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| socque
19/1/2012
a trouvé ce texte
Moyen -
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J'ai bien aimé le début du texte, la description de la soirée nomade, bien que j'y perçusse une solennité exagérée à mon avis.
Ensuite, brutalement le texte me paraît basculer dans le pathos le plus total ; on assiste à la descente aux enfers de Naran, un mouvement tout univoque qui me paraît exagéré. C'est vraisemblable, je suis d'accord, que le jeune nomade déjà désespéré par la mort de sa femme sombre complètement après celle de ses rennes, mais je trouve dommage le manque de nuance du texte. Et la fin, pour le coup, arrive comme un cheveu sur la soupe à mon avis. Le revirement d'Albert, je n'y crois pas. Tout simplement. Alors, soit, on est dans la fable, dans l'allégorie, mais je ne marche pas. Le texte n'a pas su me manipuler pour m'amener à la "suspension d'incrédulité" qui m'aurait fait adhérer à sa logique. "C’est une vieille baraque qui n’a plus que la beauté de l’âge. Les nomades qui ont eu l’infortune d’aller trop loin" : ce n'est pas grand-chose, mais le fait que les deux premières phrases du texte comportent une relative introduite par "qui" me paraît regrettable ; les constructions me paraissent trop similaires. Ce ne serait pas gênant une fois qu'on est embarqué dans l'histoire, mais me retient un peu d'y entrer... |
| alvinabec
2/2/2012
a trouvé ce texte
Moyen +
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Bonjour,
Sur le fond: soit nous sommes dans le fait divers, histoire banale de descente aux enfers, soit nous sommes dans l'allégorie et c'est déjà bcp mieux, ce cheminement qui suit la course du soleil pour se terminer comme il avait commencé, dans les neiges éternelles. Sur la forme: maîtrisé et bien écrit, mais, comment dirais-je, vous forcez un peu les effets de manche, la belle image, au risque de devenir abscons ou "trop brillant". Bien aimé l'ambiance dans la yourte au début du récit. Idem pour "l'isolement contient leurs sourires". A vous lire... |
| macaron
2/2/2012
a trouvé ce texte
Bien
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La première partie de votre nouvelle est excellente. La description de ces terres ingrates, de ces nomades, de leurs motivations me semblent très juste. L'histoire de Naran se juxtapose parfaitement à son milieu. La suite est plausible et pourrait me convenir pourtant, j'aurais préféré continuer l'aventure en Mongolie, dans ce monde hostile- lui aussi- et peut-être connaitre une fin plus heureuse. Albert , je n'y crois pas. Il est présent afin de conclure avec ce joli proverbe. Je comprends votre désir de terminer par cette phrase.
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| Alexandre
2/2/2012
a trouvé ce texte
Bien +
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Bonsoir matcauth... J'ai bien aimé cette balade chez les Tsataans de Mongolie, la description de leurs coutumes, le tout couvert par la triste aventure de Naran... J'ai moins aimé la chute et la brutale et inespérée "conversion" d'Albert quand bien même j'ai cru comprendre qu'elle amenait à... Ce soir, Naran est devenu immortel.
Il y avait sans doute d'autres chemins pour arriver à cette conclusion. Ça reste malgré tout une très bonne lecture et je vous en remercie... |
| Sybelhe
7/2/2012
a trouvé ce texte
Bien +
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Sans mal les images et impressions des hommes et de leur terre du lointain pays m'embarquent pour un voyage immobile.. Je les vois vivre et les entends au milieu de leurs bêtes. La dureté de leur existence ne peut m'échapper. Tout est plausible jusqu'à la mort de Naran. A partir d'Albert le récit m'égare et me perd. C'est vraiment dommage ce personnage qui arrive comme par mégarde, par maladresse.
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| MonsieurF
9/2/2012
a trouvé ce texte
Faible
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A la lecture de cette nouvelle je retrouve une chose que je n'aime pas dans la littérature en général: le manichéisme.
Le texte n'est pas mal écrit en lui même, le style, simple, est fluide, relativement. Il y a bien une surcharge d'adjectifs par moments mais rien de dramatique, mais il n'y a rien non plus de jubilatoire. Mais pour moi il y a un défaut majeur dans le parti pris: les "pauvres" sont heureux, les "riches" ne le sont pas, les besogneux méritent des éloges que ceux qui auraient une forme de pouvoir ne méritent pas. Parce que c'est ça finalement le fond de cet texte, l'errance du pauvre mongol qui a tout perdu contre le cœur de pierre du parvenu qui a tout. Je ne suis pas d'accord à vrai dire, mais il se peut que j'ai mal compris les intentions de l'auteur, et si tel est le cas qu'il m'en excuse. Si je réfléchis au pourquoi de la déchéance du nomade ce sont deux choses: une espèce de vendetta stupide et arriérée, mais aussi une sorte d'entêtement qui le fait fuir les siens. Est-ce plus valeureux? Je ne sais pas, je ne crois pas. Ca me parait même assez "critiquable" en ce sens où être trop fier le conduit à une vie d'errance. Mais ce sont des valeurs et elles sont propres à tout à chacun. Un autre défaut qui me pose souci: la vie parmi les nomades est bien dépeinte, mais pas les lieux, les hommes, les animaux. C'est dommage que les descriptions ne soient pas plus riches, plus denses, peut être plus fortes. Je suis quand même très déçu par ce récit. |
| jeanmarcel
15/2/2012
a trouvé ce texte
Moyen +
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La description de la vie des nomades est belle, soignée, l’auteur souligne le bonheur de ces hommes à la vie rude. Mais la trajectoire du héros s’inscrit mal dans le paysage, on ne comprend pas cette avalanche de malheurs et de malédictions ni cette vengeance disproportionnée. Ce « Il a foulé les terres ennemies » est trop mystérieux ainsi que « Les hommes et leurs motos » venus se venger. Le récit se teinte d’une noirceur, d’une aigreur assez gênante. La chute est, à mon sens, très académique : « Quelle leçon ! Ses préjugés s’effondrent », les bons sentiments sont là, certes, mais les phrases toutes faites sont de mauvaises conseillères car la morale de cette fable noire est, je pense, beaucoup plus nuancée. « Seul » est une pépite dans sa gangue qui n’a pas le brillant attendu. Un auteur à suivre.
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