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Fantastique/Merveilleux
Tadiou : Alexandra
 Publié le 13/11/17  -  11 commentaires  -  10493 caractères  -  67 lectures    Autres textes du même auteur

Identité... Réminiscences...


Alexandra


« Tu n’es rien, tu n’es rien ! »


J'ai une phobie des congélateurs-bahuts, ces gros réservoirs de froid intense dans lesquels on pourrait mettre un demi-bœuf ou un humain tout entier. D'ailleurs j'ai vomi, il y a quelque temps, à la lecture du journal : « Un bébé retrouvé dans un congélateur. La mère est en garde à vue ». Donc je n'en ai pas, ni de télé non plus : certains prétendent que je suis un peu spéciale ; ça, ça les regarde. Je sais que les congélateurs-bahuts les plus performants sont les allemands, en particulier ceux de la marque Volkswagen (on me dit que c’est une marque de voiture ; mais je sais ce que je dis).


Ce qui est sûr c'est que j'aime les sacs à main, en tout cas le mien. Car je vais vous dire, j'ai une identité, moi, quoi qu’on dise. La preuve, c'est que j'ai un beau sac à main en cuir marron clair avec dedans : ma carte d'identité couleur gouvernementale, ma carte bancaire de couleur bleu-Banque Centrale Européenne (BCE), mes clés de maison (porte-clés en plastique rouge-pavillon de banlieue en briques), ma clé de voiture (porte-clés couleur Volkswagen), mon argent (avec des pièces jaunes et roses) et ma carte Vitale verte pour quand je suis malade. Vous voyez que j'ai une identité : elle est dans mon sac. Mon identité, c'est mon sac. Et ça fait multicolore, pas exactement comme l’arc-en-ciel mais quasi. Ah ! J'oubliais l’essentiel : dans mon sac il y a aussi une photo avec mon visage, couleur personnelle ; je la regarde de temps en temps pour bien me rappeler ma tête ; car ma tête fait bien partie de mon identité ; et parfois j'oublie un peu quelle tête j'ai...


Alors de temps en temps j'ouvre mon sac et je contrôle mon identité, poliment. C’est important.


Eh ben ! Quel boulet celle-là ! Et ce n'est pas nouveau. Boulet, c'est le cas de le dire. Des bourrelets un peu partout. Presque un quintal, qu'elle pèse. Et sale avec ça, les ongles noirs, les cheveux gras... Bon, on ne choisit pas sa famille, hein ! Car elle, c'est ma cousine. Seulement par alliance. Ouf !


N'empêche que je vais lui donner régulièrement un coup de main. Car elle galère avec ses quatre enfants, elle a furieusement besoin de moi. Donc si j’y vais, ce n’est pas pour être moins seule, oh, ça non ! Même si c’est vrai que je vis seule. Non, c’est seulement pour l’aider, on peut me croire... Tu parles d'un prénom, Joséphine ! C'est d'un ringard. Bon, ce n'est pas elle qui l'a choisi ; n'empêche qu'elle aurait pu en changer ; paraît que c'est possible, en payant. Moi, j'ai au moins un prénom normal : Alexandra.


« Tu n’es rien, tu n’es rien ! »


Donc, on est samedi après-midi et je vais passer quelques heures chez elle. Je suis de bonne volonté mais il y a une chose que je ne ferai jamais, c’est mettre de l’ordre dans son congélateur-Volkswagen bien qu’elle me le demande parfois ; elle me dit que les quatre y mettent tout sens dessus-dessous, mélangeant le poisson avec les glaces, la viande avec les soupes congelées, etc. Je n’ose pas lui dire que j’en ai une peur bleue, j’aurais trop honte ; alors je lui rappelle que j’ai les doigts très fragiles et ne supportant pas le froid. Du coup, elle me demande cela de moins en moins souvent ; mais quand même de temps en temps, avec un regard en coin et un grand sourire. C’est sûrement pour me titiller et s’amuser un peu sur mon dos. Elle a sûrement deviné ma phobie.


Pas de surprise : toujours le même désordre dans son appart'. Et ses quatre mômes, toujours les mêmes bêtises. Des livres et des jeux par terre ; des cahiers froissés ; des chaussettes sales sur les chaises... Et puis les quatre, il faut souvent les séparer ; les trois garçons se battent entre eux, soulèvent la jupe de leur sœur qui n'est pas en reste avec ses coups de pied en douce. Un vrai capharnaüm. Joséphine et moi, on bosse, on range, on fait du ménage. Et on passe du temps à séparer les quatre. Aujourd'hui, ils sont particulièrement en forme. On dirait qu'ils se détestent, tellement ils se tapent. On dirait qu'ils ont ça dans le sang : casser, insulter, salir... Que de la violence ! Surtout les trois s’en prenant à leur sœur : ça me fait tourner la tête…


« Tu n’es rien, tu n’es rien ! »


Vers 18 h Joséphine craque : « Viens, on va faire les courses : leur père va bientôt rentrer de la pétanque. Moi, je n'en peux plus. » Ce n'est pas de refus, ça m'empêchera de péter un plomb avec tous ces cris. Je n’aime pas les cris.


Mais je rêve, je fabule ? Dans quel monde je suis tombée ? Dans le métro je retrouve la même ambiance en pire, comme si elle avait diffusé de l'appart' jusque sur la ligne 7. Sur le quai, comme dans la voiture bondée, ça suinte la méchanceté. Ça se bouscule, ça s'insulte, ça s'agresse. Jamais vu ça comme ça. Et dire que nous avions quitté l'appart' pour ne pas disjoncter. Ici, c'est vingt fois pire. Qu'est-ce que ça veut dire, tout ça ? Est-ce que les quatre m’ont tellement perturbée que je vois tout de travers ? Mais dans quel monde on vit ??? Est-ce que j’ai les yeux en face des trous ? Je serre très fort mon sac-identité contre moi, pour me rassurer, pour ne pas perdre les pédales.


« Allez, on sort ! » me dit Joséphine.


Dans la rue, tout est terne ; du gris, du noir, du marron. On dirait que la sale ambiance du métro a diffusé, à son tour, sur les trottoirs et la chaussée : ça crie de partout ; les voitures se font des queues de poisson en tonitruant à coups de klaxon. C’est le Paris que je connais, ça ? Joséphine n’a l’air de se rendre compte de rien mais elle me regarde d’un air bizarre : « Viens, on rentre et tu restes à dîner. »


Le mari de Joséphine, Edmond, mon cousin germain, nous gratifie d’un accueil glacial : « Bravo ! On me laisse avec les petits monstres pendant que mesdames vont papoter et faire les magasins ! »


Au dessert, il me charrie avec un gros rire : « Alexandra, nous dégusterions bien des glaces : tu vas nous en chercher ? »


Il a un peu bu, alors il faut que je rentre chez moi.


Horreur ! Mon sac-identité que j'avais accroché derrière la porte d'entrée à mon retour a disparu.


Mon identité !!!


Je n’ai plus rien. Je deviens toute molle, mes jambes flageolent ; je me sens m’écrouler en flaque sur le parquet, une flaque qu’on peut piétiner.


« Tu n’es rien, tu n’es rien ! »


Voilà, c’est un autre monde. Je prends mon courage à deux mains, sachant ce qui m’attend... Et je m’envole.


De là-haut j’ai une vue panoramique. Je vois les humains grenouiller. Je savais que ce ne serait pas beau. Des batailles. Des obus. De la mitraille. Des tabassages. Des déchiquetages. Des femmes et des filles maltraitées. Des viols, encore et partout.


Je plane. Il faut que je sois courageuse et que je m’en approche. C’est difficile. C’est flou ; mais je finis quand même par apercevoir un morceau de plaque de métal, en pleine campagne ; oui, c’est une partie d’un toit en tôle ; je distingue maintenant tout le toit, puis la grange. Elle est vaste et entourée en grande partie d’arbres, près de la ferme. Je la reconnais, c’est bien ça.


« Tu n’es rien, tu n’es rien ! »


C’est comme un brouillard, qui se déchire peu à peu. Je descends en vol plané dans les beaux rayons de soleil qui jouent avec les feuilles des chênes. Je frôle la grange. Le bâillon l’empêche de crier.


Elle a mal. Alexandra a mal. Je l’entrevois, les bras levés et attachés à une poulie à l’aide d’une longue corde.


J’ai dix ans. Je n’ai plus ma culotte. Il me l’a déchirée, comme chaque fois. Je suis à sa merci, comme chaque fois. Mes jambes sont maintenues écartées par des sangles et il…


« Tu n’es rien, tu n’es rien ! »


Je n’ai jamais osé rien dire. Mon père était parti. Le nouveau compagnon de ma mère nous faisait vivre. Il avait des poings et une ceinture. Ma mère en avait peur. C’était un monsieur riche et important dans la région, un grand notable. Personne ne m’aurait crue.


Chaque fois il me plongeait le haut du corps dans l’immense congélateur-bahut de la remise ; je me rends compte qu’il ressemble au congélateur-bahut-Volkswagen de Joséphine. « Si tu n’es pas sage, je t’enferme dedans. »...


Un linge frais et humide sur mon front. Les yeux de Joséphine au-dessus de moi : « Ouf ! Tu as l’air d’aller mieux. Tu nous as fait peur. Tu t’es un peu évanouie ; j’ai failli appeler le Samu. »


« Inutile ; je vais bien ; je veux rester avec toi. »


« Ton sac était dans le congélateur, tout au fond, bien enveloppé dans un triple emballage de gigot. Ils sont punis pour plusieurs jours. »


Joséphine me prend dans ses bras et me berce. « Tu pleurais et tu criais. »


Je suis bien. Je me laisse aller. C’est bon. Miracle de la parole qui sort. Moi qui n’ai jamais parlé. Nous pleurons dans les bras l’une de l’autre. Joséphine m’a sauvée.


Il est vieux mais je sens qu’il est toujours vivant, je le sens. Ma mère est morte depuis longtemps. On ne se parlait plus.


J’ai fini par prendre rendez-vous au commissariat après avoir pris contact avec l’Association de Défense des Victimes de Maltraitance ; c’est Jérôme qui m’a reçue. Je lui ai parlé plusieurs fois, je m’entends bien avec lui maintenant et il m’accompagne souvent dans mes démarches.


La police m’a longuement interrogée et fait des recoupements avec les témoignages des membres de ma famille qu’il me reste encore.


Ça a été éprouvant ; j’ai dû raconter et raconter encore et tout revivre. Et parler de lui. Mais j’ai fini par gagner : des recherches sont entamées pour le retrouver.


Moi, je n’ai presque plus besoin de m’accrocher à mon sac-identité. Mon identité, elle est dans ma tête maintenant. Quel choc, quand je l’avais perdue chez Joséphine ! Mais ça m’a libérée.


N'empêche, quel boulet celle-là ! Mais qu'est-ce que je ferais sans elle ? Chez elle, c’est quand même une vie de famille, malgré les quatre turbulents qui sont maintenant bien repris en main par leurs parents. Chez moi, je suis toute seule. Heureusement qu’elle a besoin de moi. Et maintenant il y a Jérôme.


Certains me disent que je suis un peu moins spéciale depuis quelque temps. Quand j’aperçois un congélateur dans une vitrine je ne change plus de trottoir. Et parfois je sors même sans mon sac à main, seulement avec mon sac à dos. Bizarre que je ne trouve plus le métro et les rues aussi agressives… Mon psy me dit que je vais beaucoup mieux.


J’attends qu’ils le retrouvent.


Parfois je m’envole pour essayer de voir où il est.



 
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   Louison   
19/10/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Vous m'avez emmenée dans votre histoire dont j'ai aimé l'écriture. La violence en arrière plan, la phobie, la peur de perdre son identité, tout est bien décrit sans lourdeur.

Merci pour cette analyse fine d'une douleur tue bien exprimée ici.

Louison

   Asrya   
22/10/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
La deuxième mouture du texte que je lis (j'ai préféré).
Le début n'a pas changé, c'est plutôt intrigant cette histoire de congélateur (je ne suis toujours pas convaincu de la nécessité de la marque Volkswagen mais bon...) ; j'aime assez le passage sur l'identité, son sac est son identité, ce qu'il y a dedans, le détail, clair, précis, ce qui lui permet de s'accrocher à ce qu'elle est et qui contraste bien avec le "tu n'es rien...".

Vous insistez beaucoup moins sur les quatre monstres, et c'est beaucoup mieux. Cette partie de l'histoire devient complètement annexe et c'est amplement suffisant ainsi.
Le principal est recentré sur ce congélateur et cette phobie.
Son passé, ce qu'elle a vécu lorsqu'elle était jeune, son beau père ; forcément, on est plus à même de comprendre son ressenti face aux congélateurs...

Quel âge ont les enfants ? On ne le sait pas mais... la mère qui laisse les quatre enfants alors qu'ils débordent d'énergie et qu'ils sont seuls... c'est un peu étrange, mais bon... pourquoi pas.

Le lien entre la foule et l'anxiété d'Alexandra est difficile à percevoir, pourquoi élargir sa phobie à la ville ? Pourquoi ne pas juste la centrer sur le congélateur ? Pourquoi ne pas davantage développer ça ? Même lorsqu'elle fait les courses, pourquoi ne pas faire en sorte qu'elle ressente des choses lorsqu'elle passe dans les rayons frais, surgelés ? Il y avait probablement de la matière à apporter là-dessus avec ces courses.

L'histoire du sac, la perte d'identité, on comprend mieux, on comprend son désarroi et son malaise ; elle s'envole.
Puis revient à elle, pleure, crie, se confie.
Pourquoi pas.
Il y en a peu mais à mon sens, c'est suffisant.

Un dossier s'ouvre, affaire à suivre ; qu'en sera-t-il de sa phobie des congélateurs ?

Une meilleure mouture (pour moi en tout cas),
Merci pour la lecture,
Au plaisir de vous lire à nouveau,
Asrya.

   Alexan   
26/10/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Tout d’abord, cela m’a plu, mais sans plus. C’est-à-dire que l’écriture est efficace, entrainante, divertissante, vive et pétillante, avec quelques notes de cynisme bien placées. Le leitmotiv : « Tu n’es rien, tu n’es rien ! » viens casser le rythme faussement guilleret en sonnant comme des cris de désespoir.
On sent un drame…
Pourtant, l’histoire ne me semblait pas aller ou que ce soit. J’ai continué de lire plus pour le style que pour le scenario. Et puis… j’ai compris.
Alors là, j’ai trouvé cela fort, bouleversant, et brillant.
C’est vrai que cela sentait quand même la psychanalyse dès le début, avec la symbolique du sac d’identité, les scènes normales de la vie prenant des allures de violences, et bien sur la phobie du congélateur.
J’apprécie d’ailleurs comme la narratrice évoque cette peur irrationnelle, et admet également qu’elle en a honte, comme de quelque chose de déshonorant. Tous ceux qui ont une phobie se reconnaitront totalement dans cela.
Je trouve que tout est évoqué de manière très juste. Et aussi de manière originale, pour un sujet qui, malheureusement, ne l’est pas.
En tout cas, le choc de la découverte raisonne encore en moi.
Chapeau bas.

   Jean-Claude   
27/10/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour.

C'est confus et je crains que le désir d'absolument amener une chute liée à cette thématique difficile n'ait pas arrangé les choses. Et la gestion du final est trop stéréotypée.

Le sac-identité est une très bonne idée, mais le passage brutal au "boulet" est très désagréable.

Finalement, le ton choisi et le mode narratif ne me semblent pas correspondre à ce que devrait être la psychologie d'Alexandra.

A plaisir de vous (re)lire

   plumette   
27/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien
voilà un récit qui est dans l'air du temps!

Ce récit est habilement mené. On fait connaissance avec Alexandra et sa phobie des congélateurs. Alexandra n'a pas idée de l'origine de cette phobie. elle a une autre singularité: c'est son sac-identité, cette façon un peu étrange de s'y accrocher.Et puis, elle a une cousine, et puis aussi un regard sur le monde.
tout ça est écrit de manière vive et moderne, sans essayer de faire joli et j'ai bien aimé ce récit , me demandant où il allait me conduire.
Ensuite, les petits bouts d'histoire se re-composent à la manière d'un puzzle pour nous donner la clé.

Voilà, pour moi, l'histoire aurait du s'arrêter là, avec ces mots: "Joséphine m’a sauvée" c'eût été plus intense. mais c'est l'auteur qui décide, bien sûr!

J'espère vous relire

Plumette

   GillesP   
13/11/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Je trouve que le ton choisi, léger, ne correspond pas au contenu, glaçant. Le sujet est difficile à traiter, mais j'ai du mal à imaginer la narratrice s'exprimer comme cela, de manière aussi légère, et ce même si elle ignore le point de départ de sa phobie, jusqu'au moment où elle s'en libère.
Pour moi, la seconde partie de la nouvelle évoque trop rapidement les événements, sans les développer.
Je ne suis pas vraiment convaincu par cette idée de sac-identité, mais je ne saurais pas bien argumenter cela. C'est juste une impression, un ressenti.
Et j'ai trouvé le style un peu maladroit par moments. Dans le premier paragraphe, par exemple, le "je n'en ai pas" juste après la phrase "la mère est en garde en vue": grammaticalement, "en" renvoie à la mère, pas au congélateur. Le second paragraphe, avec l'accumulation des couleurs, manque selon moi un peu de finesse. On sent que tout est fait pour arriver à la notion d'arc en ciel, sans que cela apporte grand chose.
Le quatrième paragraphe ("eh ben quel boulet") commence de manière abrupte; il est mal relié à ce qui précède.
J'ai repéré aussi un "cela", alors que le registre de langue choisi est moins soutenu dans le reste de la nouvelle. Vous écrivez souvent "ça", c'est pourquoi le "cela" m'a surpris. Mais je ne sais plus où ce déterminant se situe exactement.
Tout cela fait que je n'ai pas vraiment accroché. Au plaisir de vous relire, néanmoins.

   Palrider   
13/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
La forme et surtout le style, pour une lecture très agréable, la réalité eclate dans une lueure trop blanche, du cynisme, de petites choses ou se raccrocher, pour une tranche bien découpée de condition humaine.

   kreivi   
13/11/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Je lis ce récit en trois parties.
La première partie, identitaire, est un regard plein d'humour sur sa propre identité et sa névrose. Très réussie.
Le deuxième partie, chez Joséphine, banale.
Et la troisième partie, l'envol vers les souvenirs douloureux. A mon avis ce genre de souffrance et d'expérience doit rester en dehors de la littérature. Soit on a connu cette expérience et on ne veut pas en parler publiquement. Soit on ne l'a pas connu dans quel cas il est un peu indécent d'en parler.

De toute façon, le rapport de ces trois histoires entre elles, n'est pas évident et peut-être tiré par les cheveux.

   Thimul   
14/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai préféré de loin cette version.
La deuxième partie est assez inattendue mais elle donne beaucoup de cohérence à cette phobie étrange et cette obsession de l'identité.
J'aime aussi cette petite phrase qui lui tourne dans la tête et qui donne à voir un esprit torturé, border line.
Merci pour cette seconde mouture beaucoup plus aboutie.

   Ananas   
14/11/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonsoir Tadiou,

Il y a une ambiguïté dans ton texte, avec mes plus plates, qui m'agace.

Déjà, j'aime beaucoup la petite manie (je trouve ce détail super réaliste, de ma propre expérience en la matière) du sac à main.
J'aime bien l'histoire tout court.
Je trouve que c'est une idée qu'elle est bonne !

Par contre, le traitement me semble encore confus, manquer de puissance, de consistance.
On a une jolie esquisse de ce qui pourra devenir une oeuvre aboutie.
L'idée est desservie par le format, selon moi trop court pour le style choisi, et par la narration, très froide, très entrecoupée, qui me parle de haletance, de suspense, de ... tout ce que je ne trouve pas dans ton texte.

Bref.
J'aurais aimé plus de consistance.

Au plaisir de te relire !

   hersen   
17/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Tadiou,

Une nouvelle très découpée qui fait que j'ai plusieurs fois eu envie de décrocher car on se demande à quoi raccrocher tous ces morceaux. Il faut arriver à la fin pour comprendre et tout ce qui m'agaçait, par exemple les répétitions, devient partie du personnage, explique sa psychologie par ce comportement.
Cette nouvelle illustre bien le vide des victimes lorsque le ou les coupables ont agi en toute impunité, en cela, le texte est réussi.

Si tu peux m'expliquer Volkswagen pour le congélateur, je serais moins perplexe. Y a-t'il une raison ou est-ce simplement pour grossir le trait ? Parce que grossir pour grossir ne donne en général pas un très bon résultat, sauf s'il y a quelque hose derrière.

merci de cette lecture


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