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| Donaldo75
22/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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J'ai trouvé le suspense bien mené, perdant le lecteur dans des conjectures sur le qui que quoi mais qui sont ces personnes propre au genre. L'écriture est soigné, le style narratif ne s'encombre pas de fioritures inutiles, c'est bien raconté.
Je suis tombé dans le panneau. Et je n'ai pas mal aux neurones pour autant. Bravo ! |
| Mansoul
30/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Un récit efficace et bien ficelé. Le doute et l’angoisse qui s’installent de façon progressive, aussi bien dans l’esprit du lecteur que dans celui de Simonet, insidieusement d’abord, au gré d’incidents plus ou moins isolés et anodins, mais dont la répétition ne fait qu’enfler jusqu’à la conclusion et ce basculement patients-médecins de grande ampleur dont l’interprétation éventuelle reste tout à fait libre et ouverte. Ce qui n’est pas du tout pour me déplaire. Une narration maîtrisée bien servie par une écriture qui, sans éclat, fait le job.
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| VanEger
30/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Le retournement de situation est très bien amené.
J'ai juste regretté quelques tournures un peu chargées. Par exemple quand vous écrivez "Les trois brancardiers se rapprochèrent, non pas des patients, mais de Simonet", si vous aviez mis "Les trois brancardiers se rapprochèrent de Simonet", on comprenait aussi bien. Dans l'ensemble un bon moment de lecture. |
| AMitizix
31/7/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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Une nouvelle du genre « thriller » : je me suis demandé pourquoi elle avait été proposée plutôt en Réflexions/Dissertations – sans doute pour diriger la lecture vers une interprétation métaphorique de l’intrigue : l’angoisse de ne jamais savoir où se situe vraiment la folie, et si l’on est du bon côté de la raison (bien sûr, ceci dit tout en reconnaissant notre côté « mystique », je veux dire qu’on peut chercher à être « raisonnable » sans renier tout notre côté spirituel !) Et cette citation de Nietzsche en exergue, qui rappelle aussi l’insupportable arrogance de certaines certitudes, quand elles sont trop mal formulées… Assez actuel en tout cas vu ce que les journalistes appellent « la polarisation du débat public », dont je me demande sérieusement si elle n’est pas que la continuation, non-nécessairement accentuée, d’un état de fait aussi ancien que le « débat public »… Y’à qu’à voir les journaux de la IIIème. Bref, je crois que je m’éloigne un peu du sujet, tout ça pour dire que je me suis interrogé sur cette manière de présenter le texte, et que j’en suis arrivé à l’hypothèse que je viens d’exposer : peut-être l’objectif est-il de traduire une certaine angoisse devant l’impossibilité d’avoir des avis bien tranchés, des « certitudes métaphysiques » devant les grands enjeux d’aujourd’hui (politiques, économiques, sociaux, environnementaux…)
Mais malgré cet aparté, ce n’est pas du tout ainsi que j’ai lu le texte : sans prendre garde à sa catégorie, je l’ai lu, eh bien, un peu comme un thriller, dont il reprend quelques codes et topos (l’asile, la folie, le suspense et l’angoisse…) Et j’ai apprécié ma lecture : je trouve que ce style est maîtrisé, condensant efficacement dans une courte nouvelle les principaux effets du genre, souvent assez volumineux (je ne suis pas non plus expert en thrillers, donc il est possible que je l’idée que j’en ai soit assez approximative, mais j’espère assez bien me faire comprendre). Le suspense, le côté dérangeant, presque fantastique au milieu du texte, tout cela est bien ficelé. Petit bémol, pour ma part, je me suis douté du dénouement dès le « Comment s’est passée votre nuit, Marc ? » ; dès lors, la suite, jusqu’à la prise de conscience du docteur Simonet, est un peu fastidieuse – sans être ennuyeuse, portée comme elle l’est par un style agréable et des anecdotes bien choisies. Un point de cohérence que j’ai du mal à saisir : je ne comprends pas pourquoi les médecins « véritables » ont laissé d’autres malades jouer le rôle des soignants, leur confiant leurs produits (comme à Sophie), et surtout pourquoi ces autres malades leur obéissent lorsqu’il s’agit de neutraliser Simonet ? Cette résistance du récit m’a dérangé, puisqu’elle entache tout le dénouement. Mais, en général, cela ne remet pas en cause mon plaisir de lecteur. Merci pour ce partage ! |
| moschen
3/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
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Tout semble être présent dans ce texte, en particulier le style, le plaisir de lire, les descriptions… Mais ça ne rebondit pas assez pour moi. J'ai cherché et trouvé deux formes d'événements, le médecin redevient un malade et il se découvre en pyjama. Il y a aussi l'infirmière Sophie en camisole, mais cela intervient dans une moindre mesure.
En résumant à l'extrême, un homme atteint d'une forme de “Spaltung” mentale, pour faire court, il se prend pour quelqu'un d'autre, ou il adopte, par mimétisme, les mots, les paroles, les comportements d’une personne qu'il a connue, analysée. Cette partie aurait gagné à être moins explicite. Il faut absolument que le lecteur puisse penser que quelque chose ne tourne pas rond. Il ne faut donc pas tout lui dire. Il doit deviner par d'infimes petites touches. Il doit se mettre à douter. Le texte commence par “Le psychiatre en chef… “. Cela ne laisse pas de place au questionnement. Pour faire court, la transition, celle perçue par le lecteur, de son statut de médecin à celui de malade, se fait trop, beaucoup trop rapidement. Ça ne glisse pas en douceur, avec des suggestions progressives vers la surprise, le dénouement. Il faut pouvoir embarquer le lecteur sur de fausses pistes. Le laisser gamberger et le piéger. Bon je dis ça et je ne dis rien. Je donne un avis. “Un malaise diffus” et l’exemple “de la goutte de sueur froide qui perle sur le visage de Simonet” sont deux manifestations qui me posent problème. Après coup, je me suis demandé si un schizophrène, avec son syndrome de dissociation, pouvait avoir des instants de lucidité, des instants où le doute sur sa dissociation l'interpelle de l'intérieur pour créer le malaise et ou la sudation. Le malaise et la sudation, signes avant coureurs s'il en est, mais le problème, c'est que ces signes sont perçus par l'usurpateur. Si le vieil homme est le véritable médecin, je ne peux imaginer qu'il puisse s'adresser à un malade en lui disant…. Si cela vous amuse de “cadrer” l'échange. On dirait un mot sorti d'une formation reçue par un médecin psychiatrique. Tout le monde sait pertinemment que certaines maladies nécessitent, lors des entretiens, des recadrages fréquents, pour limiter les digressions. Mais de là, à ce qu'un médecin utilise ce mot en s'adressant à son malade en désignant une tentative avortée puisque découverte. Il y a à deux reprises au moins, la même infirmière Sophie avec un rictus au visage. Avec d'autres, je pense que certaines répétitions nuisent à la qualité du récit, au rythme. J'avoue n'avoir pas bien compris une forme d'insistance avec les pyjamas ou les blouses, blouses blanches et pyjamas bleues, à rayures ou sans. Il y a 7 occurrences du mot pyjama, le même nombre de blouses blanches. Bien entendu, cela doit aider le lecteur ou volontairement chercher à lui brouiller l'esprit. On nous dit bien que la blouse est comme une barrière entre les deux mondes. Progressivement les blouses et les pyjamas sont échangés, dans la perception de Simonet. Quand il se réveille, il constate le remplacement de sa blouse par un pyjama, signe d'une lucidité retrouvée, probablement grâce à l'effet des médicaments. Il y a cette explication de texte : "Il s'est approprié le costume de ses soignants pour conjurer sa propre impuissance face à sa psychose". La question serait de savoir si le lecteur ne pouvait prétendre à découvrir le pot aux roses sans que cette explication lui fut donnée. |




