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Réalisme/Historique
plumette : La mère sait...
 Publié le 17/06/17  -  19 commentaires  -  3878 caractères  -  165 lectures    Autres textes du même auteur

« S’il vous plait… vous me direz si ça doit mal finir, je ne veux pas tomber des nues. »


La mère sait...


Cette fois-ci, c’est la responsable, chef du service hématologie, qui a pris l’initiative du rendez-vous. C’est la première fois en quatorze mois. Elle a fait dire par l’interne qu’elle voulait les rencontrer ensemble, le père et la mère, mais pas au détour d’un couloir ou à la sortie de la chambre stérile, non, dans son bureau au deuxième étage du secteur administratif : mardi à 11 heures.


La mère sait. Un jour, c’était il y a six mois, peu de temps après la première rechute, elle a regardé avec intensité cette femme médecin, mère comme elle, en qui elle a placé sa confiance. Elle lui a dit simplement « s’il vous plait… vous me direz si ça doit mal finir, je ne veux pas tomber des nues ». La femme a compris, n’a pas eu de ces paroles banalisantes et rassurantes, lui a posément répondu oui en soutenant son regard.


Au fil des rencontres et des péripéties de la maladie, des liens d’estime se sont tissés entre les deux femmes : des échanges sobres et vrais dans lesquels la mère a puisé son courage et cette femme qui lutte chaque jour pour la vie aussi.


Ils sont arrivés à l’heure, savent pourtant qu’il va falloir attendre longtemps, mal assis sur des chaises en plastique, dans un couloir, exposés à tous les regards. Pas même une revue pour tromper l’attente. Elle ne peut pas parler, le son reste coincé dans sa gorge, elle ferme les yeux, cherche la main de son compagnon, surpris. C’est si peu dans leurs habitudes de se tenir la main ! Il se dérobe très vite, sans même s’en rendre compte, se lève, marche, va jusqu’à la machine à café, déchiffre avec application toutes les étiquettes, se plante devant le tableau syndical… Elle souffre de cette sécheresse entre eux, de cette impuissance réciproque à alléger pour l’autre ce qui fait mal.


Elle prie, si on peut appeler cela prier, elle cherche en elle des paroles autrefois apprises par cœur, qu’elle mélange « je vous salue Marie, mère de Dieu ». Merde Dieu !

« Vous êtes bénie entre toutes les femmes et le fruit de vos entrailles est béni », elle revient encore et encore sur « le fruit de vos entrailles ». Le mystère de la vie qui pousse dans un ventre, l’étonnement de sentir la première fois un petit grattouillis très doux, à peine perceptible, une douce cohabitation qui se transforme progressivement en lassitude, elle pense à ce 2 juillet d’il y a presque vingt ans, il faisait si chaud ! Son tout petit, arraché de ses entrailles par un impitoyable mais habile forceps. Un moment de joie intense après la délivrance, oubli instantané de la douleur dans une étreinte gluante, animale, elle revoit son visage rouge et fripé, elle entend son cri, grelot protestataire et indigné.


Elle pense à ces premiers mois, cet écart entre l’évidence d’être mère et l’échec de l’allaitement tant désiré, son obstination à persévérer en se soumettant à des pratiques barbares, et les pleurs de l’enfant affamé.

Elle revoit ses premiers pas, ses yeux rieurs et sa petite bouille ronde, ses premiers mots, ses apprentissages successifs, elle se souvient de sa difficulté à devenir grand frère, à accepter de n’être plus le centre de son monde.


Dire qu’il était en chemin pour l’autonomie ! Amoureux depuis peu, pressé de prendre son envol, d’avoir en mains son destin. Brûlant de ce désir, il est redevenu dépendant, fragile, sa vie sur un fil mais géant de courage et de lucidité dans cette traversée si cruelle. Sa force est un exemple pour elle.


La mère sait. Elle sait que les paroles qui vont être prononcées dans ce bureau dont la porte s’ouvre maintenant annoncent une séparation, terrible, vers un ailleurs irréversible, elle tremble, elle sait qu’elle va devoir affronter la tempête debout, elle respire et se redresse, accroche le regard profond et sombre de celle qui lui fait face, trouve la force d’un timide sourire en prenant la main qui se tend et les invite à s’asseoir.


 
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   Dupark   
29/5/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Texte bref, dense, pour dire le stress d'un mère dans l'attente d'un diagnostic médical pour son fils de vingt ans.
La mère sait, dit le titre. Le lecteur peut donc penser que le fils va mourir.
Les pensées de la mère sont listées. Le courage du gamin, la sécheresse du couple parental, mais il n'y a aucune mise en scène.
J'ai trouvé un effet de style que je n'ai pas compris : "elle entend son cri, grelot protestataire et indigné."

Je n'ai rien appris dans cette affaire, et je n'ai pas "bougé" car il n'y a pas de mouvement.
Et même l'attente ne m'a rien fait attendre, puisque la mère sait.

   PierrickBatello   
31/5/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Pudeur, pudeur, d'accord. Mais à en dire si peu, je reste à l'écart de la douleur de cette mère. C'est bien d'écrire des débuts, mais il faut développer, aller au bout d'une idée, prendre le risque de choquer, sinon à quoi bon.

   Donaldo75   
4/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien
(Lu et commenté en EL)

Bonjour,

C'est un texte sobre sur un sujet dramatique, dont d'ordinaire s'échappe beaucoup de pathos et pas tellement de vrais sentiments. Ici, la sobriété des descriptions, le peu de jugements de valeur, les souvenirs de la mère, rendent la narration humaine, authentique, avant même que le deuil annoncé ne prenne forme.

Je trouve la fin, à partir du moment où elle parle de son fils devenu un jeune adulte, un peu trop courte, pas assez racontée, surtout en regard de ce qui précède.

La fin est très réussie, presque cinématographique, en caméra subjective, avec cette main tendue.

Merci pour la lecture,

Donaldo

   misumena   
10/6/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
La seule évocation de ce thème me remue. Quel que soit le style de maternité que l'on vit et la mère qu'on devient, on accède à la peur au moment de la naissance d'un enfant : désormais, on a quelque chose à perdre. Et ce quelque chose est si immense qu'à mon sens, les quelques minutes décrites le sont de manière trop succincte. Elles auraient, me semble-t-il, gagné à être un bouillonnement mental avant la sidération.
Le troisième paragraphe est maladroit dans sa forme. Par ailleurs, le courage que le médecin extrait de sa relation avec la mère, soit, certes, oui, sans doute, mais faut-il en parler en deux mots, sans l'étoffer ? Est-ce utile ?
De même, le compagnon qui se lève "sans s'en rendre compte" : qui le dit ? Le narrateur ? Alors que le récit est mené du point de vue de la mère ?
Le texte s'arrête au bon moment.
C'est donc une lecture qui m'a émue par le thème abordé, dont le traitement ne m'enthousiasme pas vraiment.

   Tadiou   
17/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
(Lu et commenté en EL)

Récit sobre et touchant, plein de pudeur, écrit délicatement. Un peu catastrophiste, fataliste, résigné, avec l’amour qui n’habite plus ce couple… Un peu hors du temps…

La pudeur peut entraîner à trop d’ellipses et du coup entraîner le lecteur à rester « au-dehors ».

Entre silence choisi et émotion, il me semble quand même que ce texte peine à trouver sa place.

   Marite   
17/6/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Ce n'est qu'après avoir lu les commentaires et relu la nouvelle que j'ai compris qu'il s'agissait de l'échéance fatale prochaine du fils de "la mère" que le médecin devait annoncer aux parents. A la première lecture je me suis vraiment interrogée : mais, de quoi s'agit-il ? Que sait la mère ? de qui parle-t-on ?
Comme la catégorie choisie est "réalisme/historique" je suppose que l'évènement est ou a été excessivement intense et douloureux mais, l'absence de mots pour décrire la douleur me semble être le signe qu'il subsiste une crainte latente chez le narrateur. Peut-être ce récit pourrait-il être complété pour donner la pleine mesure des ressentis et des émotions. Il est tout à fait naturel et humain de laisser de côté la "pudeur" pour exprimer une souffrance.

   Cat   
18/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Dès les premières lignes je suis saisie à la gorge par ce qui se devine de dramatique, banalement dramatique. L’intensité du dialogue entre la mère et le docteur « mère, comme elle… » soutenue par le regard franc et direct, ne laisse planer aucun doute quant à l’histoire que je vais lire.

Comme tu en as l’habitude, Plumette, toute en pudeur, tu laisses le soin à ton lecteur de deviner entre tes lignes le filigrane d’une tranche de vie que tu as brodé avec ta retenue, ta délicatesse habituelle.

J’ai aimé les liens d’estime qui se sont noués entre la mère et la femme médecin. Cette phrase en dit long sur le courage immense qu’il faut aller puiser pour vivre pareil drame, mais aussi sur l'empathie réelle de certains médecins. Et que dire de la prière – d’autant plus poignante qu’elle se teinte d’un humour pathétique - où se mélange « Je vous salue Marie, mère de Dieu » Merde dieu ! »

La fin, lorsqu’ « elle trouve la force d’un timide sourire en tendant la main qui se tend » m’a totalement bouleversée. Tellement réaliste.

J’ai aimé le récit tout en demie teinte, que je viens de lire, sans le lourd pathos qui accompagne le genre si souvent . Pourquoi faudrait-il obligatoirement amener une chute, alors que celle qui se laisse deviner est d’une dimension autrement plus humaine ?

A te relire, et te retrouver encore dans ton univers si réaliste et si tendre à la fois.

Merci infiniment

Cat

   Grifon   
18/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Plumette,
merci pour ce texte qu'il m'a fallu reprendre en 2 temps espacés pour y trouver toute sa force et sa profondeur. La première fois j'y avais été peu sensible. Mais cette fois-ci, j'aime surtout ta description de la mère portant son enfant jusqu'à la délivrance. Moment magique avec une belle image du cri "grelot contestataire et indigné".
Le reste du texte, même si le sujet est fort et traité sobrement, me laisse un peu sur ma faim. Je pense notamment à la relation de la mère et de la femme médecin ou la partie sur le non échange du couple. D'ailleurs en écrivant cette ligne je me dis que le compagnon n'est peut-être pas le père.
Le sujet reste la mère ; la mère sait !
Grifon

   vendularge   
18/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir plumette,

Voilà un texte sensible qui tente de raconter l'indicible avec des mots justes sans excès, avec pudeur. Il n'y a pas de plus grande terreur que la perte d'un enfant. Comme d'habitude vous êtes d'une grande finesse au plus près de la douleur et au plus juste de la seule façon d'y survivre.

Un grand merci pour ce qui en peu de mots dit beaucoup. Une écriture pure et simple ou la peine trouve sa place dans le non-dit

vendularge

   Isdanitov   
20/6/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour,

Je voudrais distinguer entre les aspects "temoignage'' et ''littérature'' en espérant que tu ne nous racontes pas ta propre histoire. L'aspect ''témoignage'' réel ou fictif est prenant, dramatique et il faudrait se montrer sans coeur pour ne pas y être sensible dans la mesure où tu as clairement identifié ce qui est douloureux. Par contre, l'aspect ''littérature'' me semble insuffisant car tu en es encore dans la phase ''explicative'' de ce que tu souhaites écrire sans, me semble-t-il, l'avoir transposé ou, trop peu, misant trop sur l'émotion.

Un bon sujet mais maladroitement exploité dans la mesure où la transposition littéraire n'est pas aboutie.

   Acratopege   
20/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Texte dense, un peu court pour que j'aie eu le temps d'y entrer vraiment. Une temporalité qui contraste avec la longue attente de la mère. L'écriture blanche laisse transparaître des sentiments vrais tout en restant extérieure. Toute la trajectoire d'une mère résumée en quelques phrases. J'ai bien aimé le père qui se dérobe et s'agite. Si typiquement masculin!
Bref, un texte dur qui se lit volontiers et transmet bien la douleur de cette mère et sa solidité.
Merci.
Pierre

   hersen   
20/6/2017
Bonjour Plumette,

je ne pensais pas commenter ta nouvelle et puis finalement, je ne sais pas, j'ai envie de dire certaines choses, sans doute.

Il se trouve que je connais très bien cette mère. Et je ne l'ai pas vue aussi raisonnable, aussi résignée. Dans ton texte, tu dis qu'elle ne veut pas "tomber des nues". L'expression me semble peu adaptée. Être écrabouillée par un bull-dozer me semblerait une expression plus appropriée. Et elle préfèrerait être écrasée par un bull-dozer que de vivre ça, de toute façon.
j'ai le sentiment que le point de vue est extérieur, je peux me tromper. mais des indices me le suggèrent, par exemple la rétrospective de l'enfance. Il me semble que cette rétrospective devrait venir après, quand aucun secours de nulle part ne pourra venir, alors c'est le moment pour la mère de se replier dans ce qu'elle a de plus intime. Pendant la maladie, il y a un quotidien très difficile à gérer qu'il faut assumer et surtout être avec le malade. Et ne pas chialer au pied de son lit.

je veux bien croire que des mères soient assez polies pour écouter le médecin jusqu'au bout. Mais je pense que la mère, il y a belle lurette qu'elle sait. Elle vient officialiser ce qu'elle sait, ce n'est pas la même chose.

Littérairement, tu as choisi "une écriture blanche" c'est ce que tu dis dans tes remerciements, qui d'ailleurs m'ont décidé à faire ce commentaire. Ton choix est donc une distance. Même si je le comprends, et tu as sans doutes tes raisons, quelque part, ça fait mal de penser que ça ne pourrait n'être que ça, une mère qui "sait"

Ne te méprends pas, j'ai une grande considération pour ton travail, ce texte inclus. Mais, dans un sens, j'ai l'impression d'être un peu à côté.

A te relire,

hersen

   Bidis   
21/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'ai trouvé ce texte très sobre et néanmoins poignant. Deux petites phrases m'ont d'autant plus fait sursauter. Je les ai trouvées... incongrues :
- "je ne veux pas tomber des nues" : dans un contexte médical, on peut risquer de "tombe des nues" devant l'annonce d'une grossesse ou autre chose de positif, mais pas "si ça doit mal finir". J'aurais trouvé plus approprié de dire "je veux être prête à tout".
- "Pas même une revue pour tromper l’attente." : une mère, dont la souffrance semble indéniable, aurait-elle vraiment le coeur à lire des magasines dans un pareil moment ???

   jfmoods   
22/6/2017
La nouvelle est structurée autour de deux analepses qui éclairent la route du lecteur sur l'enjeu du texte en assurant la jonction entre circonstances présentes du récit et événements antérieurs majeurs.

Les paragraphes 1, 4 et 9 mettent en scène les trois phases d'une attente préparant un verdict apparemment implacable. La première phase fait état du jour et de l'heure du rendez-vous fixé par la spécialiste ("mardi à 11 heures"). La seconde phase met en lumière l'irréconciliable distance entre les parents face à la prise en charge commune d'une douleur (longue énumération : "Il se dérobe très vite, sans même s’en rendre compte, se lève, marche, va jusqu’à la machine à café, déchiffre avec application toutes les étiquettes, se plante devant le tableau syndical…"). La dernière phase anticipe la révélation de la terrible nouvelle (anaphore : "La mère sait.").

La première analepse (paragraphes 2 et 3) revient sur un passé proche ("il y a six mois") qui a vu se nouer un lien de confiance avec l'hématologue ("... cette femme médecin, mère comme elle.", "... des échanges sobres et vrais dans lesquels la mère a puisé son courage et cette femme qui lutte chaque jour pour la vie aussi.").

La seconde analepse (paragraphes 5 à 8), revisite les étapes charnières, bouleversantes, d'une vie, de cette vie éclose dans le corps d'une femme ("l’étonnement de sentir la première fois un petit grattouillis très doux", "ce 2 juillet d’il y a presque vingt ans", "ces premiers mois", "ses premiers pas", "sa difficulté à devenir grand frère", "amoureux depuis peu").

Merci pour ce partage !

   Gouelan   
22/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un récit qui donne des frissons, des mots qui serrent la gorge. Simples pourtant mais, ô combien parlant au cœur d'une mère.
On comprend tout de suite que le destin de cet enfant est tragique, qu'au bout du chemin, il faudra lâcher sa main, le laisser partir, seul, impuissant à le retenir.
Une maman voudrait tellement protéger son petit, quelque soit son âge.
Une maman qui devra affronter seule cette séparation, car on est toujours seul dans le deuil.

   vb   
29/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Merci Plumette pour ce beau début de texte. Dommage que ce ne soit qu'un début. J'ai pensé au début d'un film d'Almodovar. On imagine les flash back qui vont suivre ou bien la déchirure qui s'annonce entre la naratrice et son mari. Tout ca est bien dit, bien vu, mais ce n'est qu'un début, pas assez pour dire que j'ai beaucoup aimé.

   Alexan   
1/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Tant de choses en si peu de lignes !
Ce texte m’a tout d’abord causé une impression de malaise. Je me suis senti angoissé, mais surtout agacé et dérangé. Et puis je l’ai lu une seconde fois, curieux peut-être de mieux comprendre ce trouble.
Bon, il est vrai que le sujet a de quoi tourmenter, mais j’attribuerai plutôt ce ressenti à la manière dont est menée l’histoire. La tension, la détresse, et puis le fin dosage entre les détails évoqués et ceux occultés. Car on sait que les non-dits peuvent parfois provoquer plus d’impact qu’une description riche. Certains sous-entendus m’ont permis d’enclencher mon imagination et de, peut-être, saisir plus profondément l’état d’esprit de la nouvelle. En contrepartie, j’ai noté d’étonnants petits détails significatifs qui ont certainement joué dans la tension qui m’a saisie, et qui avaient dû échapper à mon conscient lors de la première lecture.
Je trouve que ce texte a quelque chose de puissant, de bouleversant, de révoltant, et j’oserai même dire de désagréable, mais c’est cela sans doute qui fait sa force.
Un drame de la vie conté avec gravité, sensibilité, et juste assez de retenue.

   plumette   
4/7/2017
pour la discussion sur ce texte et les remerciements, c'est là:

http://www.oniris.be/forum/la-mere-sait-t24213s0.html#forumpost323677

   YvanDemandeul   
13/7/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Un thème tout simple ! Un style remarquable ! Les mots sont bien choisis et parfaitement à leur place ! Il est aisé de partager et de comprendre les émotions de cette mère. La longueur du texte est totalement justifiée. Ce n'était donc pas la peine d'en dire plus. Bravo pour cette histoire réaliste ! C'est du grand art !


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