car cet avis ne concerne que moi.

   Lunar-K   
24/4/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'ai beaucoup aimé cette initiation mystique, malgré les quelques défauts et contresens relevés par les commentateurs précédents et que je ne reprendrais pas ici.

Je ne suis pas sur d'avoir bien saisi toute la symbolique mais je me lance tout de même. Selon moi les deux protagonistes principaux (je ne comprends pas bien le rôle des enfants), le loup et la tortue, symbolise l'humanité et la nature. Deux passages m'ont fait pensé cela :

- Pour l'humanité : "loup des steppes" qui m'évoque bien évidemment le roman d'Herman Hesse et que j'entend comme l'humain malade de sa propre condition, de sa propre humanité ; l'humain qui aspire à la purification et au retour à l'état de nature (symbolisé par la tortue)
- Pour la nature : "C'est le langage de l'état de nature, des sirènes et des esprits des ancêtres, que seuls comprennent les animaux et les plantes, les sorciers, les féticheurs, et aussi parfois les poètes." Passage que je trouve magnifique, avec les quelques autres qui l'entourent, et particulièrement évocateur.

Ceci mis en place, le reste coule de source. Le loup qui a peur de la tortue mais qui l'envie également. Le loup qui monte sur la tortue, couve ses oeufs et s'endort. Bref, le loup qui fusionne et devient tortue, l'homme qui redevient animal et qui, finalement, guérit.

J'ai bien aimé ce texte, sa symbolique, et son écriture (malgré ses défauts). Le tout participe parfaitement à cette ambiance ésotérique et mystique qui est, selon moi, au centre de cette nouvelle/conte/poème. Un texte vraiment très intéressant !

   scoulibri   
30/4/2011
La structure m'a empêchée de rentrer dans l'histoire. Les paragraphes sont trop morcelés. il n'y a pas d'impression d'harmonie.
Je suis un peu déçu de ne pas eu avoir à faire à un conte comme le laissait présager la citation.
Cependant, j'ai apprécié la symbolique révélé par le précédent commentateur.

a cause de la structure, je ne saurai mettre une appréciation

   Anonyme   
2/5/2011
 a aimé ce texte 
Pas ↓
J'ai trouvé cette fable fantastico-écolo-biscornue ennuyeuse. Sans doute n'ai-je pas compris ce qu'il y avait à comprendre.

L'intention poétique me semble évidente, mais je trouve le résultat plus que variable. Certaines phrases, certaines images sont parfois réussies, mais je trouve l'ensemble très inégal lorsque ce n'est pas lourdeau ("En attendant Godot, le loup reste éveillé" est carrément indigeste; "L'océan a mangé le soleil", de l'image poétique rebattue au forceps).

La mise en page est extrêmement désagréable.

Désolé, je suis resté complètement en dehors de ce texte et ne suis pas curieux de savoir ce que pourrait être "Le lièvre et l'agneau".


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