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Humour/Détente
Miguel : Le petit saint qui s'ennuyait
 Publié le 18/03/19  -  22 commentaires  -  5370 caractères  -  158 lectures    Autres textes du même auteur

Un petit saint d'église s'ennuie dans sa niche poussiéreuse ; il rêve...


Le petit saint qui s'ennuyait


Il y avait, dans une église de campagne, un petit saint de plâtre qui, au fond de sa niche tapissée de poussière, s’ennuyait. Non qu’il fût seul sous les antiques voûtes, car les églises ont leurs saints comme les jardins ont leurs nains : en nombre. Mais on l’avait relégué dans la niche la plus obscure et la plus dissimulée de la nef, de sorte que nul ne songeait jamais à le vénérer. Et d’ailleurs pour quelle intercession ? Car on ignorait tout de son identité. Saint Michel à ses pieds terrasse le dragon ; saint Sébastien semble attendre patiemment la prochaine flèche ; Jeanne d’Arc en armure tient crânement son étendard. Lui, pauvre petit saint anonyme, n’était pourvu d’aucun signe distinctif. Et, suivant le proverbe qui dit : « Comme on connaît ses saints, on les honore », comme on ne le connaissait pas, on ne l’honorait pas. Jamais un cierge, jamais une prière, jamais un bouquet de fleurs.

En ce temps-là, des pluies terribles s’abattirent sur le pays. Les guérets furent submergés, les chemins devinrent impraticables, et la fureur des eaux rompit les digues et les ponts. Comme on ne savait plus à quel saint se vouer, monsieur le curé s’avisa de mettre à contribution ce petit solitaire oublié de tous. Puisqu’on ne savait ni qui il était ni à quoi il pouvait servir, l’occasion était belle de l’expérimenter. Alors le petit saint de plâtre se vit soudain l’objet de tous les soins. On lui donna de l’éclairage, et ces bonnes fées de sacristines, juchées sur des escabeaux, le frottèrent jusqu’à faire reluire sa vieille couche de vernis. Le lendemain, au son des cantiques, quatre paroissiens le retirèrent de sa niche (où l’emmenait-on ?), l’arrimèrent sur un brancard, le chargèrent sur leurs épaules et, curé devant ouailles derrière, se dirigèrent vers le seuil : il était le roi de la fête !

Mais à peine arrivé sur le parvis de l’église, le petit saint de plâtre reçut la flagellation de la pluie, et se prit à soupirer après sa niche obscure. On le promena par les rues, puis par les chemins détrempés des campagnes, sans qu’il devinât le moins du monde ce que tous ces gens attendaient de lui. Enfin, toujours chantant toujours priant, après des heures de procession dans l’humide froidure, on le rapporta dans sa niche qu’il se trouvait fou d’avoir voulu quitter, et qui lui parut ce soir-là la plus hospitalière du monde.

Mais il plut le lendemain, et les jours suivants, et les semaines suivantes, si bien qu’on le jugea complètement inefficace, et qu’on l’oublia de nouveau. Il n’en fut point contrarié : la pluie glacée dans les grands champs l’avait réconcilié avec la tranquille pénombre de son petit coin de nef.

Enfin la pluie cessa ; les villageois rendirent grâces. Les eaux se retirèrent et les champs furent à nouveau labourés. Les mois passèrent. Pas un nuage ne venait troubler la pureté de l’azur. Les nuits étaient sans brume, et les aurores sans rosée. Tant qu’à la fin le niveau des puits s’abaissa ; la terre s’ouvrit en larges crevasses, et les récoltes menaçaient de sécher sur pied. Le soleil semblait luire à dessein de brûler le monde. Comme on ne savait plus à quel saint se vouer, monsieur le curé se rappela celui qui, dans la période des pluies, n’avait point accompli de miracle. Ce saint-là n’avait guère l’air d’un docteur de l’Église : peut-être n’avait-il pas compris ce qu’on attendait de lui ? Ou bien, si son pouvoir ne s’étendait pas jusqu’à conjurer la pluie, peut-être saurait-il du moins la susciter ? Le petit saint de plâtre, que l’ennui avait regagné avec l’oubli de ses déboires, vit revenir non sans plaisir les plumeaux des sacristines. On allait donc le ressortir ! Il ne demandait rien d’autre, puisque la pluie n’était qu’un souvenir lointain.

Quand le brancard l’emporta vers la clarté du parvis, il aurait voulu, dans sa joie, pouvoir chanter lui aussi les cantiques. Mais le porche à peine franchi, il se crut tombé en enfer. L’aplomb du soleil transformait la place en fournaise. L’éclat du jour l’aveuglait. Le souffle brûlant de l’été l’enveloppait comme des flammes. On l’entraîna une fois encore par le village et par la plaine, par les rues incandescentes et par la campagne embrasée. Point de dais protecteur : monsieur le curé pensait ainsi lui faire mieux sentir la gravité des choses. Le petit saint à la cuisson n’entendait plus les prières où l’on invoquait son pouvoir ; il priait lui-même pour que s’achevât son supplice. De toute la procession, nul plus que lui ne désirait la pluie : il aurait voulu ruisseler comme à sa première sortie.

Quand on l’eut reconduit dans son paradis de fraîcheur et d’ombre, le peuple attendit en vain les effets de sa dévotion. Sécheresse ni canicule ne parurent intimidées. Les lézards lézardaient dans le lit des rivières. Les récoltes furent perdues, et le ciel n’accorda ses premières gouttes qu’aux approches de Noël.

Injustice commune à tous les lieux et tous les siècles, l’incompétence de notre saint fit sa fortune et son bonheur. Les paroissiens, curieux de connaître à la fin ce qu’il savait faire, l’invoquèrent à tout bout de champ, l’honorèrent plus que tout autre. Pas une heure ne se passait sans qu’on vînt le prier à genoux et lui demander quelque grâce. Et le petit saint, qui n’exauçait jamais les vœux de personne, vécut depuis lors dans la lueur des cierges et les effluves de l’encens.


 
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   FANTIN   
19/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien
On croirait lire un conte à la Daudet, y compris au niveau du style.
C'est plaisant, avec juste un petit coup de griffe ironique.
Agréable donc, mais peut-être, dans l'inspiration comme dans l'écriture, un peu trop daté?
De bonne tenue quoi qu'il en soit.

   Corto   
19/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voici un beau conte plein d'humour.

Bien écrit, décrivant avec précision les sentiments comme les situations, on se laisse prendre volontiers pour connaître la suite et la fin.

En inventant une morale au final on aurait là une fable amusante.

Bravo.

   Neojamin   
20/2/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai été séduit par le style, le ton, l'histoire et ce petit saint qui se fait honorer encore et encore... une fable très bien écrite, très agréable à lire...
Il n'y a que la fin qui ne m'a pas plu... j'aime bien la possile analogie, si c'est bien ce que je comprends, mais ça tombe quand même à plat je trouve. C'est peut-être juste aussi que le reste du texte ma tellement emballé que je me suis chargé de trop attentes en arrivant vers les dernières lignes... au final, je ne vaux guère mieux que ces ouailles ingrates qui ne peuvent s'empêcher d'en demander aux autres pour satsifaire leurs besoins.
Bon un bon moment en tout cas !

   plumette   
23/2/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
j'ai bien aimé cette petite histoire d'un Saint modeste que l'on sort de son anonymat parce qu'on ne sait plus à quel Saint se vouer.
L'histoire est racontée un peu comme une parabole, "heureux les oubliés...les anonymes ... les obscurs... ils connaitront les honneurs et la lumière" ou alors, tout vient à point à celui qui sait attendre.

ce texte est très bien écrit , ce qui ne gâte rien.

un joli moment de lecture qui donne le sourire

Plumette

   wancyrs   
18/3/2019
Salut ;

Le fond de votre texte rejoint mes propres convictions : l’idolâtrie est une croyance aberrante, qui n'a jamais aidé ceux qui la pratique. En fait, les événements sont généralement tels qu'ils devraient être : des choses arrivent, font leur temps, et à leur heure s'en vont. Mais l'humain essaye d'avoir le contrôle sur tout ; voilà pourquoi il vit et vivra toujours de craintes, accumule et accumulera déception après déception.
Je n'ai pas grand chose à dire quant à l'écriture. Elle est correcte et colle bien à l'histoire. La fin est un peu décevante, car j'aurais vu ici l'occasion d'introduire une leçon. Là, il n'y a qu'un constat, c'est que les humains (du moins les fidèles de ce petit village) sont des imbéciles pourvus d'une belle suspension d'incrédulité, car le saint qu'à la fin ils vénèrent n'a fait aucune preuve. Alors la chute de votre texte me laisse dubitatif, un peu perplexe.
La forme de votre histoire ne me plait pas. Certes, nous sommes en humour et détente, mais l'une des seules formes d'humour que je tolère c'est l'autodérision. Je trouve, à la lumière des Saintes Écritures, que le culte aux saints est risible, mais ma foi me demande de ne me moquer ni de qui que ce soit, ni de quoi que ce soit, et même de ne pas m'associer avec les moqueurs. Les idolâtres aiment, respectent leurs cultes et mettent beaucoup d'espérance dans leurs actions (je trouve ça tragique), car c'est en général la détresse qui les motive à se comporter ainsi. Rire de la détresse des autres ne me sied pas.

Au final, votre texte aurait été une occasion d'apporter quelque chose de bien, mais sa chute et son angle de narration, selon moi, annihile ce dessein.

À une prochaine, et bonne continuation !

NB : Je ne note que parce qu'en EL il le faut. Je l'enlèverai une fois le texte publié. Merci.

   senglar   
18/3/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Miguel,


Cette nouvelle est une réussite complète - style, humour distancié, bonhomie, plan, équilibre, rigueur, longueur appropriée, tout y est, question proportion ce serait un temple grec, c'est bien là qu'est appliqué le nombre d'or non ? - probablement l'une des meilleures que j'aie lue de toute ma vie de lecteur de nouvelles, celle-ci mérite le papier, un papier vélin, un papier de soie, mieux le papier bible ;) car elle est digne de Daudet, le grand, l'inénarrable, le merveilleux Alphonse.
Il est vrai que j'aime les saints des églises, de plâtre, de craie, de pierre, de bois mais jamais tête de bois, toujours d'espérance, peints de couleurs naïves, franches - ils ne vous prennent pas en traître - joyeuses et voyantes, unies comme la paix qu'ils dégagent et la bonté, la sérénité, l'assurance modeste, dans et depuis l'ombre ou la lumière de leur niche, une lumière inspirée car la lumière est toujours divine dans une église, elle a quelque chose d'irréel, de miraculeux, elle tient c'est vrai de la divinité. Les saints de plâtre c'est bien vrai aussi ont d'abord les pouvoirs qu'on leur accorde, ce sont de merveilleux homéopathes avant l'heure, avant et aujourd'hui, après la lettre.
Ah ! Que j'aime le saint que vous m'avez présenté là. Vous n'aviez pas la possibilité ici au vu de l'intrigue de lui accorder un nom. Aussi proposé-je un challenge... en effet si malgré tout - on se fiche du sens et la cohérence, il se produira bien un petit miracle - nous nous attelions à cette tâche, assemblons-nous en un mini concile, comment pourrions-nous l'appeler ce charmant petit grand saint-là ? Ce saint qui pour finir n'est de l'un ou l'autre voeu mais celui de tous les voeux. Génial ! Un saint à tout faire en quelque sorte et c'est mélioratif :)

... ... ...

Bon ce sera pour le forum...

Trop belle cette cette nouvelle ! Je m'en vais la relire :)))


Senglar de brabantie

   papipoete   
18/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien
bonsoir Miguel
Une histoire toute simple, sûrement pas inventée, car dans les églises où trônaient bien des " saints " de plâtre, on fit du large et malgré le départ de ces statues à la peinture écaillée, dans maints villages, il ne se produisit pourtant ni cataclysme ni incendie !
L'église de mon petit village, connut cette remise apparente des pierres cachées sous l'enduit, au détriment de Jeanne d'Arc, Christophe , et on y prie toujours malgré le départ des icônes !
NB j'aime bien ce récit où il " ne se passe rien "...alors qu'un orant devant lequel on se prosterne, n'apporte que de l'impatience déçue, et finalement ce petit saint inconnu, caché des regards mais pas de la poussière, verra défiler bien des dévots au cas où ?

   hersen   
19/3/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Cette nouvelle me donne l'impression que le temps s'est figé quelque part dans une niche d'église campagnarde du temps de Daudet.

Mais qui adore les statues de stuc aujourd'hui, qui parierait sur une prière les genoux sur un prie-dieu ? Quelques vieilles gens oubliées du monde, et pour qui le train informatique est passé trop vite chez eux, ils n'ont pu le prendre.

Aujourd'hui, ces statues naïves sont remplacées par des téléphones higntech qui vous prédisent tout, vous raconte le fake avant même qu'il ait été pensé et vous démonte le vrai d'une photo envoyée en temps réel. à défaut de faire pleuvoir, nous sommes abreuvés.

je trouve très dommage que l'auteur n'ait pas su "mettre à jour" ce très bon thème, car tel quel, il ne me parle pas, alors que je pense que les hommes, qui ne changent pas, ont déplacé l'objet de leur adoration. (celle-ci étant toujours très vivace, envers n'importe quoi !)
L'écriture sert tout à fait bien le texte tel qu'il est pensé, il accentue encore c côté dépassé de cette petite histoire mignonne qui porte la crédulité à son paroxysme, pensait-on à l'époque, eh bien non, on continue de croire ce qu'on nous dit et assène, sans grand jugement.

Naturellement, c'est au lecteur de faire la transposition qu'il souhaite, mais j'aurais aimé l'implication de l'auteur, en quelque sorte.

Merci de cette lecture.

   Hananke   
19/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjou

C'est sans contestation bien écrit et plein d'humour que l'histoire
de ce petit saint oublié dans sa niche.
Mais cette nouvelle a comme un goût d'inachevé : il eût fallu
un fin autre, une surprise, enfin quelque chose qui sorte de l'ordinaire
et qui nous surprenne.
Autrement j'aime bien son écriture et sa concision.

   alvinabec   
19/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Miguel,
Texte très réussi à la mode de...
Le langage tient le sujet, c'est drôle et on gobe tout d'un coup.
Votre style rend bien vivantes les processions villageoises comme les aléas de la météo et les affres du saint de plâtre.
A vous lire...

   STEPHANIE90   
19/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Miguel,

une nouvelle qui m'a fait sourire du début à la fin.
Ce petit saint doit bien se marrer de son petit coin de poussière, devant tous ces villageois qui lui demande quelques grâces à tout bout de champs.
Perso, je suis plutôt adepte du "aides-toi, le ciel t'aidera..." mais ma foi, je ne suis pas un Saint alors...

StéphaNIe, ne sachant plus à quel Saint s' avouer...

   Castelmore   
19/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Miguel

« L’Esprit Saint lui-même intercède pour nous » professait Paul de Tarse...
Les saints peuvent-ils aussi intercéder ? De l’intercession des saints à l’idolâtrie ... que de débats .

Ce petit conte dénonce gentiment avec humour la crédulité des ouailles et des curés d’un temps qui me semble révolu.

La langue parfaite et les manières des paroissiens m’ont mené en Provence (?) ... pour un voyage agréable...

Merci

   Iktomi   
20/3/2019
Modéré : Commentaire trop peu argumenté.

   jfmoods   
19/3/2019
Ce conte de belle facture, qui évoque la propension à croire aux miracles, est jalonné d'éléments comiques assez savoureux...

- "les églises ont leurs saints comme les jardins ont leurs nains : en nombre."
- "Comme on ne savait plus à quel saint se vouer"
- "l'occasion était belle de l'expérimenter"
- "le petit saint de plâtre reçut la flagellation de la pluie" / "il se crut
tombé en enfer"
- "il priait lui-même pour que s’achevât son supplice"
- "Les lézards lézardaient"

Merci pour ce partage !

   TheDreamer   
19/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Votre petite nouvelle ne peut m'empêcher de penser au film de Jean-Pierre Mocky : "Un drôle de paroissien", film irrévérencieux où un pilleur de troncs tente lui aussi de remettre au goût du jour des saints depuis longtemps oubliés en mettant dans leur tronc les pièces et billets qu'il a chapardé dans les troncs des saints pour ainsi dire en odeur de sainteté.

   Louison   
19/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un petit saint oublié qui sert un peu de saint bouche-trou, on peut tout lui demander, sera t-on exaucé ? ça n'a guère d'importance. J'ai bien aimé ce texte joyeux, l'écriture sans fioriture inutile, bref, pour moi un bon moment de lecture.

   Iktomi   
21/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai beaucoup aimé, entre autres, l'aspect intemporel du récit.

C'est exactement ce qu'il fallait faire pour lui conserver toute sa fraîcheur et son côté "Lettre de mon moulin" qui je crois a été évoqué par un autre commentateur.

Au total un texte des plus agréables à lire et qui à mon sens, avec beaucoup de subtilité et sans en avoir l'air, illustre remarquablement ce que Zola appelait le "mensonge charitable" de la religion.

PS : j'espère avoir suffisamment argumenté cette fois pour ne pas me faire couper le sifflet par la modération ;-)

   Donaldo75   
21/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Miguel,

J'ai beaucoup aimé ce petit conte bien écrit, qui a l'air de ne toucher à rien mais nous montre nos travers d'homo erectus pas encore sortis de leurs cavernes même s'ils se croient civilisés. L'humour est fin, la narration incisive. Tout est bon dans le conte quand il est bien conduit, disait ma grand-mère. Elle n'avait pas lu celui-ci.

Bravo !

Donaldo

   mirgaillou   
31/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Autrement dit: "pour vivre heureux vivons caché".
Il est veinard ce petit saint, sans rien faire le voilà honoré.
il s'agit donc d'un éloge de la modestie!
J'ai trouvé cette histoire marrante dans sa narration comme sa conclusion qui stigmatise bien la bêtise.
il fallait une bonne dose de culot, donc d'humour, pour écrire ce conte désuet.

   cherbiacuespe   
28/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une histoire qui se lit avec facilité. C'est fluide, cela coule comme une source d'eau pure et offre de grands et francs sourires.

Bien construit, bien aéré, écrit assez simplement pour ne pas se sentir dépassé, une excellente nouvelle comme je les aime.

De plus, le thème du culte des idoles est traité avec un humour léger. Beau travail, chapeau!

   solane   
10/8/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Voila une charmante nouvelle digne effectivement des "lettres de mon moulin". Le style est élégant et le vocabulaire riche. le sujet nous rappelle les processions des rogations à la campagne.
Surtout ce texte est un éloge de l'humilité, celle de ce petit saint anonyme oublié dans sa niche, et celle des paroissiens qui s'adonnent à la piété populaire et à la prière du pauvre. Il est de bon ton d'en rire dans notre siècle rationaliste, mais la foi du charbonnier fait vivre et espérer.
Merci pour ce beau texte et merci par avance pour le prochain.
Bien cordialement

   thierry   
28/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Merci pour cette élégance. Le sujet est modeste d'apparence, mais la simplicité d'un style drôle et intelligent permet d'entrevoir les extrêmes profondeurs des questions soulevées : la foi ou l'irrationnalité, la grâce ou la récompense ?
Saint Paul parlait aux Grecs en leur désignant leur dieu inconnu comme étant le vrai Dieu, les musulmans ont un centième nom pour Dieu : celui qui n'a pas de nom.
Le petit sain dans sa simplicité a bien quelque chose de divin, à vouloir être protégé.
Nous voilà avec Daudet, mais aussi Pagnol et Marcel Aymé. Nous sommes en bonne compagnie. Merci !


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