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Fantastique/Merveilleux
Pandelle : Malavara [Sélection GL]
 Publié le 20/07/18  -  12 commentaires  -  13992 caractères  -  66 lectures    Autres textes du même auteur

Peut-on aller contre le cours des choses ?


Malavara [Sélection GL]


Je m'appelle Malavara, Joe Malavara, je suis né sur les rives du lac Malavara à trente kilomètres au sud de Malavara, capitale de l'état de Malavara.

C'était un jour sans lune, sans soleil, sans vent, sans pluie, sans grêle et sans neige ; un jour comme il y en a trois cent soixante et des poussières à Malavara.

À l'école on m'a appris que le lac de Malavara était le plus grand lac du monde à tel point que si un avion survolait son centre on ne pourrait pas l'apercevoir de n'importe où que l'on se trouve sur la terre !

C'est possible, ça ?

Comment savoir quand on n'est jamais sorti de Malavara et qu'on n'a jamais vu d'avion ?

Peut-être qu'ils passent tous au milieu !

Par contre, d'où ils arrivent et où ils vont tous ces avions invisibles, ça, on ne nous l'a pas dit !


À l'école on nous parlait que de Malavara.

Ici, tout le monde s'appelle Malavara. Les hommes c'est Joe, les femmes c'est Kate, c'est pratique !

Kate, notre institutrice, nous parlait de Joe et de Kate, nos ancêtres qui étaient arrivés à l'époque des cow-boys et des Indiens, c'étaient des Indiens eux-mêmes, d'ailleurs, de la tribu des Malavara et comment ils avaient massacré, à l'aide de leur cinquante représentants, la petite tribu d'un millier d'individus qui se trouvait là.

Joe, notre chef, était allé trouver l'autre chef et lui avait dit poliment :


– Maintenant, ici, c'est chez nous !


Mais l'autre n'avait pas été d'accord et il était allé déterrer une hache et avait essayé de frapper Joe !

On peut dire ce qu'on veut mais ce ne sont pas des façons d'accueillir les gens !

Il y a eu deux guerres chez les Malavara et celle-ci fut la première.

C'était en seize cent et quelques (j'étais un peu cancre à l'école, excusez-moi) !

D'ailleurs (j'allais dire : par leur faute ! Mais ne les accablons pas ! Disons en leur souvenir), c'est un truc qui est resté ça !

Y a pas de touriste ici, même de passage. Si on en croise un, on le crève et parfois de façon ignoble... suivant l'humeur... mais nous, on sait se servir d'une hache !

Il y en a chez qui c'est :

« Liberté, égalité, fraternité » (ou des conneries utopiques dans le style sorties de quelques âmes voulant se faire plus belles qu'elles sont), à Malavara c'est :

« Ici, c'est chez nous ! »

Et il se trouve de moins en moins de monde pour le contester...

On a même sorti le point d'exclamation pour le remplacer par un point final.


Joe, donc, notre ancêtre à tous s'était établi ici car ayant retiré ses chaussures pour rafraîchir ses pieds dans le lac après une longue marche (il aimait beaucoup la marche à pied et comme nous le verrons plus tard mon frère Joe a hérité de cette fantaisie) il trouva des multitudes de pépites d'or logées entre ses doigts de pieds (chose peu commune et pratiquement incroyable) mais l'affaire ne s'arrêta pas là, il suffisait (pour un Malavara) de passer la main dans l'eau pour en sortir une poignée !

Au début, l'or on en faisait des montagnes ! C'était joli mais c'était ridicule, on ne s'en servait pas !

Et puis elles sont devenues si hautes que ça a fini par se voir !

Dès lors, des tas de gens arrivèrent mais ne trouvèrent rien ! Pas le moindre carat, le moindre gramme, le moindre micron !

Des entreprises monumentales déployèrent des moyens impressionnants sans plus de succès tandis que les Malavara continuaient à en trouver des tonnes sans même un tamis !

Alors, les gens sont devenus fous ! Ils voulaient nous massacrer et comme on dit mais comme ils n'étaient certainement pas au courant à l'époque : « Il ne faut jamais frapper le premier ! »

Ce fut le début de la seconde guerre, en dix-huit cent... (?)

Guerre que les Malavara gagnèrent aisément grâce à une police redoutable et à la création de camps d'extermination remarquablement performants ! (D'autres ont essayé de suivre l'exemple plus tard, paraît-il, en Europe mais, n'est pas Malavara qui veut !) Bref, très vite, ce qu'il restait de nos ennemis a baissé les bras et est parti en Californie ou je ne sais pas où, la queue entre les jambes (Grand bien leur fasse !).

Aujourd'hui encore l'or on s'en sert rarement ! Celui qui veut cultiver, cultive (parfois on achète un tracteur, les Malavara ne sont pas à l'abri de la fainéantise), celui qui veut bâtir, bâtit (des fois on achète une bétonnière, etc.) des tissus et des machines à coudre pour les fringues des coquettes, des guitares électriques pour les rockers, des motocyclettes pour les rebelles et d'autres couillonnades de ce genre, il faut bien que jeunesse se passe. Les gens aiment chasser, pêcher, faire la cuisine ; on a besoin de rien, on est heureux chez nous entre nous, on est bien comme ça, on n'a pas d'ambition chez les Malavara ! À part, peut-être Joe, mon grand frère, celui qui aime la marche à pied et dont je vous parlais plus haut et dont je ne vais pas tarder à vous parler plus bas mais, d'abord, je me dois de vous raconter une anecdote :

Mon père, Joe, enfin, notre père à mon frère Joe et à moi, Joe, était un amoureux des belles mécaniques, principalement sur quatre roues ! Un jour, Joe, notre chef, lui fit cadeau d'une Pontiac Silver Streak ! Il faut savoir que dans notre constitution il existe une seule loi qui est apposée sur le frigo de la mairie sur un post-it jaune : « Un Malavara ne doit pas tuer un autre Malavara ! » C'est la seule loi qui existe ! C'est déjà pas mal, vous me direz !

Donc sachant cela, il faut savoir aussi que Joe, mon père, n'avait jamais conduit de sa vie et qu'au premier démarrage il faucha Joe et Kate (des voisins venus là par curiosité) sans leur laisser une chance de survie ! Il n'y eut pas d'enquête car il y avait beaucoup de témoins et l'erreur humaine ne faisait pas de doute ! Au second démarrage, Joe partit comme un avion de chasse et bien que personne ne sache où il partit ce fut sans doute en plein au-dessus du beau milieu du lac puisque plus personne ne l'a revu depuis !



Donc Joe, mon frère, aimait bien les cacugnes (mais il avait toujours refusé d'en conduire, il avait peur de disparaître, sans doute) mais, sa vraie passion était la marche à pied !

Notre état, très vite, est devenu trop petit pour satisfaire la passion de Joe, mon frère, alors un jour il en sortit et y revint avec un enjoliveur qui, d'après lui, provenait d'un pick up Chevrolet « 3100 » de 1953 !

Le lendemain, il ressortit de l'état, sa rondelle sous le bras et trouva, devant un ranch, un modèle correspondant et à qui, justement, il manquait un enjoliveur ! Alors il le fixa.

Le proprio sortit en gueulant :


– Hey ! Mec, qu'est-ce que tu fous là ?!


Joe lui expliqua et lui dit :


– Fais gaffe comment tu causes ! Je m'appelle Malavara, Joe Malavara !


Alors le mec s'excusa et voulut lui payer un café !

Joe lui dit :


– Qu'est-ce que je viens de te dire ?


(Il est tellement adorable qu'il fait le bourru pour équilibrer la balance, comme qui dirait.)


Alors le mec est parti en trombe... avec ses enjoliveurs qui s'accrochaient aux jantes et qui ne se sont certainement jamais plus décrochés ! En tout cas, autant que je m'en souvienne, on n'en avait pas en stock !

Son rêve à Joe, mon frère, c'était l'Europe ! Il disait que là-bas c'était plein de pays avec des bagnoles avec des enjoliveurs qui tenaient pas bien !

Alors, un matin, il est parti avec une brouette ! C'était il y a quarante ans ! Il a traversé tout le continent à pied ! À Malavara on a suivi son périple jour après jour ! Tous les soirs il nous envoyait un paquet des enjoliveurs qu'il avait ramassés ; sur chacun d'eux il y avait une étiquette avec la marque, le modèle, l'année et l'endroit exact où il avait été trouvé. Au début c'était moi qui étais chargé de les ranger dans un vieux séchoir à tabac désaffecté (qui jusqu'à lors me servait de tanière, non par manque d'or, vous vous en doutez bien, mais j'adorais cette architecture et cette couleur noire et cette odeur) mais après je n'y arrivais plus, il y en avait trop alors on s'y est tous mis et on a construit des hangars, parce que Joe, notre chef, il aimait bien Joe, mon frère, parce que c'était son neveu (comme moi) et surtout parce que c'était le fiancé de Kate, sa fille (ma cousine) et qu'il avait eu deux enfants avec elle, Joe et Kate !

Et puis on a eut un peu de vacances ! Sans doute le temps qu'il traverse l'Atlantique en bateau !

Mais après ça a été la catastrophe ! C'était plus des paquets qui nous arrivaient mais des containers entiers ! Ah ! Pas tous les jours, je vous l'accorde mais enfin, une fois par mois, des fois deux ! C'était ingérable, on n'avait pas fini d'en ranger un qu'il en arrivait un autre !

Joe, un de mes cousins (mais pas du même côté), petit génie de l'informatique (bien qu'il ne soit pas spécialement futé puisque la dernière fois qu'il est allé à la plage il n'a pas été foutu de trouver la mer ; par exemple et je pourrais vous en citer d'autres), a eu l'idée de créer un site Web : Malavara.com ! (vous connaissez ?)

Un travail colossal, où tous les modèles étaient répertoriés, classés ; des dizaines de milliers de modèles de voitures et même de camions et si l'infortuné était capable de préciser où il avait perdu l'objet source de tous ses malheurs on était capables de lui rendre son propre enjoliveur ! Des centaines de milliers de signatures dans le guest book du site sont là pour en témoigner ! Et, précisions importantes, tous les frais étaient à notre charge et même plusieurs fois Joe, mon frère, a fait des recherches spécifiques suite à des demandes de propriétaires éplorés! Et le tout gratos ! C'est pas beau ça ?!

N'empêche, toute cette générosité, au bout de cinq ans, ça a fini par me gonfler, moi ! Je pouvais plus les voir, ces enjoliveurs ! J'en rêvais la nuit ! Ça me bouffait mes rêves à moi ! J'étais l'enjoliveur de mon frère ! J'étais resté sur place tandis qu'il tournait autour du monde ! Et personne me demandait !

J'en entends crier : jalousie !

Peut-être, mais, enfin, on était pleins aux as et on s'emmerdait pour des nèfles... Allons !

J'en ai parlé à Joe, notre chef, je lui ai dit :


– Ras l'cul de cette histoire !


Ça lui a pas plu !

Ça n'a pas plu non plus à Kate, ma mère, ni à Kate, ma sœur ! Ils ont dit que j'étais pas un vrai Malavara !

Pourtant, Kate, ma sœur, qui avait dix ans de moins que moi (j'en avais vingt-deux) était vachement amoureuse de moi ! Moi aussi je l'étais d'elle, je passais des nuits entières à lui écrire des poèmes, très travaillés, du moins, je pensais... mais, elle, ça la faisait rire ! Elle en avait rien à foutre de la poésie ! Ce qui l'intéressait, elle, c'était (passez-moi l'expression mais, malgré des recherches terribles, je n'en ai pas trouvé de plus juste) de se faire démolir le cul ! Elle pensait qu'à ça et en plus de ça elle avait des attirances pour des « spécialités » que je trouvais bizarroïdes... voire franchement dégueulasses !

Elle m'a dégoûté du sexe, à vrai dire... et de l'amour, aussi...

Le lendemain matin, après cette explication, je me suis promené au bord du lac et je n'ai pas vu une pépite ! Même pas une poussière ! J'ai senti une goutte d'eau sur ma main, j'ai levé le nez au ciel et j'ai vu un avion ! Alors je suis parti en sachant que je ne reviendrais jamais !



J'ai atterri à Chicago, chez Ford ! Quand ils ont vu mon nom, ils voulaient me mettre en bout de chaîne : « Section enjoliveur » ! Mais je leur ai fait passer le sens de l'humour en leur rafraîchissant la mémoire à propos des Malavara...

J'ai pris cher ! C'est pas ma faute ! Chez moi, il y a que les Malavara qu'on n'a pas le droit de tuer ! Question d'éducation. Ça n'a pas suffi à convaincre le juge ! Après « quelques jours » en taule, j'ai fini en Argentine dans une villa miseria où j'ai de suite été très bien intégré. J'ai rencontré Kate (qui n'a rien à voir avec les Malavara) qui était déjà d'un certain âge et qui après avoir avorté X fois voulait, maintenant qu'elle ne pouvait plus en avoir, un enfant à tout prix ! J'étais, moi aussi, d'un certain âge, et je m'éloignais de plus en plus de cette conclusion d'ado, absurde, comme quoi le monde est trop pourri pour l'offrir à un enfant ! Oui, c'était vraiment idiot ! Mais c'était trop tard et il était l'heure de reconnaître ses torts et d'en porter le poids.



En fait, avec Kate, on passait notre temps à lire et à écrire (des trucs plus ou moins bons) et à boire du rhum (généralement excellent !) ! On avait les mêmes passions et le même truc qui nous chagrinait.

Un après-midi on est descendus boire « un verre » sur le port de Buenos Aires… On a croisé Diego, un marin en partance ; l'alcool aidant on s'est confiés et il nous a dit dans une espèce d'euphorie qui faisait plaisir à voir :


– C'est un gosse que vous voulez ? Attendez !


Il est allé à sa voiture garée en plein soleil et, deux minutes après, il nous a posé un couffin sur la table !


– Tenez ! Sa mère, Belen, s'est barrée, elle est morte en accouchant ! Elle l'a pondu il y a quinze jours, il est tout neuf !

Des gosses j'en ai partout, à plus savoir qu'en foutre ! Alors celui-là, si vous voulez, on dit rien à personne et je vous l'offre avec plaisir ! Faites-en ce que vous voulez !


On a bu une bouteille de rhum et le petit, qui n'avait pas de nom, on l'a baptisé Diego !

Et Diego était OK, il a dit que c'était le nom de son père et de son grand-père (de ses frères et de ses cousins et de ses oncles et de ses neveux et de ses voisins aussi !).

C'était il y a dix ans...

Je voulais lui donner une bonne éducation et de l'instruction mais, le gamin, y a que le foot qui l'intéresse !

Ses copains, qui sont tous au courant de son histoire, l'appelle « Maradono » (le don du marin, en gros) !

Et je peux vous dire et les spécialistes ne me contrediront pas, qu'il tripote drôlement bien le ballon ! Il a de l'or dans les pieds ce petit !

Et, tirer des coups de pieds dans un ballon c'est autre chose que de cueillir des enjoliveurs !

Non ?

Enfin...

Vous savez comment sont les parents...


 
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   SQUEEN   
2/7/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'ai bien aimé, mais j'ai trouvé cela difficile à lire, et je ne sais pas vraiment pourquoi. L'écriture n'est pas fluide du tout, je pense que le fond et la forme se font concurence du côté de la fantaisie et que du coup c'est un peu trop pour moi. Il faut faire un effort pour comprendre le sens et en même temps un effort pour déchiffrer le texte, ça saccade la lecture ce n'est pas très confortable, bon c'est pas mal d'être bousculé, mais du coup je crois qu'on passe à côté de certaines choses. Et je n'ai pas envie de relire...Et j'ai bien aimé, je trouve que Joe met beaucoup de temps pour partir, ça pourrait peut-être arriver plus vite, on s'empêtre un peu dans cette histoire d'enjoliveurs. La chute n'est pas ce que je préfère mais elle est cohérente si je puis dire. merci pour cette lecture, je pense qu'un rien de fluidité dans le texte le rendrait plus attractif sans le banaliser.

   MonsieurF   
3/7/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
L'idée de départ, un peu absurde, me plaisait. Mais peu à peu le récit s'enlise, perd de sa force, jusqu'à la fin que je n'ai vraiment pas aimé. Pourquoi transformer ce texte bourré de possibilités en un simple hommage à Maradona?

En gros la première moitié est de très bonne facture: l'univers est bien planté, ses habitants aussi, un air de bled perdu où ne vivent que des bourrins me plaît. A partir de l'enjoliveur ça devient peu à peu moins fluide, moins agréable. Comme si l'histoire échappait à son auteur et qu'il ne savait plus trop quoi en faire.
ce n'est pas un souci de style (même si c'est moins fluide), plutôt u souci de narration. Ça n'a plus aucune force.

C'est dommage.

bon courage.

   plumette   
4/7/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
un texte que je qualifierai de " déjanté" ce qui n'est pas péjoratif sous ma plume, mais qui ne suffit pas à faire un bon texte.

Où va-t-on avec ce texte? je ne le sais toujours pas à la fin de ma lecture, comme si l'auteur n'avait pas vraiment de réponse à cette question et comme s'il s'en fichait un peu.

J'ai été agacée par les points d'exclamation et les parenthèses. Cela a entravé ma lecture. Le choix de donner à tous le même prénom et le même nom ne facilite pas l'émergence des personnages.

Admettons qu'il y a essentiellement le narrateur et son frère, amoureux de la marche à pieds et collectionneur d'enjoliveurs.
C'est vrai qu'il y a beaucoup d'enjoliveurs au bord des routes! et ce terme qui désigne un objet bien spécifique peut aussi être entendu dans son sens abstrait qui serait par exemple " enjoliver la vie".

La démarche d'écriture n'est pas dénuée d'intérêt, ce qui me conduit à élever légèrement mon appréciation, bien que je ne sois pas convaincue.

Plumette

   Donaldo75   
20/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Pandelle,

J'ai beaucoup aimé cette histoire. La narration est succulente et permet au lecteur de rentrer dans le monde absurde de Malavara. Les Joe et Kate en cascade accentuent la dimension absurdité. Le coup des enjoliveurs est grandiose. On dirait que ces Malavara sont une branche dégénérée des Incas mais que cette dégénérescence leur a justement permis de survivre aux nombreux envahisseurs possibles et voisins gênants, au point de devenir une peuplade crainte.

Bravo !

Don

   Tailme   
20/7/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Ce que je viens de lire ? Je n'en ai pas la moindre idée !
Est-ce un hommage, une critique, une satyre ? Je ne sais pas. Le sens figuré des différents éléments (enjoliveur, or, noms) ne m'a pas parlé une seule seconde. Je ne sais pas d'où vous êtes parti et où vous vouliez allé.

Il y a des incohérences qui doivent sûrement servir le propos mais que je ne comprends pas. Ces personnes semblent aller à l'école, apprendre l'histoire et se cultiver. Pourtant, elles sont dénués de toute sagacité, pratiquent l'inceste et se font appelées toutes de la même façon (ce qui est loin d'être pratique).

Non. Je ne comprends pas.

Question écriture. Le texte est quelque peu haché mais se lit bien dans l'ensemble.

Désolé ! Bonne continuation

   toc-art   
21/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

j'ai bien aimé ce texte pour son univers déjanté totalement assumé, toutes les trouvailles, la gouaille du narrateur, ses digressions improbables et jubilatoires et la chute particulièrement opportune en cette période de Mundial (il fallait à la fois y penser et oser :-).


je salue l'imagination de l'auteur qui est allé au bout de son petit délire en maintenant une certaine cohérence interne au milieu de tout ce foutoir. Je serais totalement incapable d'écrire ce genre de choses, et de cette manière, d'où sans doute mon intérêt.

Bravo à vous.

   veldar   
21/7/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour Pandelle

Le début est excellent. Rien à redire. J'ai décroché après être entré dans l'anecdote. J'ai lu la suite en diagonale. La fin m'a dérouté. Et ce qui m'a découragé de relire le texte malgré cet excellent début, ce sont les points d'exclamations. A tout bout de champ, pour pas grand chose d'exclamatif, je ne supporte plus chez personne. Au point de refermer le bouquin aussi sec.
C'est dommage. Mais en tout cas, votre travail reste très prometteur.
A un autre texte sans doute.

   Eclaircie   
22/7/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Pandelle,

Magique, ok je suis bon public en nouvelle, je ne sais pas les commenter, juste les lire et les ...aimer ou pas...
J'aime, le ton, le fond, la forme, la section, l'enjoliveur et l'or... mais pas le ballon rond, Maradono ou pas.
Très jouissif pour moi.
Je commente toujours à l'aveugle et m'en vais voir ce qu'en ont dit les autres oniriens.



Heureusement que je connais un peu l'auteur au travers des forum, alors ma curiosité maladive m'a entraînée jusque sur la rive de ce lac, en cette ville, puis aux USA, en Europe, puis au Brésil (il me semble, suis plus flemmarde que mon cousin Malarava, si ça existe)

Euh, mais je m'étale, mince c'est pas moi l'auteur, et c'est bien dommage, maintenant publié, je ne peux plus le piquer ce texte. et dire qu'il est de moi.

Commentaire dans l'ordre ou le désordre, à voir.

Une petite question - y'a-t-y encore des immigrés à Malarava, des clandestins, des échoués ? (car je veux bien entrer dans un bouteille et me jeter au lac, des fois qu'il y ait des marées...humaines qui sont d'ailleurs bien inhumaines.)

Malarava existe en vrai, si, si c'est Google -excusez le gros mot- qui me l'a dit...mais en Croatie ....

Éclaircie, lectrice depuis si peu...

   Vanessa   
24/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
J'ai bien aimé cette lecture.
Vous avez su tenir le fil de l'extravagance jusqu'au bout sans déraper vers l'incohérence.
Pour ça, chapeau !
J'ai aimé le ton employé dans l'écriture. Malavara s'adresse à nous pour nous raconter son histoire avec un côté poissard,qui fait qu'on est obligé de l'écouter.
Enfin, pour nous lecteur...de le lire.
Je pense que la mise en forme aurait besoin d'un travail plus minutieux. Je pense à des parenthèses qui sont parfois inutiles ou des guillemets manquantes à la lecture.
Il est vrai que Malavara nous prévient que la ponctuation ...chez eux, ils en font ce qu'ils veulent mais tout de même!
Il ne faudrait pas que ce soit un moyen pour l'auteur de se décharger des règles de la littérature où ce texte mérite sa place.
:-)

   hersen   
25/8/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,

Moi c'est Kate. C'est mon frère Joe qui m'a dit de lire cette histoire des Malavara. Joe, qu'il s'appelle. Alors j'aime bien parce que ça me rappelle mon grand-père joe et ma grand-mère Kate. Lui, c'était les boîtes de conserve vides. Il les ramassait et ensuite, il faisait des choses inutiles et tout le monde hors malavara en voulait. Alors il ramassait encore plus de boîtes vides.. Chez les malavara, kate ma maman a toujours dit que c'est pas dieu possible de s'encombrer d'autant de choses. Toutes pareilles, en plus. Alors elle a décidé de m'élever autrement, pour que les Malavara, ils se hissent. Alors moi, je ramasse les espadrilles, celles toutes seules au bord de la route. J'ai un site, espadrillez-vous.mv et ça marche d'enfer. Les gens viennent à pied s'il le faut chercher leur espadrille perdue retrouvée et dessus, j'écris "Esp. Malarava".Je suis connue pour l'estampille espadrille. Tout le monde en veut et fait exprès d'en perdre une.Mais un jour, avec Joe, on partira. On se le dit tout le temps à voix basse entre nous. Nous, ce qu'on veut, c'est aller en Chine. On a ça dans le sang. Je pense que joe et Kate et joe et Kate ne voudrons pas nous laisser partir, mais on ne peut pas lutter contre notre destinée, n'est-ce pas ? Et on trouvera.

Pardon Pandelle pour cette parodie, je n'ai pas pu m'empêcher. Mais comment pouvais-je mieux commenter ton texte ?

Un texte que j'ai adoré !

A te relire !

   Willis   
2/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
...

   Bidis   
27/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Cette nouvelle m'a amusée pendant un moment que je situe vers la moitié du texte... J'ai continué à la lire parce que j'avais entrepris d'en faire le commentaire, mais j'avoue que c'est avec beaucoup moins d'amusement. Sans trop d'ennui non plus.
Mais, à mon ressenti, c'est de l'originalité pour l'originalité. Une sorte de parti pris qui finit par lasser.
Petite remarque :
« à vous parler plus bas » : je suppose que l’auteur veut dire « à vous parler plus loin » parce que « parler plus bas » veut normalement dire « parler plus doucement ».


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