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Science-fiction
Palrider : Conte de Noël à la noix
 Publié le 29/05/18  -  8 commentaires  -  8788 caractères  -  68 lectures    Autres textes du même auteur

Une rencontre amoureuse invraisemblablement plausible.


Conte de Noël à la noix


Madame Brisbarre se réveille, enfile son peignoir rose bonbon et ses charentaises à carreaux. Le maire de l’arrondissement frappe à sa porte, un rondouillard avec des lunettes en demi-lune, encore un politique sentant ronfler le vent de la défaite.

Il vient s’entretenir avec elle de la prochaine échéance électorale – l’inciter, elle qui ne vote plus depuis des temps immémoriaux, à faire son devoir de citoyenne...


Madame Brisbarre :

« Seul le Ché va jusqu’au bout, vous êtes le Ché ? Allez-vous faire voir chez les papous ! »


Madame Brisbarre casse des noix, elle est rance madame Brisbarre, sèche comme un coup de trique, son halo est amer ; elle ne dévore pas les espaces mais a des gestes très nets, surtout avec ses mains. Pourtant, fondamentalement, elle se sent être une amazone chevauchant dans les plaines fertiles.

Une petite table carrée en Formica vintage, deux chaises (une voisine vient parfois papoter autour d’un verre d’eau du robinet et de quelques noix), une radio, voilà son univers. Elle aurait tant aimé être dentellière, travailler la dentelle ancienne.

Elle n’a connu le loup qu’une fois à la libération... c’était des soldats américains complètements pétés ; elle frémit en y repensant, ce fut tellement fort, elle en perdit fortement la boule... à chanter en plusieurs langues inconnues (bengali, araméen, langages de tribus...)


« Et ces femmes refaites qui piquent tous les hommes.

Moi je n’ai pas un gros fessier mais je casse vingt noix/minute avec mon coccyx et je n’ai pas d’homme ? »


Elle époussette autour de la radio ; ce soir, son chanteur préféré est l’invité du rendez-vous du jeudi. Une heure trente de bonheur.


Le chanteur commence : Toutes les femmes sont bêèêlles...


Quand le ciel libère ses cristaux, elle augmente la température sur son vieux chauffage à bain d’huile. Une pellicule glacée enveloppe tout, ceux qui glissent et s’étalent font son bonheur. Ce qu’elle préfère, c’est le reflet de la croix verte de la pharmacie sur le trottoir gelé d’en face.

Elle ne peut éviter le reflet rance du miroir, elle est triste, elle n’a jamais aimé, personne ne l’a jamais aimée…


La rencontre


De pourquoi il n’y en a pas. On va s’évertuer à effleurer le comment.

Tout a commencé par une nuit de pénombre, dehors, la nuit avait tout dévoré.

Pourquoi le glauque est apparu à la fenêtre de Brisbarre ? Pourquoi pas – peut-être a-t-il été attiré par le bruit des noix brisées. Le glauque, globuleux s’il en est, a les bourses apparentes et semblables à deux belles noix, texture similaire avec des bruits de grelot en prime.

Il est à sa fenêtre avec un regard SPA à remplir de compassion les pires serial killers de l’histoire.

Qui est-il ? D’où vient-il ?

Elle frémit, ouvre la fenêtre, il se glisse à l’intérieur – ses noix seront au chaud.


Brisbarre : « Gouni gouni, frick gouni ! » (Les bras en croix elle réalise qu’elle est ridicule, les mots qu’elle invente sont forcément inutiles.) Le Glauque pose ses mains sur les tempes à Brisbarre... il apprend aussitôt son langage :

« Échangerons... » dit-il.

« Ça me paraît clair ! Mon martien coquin ! Prends mon majeur et donne-moi le tien ! »


Les doigts, une fois fichés, font se mélanger fluides et connaissances, le meilleur n’est jamais décevant.

Glauque : « On s’est trouvés, on apprécie tous deux ce que l’on a, sans vouloir être adulés et vénérés par les autres, les pixels de la reconnaissance on s’en bat les noix ! »

Brisbarre : « Tu m’offres les mots qui me manquaient, que je t’aime ! »


Glauque a vécu la disgrâce sur sa planète lointaine, pourtant, il aimait tant ces paysages, berceaux de ses plus beaux souvenirs, ceux de l’enfance.

Sur sa planète, il avait plusieurs fonctions et était brillant – il était installé sur les cônes translucides sortant de la mer de fumée bleue ; un espace dédié aux créateurs. Il aimait se rendre dans la zone de son enfance, une forêt de cristaux verticaux de toutes les couleurs, avec des centaines de piscines naturelles à l’eau chaude et vivante, régénératrice et nourrissante.

Pourquoi ses semblables l’ont frappé d’anathème ? Il avait proposé aux élus du pouvoir ancestral de laisser accéder les citoyens au conseil décisionnel, véritable bible orientant et guidant le destin de tous. Il a été humilié, sa rêche épouse l’a cocufié en place publique, lui a dit qu’elle ne voulait pas d’un traître et que ses nouveaux partenaires avaient de biens meilleurs dards.

Ses œuvres étaient magnifiques, il avait créé de nouveaux êtres intelligents en quatre dimensions, couvert des ciels abandonnés de matières actives et magiques, elles ont été effacées.

Puis il a été banni dans un flot d’indifférence. Tous ses compatriotes n’ont pas digéré qu’on puisse penser éveiller en eux conscience politique et défiance.


L’échange de fluides est révélateur, désormais, Brisbarre sait à quel point Glauque est un être bon – lui a intégré son histoire à elle, il est ému et heureux de leurs points communs et de leur complémentarité.

De plus, il la trouve très belle, pour lui, sa raie au milieu aux racines grises, accentuant le noir délavé de ses cheveux filasse, est un rail traversant une montagne boisée, un banc de sable menant d’un îlot à un autre.

Elle est plus désirable que Vlimenaltch (la Marilyn Monroe de sa planète), plus entière qu’une comète, plus nuancée qu’une voie lactée…

Pour elle, il a plus de charme que Clark Gable, malgré sa gueule aplatie, ses yeux comme des boulards... il est plus entier qu’un galet, plus généreux que l’abbé Pierre…

Sur Terre, il ne dispose pas des matériaux pour exprimer son art, alors, elle lui achète des tubes de peinture à l’huile et des pinceaux. Il peint sur un pan de mur du salon ; d’abord le dessin, puis de grands aplats de couleurs sombres diluées à la térébenthine, suivent les couleurs plus claires, glacis, frottis… C’est magistral, elle en reste bouche bée pendant de longues minutes, il a introduit un nouveau monde dans le sien.

Quand ses noix sonnent la charge, l’écrin de Brisbarre irradie l’absolu désir.

La position n’est guère académique, lui en elle restée debout, tourne tel un soleil, une vitesse de centrifugeuse. Évidemment, le plaisir est démultiplié, la voilà en train de yodler en tyrolienne vrombissante – lui émet des ultra-sons qui mettent en émoi les animaux dans un rayon de plusieurs kilomètres.

C’est terminé, elle a un immense sourire figé, ses yeux ne clignent plus.

Elle l’enlace, le couvre de baisers, veut le présenter à sa voisine... puis au monde... folie...


C’est dimanche, la voisine, madame Bellmott, est invitée à dîner, Brisbarre veut lui présenter son amour, elle a confectionné des vêtements adaptés à la morphologie de son « ET » – « Tant pis pour Drucker », se dit Bellmott.

La pauvre femme a un cancer généralisé, il ne lui reste que peu de temps à vivoter.

Quand elle entre elle est d’abord stupéfaite, mais ressent très vite la bienveillance inconditionnelle de cet être incroyable.

Glauque lui prend les mains, entre en transe... la guérit.

Son teint grisâtre devient rosé, elle n’a plus mal et ne se sent plus plombée par la fatigue.

Les deux amies ont compris, elles s’enlacent en riant de bonheur, Glauque verse une larme, c’est inédit pour lui...

« Quelle injustice la condition humaine », pense-t-il.


Brisbarre arrive facilement à convaincre Glauque de l’importance de se mettre en contact avec un grand professeur, ils veulent sans attendre faire profiter le monde du miracle.

Rendez-vous est pris, le célèbre professeur veut prendre connaissance du dossier médical de madame Bellmott, il leur recommande la discrétion la plus absolue...


En ce jour de réveillon de Noël, une berline noire vient chercher le couple et madame Bellmott au petit matin – très enthousiastes, ils roulent quelques heures vers une superbe villa retirée en pleine forêt.


Le professeur, entouré d’hommes et de femmes médusés de voir l’extra-terrestre, les accueille très chaleureusement. Après un repas gastronomique, le professeur demande à Glauque de « guérir » trois personnes devant l’assemblée, un homme souffrant de la maladie de Parkinson, sa femme souffrant d’un cancer des os, et une droguée dépressive. Il prend les mains de l’homme, entre en transe et le guérit. Il procède ainsi avec les deux autres et le miracle opère.


En aparté, le professeur, entouré des représentants des cartels pharmaco-chimiques (dont le cancer est le pétrole brut), et pharmaceutiques européens et américains… donne ses instructions à ses hommes de main :

« Brûlez-moi les deux miraculés, piquez ma femme pour provoquer un arrêt cardiaque, foutez-moi Bellmott l’alien et son laideron dans la cuve de plomb, puis remplissez d’acide et bouclez… »


Business oblige…


 
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   plumette   
26/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je ne vais pas spontanément vers la SF. Ici, c'est le titre qui m'a attiré et puis l'univers de cette Madame Brisbarre m'a happé.
je suis allée de surprise en surprise, ce personnage est très intriguant, sa description est vraiment réussie, le traitement de l'arrivée du glauque est sympa, l'auteur s'en sort avec une ellipse rigolote "De pourquoi il n’y en a pas. On va s’évertuer à effleurer le comment" et puis l' histoire d'amour ( et de sexe) est en effet plausible.

la fin est peut-être un peu plus convenue avec cette histoire de pouvoirs de guérison, mais il fallait bien en sortir!

Un texte qui change de ce que je lis habituellement et une jubilation dans l'écriture.

Bref, un bon moment!

Plumette

   Jean-Claude   
2/5/2018
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Bonjour,
Mis à part la chute, un peu cliché, je dois admettre que je n'ai pas aimé (aïe, dimension subjective).
Plus sérieusement, outre que je n'ai pas accroché à l'histoire, le style, le ton, le phrasé, ..., ne sont pas passés.
Trop lourd, trop anonné, trop... je ne sais quoi.
S'il y a de l'humour, je ne l'ai pas ressenti.
D'habitude, je creuse un peu les détails, mais là je ne peux pas. Désolé.
Au plaisir de vous (re)lire.
JC

   Cat   
29/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Palrider,

Et voilà ce que c'est de se laisser aller à une générosité qui coule de source !
Pourtant ne dit-on pas que pour vivre heureux il faut vivre caché ?

Rien n'est comme on peut s'y attendre dans les contes de fées, pourtant c'est une merveilleuse histoire d'amour pur qui nous est contée ici. L'histoire de deux exclus de systèmes formatés où aucun des deux ne répond aux normes en vigueur et qui se trouvent, pour notre plus grand bonheur.

J'aime la SF lorsqu'elle tient du merveilleux. Elle permet des scénarios inventifs et dans cette nouvelle, le lecteur est servi. Les personnages sont surprenants (Bravo pour le portrait de Brisbarre !) et pourtant ils nous touchent tant ils sont criants de vérité. Les choses sont dites clairement, avec une pointe d'humour glissant entre des images originales qui tournent sans grivoiserie aucune.

Bien sûr la fin est un peu téléphonée, parce qu'il faut bien une fin. Sinon ils auraient pu vivre ainsi jusqu'au bout de leur vie...

L'écriture alerte et fluide participe à faire de cette tranche de vie, une histoire très agréable à lire.
J'aime ce genre de rencontre entre gens qui sont faits pour se rencontrer...
J'aime ces nouvelles qui me font vivre une poignée de minutes dans une jolie bulle.

Merci pour le bon moment.


Cat

   in-flight   
29/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Une nouvelle qui pêche - et ça va paraitre paradoxal - par son déluge d'idées. En terminant ma lecture, j'ai eu le sentiment que l'auteur nous balançait un florilège de situations rocambolesques mais sur un format trop court pour un réel plaisir de lecture: ça va vite et l'introduction de l'alien et de ses miracles sont traités de façon hâtive.

Cela dit, j'aime l'intention du récit: deux êtres qui n'ont pas "une gueule de porte bonheur" sont dans le scepticisme/combat politique ("elle qui ne vote plus depuis des temps immémoriaux" / "Il avait proposé aux élus du pouvoir ancestral de laisser accéder les citoyens au conseil décisionnel") et vont finalement se faire rouler par ces mêmes politiques via l'industrie pharmaceutiques.

Un texte qui m'a fait pensé aux chroniques martiennes de Bradbury (compliment qui embellira votre journée) mais qui mérite d'être allongé pour savourer pleinement le message... Souvent je fais la remarque inverse, sans doute je ne lis pas assez de SF.

Remarques:

« Brûlez-moi les deux miraculés, piquez ma femme pour provoquer un arrêt cardiaque" --> SA femme, non?

"Quand elle entre elle est d’abord stupéfaite," --> "Quand elle entre, elle est d’abord stupéfaite,"

   hersen   
29/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bon, Ok, Pal, c'est le gros bordel dans ta nouvelle. Tout un fourbi mal rangé dans lequel je me retrouve très bien. Deux gueules de "surtout pas l'amour pour toi" se retrouvent et bim ! ça colle.
Puis vient l'histoire de guérison. Je me suis demandé si tu oserais le coup de Lourdes. On n'en est pas loin, mais le miracle n'est pas transformé. Et c'est vraiment mon regret dans ce texte faussement loufoque.
Et j'interdis de venir me dire que oui, mais je voulais que le lecteur comprenne et tout et tout parce vu comme tu écris, tu avais largement les moyens de passer au large des pharmatico-machins tout en nous les collant sous le nez.

Pour les noix, ok, on dire que ça va aller, les jeux de mots;pour un peu, on se tromperait et on croirait que c'est le fil conducteur :))

Tout ça pour dire que ta nouvelle est très bien. Si Si.

Merci pour la lecture !

   Eccar   
30/5/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour,
C'est un peu "soupe aux choux" votre histoire, un rien cliché, cette "belle" rurale et cette bête extraterrestre, cette "Juliette" Brisbarre ( ce nom est synonyme de tue-l'amour en plus vulgaire, autre cliché qui enrobe cette femme vieille et moche) et son "Romeo" Glauque (le "glaude" de la soupe précédemment citée ?).
C'est drôle comme ces planètes lointaines sont quasi identiques à la nôtre mais avec des cristaux partout, des cônes translucides, Superman et Kripton sont passés par là, non.
Pour ce qui est de l'écriture qui soutient tout cela, j'y ai trouvé une certaine originalité, même si on se rapproche parfois du fouillis, et un rythme rapide, oui mais qui est limite de l'emporte-pièce.
Pourquoi ajouter vintage à cette table carrée en Formica ? Tout ce qui est d'une autre décennie est devenu vintage, cela fait décor surajouté comme dans les mauvais films qui veulent montrer les années passées.
La chute ne m'a pas davantage enchanté que le reste de la nouvelle.
Désolé.

   GillesP   
30/5/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
J'imagine que vous vous êtes bien amusé lorsque vous avez inventé cette histoire loufoque qui part un peu dans tous les sens: chiche que j'invente une histoire d'amour entre une vieille dame asociale et un alien rejeté par les siens; chiche que j'insère une scène de sexe entre eux, chiche que l'alien ait un pouvoir de guérison, chiche que je finisse sur un cartel pharmaco-chimique et sur un triple meurtre. C'est le côté sympathique de votre nouvelle.

Mais je suis plus circonspect devant la façon dont les choses sont racontées: j'ai eu parfois l'impression de lire un résumé davantage qu'un récit. Je comprends votre volonté d'imprimer un rythme rapide et un peu détaché, mais ça n'a pas totalement fonctionné pour moi.

Quelques détails:
- Quelle est l'utilité de la présence du maire de l'arrondissement au début? Montrer que Madame Brisbarre est un peu en marge de la société et désabusée vis-à-vis de la politique? Soit, mais dans ce cas-là, la référence au Che est de trop, car si c'est une gauchiste révolutionnaire, c'est qu'elle rêve d'une autre société, et donc qu'elle n'est pas vraiment désabusée.

- "Madame Brisbarre casse des noix, elle est rance madame Brisbarre, sèche comme un coup de trique, son halo est amer": je n'ai pas compris la dernière proposition. Que voulez-vous dire par "son halo est amer"? Idem pour "elle ne dévore pas les espaces", juste après.

- "Elle aurait tant aimé être dentellière, travailler la dentelle ancienne": quel est l'intérêt de cette précision? Cela n'apporte rien à l'ensemble. C'est un élément que je retrouve à d'autres moments, d'ailleurs. Certaines choses me semblent être là de manière gratuite, juste comme ça.

- "De pourquoi il n’y en a pas. On va s’évertuer à effleurer le comment": j'aime bien la formule. Mais elle n'est pas totalement cohérente avec le reste, car vous expliquez bien le pourquoi, en tout cas certaines choses concernant le martien: il est sur Terre car il a été maudit par les siens.

- "Pourquoi ses semblables l’ont frappé d’anathème ?": l'expression "frapper quelqu'un d'anathème" ne s'utilise pas, selon moi. On peut se jeter des anathèmes à la figure, mais on ne frappe pas quelqu'un d'anathème.


PS pour in-flight: j'ai buté moi aussi sur le "ma femme" à la fin du texte, puis j'ai relu ce qui précédait: "Après un repas gastronomique, le professeur demande à Glauque de « guérir » trois personnes devant l’assemblée, un homme souffrant de la maladie de Parkinson, sa femme souffrant d’un cancer des os, et une droguée dépressive": la femme en question est l'épouse du professeur. Mais c'est vrai qu'il y a une ambiguïté, on pense au départ que c'est celle de celui atteint de la maladie de Parkinson.

Au plaisir de vous relire.

   Donaldo75   
10/6/2018
Bonjour Palrider,

Je ne sais que dire de cette nouvelle; il y a de belles choses mais l'ensemble est assez dissocié. Le début, avec madame Brisbarre seule, est assez bien senti, au point que je m'attendais à un conte social. La suite, avec l'arrivée du Glauque, donne un côté E.T français à la nouvelle et j'attends alors à ce moment que la relation entre les deux nous amène vers une belle fin, parce que c'est un conte et que les noix sont déjà dans la place.

La suite, avec la guérison, le professeur et surtout la fin ne vont pas avec ce que j'ai lu avant. C'est dommage, parce que j'étais bien entré dans la narration, au style parfois marrant et aux formules aiguisées. Madame Brisbarre m'allait bien avec son Glauque. Et son Glauque me faisait penser à un artiste anarchiste des années soixante en version extra-terrestre dans une société élitiste comme on est parti pour en fabriquer à la chaine chez nous les gens des pays riches. J'imaginais que tu allais conjuguer les deux dans une fin un peu folle.

Tant pis; j'ai espéré mais la folie n'est pas venue.

Une autre fois.

Don


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