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Sentimental/Romanesque
plumette : Le bouquet
 Publié le 11/07/16  -  22 commentaires  -  5987 caractères  -  140 lectures    Autres textes du même auteur

Un raseur en proie au sentiment amoureux.


Le bouquet


C’est vrai que je ne me suis pas foutu d’elle ! Le fleuriste m’a vu venir. Je suis arrivé plein d’assurance, genre celui qui s’y connaît en langage des fleurs. Tu parles ! La boutique s’appelle « Rouge Passion », je pense que j’y suis entré grâce à ce message subliminal. Une fois dedans, j’ai été submergé par des senteurs sucrées et entêtantes. J’étais sur le point de battre en retraite lorsque le vendeur m’a accroché.


– Monsieur… ? Vous cherchez quelque chose en particulier ? C’est pour offrir ?


J’ai bredouillé en hochant vaguement la tête.


– C’est pour une dame ?

– Oui.

– C’est pour un anniversaire ?

– Pas vraiment.

– C’est pour dire quelque chose ?


Là, je l’ai trouvé indiscret, alors j’ai repris la main.


– J’aimerais quelque chose de coloré, d’original, mais surtout pas de roses.


En disant cela, j’ai senti que je serrai les mâchoires. J’ai une véritable aversion pour les roses. Ou plutôt pour les roses en bouquets, car j’en conviens, cette fleur peut être une splendeur de délicatesse et de raffinement. Mais, c’est à cause de la chanson de Berthe Sylva « Les roses blanches ». Beurk. Toute cette sentimentalité sirupeuse qui faisait pleurer ma mère me dégoûte : l’innocence de l’enfance, la pauvreté, l’oubli de soi, l’amour inconditionnel et éperdu du petit garçon pour sa maman, puis… l’abandon, car elle meurt la garce ! Et il reste planté là devant ce lit d’hôpital avec son misérable bouquet : « C’est aujourd’hui dimanche, tiens ma jolie maman, voici des roses blanches, toi qui les aimais tant… »

Bon ! Le vendeur n’a pas fait de commentaires sur ma crispation. Ça vaut mieux pour lui. Je sens qu’il hésite, manque un peu d’inspiration, il faut dire que je ne l’aide pas beaucoup. Et c’est là qu’il me pose la question triviale :


– Vous voulez y mettre combien ?


Je me sens jaugé de la tête aux pieds, je regarde autour de moi les bouquets déjà composés, un peu chiche à mon goût, puis après quelques hésitations je dis : 80 euros ?

Je sens l’inspiration du vendeur revenir, il me fait un grand sourire généreux.


– Je vois… pour quelque chose d’un peu chaleureux, élégant et éclatant, on peut prendre une base orangée.


Et il se dirige vers les lys. Je le regarde faire, il a de grands gestes amples pour se saisir des tiges puis les ramener de sa main droite dans sa main gauche tendue à bout de bras, je le vois assembler les couleurs et les formes et prendre un petit temps de contemplation, puis éventuellement déplacer telle ou telle fleur pour la faire voisiner avec telle ou telle autre, le tout en me désignant chacune d’un nom simple ou savant : calla, germini, pavot, œillet de poète, oiseau de paradis, hypericum, pittosporum… Que des fleurs vendues à l’unité, je vois le compte grossir en même temps que le bouquet et j’essaye de ne pas y penser, espérant qu’il va respecter le budget annoncé. Je n’oserai pas lui faire enlever au dernier moment l’oiseau de paradis (10 euros) ou les germinis orange (4 euros pièce). Il faut dire que ce bouquet a belle allure. Le vendeur paraît satisfait, il drape le bouquet d’une double feuille de papier colorée, y fixe la carte du magasin avec un petit ruban frisotté puis me le tend tandis que je lui donne ma carte bleue.

Délesté de mes 80 euros, je quitte le magasin avec ce bouquet rayonnant dans les bras. On a rendez-vous au pont Wilson, à côté de la buvette. J’ai bien dix minutes de trajet. J’ai l’habitude de marcher vite, le bouquet me gêne car il est vraiment gros. J’ai l’impression d’être planqué derrière, j’aperçois mon reflet dans une vitrine, et voilà que je me mets à douter. Merde ! Si ça se trouve, elle n’aura même pas de vase assez grand. Un autre refrain me revient aux oreilles : « Je vous ai apporté des bonbons, parce que les fleurs, c’est périssable… » J’ai l’impression d’être le niais de la chanson de Brel, qui s’est planté sur toute la ligne. J’ai en moi une inquiétude que je ne m’explique pas. Je ne voudrais pas qu’elle croie que… que quoi ? Que j’ai le bouquet facile, que toutes les stagiaires du service y ont eu droit ? Que la taille du bouquet est proportionnelle à notre écart d’âge ? Qu’il est un premier hommage qui sera suivi d’autres plus consistants ? Que je veux obtenir d’elle une faveur ? Que je veux lui faire un aveu ? Je me sens gauche, c’est encore une chanson qui vient me tarabuster : « Il suffirait de presque rien, peut-être dix années de moins, pour que je te dise je t’aime, que je t’emmène à Saint-Germain… » Je sais que je n’ai pas les moyens de mes ambitions. Ce bouquet est un leurre, j’ai vu gros et grand. Comment ai-je pu imaginer que cette jeune femme, toute en fraîcheur et spontanéité, allait prêter attention à un raseur comme moi. J’étais assez content de ma trouvaille pour lui donner rendez-vous en dehors du laboratoire : la visite du nouveau quartier de la confluence ! On prendrait la navette fluviale, on déambulerait sur la promenade le long de la Saône avant d’aller visiter l’hôtel de région, et l’exposition Truphémus, et peut-être pourrait-on terminer par un pot rue Le Bec ? Au départ, je pensai lui proposer Fourvière, le jardin des hauteurs, les traboules et puis… je me suis ravisé. Ringard à souhait ! C’est là que j’ai pensé modernité, culture, futur. Et maintenant, je réalise combien il va être ridicule de trimballer cette gerbe enflammée tout au long de notre périple. Comment ai-je pu ne pas y penser ? Je suis arrivé à la buvette et j’attends, j’attends, j’ai les mains moites, j’essaye de chasser de ma tête les premières mesures de « ce soir j’attends Madeleine, j’ai apporté des lilas, j’en apporte toutes les semaines, Madeleine elle aime bien ça…… Ce soir j’attends Madeleine et j’ai jeté mes lilas, Madeleine ne viendra pas ».

Je me calme, elle s’appelle Clarisse, d’ailleurs la voilà, elle arrive au bout du pont, elle a détaché sa magnifique chevelure flamboyante qui se déploie dans la brise du soir et j’ai juste le temps de balancer mon bouquet par-dessus le parapet.


 
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   Robot   
22/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une histoire toute simple que j'ai adoré. L'assurance, puis le doute, puis l'indécision...
Le passage chez le fleuriste est réaliste. Les questionnements d'avant le rendez-vous tout à fait bien rendus.
C'est bien par ces chemins que passent souvent les amoureux.
La fin est savoureuse dans sa brièveté. Le bouquet plonge dans la flotte sans regret des 80 euros... j'adore...

   hersen   
23/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je me suis pas mal amusée à vous lire !

D'abord chez le fleuriste, c'est très réaliste !

Ensuite, un gros bouquet comme ça, en faire quoi ? Puisque vous aviez prévu de vous promener !

il y a une fraîcheur dans cette histoire qu j'aime beaucoup. Pas de prise de tête, une situation finalement banale mais racontée sobrement, donc l'humour marche.

t puis, ce doute soudain, toutes ces chansons qui reviennent et devraient dissuader notre amoureux d'attendre;

J'ai aimé le côté fleur bleue, en fait, lié à un humour qui ne cherche pas à en faire des tonnes.

   in-flight   
24/6/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Je me doutais un peu qu'on allait finir sur la Madeleine de Brel.
Et puis, l'Arlésienne finit par arriver...

J'ai bien aimé la description marchande de la transaction florale: la beauté a un prix. J'y vois aussi une sorte de parallèle avec la rançon de la vieillesse du narrateur face à la fraîcheur de la stagiaire.

Le choix des chansons apporte une petite touche surannée appréciable sur une situation qui elle est intemporelle (la rencontre d'un homme et d'une femme).

"puis me le tend tandis que je lui donne ma carte bleue --> Pas très heureux le "tend tandis que".

   veldar   
11/7/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour plumette

Voilà qui fait plaisir. Un vrai petit bonheur. Seul bémol, c'est trop court, j'en aurai bien pris encore une tranche. Bien vu, tout est bien vu, bien ressenti. Vraiment beaucoup aimé.

Je ne le trouve pas rasoir ce bonhomme. Il est attachant. Reste plus qu'à inventer la suite. Qui pourrait être très amusante. Ou pas.

Merci pour cette lecture

   Anonyme   
11/7/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Plumette.

Texte bien sympathique. Et le petit parcours dont je me remémore un peu les endroits, et c'est vrai que c'est devenu pas mal confluent, et son nuage immuable, flottant entre le Rhône et la Saône.
Mais j'aimais bien le marché-gare, qui équivalait les halles à Paris. Le laboratoire, ne serait-ce pas celui de Gerland ?

Mais de quoi y s'mêle le type ? On lui demande de commenter, et voilà-t-y pas qui parle géographie.

Oui, je disais donc, j'ai bien aimé votre histoire de personnage légèrement empoté, qui en allant à son rendez-vous, se fait un film en parallèle, d'où la conclusion, qui on ne sait pas si c'est le prix conséquent que l'on regrette voir passer par-dessus bord, mais en tous cas qui a le mérite de rendre la fin de votre histoire cocasse.

Bref, une jolie petite histoire, bien écrite, qui amène un peu de fraîcheur dans ce monde de brute.

   MissNeko   
11/7/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une histoire simple mais efficace. Voilà une tranche de vie où l l'hésitation, l embarras, le stress pré-rendez vous sont bien décrits. C est habillement qu on en apprend davantage sur les personnages ( travail, différence d âge ..).
J aime beaucoup le fait de rythmer votre récit par les paroles de chansons. Je m y reconnais ! J ai souvent des chansons qui me viennent à l esprit, comme ça, selon les situations que je vis.
Bref, une nouvelle fort sympathique et réaliste.
Merci beaucoup. J ai passé un très agréable moment.

   Jean_Meneault   
12/7/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un bien joli moment de lecture.

C'est court, ramassé, il y a tout ce qu'il faut en un minimum de lignes. On égratigne joyeusement le commerce, les relations et leurs doutes, la timidité, au fond, de celui qui est amoureux et n'ose pas (n'ose pas dire non au fleuriste, a peur de décevoir la jeune femme, en fait trop puis change d'avis).

Les chansons arrivent comme fil conducteur. Elles insistent sur le décalage humoristique et donnent de la légèreté. Oui, c'est cela, je crois que cette nouvelle fait la part belle à la légèreté. Mais pas une légèreté synonyme de manque d'intérêt, de manque de profondeur. Une légèreté noble, sur fond d'histoire d'amour (intense pour l'homme sans doute qui a tout de même l'air fort épris, c'est aussi en cela que nous touchent ses maladresses).

C'est succinct et cela forme un tout, on en redemande et il ne manque pourtant rien.
Effectivement cette fin rapide, métaphore du changement d'avis et du geste soudain de jeter ce bouquet, termine bien cette histoire. Tout est balayé d'un coup, toutes ces hésitations. C'est en la voyant qu'il a su (version romantique) ou qu'il a paniqué (autre possibilité qui soulignerait plus la futilité parfois de ces petites tranches de vie).

Le style littéraire se fait oublier, je n'y ai pas pensé, ça se lit tout seul, ce qui est excellent signe!

Bravo et merci.

   Vincendix   
12/7/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très sympa cette historiette fleurie !
Il faut toujours avouer au (ou à la) fleuriste la destination et le motif du bouquet, pour une telle occasion, trois roses faisaient l’affaire, de couleur orange un peu saumonée pour un premier rendez-vous, le rouge pour le suivant éventuel. Un bouquet peu encombrant, moins cher et d’une odeur plus discrète que celle des lys et des œillets de poète. Clarisse aurait certainement apprécié.

   Kvalcade   
12/7/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour plumette

quel joli coup d'oeil ! Quelle simplicité dans le trait. C'est concis, bien écrit, pas prise de tête et pourtant tout est dit, point de bavardage, direct au but et dans le filet. Bravo et merci.

   JulieM   
12/7/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Très agréable ballade, bien écrite et des moments bien décrits dans les scènes réalistes.
Un pincement au coeur pour la destination finale du bouquet (j'adore les fleurs) mais c'est d'la faute au raseur, un peu niais quand-même celui-là !

   jfmoods   
12/7/2016
L'absence d'accord au pluriel de l'adjectif qualificatif m'étonne.

"... les bouquets déjà composés, un peu chiches à mon goût..."

Le cadre réaliste de la nouvelle, qui ménage au lecteur un vagabondage imaginaire au sein de la métropole rhodanienne (La boutique "Rouge Passion", le "pont Wilson, à côté de la buvette", "la visite du nouveau quartier de la confluence", "la promenade le long de la Saône", "l'exposition Truphémus", "un pot rue Le Bac", "Fourvière", "le jardin des hauteurs, les traboules"), ne manque pas de charme, habille agréablement le récit.

Cet homme, assez âgé ("la taille du bouquet est proportionnelle à notre écart d’âge"), entend bien séduire une jeune femme nouvellement arrivée dans son environnement professionnel ("que toutes les stagiaires du service", "en dehors du laboratoire"). La focalisation interne contribue à rendre le personnage sympathique au lecteur. Le bouquet du titre apparaît d'abord comme l'élément central d'une stratégie de conquête. L'argent ne constitue pas un obstacle particulier ("– Vous voulez y mettre combien ?", "80 euros ?"). Le lecteur comprend, au fil du texte, que notre homme est loin d'être un tombeur, qu'il n'est pas ferré à glace dans le domaine de la séduction ("Je suis arrivé plein d'assurance, genre celui qui s'y connaît en langage des fleurs.", "J'ai l'impression d'être le niais de la chanson de Brel...", "J'ai en moi une inquiétude...", "Je me sens gauche...", "Je sais que je n'ai pas les moyens de mes ambitions.", "... prêter attention à un raseur comme moi.").

La nouvelle présente des aspects comiques bienvenus, comme ce regard amusé sur le monde impitoyable du commerce (expressions guerrières : "battre en retraite", "le vendeur m'a accroché"), la motivation soudaine du fleuriste face au montant de la commande ("Je sens l’inspiration du vendeur revenir...") ou les éléments de langage un peu ridicules, à la mode dans certains milieux professionnels ("on peut prendre une base orangée"). Le bouquet, patiemment composé par le fleuriste, sera sublime ("je le vois assembler les couleurs et les formes et prendre un petit temps de contemplation, puis éventuellement déplacer telle ou telle fleur pour la faire voisiner avec telle ou telle autre...", "Il faut dire que ce bouquet a belle allure."). Cependant, un problème technique se pose ("... le bouquet me gêne car il est vraiment gros. J’ai l’impression d’être planqué derrière...", "elle n’aura même pas de vase assez grand.", "Ce bouquet est un leurre, j’ai vu gros et grand.", "je réalise combien il va être ridicule de trimballer cette gerbe enflammée tout au long de notre périple."). Le lecteur ne peut que sourire à ces aléas pourtant prévisibles. L'homme devra finalement renoncer au grandiose bouquet pour des raisons purement pratiques.

L'irruption de quatre chansons épousant les questionnements sporadiques du locuteur ("Les roses blanches" de Berthe Sylva, "Il suffirait de presque rien" de Serge Reggiani, "Les bonbons" et "Madeleine" de Brel) ajoute de la vivacité à l'ensemble du récit tout en suggérant un rapport passablement complexe à la femme convoitée (fils, père, amoureux simplet ou déconsidéré).

La thématique de la fleur, qui va de pair avec le topos amoureux traditionnel, se cristallise à l'arrivée de la jeune femme dont le prénom ("Clarisse") désigne aussi une variété d'orchidée...

-> https://fr.wikipedia.org/wiki/Cymbidium#/media/File:Cymbidium_Clarisse_Austin_%27Best_Pink%27_Flowers_2000px.JPG

Merci pour ce partage !

   Pouet   
13/7/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bjr plumette,

J'ai lu ce (tout) petit texte sans déplaisir mais je vous avoue ne pas avoir été plus transcendé que cela. Je reste un peu sur ma faim à vrai dire. Je n'aurais pas été contre deux ou trois mille caractères de plus.

Un texte sur le doute, le conflit des générations, l'attente, l'appréhension, l'hésitation...

Le type en question, plus âgé, invite l'une de ses jeunes stagiaires du "laboratoire" évoqué. Mais bon c'est un peu court pour moi, pour me représenter la chose. L'homme se décrit lui-même (et dans votre incipit) comme étant un "raseur", oui ok, mais pourquoi? Quelles sont ses caractéristiques psychologiques? Bon là il est anxieux ok mais la situation s'y prête. Je trouve que cela mériterait d'être développé. Pareil pour la jeune fille, comment est-elle? (spontanée et de jolis cheveux certes) Que lui trouve-t-il? Pourquoi est-il attiré par une femme plus jeune que lui? (quoi que cela semble assez évident mais bon pas forcément). Bref tout cela manque un peu de profondeur à mon avis.

Le coup des chansons qui reviennent pour illustrer le ressenti du narrateur est bien vu, d'autant que cela amène gentiment la chute.

J'ai aussi bien aimé les évocations de Lyon car j'habite le coin.

Voilà c'est pas mal le revirement de la fin, jeter les fleurs alors qu'il se casse la tête pour trouver un bouquet adéquat, mais bon, pas plus que cela pour ma part.

L'écriture est fluide et le texte se lit bien.

Au plaisir

   Jano   
14/7/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Texte sympa qui se laisse bien lire. Excusez mon ignorance en la matière mais la plupart des chansons - vieillottes - me sont inconnues. Un peu de modernité n'aurait pas fait de mal. Remarquez ça donne un côté suranné, en adéquation avec le personnage qui semble encombrer de principes mais envoie heureusement tout valdinguer à la fin ! Très bonne chute d'ailleurs, ouvrant la porte à tous les possibles.

   widjet   
14/7/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Quand on raconte une tranche de vie, il faut que la forme soit suffisamment probante pour faire oublier le côté - en général - moins passionnant de l’intrigue. Ce qui compte dans ce genre de texte, c’est le réalisme, un peu le style pour « sublimer » le quotidien pour pallier l’absence ou du moins le manque de « surprise », de rebondissement etc…

Ici, la forme est assez aléatoire car justement, on passe régulièrement d’une forme très soutenue avec des termes sinon peu usités du moins pas ceux qui tombent sous le sens immédiatement (battre en retraite, délesté…) parfois même un lyrisme exacerbé (ce qui correspond plus à l’image du raseur un peu vieux jeu, en tout cas c’est l’image que j’avais du type au vu de l’incipit donné par l’auteur…conforté ensuite par le choix des chansons : du Brel, Regianni etc…ça dénote un certain classicisme tout ça quand même) et un côté plus familier avec des « genre celui qui », « beurk », « merde », « la garce », « foutu »… 



Bref, pas très équilibré tout ça.



Le reste ? Bah ça n’est pas jamais désagréable, ça se lit vite et bien.

Je regrette la longueur excessive de la dernière phrase. Ca enlève tout suspense et force au dénouement.



Widjet



PS : je peux me tromper, mais je pense que le point de départ du texte était les chansons et que l’auteur a construit son histoire autour de ces titres. A voir si l’auteur en parle en forum.

   Anonyme   
30/7/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
A la fin j'ai dit ah ! génial ...
tout y est, du début à la fin j'aime !

   Malo   
4/8/2016
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai bien aimé. Comment séduire cette jeune fille tellement plus jeune. Le romantisme des fleurs... Mais ce bouquet si ostentatoire... Des fleurs des champs auraient peut être fait l'affaire... Non, juste être soi-même, les mains vides. Et ces refrains qui ponctuent le texte comme dans une chanson...

   mimosa   
21/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Plumette,
Je n'ajoute rien à ce qui est déjà dit: c'est frais, sympa, rigolo, les chansons ponctuent le récit et permettent les réflexions à venir,
j'ai beaucoup aimé,
mimosa

   ladymuse   
12/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très humoristique cette scène du bouquet et sa composition si "délicate".Le meilleur passage à mon avis, vraiment stylé.

   Anonyme   
13/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Une très mignonne histoire remarquablement écrite, je me suis bien amusée avec la référence roses blanches parce que vieillotte, un peu moins avec Madeleine plus usité et trop appuyée, dommage.

   toc-art   
11/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J'ai bien aimé ce texte. Rien d'original mais je ne crois pas qu'il avait cette ambition. L'écriture est agréable et, même si l'ensemble est assez convenu, l'exercice n'en reste pas moins bien réalisé. Et puis, un personnage qui pense en chansons ne pouvait que me séduire.
Merci pour cette lecture.

   Hareng   
30/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Une histoire toute simple, de tous les jours. Bien conduite.
Si j'osais, je dirais que j'y mettrais encore du temps de travail d'écriture. Ceci dit avec bienveillance

   CharlesMark   
23/2/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une histoire qui ne place pas ses ambitions plus hautes qu'elle n'aurait du, toute au service d'un style jubilatoire tant il paraît naturel et, justement, non stylisé.
Les dialogues sont d'une vérité comique incroyable.

Dans l'ensemble on y sent plus l'écrivain que l'auteur, celui qui ne peut pas s'empêcher de commettre son histoire même quand peut être il n'avait pas tant à y dire.
Bravo! Vous avez ravi le coeur de vos lecteurs. Un triomphe peut être plus moral que ne l'aurait été celui sur des stagiaires


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