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Sentimental/Romanesque
oxoyoz : Ce n'est pas arrivé
 Publié le 28/08/08  -  12 commentaires  -  11729 caractères  -  36 lectures    Autres textes du même auteur

En amour plus qu'ailleurs les choses ne se passent pas toujours comme on l'imagine, mais dans notre journal intime, c'est ce que l'on imagine qui prime.


Ce n'est pas arrivé



Journal, vingt-et-unième page.


Maintenant :


Il est assis dans le bus, côté vitre, près de la porte. Il se sent bien. C’est sa place habituelle, peu importent le bus, sa destination, le moment : à cette place, il se sent chez lui.

Les écouteurs au plus près des tympans, le stylo au bout des doigts, le cahier sur les genoux, il écrit. Il écrit ce qui n’est pas arrivé aujourd’hui, ou pas complètement. C’est plus intéressant que ce qui est arrivé. Le bus le ramène chez lui après une longue journée de cours, identique à la précédente, semblable à la suivante. Sans presque rien de notable. Mais presque n’est pas rien. Il arrive que dans une journée, soit quatre-vingt-seize mille quatre cents secondes, seulement quatre valent la peine d’être vécues, et c’est notable. Alors il le note. Il l’écrit, le revit, le repense, le réinvente. Sa plume dépasse, à travers ses mots, ce qui est vraiment arrivé. Et il éprouve un ressenti qui n’aurait pas été aussi fort si c’était réellement advenu. La vérité est peut-être, effectivement, dans ce que l’on ressent. Dans ce cas, ce qu’il écrit est aussi vrai que ce qui l’a inspiré.


Avant :


C’est elle. Elle que je vois quelquefois le matin à la sortie du bus. Elle que je vois quelquefois devant le portail du lycée, lorsque je viens comme elle, consumer ma tige nicotinée de mi-journée. À chaque fois que je la vois, je la regarde. Cheveux courts, yeux noirs, visage rond affichant une expression curieuse et détachée. Pas de sourire, mais quelque chose qui, si je n’arrive pas à le décrire, me plaît pourtant. Ça et ce style vestimentaire, conventionnellement rock et rebelle. Lorsque je la regarde, je n’ai aucune idée de ce que mon propre visage exprime. Une chose est sûre : mon regard est assez soutenu pour ne pas être inaperçu. Elle a vu que je la regarde, et régulièrement, nos yeux se croisent pendant de brèves et intenses secondes.


C’est donc elle. Elle est là, remontant la rue pendant que je la descends. Je la vois, elle me regarde. Mon tempo cardiaque s’envole au rythme des pas qui me rapprochent d’elle. J’adore cette sensation. Brève conséquence d’un moment de vie insignifiant et peut-être non partagé, mais suffisant pour mettre mon adrénaline dans un ascenseur. Les mires de nos regards restent confondues, ça ne fait pas trois secondes que ça dure, mais c’est une éternité émotionnelle comparée aux fois précédentes. Ni elle ni moi ne détournons nos yeux ou nos pas. L’espace de séparation diminue, se fait infime, disparaît.


Puis… je ne m’arrête pas. Je ne retire pas mes écouteurs qui débitent à hauts décibels une musique que je n’écoute plus. Mes talons ne pivotent pas pour permettre à mes pupilles de continuer à recevoir son image. Un pas, un autre, puis un troisième, et non, elle ne vient pas de s’arrêter à son tour. Elle n’a pas vu du coin de l’œil que j’ai stoppé mon chemin, elle n’en a pas été surprise. Mon cœur ne s’accélère pas à nouveau. Avec la même éternité que met un battement de cil langoureux, elle n’amorce pas la rotation qui l’amènera face à moi.


Alors rien n’irait plus. Cette complicité implicite et inoffensive qui nous unissait jusqu’à maintenant ne va pas se rompre dans cet instant qui nous sortirait de notre anonymat réciproque. Tout ou presque se jouerait là, dans ce cliché de teen movie. Aucun groupe pop rock de jeunes californiens ne joue de ballade sur ces images, mais ça ne choquerait personne. Les syllabes qui ne furent pas difficilement prononcées auraient été l’amorce d’un début, ou l’avortement d’une espérance. Mais de toute façon, ç’aurait été la fin catégorique de tout ce qui avait précédé.


- … Salut.

- … Salut.


Journal, vingt-troisième page.


Maintenant :


Il est au café. Un coin de table, un morceau de papier et un bout de crayon, il écrit. C’est compulsif, il écrit. Son imagination qui balaye les possibles est pleine : il la vide à flots de mots, de tournures et de ponctuations. Il pense au jeu. Le jeu c’est l’implicite, l’infime intonation qui change le sens de la phrase, l’argument qui motive le choix du fauteuil de droite plutôt qu’un autre. Le jeu c’est la séduction qui ne s’avoue pas, l’attirail de guerre discret que l’on met en place quand l’autre est présente. L’autre, c’est elle. Charmante, espiègle, attirante. Faible en sciences, elle l’a sollicité pour l’aider dans certaines matières. Deux heures par semaine, l’occasion d’un tête-à-tête normalement studieux se présente à lui. Cent vingt minutes par semaine, tout est réuni pour lui permettre de frôler sa main par inadvertance. Sept mille deux cents secondes par semaine, il peut planter son regard au plus profond du sien, sous prétexte de s’assurer qu’elle ait bien compris. Mais le nectar de ces instants est concentré dans seulement quatre virgule seize pour cent de ces deux heures : les cinq dernières minutes du cours, les trois cents ultimes secondes de cette intimité hebdomadaire.


Avant :


Elle est là, à moins d’un demi-mètre de moi. On joue. Moi je joue sciemment, elle peut-être pas, mais on joue. Je suis assez proche d’elle pour sentir son souffle. Elle est assez proche de moi pour sentir les pulsions qui me parcourent. Pourtant je ne fais rien, je me délecte juste de la tension romantique qui s’installe, je profite juste de la scène comme un spectateur extérieur. Elle non plus ne fait rien. Elle sait pourtant que sa mère l’attend en bas. Mais elle reste là, enchaînée par cette attraction invisible, se démenant dans des propos banals pour éviter à tout prix qu’un silence - révélateur de la pression sentimentale ambiante - ne puisse s’installer. La scène de séparation attend sa fin, refuse de se conclure sans une action notable et s’étire dans le couloir, se réfugie devant l’ascenseur. La chambre métallique qui emmènera l’actrice hors du théâtre romantique se présente et ouvre ses portes. Si quelque chose doit se passer, c’est maintenant. Le jeu tire sur les prolongations, les secondes s’étalent et les cœurs s’accélèrent. C’est le moment du jeu que je préfère, quand la tension est à son comble, quand on peut choisir de rompre le jeu, et risquer de tout perdre. Car c’est là tout le charme de ces mouvements sous-entendus : plus on avance, moins on est sûr d’être suivi. Quitte ou double. Mon cerveau tente de rationaliser le contexte, mon cœur ne demande qu’à s’envoler, mes mains sont moites.


Ainsi… quand les portes mécaniques se sont refermées sur elle, je n’ai pas au dernier moment placé mon bras pour stopper les séparatrices. Je ne suis pas entré dans la cabine avec détermination. Je ne me suis pas exposé à un refus, je n’ai pas mis en jeu une amitié, un revenu, voire une réputation. Je n’ai pas posé ma main sur sa joue. Je n’ai pas senti la chaleur de celle-ci et je n’ai pas vu une teinte rose la parsemer. Je n’ai pas ressenti le frisson parcourir son corps. Je n’ai pas douté un instant de plus en croisant son regard troublé. Je ne me suis pas avancé pour l’embrasser.



Journal, vingt-sixième page.


Maintenant :


Le CDI est plein mais calme. L’air est rempli de chuchotements, de bruits de crayons qui grattent des feuilles, de feuilles qu’on froisse, de pages qu’on tourne. Il s’est installé devant un ordinateur libre. Il écrit. Sous la commande de ses doigts les lettres s’alignent, forment mots et phrases, illustrent les idées et les sentiments. Dans une heure il a un oral, mais il ne révise pas, il écrit. À quoi bon réviser maintenant, mieux vaut écrire. De toute façon il a la tête ailleurs, il a la tête à hier, à elle. Elle, il la voit régulièrement, ils se retrouvent pour boire un verre et regarder la mer sur une terrasse de café. Ils fument, elle parle, il l’écoute, elle rit, il la regarde. Elle est belle, elle est vive, elle est fascinante, mais elle est avec l’autre. L’autre, elle en parle souvent. Depuis trois ans, elle sort avec l’autre, puis elle le quitte, revient avec, le quitte à nouveau, et recommence. Lui il écoute ce qu’elle aimerait que l’autre fasse, il la soutient, la réconforte. Après quatre-vingt-seize cafés d’écoute attentive, quarante-deux Cocas d’audition concentrée, soixante-huit bières de réplique rassurante, il connaît à l’avance chacun des rebondissements de cette histoire sans fin.


Avant :


On est au bas de chez moi. Le soleil se couche, le moteur de sa Panda ne tourne plus. On fume une dernière cigarette avant qu’elle ne rentre chez elle. Elle vient encore de le plaquer, et dans quelques semaines il va réussir à la reconquérir. Dans trois lattes elle aura fini sa cigarette, dans quatre j’aurai fini la mienne. Alors je l’écraserai et elle posera sa main sur mon épaule pour me faire la bise. Je sortirai de la voiture et elle démarrera. Elle fera demi-tour et repassant devant moi, me fera un signe de la main.


J’écrase ma clope dans le petit cendrier sous l’autoradio. Celui-ci diffuse une chanson d’amour. Je me croirais dans un refrain : quel que soit le couplet, les mêmes mots font revenir à la fin. Un filet de fumée s’échappe en ligne verticale du mégot. Je voudrais briser la ligne de cette histoire, prendre avec elle la première sortie de l’autoroute, même si je ne sais pas où elle mène.


Alors… je ne plante pas mon regard dans le sien. Je ne reste pas immobile à contempler la finesse des traits de son visage. Elle n’est pas en train de se demander ce que j’attends. Je n’entends pas les battements sourds de mon propre cœur. Mes pensées ne se brouillent pas au point d’atteindre la viscosité mentale. Je ne passe pas ma main dans ses cheveux, ses yeux ne se plissent pas d’interrogation. Je ne tente pas d’arrêter de réfléchir, d’arrêter de douter. Je ne tente pas d’agir. Mon visage ne s’avance pas vers le sien. Elle n’a pas un mouvement de recul, alors qu’elle n’a pas peur de comprendre. Je n’ai pas une réplique prête à soutenir ma cause. Les mots ne sortent pas d’eux-mêmes : « moi, je pourrai te rendre heureuse ». Ses pupilles ne s’écarquillent pas à cette vérité. Ses paupières ne se ferment pas sous le poids de l’acceptation. Je ne continue pas à m’avancer pour poser mes lèvres sur les siennes.



Journal, vingt-neuvième page.


Maintenant :


Le jour se lève à peine, il écrit. Ses doigts glissent sur son clavier, tapotis frénétique dans le silence d’un lendemain de fête. Face à son ordinateur, il évacue un octet après l’autre les images accumulées cette nuit qui l’empêchent ce matin de dormir. Cette nuit la fête était chez lui. Aujourd’hui, chez lui n’est plus que le champ de bataille victorieux d’une coalition de l’insouciance, de la paresse, de la fuite des responsabilités et de la primauté du plaisir, sur l’alliance du sérieux, du travail et de l’implication. Son salon est parsemé de verres à moitié sales, de bouteilles à moitié remplies, de draps à moitié dépliés, d’amis à moitié réveillés, tous morts au champ d’honneur la veille. La veille, elle était là. Elle, usuellement sérieuse et travailleuse, qui brille en classe par ses résultats, qui brille à l’interclasse par son humour décalé. Elle, qu’il passe de longues heures de maths à détailler, faute d’avoir mieux à faire. Forcément, entre suivre le cours et gribouiller en la regardant. Elle qui lui a toujours plu, mais qu’il n’a jamais considérée comme accessible. Elle dont il a tenté de noyer l’image en contemplant d’autres figures. Elle qui…


- Qu’est-ce que tu fais ?

- Rien, j’écris un peu.

- Il ne fait même pas encore bien jour. T’écris quoi ?

- Ce qui… est arrivé.

- Viens te recoucher, je vais te donner matière à écrire.


 
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   Anonyme   
28/8/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
hmm... je ne vais donc pas te dire que j'ai aimé le ton des passages italiques, le coté romantique (on me reconnaitra bien là) des autres... j'ai trouvé ça touchant, innocent, bien négocié... j'aime les Il écrit... la fin... enfin ce qui n'est pas une fin...

Merci, j'aimerai que les auteurs s'essaient plus souvent à ce genre d'exercice... et que dans la vie on puisse aussi volontairement se délecter de ce qui ne s'est pas passé.

   Cha   
28/8/2008
J'adore l'idée de départ. On pense souvent beaucoup plus à ce qui aurait pu arriver qu'à ce qui est réellement advenu, et c'est vrai que l'écriture sert en partie à évacuer toutes les histoires créées de toutes pièces par notre imagination débordante...

L'écriture est bonne et fait ressentir l'intensité des morceaux de vie que tu racontes, même s'ils semblent tout à fait communs. Et finalement, c'est peut-être ça le meilleur du texte : le fait que tout le monde puisse s'y reconnaître parce que tout le monde en a vécu au moins une partie. Je regrette seulement qu'il n'y en ait pas plus, mais c'est vrai que c'était un exercice difficile, tant sur le fond (il faut trouver quelque chose à raconter) que sur la forme (tu as dû en baver un peu pour rendre fluides les passages qui ne sont pas arrivés, et je trouve que tu t'en es plutôt bien tiré ^^).

Les passages de drague (et aussi de "non-drague") sont bien décrits, il traduisent bien l'état d'esprit dans lequel on se trouve dans ces situations : le jeu, les infimes détails auxquels on s'accroche et les secondes qui s'étirent en "une éternité émotionnelle"...

Mention spéciale au compte-rendu de la fête, c'est vu avec humour et une certaine expérience des soirées entre copains...

   Togna   
28/8/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J’ai bien aimé ce récit pour son originalité et son rythme.
Malgré une petite bizarrerie comme « regarder la mer sur une terrasse de café », on voit que tu es précis dans ta pensée avant d’écrire. Et ça, pressés d’aligner les mots, c’est ce que nous négligeons trop souvent.

Bravo Oxo, tu as beaucoup travaillé avant de présenter cette nouvelle, tu progresses.

   widjet   
28/8/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ah que je l'attendais ce nouvel opus de Oxo dans les textes en attente de sortie (après celui de Athanor et avant celui de Salamandre).

Et je ne suis pas déçu. Mieux encore : Ce n'est pas arrivé compte parmi ses plus belles réussites.

Déjà, j'aime cet auteur "touche à tout" qui compte parmi ceux dont le plaisir d'écrire est le plus palpable. Dans la définition que je me fais de l'écrivain (un donneur de plaisir), Oxo rentre exactement dans la case. Son écriture est fluide, inventive, délicate, bref d'une aisance indiscutable et surtout formidablement visuelle et bien pensée. Ca cogite beaucoup dans la caboche de l'auteur avant de mettre tout ça sur papier je pense. Oxo doit aimer le cinoche à n'en pas douter.

Après le polar, le voilà qu'il s'attaque à un domaine toujours risqué celui de la comédie sentimentale. Et même si les protagonistes sont des jeunes lycéens, jamais le texte ne cotoie la niaiserie; au contraire, c'est d'une jolie maturité dans lequel une séduction indéniable se dégage, avec des envolées pas trop lyriques mais aériennes qui donne au romantisme un caractère moderne et surtout pas crétin. Dans ce texte on découvre un Oxo sensible, délicat qui bien intelligemment évite les écueils de la mièvrerie qui lui tendait pourtant les bras.

Le texte est de surcroît d'une grande originalité. Quel joli pied de nez que de prendre tout le monde à rebrousse poil en comptant ce qui n'est pas arrivé ! Très bien vu ! Les actes manqués, Les vies vécues par procuration, présentés ainsi, l'auteur évite adroitement de tomber dans la facilité avec son lot de regrets lacrymaux etc....

Sans rouler des mécaniques, l'auteur signe là un récit très bien écrit (des phrases bien chiadées - parfois un poil trop, ça gagnerait à être plus percutant par moments avec des phrases courtes - , ce qui me fait penser que l'auteur est un gros bucheur et prend le temps de la relecture), intelligent et raffiné, bourré de charme bref un petit bonbon mentholé et d'une grande fraicheur que je recommende chaudement.

Coup de coeur du mois !

Widjet

   xuanvincent   
28/8/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Beaucoup de commentaires pertinents ont déjà été écrits sur cette nouvelle, que j'ai appréciée.

La forme tout d'abord de ce texte a retenu mon attention. Voilà un journal - où ce qui n'a pas été fait importe tout autant que ce qui l'a été - qui serait intéressant (et sans doute pas aisé) à écrire !
PS : Parmi les journaux originaux en littérature, je pense à celui de "Paludes" de Gide.

Ensuite, en lisant ce texte, je l'ai trouvé bien écrit et intéressant.

La pauvreté du premier dialogue ("salut", "salut") contraste avec le foisonnement des pensées du narrateur.

Quand la réalité vient faire irruption dans la fiction, ai-je pensé en lisant la fin du récit... Reste au lecteur d'imaginer la suite, si bon lui semble.

   Anonyme   
28/8/2008
 a aimé ce texte 
Pas ↑
'C'est chiadé' comme on dit dans les milieux taupins

Et bien pas tant que ça pour moi cher oxo.. Et même pas assez

C'est je crois le premier texte que je lis de toi
et bien... je regrette mais

...Je m'y suis ennuyé pourmille raisons
Des phrases un peu trop scolaires, auxquelles tu appliques bien les leçons du 'trop syntaxiquement correct' peu de prise de risque donc..
Bah prendre des risques peut aussi permettre de véhiculer du sens (enfin je sais que ce n'est pas facile ça)


Un fond peu mis en valeur par un style qui reste plat (attention, je ne dis pas qu'il faille faire des métaphores à tout bout de champ pour paraître intéressant, non.. )

Un finalité que je ne comprends pas bien

Donc désolé pour moi cher oxo

ça reste faible

mais ce n'est qu'un avis parmi d'autres ;)

   i-zimbra   
29/8/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Comprendre la construction Maintenant /Avant relève un peu du quizz. Et je me serais bien fatigué sur autre chose plutôt que de découvrir l'intention de l'auteur : montrer que le narrateur réécrit la réalité (écrite à la 1ère personne) selon ses désirs (écrits à la 3e personne). C'est annoncé, oui, mais par un menteur...

J'avais d'abord cru autre chose, ce qui rendait la lecture peu cohérente : que l'accumulation de phrases à la forme négative ne pouvait être, à cause de la précision des choses non accomplies, que l'expression paradoxale d'un déni (je n'ai pas lu cette nouvelle et je n'ai pas aimé la manière de l'auteur). Comme si le possible (« ce qui n'est pas arrivé aujourd'hui ») avait bien été réalisé, mais qu'aussi désiré qu'il ait pu être, il avait ensuite été regretté en tant que possible. Une nostalgie maladive en quelque sorte, que la promesse de la dernière phrase allait sublimer. Mais ça ne collait pas, malheureusement.

Pour le reste, je trouve que les détails anecdotiques (« faible en sciences », etc.) s'insèrent mal, mais j'ai aimé la façon dont se tient le fil du discours à l'intérieur de chaque partie.

   marogne   
23/10/2008
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Le texte m’a renvoyé à une idée qui m’a toujours intéressée, que j’avais trouvé dans « the end of Eternity », et que j’avais essayé de reprendre dans une de mes nouvelles du cycle « Lovecraft », celle qui revient à considérer que le monde réel est fait d’une infinité de mondes qui correspondent à tous les possibles : quand on a un choix à faire, quand quelque chose se passe dans un sens alors que cela aurait pu être différent, alors les autres choix, les autres possibilités, donnent lieu à la création d’un autre monde dans lequel elles sont la réalité (et quand on veut complexifier, on rajoute une probabilité….).

Je me suis donc baladé dans ces mondes avec gourmandise. Et j’y ai trouvé une agréable collection de situations conventionnelles, comme une parodie de romans ou de films à l’eau de rose. Mais j’avoue ne pas avoir trouvé beaucoup plus, et c’est ça qui m’a déçu ; la fin n’ayant pas réussi, pour moi, à rehausser le tout.

Sur le premier « avant », je n’ai pas compris le changement de « temps » du dernier paragraphe, qui n’est pas le choix fait pour les autres « avant », et qui ne me semble pas « coller » avec le sens du texte.

   Bidis   
3/11/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Je trouve que cette nouvelle restitue extrêmement bien les illusions, les enthousiasmes amoureux, l’atmosphère de la fin de l'adolescence.
Petite remarque :
- « Depuis trois ans, elle sort avec l’autre, puis elle le quitte, revient avec, ... » - il me semble qu’"avec" est une préposition (comme et, or, etc…) qui introduit un complément. Et donc qu’ici, le complément manque.
À mon avis, le style de ce texte attachant est un peu inégal, mais c'est une simple impression; il m'est difficile de mieux expliquer ce sentiment.

   Anonyme   
23/11/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai pris beaucoup de plaisir à lire cette nouvelle.
L'auteur a tout compris, on n'écrit pas pour soi, on écrit pour le lecteur, pour qu'il ne regrette pas une seconde d'avoir cliqué pour accéder au texte.
Oxoyoz a réussi son coup.
Merci à lui

   PetiteMarie   
27/4/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Magnifique, romantique à souhait, j'ai adoré.

   nico84   
28/4/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Effectivement, tout peut arriver dans l'imagination. Il ne faut pas en abuser, mais la réalité est tellement plus belle.

Ta nouvelle est belle, dans son absence d'action. Rien ne se fait, tout se pense, les gestes n'existent pas. Que de pensées, fortes, intenses.

On ne connait rien de l'autre, mais elle est toujours là. Présente sans un mot.

Une vrai réussite !


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