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Humour/Détente
Robot : Je n’ai jamais mangé de cheval !
 Publié le 21/08/21  -  14 commentaires  -  6450 caractères  -  110 lectures    Autres textes du même auteur

Aller aux extrêmes de ses convictions : récit politiquement mais joyeusement incorrect.


Je n’ai jamais mangé de cheval !


Je n’ai jamais mangé de cheval !


Pas par conviction, je mentirais. Le cheval est un animal noble, comme le chien et le chat, compagnons d’humanité depuis la nuit des temps.

Par contre sans remords, je mange de la viande de bœuf ou de porc… et de mouton. Ou plutôt je mangeais. Une émission de télévision m’a ouvert les yeux sur leur mise à mort dans les abattoirs.


Je me suis rabattu sur la volaille et le lapin pour mon ragoût quotidien.

Inconscience d’où je fus tiré brutalement. Tous ces horribles reportages. De malheureux poussins mâles broyés…

Poulets, dindes, lapins égorgés, le cou tranché par le fermier ; pire encore, serrés en batteries dans les élevages industriels, nourris de farines animales ou de poissons.


Notez bien cette subtile différence. Animal ou poisson !

J’en étais là, à faire une distinction, considérant le poisson comme un être à part de la lignée. Arte, la chaîne de la culture, m’a dessillé. Dans un documentaire les animaux aquatiques dotés de cris pour attirer l’attention sur des êtres sensibles, ressentant la souffrance comme vous et moi. Atroce ! le hurlement du requin percé par un harpon, le cri de douleur du brochet et de la truite décrochés de l’hameçon, le gémissement de la carpe dans le seau du pêcheur.


…/…

Mon évolution en matière de nourriture est je crois aussi lente que l’évolution du vivant sur la planète. Tombant de Charybde en Scylla, après le poisson je m’étais rabattu sur les œufs et les légumes.

Outre que les pauvres pondeuses produisaient à la chaîne comme des O.S., les œufs n’étaient-ils donc pas, pour mon minicervelet, les embryons d’une vie future à protéger ? J’ai alors eu la révélation que j’avais accompli un nombre incalculable d’avortements.

J’abandonnai donc les œufs et tous les produits de l’exploitation animale pour, avec quelques difficultés et beaucoup de répugnance, consommer des insectes et des larves dont sont friands les habitants des pays asiatiques.


Entre-temps, j’ai eu la douleur de perdre mon chien et mon chat. Je voulais les habituer à une pâtée sans viande, comme cela paraît-il se pratique dans des zoos écologiques aux États-Unis où des végans qualifiés d’extrémistes (on se demande ce qui autorise un tel qualificatif) essaient d’adapter tigres, lions et autres carnivores à un régime végétarien. Je regrette de ne pouvoir à ce moment vous informer du résultat de cette tentative tout à fait louable et généreuse.

Mon chien s’est éteint sans rancune. Mon chat a résisté, griffé, mordu. Il a cependant survécu à son compagnon canin quelques semaines supplémentaires, semblant s’adapter au but altruiste poursuivi.

Après bien des interrogations et une profonde réflexion sur le rapport entre les êtres vivants, j’en suis venu à abandonner toutes consommations animales, à respecter les araignées tissant leur toile sur mes plafonds, ou la souris venant discrètement ronger mes pommes.

J’étais devenu un véritable végétalien, respectueux de toutes formes de vie…


…/…

C’est ce que je croyais jusqu’à ce que le hasard me place face à la réalité…


Dans le square devant mon domicile des gamins s’amusaient à retirer l’écorce d’un arbre. Ils avaient mis le tronc presque à nu quand un vieil homme les interpella : « Arrêtez de faire souffrir cet arbre, savez-vous que c’est un être vivant ? »

Je ne l’ignorais pas c’est certain, mais la conscience que les plantes comme vous et moi pouvaient souffrir quand on leur arrachait la peau, mourir de déshydratation ou de malnutrition, ce fut comme une révélation. Je devais, pour respecter toutes les formes de vie, renoncer à manger les légumes et les fruits qui sont la progéniture des plantes. De fait, j'imaginais leurs cris et plaintes de douleurs alors que je les croquais.


Le respect de la vie végétale m’obsédait. Je ne voyais pas d’issue pour trouver un succédané alimentaire. Jusqu’à la découverte d’une petite annonce chez le pharmacien vantant les bienfaits des oligo-éléments d’origine minérale.

Cette matière inerte me permettrait enfin de satisfaire mes besoins vitaux sans sacrifier d’êtres vivants.

Fini le véganisme, vive le minéralisme.

De végan je devenais minéran.


…/…

Je suis désespéré…

Le croiriez-vous. Des études récentes démontrent que la vie serait née de l’interaction entre les minéraux décomposés par l’eau et d’autres composés chimiques. La vie issue de la boue originelle comme la Bible le prétend dans la parabole du sixième jour lorsque selon l’Écriture, Dieu façonna l’homme à son image.


« Les minéraux sont des êtres vivants qui évoluent en relation avec les éléments naturels ! » Voilà la conclusion des spécialistes des sciences de la terre et du vivant. Même sur la planète Mars, le processus existerait. J’en demeurai anéanti.


Je suis désespéré…

Je n’ai plus de recours. Pour respecter la vie je dois abandonner la mienne. Ni animaux, ni végétaux, ni minéraux. Me reste l’eau qu’il convient de filtrer pour ne pas détruire les micro-organismes et oligo-éléments qui la peuplent.


Je ne sais pas combien de temps je résisterai à ce régime aquiste. Je dois vous l’avouer, être aquan, c’est pas réjouissant.


Je suis désespéré…

Dans quelques semaines, décharné j’irai nourrir les vers de terre et les parasites à qui n’a pas été donnée la conscience du respect des êtres vivants. Je serai dévoré comme le papillon mangé par la fourmi. Je serai ingurgité par les êtres mêmes dont je suis fier d’avoir respecté l’existence.


Je vous demande en dernières volontés de ne pas m’incinérer. Laissez mon cadavre en quelque forêt, sans tombe. Posez sur ma dépouille des graviers nourriciers qui donneront naissance à la vie.


Amen.


Conséquence probable de mon inanition, j’ai rêvé. Un rêve plantureux. Paradisiaque ! Devant mes yeux défilaient des plateaux de crevettes, des steaks saignants, un filet de colin avec sa rondelle de citron, des légumes verts, rouges, jaunes, des fruits verts, rouges, jaunes…

Que végan, minéran et aquan me pardonnent mais je renonce aux privations. Je respecte leurs convictions pourvu qu’ils respectent les miennes et leurs inconséquences.


Dans mon Quotidien du jour, un article rapporte que les lions des zoos végans états-uniens n’ont pas résisté au régime végétalien.

Peut-être ont-ils manqué de minéraux.


___________________________________________

Ce texte a été publié avec des mots protégés par PTS.


 
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   Dugenou   
29/7/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Un texte bien dans sa catégorie !

Car, en effet, l'humain non violent tombe bien de Charybde en Scylla quand il s'agit de se nourrir sans faire de mal aux différents règnes présents sur la planète, animal, végétal ou minéral...

Comme le narrateur, je pense qu'accepter son statut d'espèce dominante et moins complexer est nécessaire, même vital !

J'ai trouvé beaucoup d'auto dérision dans ce texte. N'importe quel même malheureux flexi crudivore amoureux des protéines, culpabilisant devant une société de consommation forcenée, comprendrait... (j'en suis !)

Bravo !

En EL

PS : je vais cependant continuer à prendre mes trois gélules de Spiruline tous les matins. Régime carencé en vitamines oblige.

   poldutor   
3/8/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour
Très amusante nouvelle mettant en lumière la folie ou plutôt la bêtise de certains individus. L'homme (avec d'autres espèces) est par essence omnivore, ce qui lui donne une certaine supériorité sur les vivants spécialisés en matière d'alimentation, il n'est que de voir les pandas dépendant d'une seule sorte de bambous et qui se trouve dans peu de régions du globe, ce qui les oblige à être sédentaires avec comme résultat le risque de consanguinité.
Cela dit, pourquoi se priver d'aliments carnés si ceux-ci sont obtenus d'une manière "civilisée"
Le héros de cette nouvelle pousse le respect de ses convictions jusqu’à l’extrême, jusqu’à se priver de tout.
L'auteur(e) arrive avec adresse à citer toutes les catégories d'aliments possibles y compris les minéraux, et à les faire abandonner parce qu’il culpabilise...!
Bravo pour cette nouvelle.
Cordialement.
poldutor en E.L

   cherbiacuespe   
21/8/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Car "sans minéral pas de végétal, sans végétal pas d'animal, sans animal pas d'artificiel".

Un texte génial pour moi. Je ne savais pas par quel bout aborder le sujet et voilà, Robot l'a fait ! Et avec talent ma foi. Merci ! Celui-là fera parti de ma petite liste personnelle de chefs-d’œuvre. Si, si. Pas par le style et l'écriture, sa construction, correct les uns comme les autres mais pas non plus à s'accrocher au plafond, mais par le message et sa démonstration. Il va de soi qu'il ne convertira pas les convaincus qui se déchaineront dans des démonstrations véhémentes et sourdes. Mais bon. Voir du bon sens de cette qualité autour de moi me rassure. Tout n'est pas perdu.

   Cat   
21/8/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Merci Robot, pour cette belle démonstration de situations abracadabrantesques.

Si tu tirais du tonneau la même, version ''l'homme destructeur de l'univers'', tu deviendrais pour moi l'homme à la conscience parfaite. Y'en a marre de cette culpabilisation à outrance que nous font subir les pessimistes de tous poils. Marre d'ouvrir son journal du matin et de n'y apprendre que des catastrophes à venir.

Il y a tellement longtemps que la bêtise des anti-tout me donne la nausée, que je suis ravie de trouver dans tes mots la sagesse essentielle à l'épanouissement de toutes les espèces sur Terre. Et avec humour, s'il vous plaît !

Cela a été jubilatoire de te suivre dans l'évolution de la vie, celle qui mène du minéral au cheval, surtout avec ce ''Je suis désespéré'' en leitmotiv.

Merci pour cette bouffée d'espoir qui suffit à souffler sur ma flamme.



Cat

   papipoete   
21/8/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Robot
Un récit doux-amer, où l'on est tenté après chaque considération de vie, d'acquiescer devant la viande, le poisson, le végétal et freiner son ardeur quand vient le moment de filtrer l'eau, non pour la rendre pure, mais sauver la vie aux micro-organismes !
NB on se fait peine, puis sourit et comme l'auteur on envoie tout promener, contre le rêve de plateaux de crevettes et steaks saignants !
Mais le début ( la plus grande partie en fait ) du texte, nous met à nouveau devant ce destin animal : mourir pour que vive l'humain, mais comment mourir ? dignement tout simplement, mais si c'est dans bien des têtes, c'est fort loin ( et pour la planète entière ) d'être mis en pratique...
Reste que je ne mange pas de cheval...
Le mélange des couleurs est finement dosé, pour aboutir à un texte fort plaisant !

   Cristale   
21/8/2021
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour Robot,

J'ai dévoré votre nouvelle ! Maintenant, c'est malin, je me demande si je n'ai pas porté atteinte à la littérature nourricière de l'esprit.

Non, réellement je me suis régalée (pardon) de votre histoire de bout en bout.

Un récit excellent, vraiment ! Une écriture harmonieuse et un vocabulaire des plus agréables.

Bravo et merci !
Cristale

   Luz   
21/8/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Robot,

Excellente, cette nouvelle qui pousse le raisonnement à l’extrême ! A peine si, à la fin, on peut se permettre de respirer... Les Indiens d'Amérique ont (avait ?) bien résolu la question de leur subsistance à base de viande : ils demandaient pardon à l'animal tué. Extrait d'un article que j'ai trouvé : "À travers ces rituels, les chasseurs devaient avant tout assurer l'animal que sa mort était nécessaire pour la survie des familles et de la communauté."
Encore une fois, bravo pour ce texte subtil et quelque part dérangeant.
Merci.

Luz

   Davide   
21/8/2021
Bonjour Robot,

C’est un texte drôle et amusant, pourvu que l’on reste dans le ton de l’humour et que l’on suive avec un certain étonnement – quoique modéré, puisque la conclusion se voit à des kilomètres ! – notre narrateur inconséquent dans sa recherche aussi farfelue que nécessaire…

A un autre niveau, plus sérieux celui-ci, et qui se fait entendre en trame de fond, car l’humour imbibe une réflexion plus profonde, assez provocatrice d’ailleurs, tout se mélange dans la tête de cet homme aux prises avec ces remises en cause permanentes autant que dans ce récit un peu fourre-tout et qui peine à ordonner un tant soit peu les problématiques soulevées : entre les vérités scientifiques et les questionnements éthiques, les engagements personnels et ce qui ressortit à la sensibilité propre de chacun, l’on ne comprend pas bien les choses et les rapports existant entre elles.

Beaucoup de contre-vérités, donc, qui m’amusent lorsqu’elles jaillissent à l’envi dans l’esprit du narrateur dérangé, mais l’humour, on le sait, n’est jamais innocent, il est une arme qui défend ou dénonce ; de fait, j’aurais apprécié qu’elles soient mieux étoffées, mieux questionnées, afin que l’absurdité de cette quête alimentaire vers le toujours moins (car, en effet, à ce point-là, c’est risible d’inanité !) s’élève au-dessus d’elle-même et de son insurrection :
- les œufs que nous consommons ne sont pas fécondés, il n’y a donc pas d’embryons à l’intérieur ;
- ces plantes qui souffriraient, par exemple, question qui relève de l’anthropomorphisme, puisqu'aucune étude scientifique n’a à ce jour admis qu’une plante pouvait ressentir la douleur ;
- puis l’idée, plus ethnocentrique celle-ci, et donc, au cœur des questionnements écologiques actuels, que le végétarisme serait un choix, une conviction personnelle ; ce serait oublier que la majorité des personnes sur cette Terre n’a pas le "luxe" des occidentaux, c’est-à-dire de se payer de la nourriture carnée ;
- des confusions entre le végétalisme et le véganisme, également. Un végétalien, par exemple, a le droit d’écraser une araignée et de mettre une tapette pour tuer ses souris. Mais à côté de ça, il n’a pas le droit de manger des œufs (ni même des œufs de Pâques – eh oui, y a du lait dedans !) ;
- comparer les "privations" vécues/subies par le narrateur avec celles de ces pauvres lions astreints à un régime végétarien est assez osé, assez drôle aussi, mais plutôt maladroit dans le contexte. Les grands fauves, comme la très grande majorité des espèces animales, ne thésaurisent pas, ni ne gaspillent, leur nourriture. Alors que nous, êtres humains, détruisons la vie et les écosystèmes en exploitant les animaux.

   hersen   
21/8/2021
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Voici donc un texte qui revendique, en disant le contraire, le régime carné.
Il y a un parti pris d'humour derrière lequel ne peut se cacher que ce qu'on dit, c'est le contraire de ce qu'on pense !

De ce point de vue, la nouvelle est réussie, bien menée, et remplit son office : si vous êtes vegan, passez votre chemin.
Et c'est cela qui me gêne, cette attitude qui met chaque camp dans un panier différent. Moi, j'aime bien les paniers percés qui permettent la communication.
Présenté ainsi, le sujet est verrouillé. Et c'est bien dommage. Je me sens ici prisonnière d'une pensée unique.

Car si je n'ai pas de régime particulier, je fais partie de ceux qui s'émeuvent de visiter une batterie de volailles, de doubler sur l'autoroute un camion goinfré de porcs serrés comme des sardines, et je trouve normal qu'un client se demande d'où viennent les oeufs qu'il achète.
Même si une cliente me demandant si mes radis sont vegan me remplit de cette joie, celle qui me dit qu'on n'est pas encore arrivés au bout. De la sottise.

Je reproche, en fait, à ce texte de n'être qu'une réaction à tous ceux qui sont extrêmes et revendiquent de manière extrême leur point de vue. Et que dès lors, les ponts sont coupés.

D'autant plus que la nourriture dans le monde est déjà un gros problème, qui va aller en empirant, d'un point de vue agricole. je suis, en fait, moins choquée par un vegan qui vit sa vie selon des critères qu'il assume que par un Bill Gates qui nous promet de la viande synthétique pour bientôt.

le sujet est très vaste.

malgré mes réticences, je suis très heureuse de te voir de ce côté d'Oniris et t'y relire.


Ah, j'oubliais : minéran - aquan : l'eau ne fait-elle pas partie du règne minéral ?

   maria   
22/8/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Robot,

en ce moment, j'ai pour ce et pour ceux qui arrivent à me faire sourire (même pas rire, juste sourire) la plus haute estime.
Tu m'as gâtée avec ce texte drôle et pertinent.
Un grand merci pour avoir débloqué mes mâchoires.

   alvinabec   
23/8/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Robot,
Très drôle, vraiment, que ce petit texte sans prétention.
Il sonne juste.
Nos travers de terriens gavés de principes farfelus…
Vous reprendrez bien un doigt de théorie du complot, d' antispécisme ou de non-genre...j'y compte.
A vous lire…

   Myo   
26/8/2021
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce récit dénonce avant tout, sur le ton de l'humour, les dégâts engendrés par toute forme de pensée extrême.

L'idée est originale et se moque gentiment de tous ceux qui, aveuglés par leurs certitudes n'arrivent plus à prendre le recul nécessaire pour trouver la juste mesure mère de l'équilibre.

Bien sûr le sujet est grave et prête a réflexion mais votre façon de le traiter est intéressante et ouvre d'autres perspectives.

La forme est peut-être un peu trop basique à mon goût et s'apparente par moment au langage parlé.

Mais un bon moment de lecture.
Merci du partage.

   Robot   
28/8/2021

   Miguel   
5/10/2021
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je tombe par hasard et un peu tardivement sur ce texte fort bien écrit et fort bien construit, selon une progression rigoureuse et logique. Oui, les bonnes intentions portées par certains courants actuels confinent parfois au délire, et si on les suit jusqu'au bout on en vient à la conclusion de notre narrateur. Après tout, nous aussi, un jour, nous serons mangés, et rendrons ainsi à la nature ce qu'elle nous aura donné. Et encore aurons-nous l'avantage d'être morts. Songeons aux proies des lions et autres. C'est la dure loi: la vie se maintient par la mort. "Bion" et "thanatos" sont complémentaires. Les références scientifiques apportent ici des arguments imparables, et n'ôtent rien à la dimension poétique du texte.


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