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Humour/Détente
MonsieurF : Vroum-Vroum [concours]
 Publié le 12/05/12  -  12 commentaires  -  10764 caractères  -  145 lectures    Autres textes du même auteur

Je n'aime pas trop mes contemporains.


Vroum-Vroum [concours]


Ce texte est une participation au concours n°14 : Relations textuelles consenties ! (informations sur ce concours).



Georges Hervieux descend à fond de train la rue des Trois Coquins, le 38 tonnes entre les mains. Enfin, entre les mains est une simple figure de style puisqu’il ne contrôle plus rien. La pédale de frein répond d’une façon tellement molle à ses incessantes sollicitations qu’il pourrait la croire en guimauve, quant à la direction il n’est pas la peine de posséder un bac en mécanique des poids lourds option camion fou pour se rendre compte que le volant s’obstine à ne tourner ni à droite ni à gauche.


Georges est donc à la tête d’un bolide de 38 000 kg fonçant à plus de 50 km/h dans une des rues les plus pentues de la ville et tout semble détraqué. Quelles sont les chances que le camion s’arrête sans un carnage monstrueux ? S’il avait eu le courage il aurait bien tenté de résoudre ce problème qui ressemble fort à ceux que M. Leteullier lui donnait il y a des années de ça à la communale de Saligny sur Roudon. Malheureusement le temps et l’envie lui manquent.


Léontine Palinode se tient à l’angle de la rue des Trois Coquins et du boulevard René Coty, la tête pleine de François Vitruve, un jeune cadre de la banque qui vient à peine de sortir de sa couche et de son appartement ; d’ailleurs il lui a fallu moins de temps qu’il ne faut pour dire « PIB » parce qu’il était 9 heures 45 et que Le Crédit Central ouvre ses portes à 9 heures 00 tapantes du mardi au samedi (sauf les jours fériés). Quarante-cinq minutes de retard, même pour les jolis seins de Léontine c’était quand même beaucoup.

Elle vient d’appuyer sur le bouton qui sert à faire passer le feu du vert au rouge pour les piétons. Il y avait sûrement un mot plus simple que cette phrase à rallonge, mais elle ne le connaissait pas, n’en avait cure tant les bras musculeux et le torse imberbe de son amant s’imposent à elle.


De l’autre côté du trottoir, Youssef Ben Fradj a terminé de soulever son rideau de fer. Son épicerie, entreprise prospère et florissante grâce à une ouverture tardive et des prix ne défiant aucune concurrence, peut commencer la journée.

Youssef pense à sa ville natale pas loin de Nabeul. Il a bien envie de plier boutique, de monter dans un avion et d’y aller manger quelques dattes, une chorba et des sardines.


Hervieux comprend dans sa situation désespérée qu’il n’a plus vraiment beaucoup de temps à vivre. Il va sûrement emporter la vie d’une poignée d’innocents au passage, mais ça ne le chagrine pas tant que ça, sauf si ce sont des jeunes femmes comme la jolie brune qu’il voit s’engager sur le passage protégé. Il n’aime pas les humains, préfère les chats, déteste les enfants qu’il ne juge aptes qu’à travailler dans les mines du fait de leur petite taille, pense avec regrets à l’Algérie française et au temps béni des colonies.


Y a pas à dire : c’est un sale con. Un cliché, un archétype, une évidence, mais un sale con tout de même.


Il songe avec amertume, en voyant sa vie défiler, qu’il n’a pas accompli un pour cent de ses rêves de gosse : devenir parachutiste ou légionnaire, combattre les communistes dans le monde, et chanter en chœur « Tiens voilà du boudin ! » Ses rêves étaient à sa dimension de Georges, pas bien grands, pas bien beaux, pas bien compliqués. Malheureusement il souffre d’un asthme chronique qui lui interdit les sables du désert, la compagnie des chèvres, et le saut dans le grand vent. Alors, il vote pour le parti de la morale, de l’ordre et de la sécurité, dresse un berger allemand de l’Est, né à Strasbourg, et rêve d’un Reich, un peu comme le développement, durable.


Léontine s’engage sur le passage piéton alors que le feu vient de passer au rouge. Elle songe que François ferait un excellent parti. Il est certes sot, pas bête mais sot, semble fier de ne pas lire de livres, n’aime pas beaucoup les enfants et les plantes vertes, mais il a un coup de reins du feu de Dieu et un salaire on ne peut plus décent pour quelqu’un de son âge (vingt-huit ans depuis mai). Il est beau, le genre blond sportif adepte de la musculation, du tennis et du ski nautique. Bien sûr elle ne prise aucun de ces loisirs, mais elle sait aussi que l’entrée au Country Club est au prix d’un dix-huit trous ou de deux sets avec madame la sous-préfète.


Oui, elle est comme ça Léontine : vénale. Amoureuse de l’argent, des vêtements, des bijoux, elle rêve de se faire entretenir, de voyager en jet, de plages de sable blanc. Pour elle les hommes doivent se pâmer au moindre sourire, doivent satisfaire le moindre désir, surtout le plus cher. Vitruve bien entendu ne pourra lui payer tout ça, il débute et n’a sûrement pas l’ambition suffisante mais il peut déjà subvenir à ses envies de restaurants de luxe, il a des collègues mieux placés, le divorce ne fait pas peur à la belle ; il faut bien commencer quelque part !

Pour tout dire c’est aussi une sale conne, un cliché de sale conne mais une sale conne et le fait qu’elle aime les enfants et les chats ne change pas grand-chose.

Il devient donc urgent pour Léontine de racheter des bas résille afin de faire grésiller les neurones libidineux du jeune homme, et pour ça quoi de mieux que la marchande de l’angle de la rue ?


Elle ne voit pas le camion qui est à quelques mètres d’elle et qui ne semble pas vouloir s’arrêter…


Youssef est perdu dans ses pensées. Il y a encore la mer et son eau tiède, les vieux sur le port qui parlent un mélange d’arabe et de français, les jolies demoiselles aux corsages bien remplis, et une nuée de gamins qui courent après des ballons, des billes ou des filles.

Inch’Allah, il y sera dans trois mois, pour quatre semaines, son cousin Abdelatif le suppléant pour le magasin. Il pourrait peut-être songer à trouver une femme, ses multiples tantes, sa mère et même sa grand-mère auraient bien un parti quelconque à lui présenter. Il a envie d’avoir des enfants Youssef, des qui reprendraient la boutique ou feraient ce qu’ils veulent d’ailleurs, il n’est pas regardant sur les métiers, il veut juste entendre des rires, moucher des nez, un jour être grand-père, leurs faire visiter sa Tunisie, et vieillir doucement avec une femme qui l’aimera sûrement un peu et qu’il aimera en retour.


Parce que pour Youssef la vie est un truc simple, un peu basique, il y a le bien, le mal, le Coran, et ce qu’il peut respecter ou pas. Il a bien conscience que le monde autour de lui est un peu plus complexe que tout ça, qu’on ne choisit pas une épouse comme une serviette. Mais il n’aime pas se compliquer la tâche.


Il aime que ses affaires soient simples.

Il aurait fait un très bon marchand de légumes dans Amélie Poulain, malheureusement le rôle est déjà pris.


Pour le moment, il entend surtout le rugissement d’un moteur, voit une jeune femme sur le passage piéton ainsi qu’un monstrueux camion de métal luisant qui va la réduire à l’équivalent humain d’un couscous boulettes sans légumes.

« Allah prends pitié… »


La main de Dieu est leste et son pied chaussé d’un bon 45.

Deux angelots viennent d’en faire l’amère expérience. Un troisième a l’oreille emprisonnée par deux doigts divins qui la tirent.


– Mais bordel de Moi-Même ! Vous n’avez pas autre chose à faire ? Je ne peux pas tourner le dos une fraction de seconde sans que des imbéciles de votre acabit ne créent une catastrophe ! Y a une semaine c’était une tempête en mer de Chine parce que, je vous cite : « C’est beau les grosses vagues », y a dix jours un tremblement de terre au Pakistan parce que, je vous cite encore : « La résistance des matériaux est une science passionnante », et, il y a quinze jours, un gigantesque carambolage sur une autoroute bavaroise, simplement parce que : « Le bruit du métal est proche des symphonies de Bartok jouées à la flûte de Pan. »

Vous me faites divinement chier, je vous dis ! Si ça continue je vais vous arracher les plumes une à une, vous enduire le corps de goudron et vous plonger dans les plumes susmentionnées, vous expédier à demeure chez le Fourchu/Cornu qui, malheureusement, ne peut pas prendre vos âmes sous prétexte que vous êtes morts bébés dans le crash d’un Boeing ougandais au-dessus du Népal !

Vous me faites chier !

Et ce coup-ci c’est quoi le motif ? Tu vas me le dire toi, sinon je te jure que le supplice de Tantale aura été de la gnognotte par rapport à ce que je te ferai…

– Eh bé euhhh… on trouve, mes frères et moi, que c’est assez passionnant de vérifier l’élasticité du corps humain dans le cas d’une contrainte, une sorte de transfert de charge, de masse, et…

– Et quoi ?

– Et donc on tente une expérience avec ce sympathique routier, cette brave demoiselle et ce joli magasin, afin de vérifier aussi la théorie du chaos…

– Je vais vous expliquer MA théorie de ce que VOUS faites : vous écrabouillez des fourmis oui ! Comme tous les mômes du monde ! Et vous vous en amusez ! Bande de petits cons, c’est cruel ET méchant ET bête et…

– Et Néron qui brûle Rome…

– C’était une erreur !

– Et la destruction de Babel ?

– Ce n’était que justice !

– Et les milliers de raz-de-marée, de cyclones, de tempêtes et nous en passons ?

– C’est ma Volonté…

– Votre Volonté est donc plus forte que des jeux d’enfants ?

– …

– …

– Non, oui, je sais pas. Mais laissez-moi quand même arrêter ce massacre.


Le doigt de Dieu traverse la couche de nuages, c’est beau comme un tableau de Michel-Ange, il balance un éclair qui frappe la scène.

Dieu a toujours eu un penchant pour le grandiloquent.

L’éclair heurte le sol, suspend le temps juste assez pour que Dieu déplace Léontine de trois pas vers la droite – la droite de Dieu songe-t-il et un sourire lumineux jette une belle lumière sur la scène –, bidouille le câble de frein et constate que ce n’est pas grand-chose à faire pour lui, et suggère au cerveau de Youssef de fermer pour un moment.


Devant l’éclair un chien aboie, le sage se tait. Ou l’inverse.


Le Divin redonne vie à la scène d'un gracieux claquement de langue.


Le camion pile dans le hurlement de ses freins retrouvés, Léontine n’a que le temps de faire un saut de côté et Youssef de se dire qu’Allah est grand et qu’un bol d’air du Sud dès demain lui fera le plus grand bien.

Les angelots font grise mine.


Dieu repart, nonchalant, régler un autre souci, à priori un nouvelliste qui vient de commettre un sonnet, de la roupie de sansonnet donc.


Sur Terre le chien se carapate vite fait terrifié par le bruit, le sage, un vieux clochard du nom d’Archibald Benzen, croyant en un delirium fulgurant, enquille son litron qu’il siffle d’un trait.


Ailleurs la vie suit, elle aussi, son cours.


 
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   socque   
22/4/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Joli, très allègre ! J'ai vraiment aimé cette inconoclastie sympathique, le courroux divin. Une question quand même : pourquoi tous les personnages humains sont-ils des sales cons (c'est explicitement dit), à part l'épicier arabe qui est juste un peu benêt ? Les Arabes n'ont pas le droit d'être des sales cons comme tout le monde ? Je dois dire que cette disparité m'a fait tiquer... En fait, je trouve que c'est un peu trop facile, d'une manière générale, de caricaturer des humains pour faire rire. C'est pour ça que j'ai préféré la scène divine.

"Elle vient d’appuyer sur le bouton qui sert à faire passer le feu du vert au rouge pour les piétons." : c'est pas le contraire ?
"Léontine s’engage sur le passage piéton alors que le feu vient de passer au rouge." : passage, passer... dommage, pour moi.
"Y a une semaine c’était une tempête en mer de Chine parce que, je vous cite : « C’est beau les grosses vagues »" : alors ça, j'adore !

   Charivari   
23/4/2012
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai apprécié cette écriture joussive et ludique, qui sait jouer sur les stéréotypes avec beaucoup d'autodérision. (par exemple -> Pour tout dire c’est aussi une sale conne, un cliché de sale conne mais une sale conne) je trouve juste bizarre que l'épicier arabe ne soit pas lui aussi un sale con, ça ne me parait pas cohérent. J'ai aussi aimé le coup des cataclysmes qui font rigoler le tout-puissant... disons que l'ensemble n'est pas très original, mais ça se laisse lire avec un petit sourire.
Côté négatif : certaines phrases à rallonge font à mon avis perdre le rythme, et d'ailleurs le sens de la phrase, et certaines tournures me paraissent un peu maladroites ( par exemple : l’oreille emprisonnée par deux doigts Divins qui la tirent. / ou "Il y avait surement un mot plus simple que cette phrase à rallonge, mais elle ne le connaissait pas, n’en avait cure tant les bras musculeux et le torse imberbe de son amant s’imposent à elle" -> pas très bien compris, et je ne vois pas non plus pourquoi la phrase commence au passé et finit à l'imparfait).

   placebo   
26/4/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ah, j'ai reconnu le texte initial dès là première phrase, c'est parce que je l'ai lu et qu'il est récent :)
Je vais relire le poème avant le texte…

Bien ! J'étais assez sceptique au début sur la catégorie humour mais j'ai apprécié à la fois les différents traits, la construction (cet "arrêt" sur les personnages alors que le camion fonce et cette intervention divine) et le fait que les phrases du poème soient reprises, je n'y avais pas pensé mais ça peut être intéressant.

Les clins d'œil au lecteur (le bouton pour le passage piéton, le nouvelliste à la fin) sont légers, c'est plutôt bénéfique je dirais.

Pas grand chose à dire sur l'écriture, si ce n'est que les tournures sont moins alambiquées que dans le texte original (désolé David :D même si depuis le temps j'ai compris le texte).
Des personnages cons et clichés, c'est le narrateur qui le dit, on se demandait presque lesquels allaient être écrasés selon les manigances de l'auteur.

Bonne continuation,
placebo

   brabant   
1/5/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
J'ai lu ce texte en souriant d'un bout à l'autre. L'auteur s'est indubitablement amusé à l'écrire avec une sympathie certaine pour son modèle, voire une affectueuse complicité. Peut-être s'est-il lâché et laissé conduire par sa plume plutôt que l'inverse et cela se sent. Cet exercice a avant tout été un jeu pour lui.

De nombreuses références, érudites ou non, jalonnent l'histoire sans l'alourdir.

Les personnages sont drôles à cause de leur antipathie extrême, caricaturale. Même ce "bon" Youssef prêt à sacrifier à une tradition très favorable aux hommes. Quant à Dieu il a fort à faire avec ses angelots.

J'ai passé un moment plutôt agréable quoique un peu foldingue.

   costic   
2/5/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Intervention divine drôle et finement narrée. Humains et Anges diaboliques à souhait.

   Lunar-K   
4/5/2012
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,

Un texte plutôt sympathique dans l'ensemble. L'écriture est vive, le récit dynamique avec ces points de vue qui se succèdent de plus en plus rapidement (il m'a semblé), et ce jusqu'au passage au divin qui se place, lui, tant dans le récit que dans la narration d'ailleurs, comme une parenthèse ou un temps mort...

Concernant la toute première partie, qui est surtout l'occasion de mettre en place les trois protagonistes, je pense que vous avez voulu faire trop dans la caricature. Ce n'est évidemment pas un mal en soi pour ce genre de texte, humoristique donc, où la caricature peut sans aucun doute s'avérer d'un très grand secours. Le problème, c'est que, pourrait-on dire, la caricature n'est pas poussée suffisamment loin ici. C'est-à-dire qu'elle est trop banale, elle manque un peu de fantaisie à mon goût, de ce petit quelque chose qui aurait pu, même en quelques mots, me rendre ces personnages sympathiques ou détestables, en tous les cas attachants. Ce n'est pas vraiment le cas ici où l'on se trouve davantage dans une espèce de "caricature de caricature" : le camionneur sale type, la poupée un peu bête et nombriliste, et l'épicier arabe gentil mais naïf... Que du déjà vu donc, ce qui est, en un sens, l'objet même de la caricature, mais abordé d'un point de vue lui aussi assez peu original... Je n'ai donc pas vraiment apprécié toute cette première partie même si, comme je l'ai déjà dit, l'écriture est, je trouve, très rythmée, et que cela convient parfaitement à cette histoire.

La seconde partie, partie divine donc, est, elle, bien plus originale et plus drôle. Peut-être parce que c'est là que vous vous êtes le plus éloigné du poème d'origine ? En tout cas, j'ai beaucoup aimé ce passage. D'autant qu'il se démarque du texte à maints égards. D'abord par le point de vue, bien sûr, divin plutôt que terrestre, c'est pas rien... Mais par l'écriture aussi, beaucoup moins descriptives, avec des dialogues même. Et enfin au niveau même de la temporalité du récit, puisqu'il s'agit ici de "stopper" momentanément le cours des choses pour les réarranger au gré de Dieu (mais j'y reviendrai car j'ai quelques interrogations à ce propos...).

Mais ce que je retiens surtout de cette seconde partie, c'est cette verve vraiment très drôle, pouvant se montrer même assez mordante quelquefois. J'en retiens surtout cette réplique tout à fait exceptionnelle : "Votre Volonté est donc plus forte que des jeux d’enfants ?". Je trouve cette phrase/question assez extraordinaire !

Pour en revenir au final de ce récit, et à mes interrogations à son propos... J'avoue que je suis assez dubitatif. "Tout ça pour rien", ai-je presque envie de dire (même si, il faut bien l'avouer, une intervention divine, ce n'est pas "rien"...). D'une certaine façon toutefois, ce qui est peut-être bien une bonne chose, cette chute permet de boucler la boucle par un retour au banal et au quotidien des personnages du début (si ce n'est le camionneur dont la situation était d'emblée exceptionnelle, du moins j'espère pour lui). Ce n'est donc pas forcément un mal, cette fin qui n'en est pas vraiment une, même si j'en ai été un peu déçu (bah oui, je ne résiste pas à l'appel d'un bon vieux carnage ^^).

Bref, un texte plutôt amusant, surtout sur la fin qui est vraiment bien meilleure que le début. Sympathique dans l'ensemble.

P.S. : "Beau comme un tableau de Michel-Ange", ne vouliez-vous pas plutôt dire "Beau comme le David de Michel-Ange"... ? ;-)

   pieralun   
12/5/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai été tenu en haleine par la première partie de la nouvelle.
Très bien traitée, la description de chaque personnage est empreinte d'humour, et un peu comme dans ces films de catastrophes à l'américaine, la tension monte au fur et à mesure du travelling fait indépendamment sur chacun des acteurs ou des victimes du cataclysme final.
En revanche, j'ai été un peu déçu par l'intervention de Dieu. L'idée en soi est excellente (de toutes façons, il était difficile de trouver une autre suite), mais le traitement me laisse sur ma fin. De plus, il m'est difficile de dire pourquoi.....;peut-être le personnage divin manque-t-il un peu de solennité.... c'est assez personnel, et je ne le reproche pas à l'auteur.

   macaron   
12/5/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Une nouvelle qui se lit d'un trait avec un plaisir indéniable. J'aime bien la première partie pour sa construction un peu cinématographique. On voit la scène, les personnages en place, le danger imminent. La caricature est un peu facile c'est vrai, mais cela fonctionne pour moi. Pour l'intervention divine, j'ai apprécié l'image de ce Dieu réparateur des bétises de ses angelots. Si je vous suis bien, le libre arbitre? pas trop votre truc. Je blague et vous remercie pour cet agréable moment de lecture.

   AntoineJ   
15/5/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Sympathique même s'il est un peu dommage que l'on ne dispose pas d'assez de "temps" pour s'intéresser plus aux personnages avant l'intervention divine qui aurait pu prendre une forme plus délirante compte tenu du passage qui la précède
style agréable et bien adapté aux deux passages

   aldenor   
23/5/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J’aime la mise en place de la scène ; les trois protagonistes en marche vers une catastrophe supposée. La situation est drôle et prometteuse.
Je regrette la dévalorisation des personnages. L’humour n’y gagne pas. Ni le suspense. Pourquoi pas des personnages plus attachants, ou du moins neutres ?
La fin entre angelots et main de Dieu est un peu déjà-vu, mais amusante.
En général, une bonne idée et beaucoup de petites trouvailles.

   Bidis   
10/6/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J’ai trouvé le début de ce texte absolument excellent. Le suspense est mis en place d’emblée, le style est alerte, la lecture s’annonce tout à fait plaisante.

Ici, petite critique ponctuelle : l’allusion à un Monsieur Leteullier destiné à n’être connu que du seul personnage en action ne gênerait pas, même quand survient un nouveau personnage principal (Léontine), si un autre personnage anecdotique encore (Vitruve) ne survenait juste après et si un troisième personnage principal (l’épicier) n’était pas destiné à survenir au paragraphe suivant ! Mon conseil serait d’enlever au moins le nom de Leteullier, en gardant seulement sa fonction de professeur.
En tout cas, pour ma part, avec mes neurones usés de vieille dame, quand reparaît Hervieux, j’ai dû remonter dans le texte car je ne savais plus qui c’était...

Ainsi donc, jusqu’à « La main de Dieu », ce texte m’emballe, me transporte, je ne pourrais lâcher ma lecture pour rien au monde... Et puis, voilà que j’arrive dans une autre dimension, je lis une autre histoire, bref je reste avec mon suspense. Ce n’est pas que cette autre histoire ne me plaise pas, et l’auteur se révèle un fameux humoriste aussi. Mais je suis frustrée, ce mélange des genres ne me plaît pas du tout. C’est de ma faute, on est dans la catégorie « Humour », ce à quoi je n’avais pas fait attention en choisissant ce texte. Mais tout de même, je ne crois pas judicieux de trop changer de genre en cours de texte, d’embarquer son lecteur dans un sens et puis de l’abandonner pour prendre un autre chemin…
Ce qui explique ma réticence et mon « moins » qui suit le « très bien » qu’à mon estime mérite amplement cette nouvelle.

   MariCe   
25/10/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Si là-haut on se met aussi à se servir des humains comme cobayes, on ne saura plus à quel saint se vouer !! Heureusement que Dieu veillait au grain, grâce à la plume alerte de MonsieurF.
Un beau moment de lecture teinté d'humour.


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