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Sentimental/Romanesque
Souvarine : Doria Diamant
 Publié le 07/10/07  -  7 commentaires  -  8822 caractères  -  23 lectures    Autres textes du même auteur

Rencontre amoureuse éphémère


Doria Diamant


Je titubais de manière rationnelle dans une petite rue mal éclairée après une soirée où plusieurs pintes de bières furent englouties et où toutes les filles à qui j’allais parler me répondaient qu’elles s’appelaient laisse moi tranquille. Je ne pensais désormais plus qu’à une seule chose en marchant : me terrer dans mon lit. C’est alors que j’entrevis, au bout de cette rue, derrière mes lunettes qui chaviraient sur mon nez, une paire de jambes, de quoi bien évidemment me faire revenir un minimum à la réalité. Ces deux gambettes sous une petite jupe devaient être plutôt banales mais avec l’alcool tout devient plus joli. Les jambes dénudées et toute partie du corps féminin dénudée exercent sur moi un effet d’attraction incontrôlable. Ce qui me fit plusieurs fois subir quelques remarques énervées de la part des filles avec qui je sortais. Est-ce ma faute si les femmes m’attirent ?


Je me rapprochai plus vite que je ne le pensais de cette paire de jambes fixées sur talons qui absorbait l’intégralité des capacités cérébrales qui me restaient à cette heure tardive. Soudain, la voix du jeune homme qui l’accompagnait devint perceptible et je l’entendis parler d’un garçon derrière eux. Ce garçon c’était moi vu qu’il n’y avait personne d’autre dans la rue à part un chat errant. Il suggéra à la demoiselle, à qui appartenait cette paire de jambes, que je fixais encore sans discrétion, que je la raccompagne jusqu’à chez elle. J’avais l’impression qu’il voulait s’en débarrasser. Ne comprenant pas exactement ce qui venait d’être dit, je m’arrêtai soudainement de marcher et je m’aperçus que j’étais arrivé à leur niveau, elle me regarda avec ses grands yeux bleus et me demanda de l’aider à avancer car ses sandales, qui excitent généralement mes sens, lui faisaient mal. Ni une ni deux, l’alcool aidant à combattre ma timidité obsessionnelle et défensive je lui dis « d’accord » et lui demandai où elle habitait, elle indiqua du doigt la direction qui était aussi la mienne. Je commençai à l’accompagner, elle me tenait le bras avec une main et avec l’autre elle tenait ses sandales. Après quelques mots échangés dont plusieurs remerciements pour ma gentillesse et trois minutes de marche, elle me dit qu’elle habitait « juste là ». Surprise, ce « juste là » était à trois immeubles de chez moi. Pour me remercier en ne s’imaginant pas une seule seconde que j’étais un pervers sexuel ou plutôt que j’aimerais l’être, elle m’invita chez elle à fumer un joint. Je montai chez elle et tout en fumant cette drogue nous avons discuté pendant trois heures de tout et de rien.


En rentrant chez moi je me demandais si cela n’était pas curieux de parler de l’envie d’avoir des enfants comme elle l’avait fait avec quelqu’un qu’on vient de rencontrer dans la rue. Elle avait pris mon numéro de téléphone et dès le lendemain elle m’envoya un sms car je lui avais dit que moi je ne le ferais pas par timidité. On se revit trois jours après chez moi et là tout commença… avec Doria Diamant.


Après quelques rencontres, la magie de l’attirance ou peut-être l’ennui de la solitude opéra sans grand mal et nous sommes sortis ensemble.


Un semaine après, nue dans mon lit à côté de moi elle me demanda si son corps me plaisait. Évidemment que son corps me plaisait elle avait des fesses parfaites et des seins parfaits, voyant que je n’arrivais pas à décrocher mon regard de ses fesses elle se mit à réciter le dialogue du film Le Mépris. Elle me demanda si j’aimais ses pieds, je répondis « oui », si j’aimais ses chevilles, je répondis « oui » très, si j’aimais ses genoux, je répondis « oui j’aime beaucoup tes genoux », si j’aimais ses cuisses je répondis aussi, si je trouvais jolies ses fesses je répondis « oui très, » si j’aimais ces seins je répondis « oui énormément », si j’aimais ses épaules, je répondis « oui », si j’aimais ses bras, je répondis « oui, » si j’aimais son visage je répondis aussi, si j’aimais sa bouche, ses yeux, son nez, ses oreilles , je répondis que je n’aimais pas ses oreilles, et là ce fut le drame… première erreur.


Malheureusement je suis très franc et ne sais pas vraiment me taire quand il le faut, mais il faut admettre qu’on ne peut pas trouver que des qualités chez une personne même si l’on est amoureux, mais il ne faut évidemment jamais le dire c’est la clé du bonheur. Elle me dit que je n’étais qu’un goujat. Je me rattrapai assez facilement par un baiser que je lui administrai sur ses oreilles puis sur la bouche. Pour s’excuser il n’y a pas mieux.


Le problème est que durant cette soirée je ne m’arrêtai pas là dans les maladresses. Je piochai sur mon oreiller les petites plumes qui voulaient s'en échapper, je les réunis sur sa main droite… au lieu de la chatouiller avec je me servis de l’autre extrémité et je piquai son bras avec, c’est tout le charme de mon caractère, elle fut surprise car elle commençait à se détendre et à attendre cette douce sensation de caresse, elle fut déçue et je la comprends.


Notre relation par la suite après cette malheureuse soirée continua quand même son petit bonhomme de chemin, mais je me rendis compte au fur et à mesure qu’elle venait me voir que c’était simplement pour parler à quelqu’un, raconter sa journée, raconter un tas de conneries. Un jour elle eut la délicatesse, qui la caractérisait, car elle était plutôt franche et directe, ne prenant que très rarement des pincettes, de me dire qu’à ses yeux, j’étais en réalité pour elle un PCR.


Je pense que ces trois lettres vont rester gravées dans ma mémoire un bon moment encore. J’apprenais par la même occasion ce que cela voulait dire un PCR : un plan cul régulier. Pour le côté déshumanisant j’étais servi. Car cela me faisait penser au livre que j’étais en train de lire de Victor Klemperer « LTI, la langue du III Reich », car dans ce livre on apprenait que les abréviations de ce type étaient l’apanage du langage nazi (sic).


Aujourd’hui encore je ne sais toujours pas si je dois bien le prendre ou si je dois au contraire me sentir totalement dévalorisé même si deux jours après elle m’avoua que c’était de la provocation pour voir comment je réagissais et si je ne la considérais pas moi non plus comme tel. Elle me testait pour que je lui avoue mes sentiments.


L’histoire suivant son cours paisible nous passions tous les deux des soirées calmes mais agréables. Je commençais sérieusement, une fois n’est pas coutume à m’attacher à elle. Et quoi de mieux pour mesurer son attachement qu’une séparation ?

En effet elle devait partir en vacances pendant deux semaines, faire un tour de France pour finir en Espagne.


Un jour après son départ elle commençait déjà à me manquer. Je m’empressai de le lui dire par sms et elle me répondit la même chose. Au fil des jours durant la première semaine de son départ, je me rendais compte que je l’aimais beaucoup plus que ce que je m’imaginais car son absence me pesait énormément. Je pris donc la décision de lui avouer à son retour les sentiments profonds que j’avais pour elle et de lui proposer de m’engager plus sérieusement en lui proposant de prendre un appartement ensemble et d’adopter un chiot, toutes les conneries habituelles en somme. Me décision était réfléchie et sans changement possible.


Lorsqu’elle arriva en Espagne au bout d’une semaine les messages étaient de plus en plus affectueux, j’avais même l’impression qu’elle ne s’amusait pas réellement tellement je lui manquais, cela me confortais dans les projets que je voulais avoir avec elle.


Mais trois jours après par un sms qu’elle m’envoya à deux heures du matin, le monde s’écroula ou plutôt mon monde. Ne découvrant que le contenu du message le lendemain, le choc fut terrible. Elle m’annonçait en toute quiétude sans précision aucune qu’elle restait un jour de plus et que nous devrons parler à son retour car elle avait rencontré un homme…

Huit heures après, toujours par sms, elle m’annonçait tout simplement que notre relation prenait fin.

Les sms sont quand même une invention extraordinaire pour éviter toute explication et toute communication. Voila c’était fini, cela lui avait coûté 0,15 centimes d’euro. Trois jours après elle rentra et elle eut quand même la « délicatesse » de me dire en face ce qui s’était réellement passé. Elle avait eu le coup de foudre pour un français qui habitait Barcelone et qu’elle comptait revoir pour vivre une belle histoire d’amour à plus de mille kilomètres de distance…


Tous mes projets tombaient à l’eau, j’avais perdu la confiance, l’amour, l’espoir. Mais j’avais gardé la naïveté, comment avais-je pu espérer que notre relation fut sérieuse vu la façon dont elle avait débuté et comment elle s’était poursuivie.


Notre rencontre fut une belle surprise et notre rupture une grosse surprise surtout pour moi et je ne revis plus jamais Doria Diamant.


 
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   Anonyme   
7/10/2007
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bon il y a une histoire qui pourrait être intéressante si s'était mieux écrit. Reconnaissons que l'auteur sait rendre des atmosphères mais dessevies par un style trop touffu.Bien retravaillé cette nouvelle aurait beaucoup d'attrait

   macalys   
7/10/2007
 a aimé ce texte 
Pas
Pour ma part, au-delà des maladresses d'expression, je ne trouve pas l'histoire très intéressante, mais plutôt très banale, sans rebondissement majeur (ou alors mal mis en valeur). J'avais deviné la fin dès le début, et je n'ai eu aucne surprise au cours de la lecture. Par contre, de nombreux passages m'ont semblés incohérents : pourquoi l'homme du début veut se débarasser de Doria ? Comment d'amoureuse en vient-elle à rencontrer un autre homme ? Les deux personnages principaux ne sont pas assez développés. Par exemple, dans le passage ou Doria demande au narrateur de lui dire si telle ou telle partie de son corps lui plaît, il aurait fallu selon moi expliquer pourquoi ces parties plaisaient au narrateur, sinon on a juste une énumération inutile qui ne nous révèle rien sur Doria ni sur le narrateur et qui pourrait s'appliquer à toutes les femmes.

Certaines phrases sont mal construites et gagneraient à être élaguées, ce qui permettrait de dégager certaines idées et de mieux les développer, comme dans la phrase : "Notre relation par la suite après cette malheureuse soirée continua quand même son petit bonhomme de chemin, mais je me rendis compte au fur et à mesure qu’elle venait me voir que c’était simplement pour parler à quelqu’un, raconter sa journée, raconter un tas de conneries." Je pense qu'il y avait là moyen de développer l'idée de fêlure dans le couple puis l'idée de routine.

Et puisque nous en sommes à cette phrase, le mot "conneries" passe une fois, mais pas deux je trouve, or on le retrouve dans la suite. C'est un mot assez fort, et employé par le narrateur alors qu'il croit encore à son histoire d'amour à ce moment du récit, c'est peu crédible. Dans cette nouvelle, d'ailleurs, il y a peu de recherche de vocabulaire et beaucoup de répétitions, mais cela est peut-être voulu.

   Lariviere   
8/10/2007
 a aimé ce texte 
Bien
C'est intéressant de publier sur Oniris...
Cela permet d'avoir des avis différents même si ensuite, c'est déroutant pour appréhender la véritable qualité de son texte.
Moi, j'ai beaucoup aimé "Doria Diamant"...
Je trouve la fin améliorable, mais dans l'ensemble, je trouve à la différence des deux autres commentaires, que la nouvelle est plutôt bien écrite.
L'humour et l'autodérision sont présent dans l'écriture et rien que pour cela, l'histoire m'a plu. Il y a aussi un regard décalé et sarcastique sur notre monde. C'est bien...
Parmi les maladresses sous entendus par mes comparses, avant moi, je ne retioens de lecture qu'une qui m'a gêné : quand le perso fume un joint chez la demoiselle, j'enlèverai "la drogue" dans le passage "tout en fumant de la drogue..." (on sait qu'il fume de la drogue, il vient de nous le dire puisqu'il est question de joint juste avant. Répétition, donc à mon sens...).
Au plaisir de lire...

   Anonyme   
8/10/2007
Les filles qui s'appellent "laisse moi tranquille", franchement, j'adore !! Tu as beaucoup d'humour, et tu sais mettre de la distance dans ta manière de voir le monde... J'ai bien aimé cette histoire... Cela nous rappelle tous forcément un peu quelque chose, et juste pour ça c'est déjà bien pour moi !!

   Bidis   
8/10/2007
 a aimé ce texte 
Bien ↓
C'est, entre autre, l'originalité d'un rebondissement inattendu dans une histoire banale qui provoque le plaisir distrayant de la lecture. Ou alors, un très beau style.
Ici l'on n'a ni l'un ni l'autre.
C'est dommage car on sent une potentialité. Et, je rejoins là Larivière, un humour léger et bienvenu.

   Anonyme   
8/10/2007
Ah ! je souhaite ajouter quelque chose, à mon sens "la qualité de la musique" est intrinsèque, mais dépend AUSSI de la qualité de l'oreille qui l'écoute... Et il en est de même pour la littérature...

   Anonyme   
4/11/2007
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Une nouvelle bien écrite. Enfin!

Style clair et élégant.

Seule l'histoire qui se veut tracer la banalité d'une rupture, reste en demi-teinte.


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