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Réalisme/Historique
siracolan : Aux bons amis
 Publié le 14/11/09  -  10 commentaires  -  10424 caractères  -  90 lectures    Autres textes du même auteur

Un café au milieu de nulle part, un voyage dans le vide peuplé de personnages insolites et inquiétants.


Aux bons amis


J’ai du temps à tuer.

Depuis deux heures, je traverse des océans de blé ponctués de bosquets et de villages isolés. Je ne compte plus les commerces fermés et les maisons abandonnées. J’ai croisé tant de regards lugubres. L’ennui, brique après brique semble inspiré, expiré par tous ces corps minés. Je ralentis près d’un café, naufragé sur la grande rue, comme un mirage de vie.

Je suis sur le lieu du crime.

Je gare la voiture et passe la porte. Aussitôt, à défaut d’une jeune serveuse bien roulée, le vide me saute au cou. Trois hommes sont assis au bar. Je lance prudemment un bonjour amical à cette improbable compagnie. Le plus vieux lâche un soupir sans se retourner. Les deux autres n’ont pas bougé d’un poil. Je choisis la plus propre des tables en Formica. J’hésite et m’assieds dans un silence de statue.


Il n’y a pas de barman de l’autre côté du bar. Je détaille la première ligne d’avant dans un reflet de glace. Le pilier gauche, édenté, rouquin, l’air abruti, regarde son verre, l’œil vitreux. Le talonneur, le rougeaud de service, râblé, un cou de taureau, s’est figé en direction des bouteilles de Picon alignées devant lui. Le pilier droit, le vieux, le visage sillonné de rides, baisse la tête comme un cheval de trait et soupire de plus belle. Je regarde la salle : un billard anglais, une affiche publicitaire pour le ball-trap local, un jeu d’arcade poussiéreux éteint dans un coin. Une intuition me fait hésiter à sortir mon bouquin. La lecture ne semble pas être une habitude de l’endroit. Toujours pas le moindre mot de prononcé. L’aiguille de la pendule Pernod pèse vingt tonnes.


Enfin, le vieux s’ébroue un peu, il pose un pied par terre, il va s’écrouler ? Non, il descend au ralenti de son siège et lève la tête vers moi en plissant les yeux apparemment en signe d’interrogation. J’ai eu largement le temps de faire défiler plusieurs hypothèses dans ma tête. Je retiens la plus plausible : c’est le barman ou son remplaçant. Le titulaire est peut-être déjà mort d’ennui derrière le bar. Je me lance :


- Euh… je prendrai une menthe à l’eau, s’il vous plaît.


J’ai pris ma voix la plus assurée pour masquer au mieux ma gêne face à l’incongruité d’une telle commande dans une région visiblement dévastée par l’alcoolisme. Il s’avance vers moi et maugrée :


- Dans un grand verre ou un petit verre ?

- Euh… ben, dans un grand.


Ne pas heurter l’autochtone. Jamais. De toute façon, il a déjà entamé une lente rotation vers le bar. Lors de la commande, j’ai cru apercevoir un imperceptible hochement de tête du rougeaud au mot « menthe à l’eau ». Je n’aurais pas été surpris d’entendre ricaner ces deux carpes. Non, même pas. J’ai l’impression d’être sur une mine. Ou plutôt, au fond. Au fond du fond du trou.


Le vieux s’est placé derrière le bar. La bouteille de sirop ne voltige pas dans ses mains mais par miracle libère un peu de son contenu sans bavures dans mon verre. De l’eau du robinet complète le breuvage. Plusieurs minutes s’écoulent avant qu’il ne dépose le liquide vert sur ma table, à bout de vie, sans un regard pour moi et pour le livre d’Hemingway que j’ai finalement osé ouvrir.


Il retourne s’asseoir à côté du rougeaud. Il n’a pas l’air d’apprécier la place habituellement dévolue à tout barman. Le désœuvrement de son café est sans doute une épreuve quotidienne suffisamment lourde pour qu’il n’y ajoute le spectacle des regards éteints des deux momies. Autant disparaître dans le jeu d’arcade ou se liquéfier en Picon.


Après vingt pages d’Ernest, le silence me fait relever la tête. J’étais parti, ils sont toujours là. Soudain, le rougeaud, toujours aussi raide, demande à je ne sais qui :


- Tu fais quoi, ce soir ?


Je tends l’oreille. Silence, puis :


- Rin, répond le rouquin.


Dans le contexte, la question est, il est vrai, particulièrement saugrenue et j’aurais pu parier sur la réponse. Je m’attends à un « ah » définitif. Non. Chacun retourne dans sa coquille. Le vieux roupille appuyé sur son coude. La scène a été si fugace qu’elle m’a semblé irréelle. Je n’attends pas le prochain « dialogue » et me décide à partir.


Je passe à côté du billard, et une envie tout aussi subite qu’irrépressible s’installe dans mon esprit. À la vue du tapis vert, mes années lycéennes me sont revenues en mémoire. J’étais un habitué des salles de billard enfumées, je trouvais beaucoup de style à ce jeu, j’aimais le velouté du tapis, le poli du bois. Je n’ai pas joué depuis si longtemps. Je crois aussi qu’en cassant le triangle de boules je casserais un peu de cette ambiance pesante. Du moins, j’aurais essayé.


Je me penche pour glisser une pièce. Le tapis vert est parsemé de poils assez longs. Bizarre et dégueulasse. Tant pis, je tire la poignée et les boules dégringolent dans un bruit rendu assourdissant par le silence ambiant. Le rouquin se retourne alors comme un automate et me regarde faire. Incapable de deviner son intention dans son regard bovin. Je trouve une queue, du bleu, et comme si je me trouvais dans un saloon californien, j’astique le bout consciencieusement. Je dépose le triangle, pose les boules rapidement, me plie et éclate le tout. Avant le deuxième coup, je retourne à ma table pour une gorgée de menthe à l’eau en faisant mine de réfléchir à une stratégie malgré l’indifférence générale y compris de mon ruminant spectateur.


Arrivé à ma table, je vois un grand chien avancer d’un air pataud vers le billard. Malgré sa taille et son poids, je n’avais pas remarqué la présence de ce Saint-bernard, sans doute endormi derrière le bar ou occupé à ronger les os de l’ancien barman. Il s’approche du billard la bave aux lèvres et avec une souplesse stupéfiante bondit sur le tapis dans un fracas de boules dégringolant par terre. Son forfait accompli, il s’affale avec nonchalance. J’en reste bouche bée, la queue entre les mains. Je comprends maintenant l’origine des poils sur le tapis. Le vieux s’est réveillé, il regarde la scène, longuement et éructe enfin les babines pendantes :


- Descends Belle, bordel !


Drôle de nom pour ce gros chien puant. Du reste, Belle ne bouge pas d’un poil.


- Bah, laissez, ce n’est rien, je dois partir.


Le rougeaud s’est retourné brutalement, et marche vivement vers le billard en aboyant :


- Dégage, sac à merde !


Dans un réflexe, j’agrippe ma queue et me raidis. En un instant, l’atmosphère a complètement changé. Belle a reçu le message cinq sur cinq et a prestement débarrassé le tapis pour retourner penaude derrière le comptoir. Le rougeaud, plus écarlate que jamais, me regarde avec fureur en se figeant de nouveau. Je tente un timide :


- Merci…


Il pivote aussitôt, retourne vers le bar et s’immobilise sur son tabouret. Le vieux, lui, s’est rendormi. Je commence vraiment à m’inquiéter. Si je ne continue pas la partie, mon sauveur risque de mal le prendre. Le rouquin coupe court à mes réflexions. Il se lève, s’approche du billard, prend une boule et la fait rouler dans un trou avec un sourire de crétin mou sur les lèvres. Merde ! Je suis tombé sur un repère de débiles ! Je me sens piégé et crains une nouvelle charge du rougeaud. Gagné ! Avec la même violence, les naseaux fumants, il se dirige vers le rouquin, le saisit par le bras et lui beugle :


- Fais pô chier le monsieur, David, dégage ed’là !


Il joint le geste à la parole en le propulsant vers le bar. Cette fois, le merci reste coincé dans ma gorge. Il m’a à peine regardé mais j’ai cru voir brûler dans ses yeux une lueur froide et cruelle me rappelant celle d’un Rottweiler. Il retourne s’asseoir au bar. Je suis obligé de jouer sinon la prochaine fois, c’est lui qui sautera sur le billard ! Comme il n’est pas dans mon champ de vision, je balance le plus vite possible toutes les boules dans les trous sans éviter les filets de bave. Le tapis est net, enfin… Le rouquin me regarde de nouveau, j’ai l’impression qu’il souhaite une nouvelle partie. Pas question. Il faut que je me barre au plus vite. Ça ne sent vraiment pas bon, sans parler des effluves canins. Je rassemble mon courage et lance la gorge serrée :


- Je vous dois combien ?


Le vieux dort. Court silence. Le rougeaud gueule :


- Bernaaaard !


Le vieux sursaute, se disloque. Je répète gentiment :


- Je vous dois combien monsieur ?


Le temps que sa sainteté émerge, j’ai peur de subir une nouvelle sortie imprévisible du rougeaud. Je risque :


- Un euro, c’est bon ?… Deux ?


Je suis prêt à payer vingt euros mon sirop à l’eau pour me tirer de ce bar de timbrés ! La tête du rougeaud a bougé. Pas bon. Le vieux dodeline de la tête, on dirait qu’il cherche à parler. Je glisse une pièce de deux euros sur le comptoir.


- Voilà, gardez tout !


Pas de chance, le rougeaud se retourne et me dévisage. Mon cœur cogne. Il crie :


- Un euro !


Silence. Je suis face à lui. Son regard est dur. J’ai l’impression d’être devant une bête sauvage. Cette boule de muscle dépasse les cent kilos et peut me décoller la tête d’un coup de patte. Rien que son haleine de morse me fait déjà chanceler. Il fait une moue bizarre et se fige dans cette grimace. Je ne sais plus du tout quoi faire quand subitement je crois comprendre : il me sourit ! Je tente un sourire en cherchant le mimétisme. Il ouvre alors une bouche de mérou, hilare. Ouf ! J’entrevois enfin une issue heureuse à notre relation. La brave bête, je me retiens de lui flatter l’encolure. Je lâche :


- Merci, merci mais gardez la monnaie, euh… et bonne journée !


Formule toute aussi incongrue que la question de tout à l’heure. Je sens que le rougeaud bouche bée voudrait me dire quelque chose, mais je n’ai pas la patience d’un dresseur d’ours. Je crains aussi des manifestations trop enthousiastes scellant cette nouvelle amitié. Je me retourne, récupère mon livre et passe la porte dans le silence. Je m’attends à entendre un nouveau hurlement et le voir bondir à mes trousses. À deux pas de la voiture, je me retourne. Personne. Je redoute toujours un scénario catastrophe. Je tourne les clés, ça démarre. Je jette alors un coup d’œil sur l’enseigne : « Les bons amis ». En passant devant la vitrine, je vois mes trois avants, immobiles, assis au bar dans la même posture, immuable.

Je roule au milieu des vagues de blé. La sueur me coule encore dans le dos. Je pense à toi, je m’accroche à ton image comme à une bouée. Ton sourire ensoleillé, tes rondeurs radieuses…


Vite, dis-moi que la vie est belle !


 
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   Anonyme   
14/11/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour siracolan
Une belle peinture de personnages.
"Ne pas heurter l'autochtone" m'a fait rire. J'aurais vu quelques mots entre tirets comme par exemple :
"Le pilier droit, le vieux, le visage sillonné de rides..." - le vieux - ainsi pour plusieurs autres petites choses.
Mais dans l'ensemble, c'est bien vu et très réaliste.
Bonne continuation

   Anonyme   
17/11/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un récit bien mené, j'ai aisément partagé le "moment de solitude" du narrateur ! En appréciant particulièrement quelques jolies "pépites" comme : "à défaut d’une jeune serveuse bien roulée, le vide me saute au cou" ; "L’aiguille de la pendule Pernod pèse vingt tonnes" ; "Ne pas heurter l’autochtone" ; "Le temps que sa sainteté émerge" ...
J'ai moins aimé "un silence de statue" (un peu convenu). J'ai aussi été heurtée par "Le rouquin se retourne alors comme un automate et me regarde faire. Incapable de deviner son intention dans son regard bovin." : n'aurait-il pas fallu écrire "impossible" plutôt qu'"incapable" ? Vu la syntaxe, l'adjectif employé ainsi se rapporte au rouquin et non au narrateur, ce qui n'est évidemment pas l'objectif. Ou alors, il faut continuer la phrase avec une virgule, et non un point.
Un petit détail dans une lecture agréable ...
N.B. Il ne serait pas dans le ch'nord ce café des "bons amis" ? L'accent des protagonistes peut le laisser penser ...

   leon   
17/11/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Hilarant ! Peut-être un peu dur avec les habitants de nos campagnes, mais tellement bien décrit !

La comparaison avec une équipe de rugby est impayable aussi;

Juste la chute est un peu molle (en fait, il n'y a pas de chute, me semble-t-il)

Bien écrit, avec un langage fleuri, je mets bien.

   Anonyme   
18/11/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Ca se lit bien. Une bonne longueur, pour moi.
J'ai apprécié la "description" du bar. Sympatoche.
En revanche, les trois dernières phrases ne s'imposaient pas. Je n'ai pas vraiment accroché à cette sortie. On est proche ou du "jugement" ou du "retour à la lumière" alors que j'aurais bien vu une fin glauque à souhait. Dommage.
J'aurais peut-être aimé aussi que les persos soient encore plus "poussés" mais c'est déjà pô mal.
Une nouvelle dans l'ensemble à mon goût.

   Anonyme   
18/11/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Une ambiance bien retranscrite
J'aime bien le style , j'ai beaucoup apprécié la scène du billard et le dialogue surréaliste.

En résumé ça se lit bien, bon c'est vrai un peu caricatural mais pas tant que cela je pense.

Merci

Xrys

   florilange   
20/11/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Sur la forme, peu à dire. À part les détails déjà signalés, j'ajouterai que je n'aime pas "dégringolant par terre". Bon, ce n'est pas grand chose. Dans l'ensemble, c'est bien écrit, dans 1 style amusant, avec quelques trouvailles dans les expressions.
Sur le fond, je trouve les descriptions bien vues car oui, ces personnages, on les voit, ils sont + vrais que nature. Des "Amis" de ce genre ne risquent pas de retenir le touriste, ni de redonner vie aux commerces de nos campagnes...
Merci de cette lecture,
Florilange.

   nemson   
2/12/2009
 a aimé ce texte 
Bien
j'aime bien. ça se lit sans ennui, un style fluide, on sourit, bonne structure, ça manque un peu d'emotion mais tres plaisant, humble, sympathique, reussi.

   Anonyme   
12/12/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

j'ai bien aimé ce récit, sorte de version rurale de "Délivrance" à l'issue nettement plus heureuse. La description des personnages est nette et efficace, sans bavures oserais-je dire, avec des expressions sympas qui marquent l'imaginaire et permettent de bien visualiser la scène. Le rendu de l'évolution d'une situation où l'on sent bien qu'un dérapage dans quelque chose de plus grave est bien rendu et nous renvoie forcément à des anecdotes personnelles où l'on s'est tous retrouvés peu ou prou dans des circonstances analogues.
Mon seul bémol concernerait le début comme la fin du récit qui me semblent l'un et l'autre inutiles. le "je suis sur le lieu du crime" me semble trop explicite et casse un peu l'entrée dans le bar où du coup, l'on s'attend déjà à ce qu'on va y trouver et la fin ne me parait pas non plus apporter grand chose, cette ouverture sur la vie du narrateur n'est pas prépondérante (on se doute bien qu'il en a une) et on n'a pas besoin de cet élément pour "juger" les personnages du bar.
Enfin un détail, j'ai noté une concordance des temps aléatoire : "je caresserais" et "j'aurais essayé" devraient à mon sens se mettre respectivement au futur et futur antérieur.
Une bonne lecture, bonne continuation.

   widjet   
6/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Un petit court métrage captivant… alors qu’il ne se passe strictement rien !

Une véritable prouesse de cet auteur (que je vais suivre désormais) qui avec peu de choses (mais un sens du détai, un coup d’œil redoutable, bref un savoir faire évident) parvient à distiller une ambiance pesante et drolatique qui surfe avec le surréalisme. Dommage qu’il trouve parfois bon d’en rajouter un peu comme de préciser des choses évidentes (« Je suis tombé dans un repère de débiles » est dispensable… mieux vaut laisser le lecteur se faire une opinion déjà bien confortée avec le tableau dépeint !). J’en viens aussi à regretter le résumé car il donne trop d’éléments, là où il aurait été plus opportun de nous laisser découvrir ce drôle de bistrot en même temps que le héros (cela favorisait l’identification).

En tout cas, l’auteur a pris son temps et il a bien fait et l'utilisation de l'humour est intelligente (même si "la queue entre les mains" m'a fait sourire aussi). C’est amusant car c’est très visuel, et je trouve ça toujours très fort de créer des images par le biais des mots. J’ai un peu pensé à « U-Turn – ici commence l’enfer » d’Oliver Stone.

Autre bémol, les dernières lignes (et la dernière surtout) ne s'imposaient pas, j'aurai aimé le même flegme et le même détachement du héros jusqu'a la fin !

Bravo, donc. Cette nouvelle est une véritable réussite et compte parmi les meilleures lues ces dernières semaines.

Ah oui… ! Le titre est excellent.

W

   Selenim   
8/1/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une nouvelle courte, portée par une écriture lumineuse.

Ne rien raconter sans que le lecteur ne puisse décrocher, c'est de la sorcellerie. Bravo.

Il y a dans ce texte une ambiance folle, des images amusantes et une simplicité de l'ensemble qui souffle un air de frais. Cette nouvelle est un tétris littéraire où les mots s'emboitent à la perfection.

Le style direct est un modèle du genre. Chaque phrase est évocatrice. Cette légèreté habillée d'une une ironie grinçante m'a collée aux lèvres un sourire niais dont je n'ai pu me débarrasser durant ma lecture.

Un bon texte, qui au-delà du vide sidéral de sa trame impose une personnalité colorée et unique.

Chouette, je vois que l'auteur a pondu un autre texte. Miam.

Selenim


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