Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Science-fiction
Ululo : Noé ou le dernier suicide [concours]
 Publié le 08/01/09  -  24 commentaires  -  5212 caractères  -  93 lectures    Autres textes du même auteur

Avant, ce n'étaient que de petites pluies bénignes.


Noé ou le dernier suicide [concours]


Ce texte est une participation au concours nº 8 : Les brèves d'eau (informations sur ce concours).



I.


Ça arrivait, parfois, qu’il pleuve.

Souvent, même. Faut dire, Paris, on a fait plus ensoleillé comme région.

Quand ça arrivait, quand il pleuvait, je me mettais en boule sur mon lit, et puis j’écoutais l’eau contre les vitres ; j’aime bien le bruit. Un peu space, un peu bizarre, à la limite du flippant.

Ou bien, je me mettais à mon bureau, sur la chaise que Papa m’a offerte quand il était allé en Italie, et je regardais dehors, par la fenêtre, quand il fait sombre parce que c’est le soir ou bien parce qu’il y a tellement de nuages que la lumière du soleil elle peut plus venir jusqu’à la terre, et je trouvais ça beau les gouttes de pluie dans la lumière orange du lampadaire, enfin orange presque jaune, comme les œufs que Maman elle met dans la salade, et même que Papa il lui dit que les œufs y sont pas bons, et Maman elle lui répond qu’il a qu’à aller se faire voir, ou bien elle l’embrasse en lui disant qu’elle fera attention la prochaine fois, ça dépend de son humeur.


Ce qui est bien, c’est qu’on voit que les gouttes qui passent devant l’ampoule du lampadaire, et les autres on les voit pas et on les entend pas (c’est bizarre, mais c’est vrai que ce qui est pas éclairé eh ben on l’entend pas) mais pourtant on sait qu’elles sont là et on les imagine ; enfin, sauf quand le lampadaire est cassé. Ça arrive parfois, que le lampadaire il soit cassé. Même, une fois, c’est mon lampadaire à moi qui a été cassé, je veux dire le lampadaire en face de ma chambre. Et même qu’il a plu ce soir-là. Et moi j’avais très peur, c’était quand j’étais petit et j’avais encore peur du noir, Maman m’a laissé aller à côté d’elle dans le lit des parents, je me suis bien coulé dans les draps et j’ai pu dormir tranquille, heureusement que Papa était parti en voyage pour son travail, parce que sinon y’aurait pas eu de place pour moi.



II.


Enfin, tout ça, c’est du passé. Putain, qu’est-ce que c’était naze la vie, avant. Moi, j’ai senti que la pluie était différente, quand ça a commencé, hier, vers midi ; j’étais au lycée. Personne n’a rien vu. Les adultes ont sorti leurs parapluies et les élèves sont allés sous le préau. Sauf moi. C’était évident pour moi.

Enfin, à la fois, si on ne m’avait pas prévenu, peut-être que je ne me serais aperçu de rien, moi non plus. Les gens sont tellement absorbés dans leur petite vie à eux qu’ils voient rien.

L’eau a monté : un mètre, deux mètres, dix mètres, les plus petits étaient noyés au bout de trois minutes, les plus grands ont tenu une demi-heure. Ils sont vraiment cons ! Ils seraient montés sur les toits, ils auraient déjà gagné deux heures, le temps de s’organiser, quoi. Mais il leur fallait continuer à s’agiter sur leurs petites pattes obèses, ne pas s’arrêter, à aucun prix.


Moi, je n’ai pas hésité une seconde. Le sous-marin atomique volant était prêt, je l’avais volé à la NASA une semaine plus tôt, il attendait sagement dans le garage. Je me suis dit qu’il fallait punir mon contact. Le punir de sa confiance aveugle.

D’accord, j’ai vingt sur vingt de moyenne, j’ai toujours aidé mon prochain, je suis fondamentalement bon et hypocrite, comme il aime. Mais quand même pas le seul humain à mériter sa confiance.

C’était moi qui devais prévenir au dernier moment ma petite amie — dommage qu’elle soit morte, elle, c’était une sacrée bombe — moi qui devais emporter un condensé de la vie terrestre. J’ai fait aucun des deux, parce que merde, à la fin !

Nan mais franchement, si on vous laisse le choix entre vivre pendant des semaines au milieu de montagnes de matière fécale — si si, c’est vrai, c’était écrit dans la clause 14.6 de Sa parole : « Tu garderas serrés contre toi les divers déchets de ton équipage pur et digne, afin de garder préserver le monde de ton Seigneur » — et devenir maître du monde, vous prenez quoi, comme option ?


J’ai couru à la maison — les surveillants c’est des nains au lycée, ils étaient déjà engloutis — je suis rentré dans l’appareil, et j’ai appuyé sur le gros bouton rouge : « Entamer l’immersion ».

Après, ça a été carrément mortel : j’ai fait trois fois le tour du monde en cinquante-trois minutes — ils ont pas lésiné sur les réacteurs, les Américains.



III.


L’eau s’étend à perte de vue, mais on ne la voit pas, ou qu’à peine ; il fait encore trop sombre pour différencier ciel et terre.

Des milliers de cadavres gisent à la surface, les uns sur les autres. Les humanités, déjà fortement réduites de leurs vivants, ont maintenant complètement disparu ; c’est l’image des corps, une image lisse et douce, qui prédomine.

Cet océan calme et tueur, ces morts, et le haut de la coque du sous-marin qui apparaît lentement, c’est un peu une œuvre d’art, en fait. De l’art moderne, trop moderne.

De l’art qui a le goût métallisé de futur.

La petite tête d’adolescent angélique s’échappe du monstre d’acier, et il voit, et il soupire lentement, et il se tue parce qu’il s’ennuie.


Ulysse Lojkine


 
Inscrivez-vous pour commenter cette nouvelle sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   widjet   
8/1/2009
 a trouvé ce texte 
Faible
Décidément, Noé inspire les oniriens. Mais à l'instar du texte de Colette, je n'ai pas accroché. C'est court, mais c'est pas toujours très clair. J'ai bien du mal à coréler les trois petits chapitres. Heureusement que le titre éclaire davantage.

La forme également n'est pas très convaincante. Comme colette, l'alternance du langage familier avec des adverbes ou des mots plus savants nuisent à la crédibilité et à la fluidité.

Pas glop.

Widjet

   Bidis   
8/1/2009
Autant la première partie m’a plu, avec la façon dont un enfant entend et regarde la pluie, autant je n’ai rien compris à ce qui suit – ce délire me semble gratuit et, du coup, les maladresses de l’écriture, qui collaient très bien au personnage de l’enfant, m’ont semblé lourdes.

   Anonyme   
8/1/2009
 a trouvé ce texte 
Moyen -
Désolée mais je viens compléter la trilogie du pas glop...
J'ai pas aimé.
Ni dans le style, que je trouve assez inadapté au récit, ni dans le fond dont je n'ai pas bien compris le but, ni dans la forme...
Bref, même si l'histoire en soi ne semble pas basée sur un mauvais pari, le résultat est loin en dessous de ce à quoi tu nous a habitués.
J'aime pas ça... quand je lis quelque chose qui me semble inaboutti, pas clair...
J'ai pas non plus senti le langage du petit, qui m'a semblé sur ou contre fait, je ne sais pas trop.
Phrasers parfois à la limite du bizarroïde, droles de reflexions... lo po tout compris Estelle...
Bref, Ululo, soit c'est trop court soit c'est trop long, mais y a clairement un trux qui cloche...
Désolée

   Claude   
8/1/2009
 a trouvé ce texte 
Moyen
Comme Bidis, j'ai beaucoup apprécié la première partie, mais malheureusement, le rythme est ensuite rompu et il devient moins aérien, moins accessible, et finalement, le lecteur a tendance à s'endormir un peu.

   guanaco   
8/1/2009
Pareil.
Un 1er paragraphe correct, presque poétique malgré des maladresses de style.
A partir du 2ème, pas accroché. Aucun repère.
Je pense réellement qu'il faudrait retravailler ce texte, les 5000 caractères lui ayant été fatal.

Merci
Guanaco

   dude   
8/1/2009
 a trouvé ce texte 
Faible
Déception ici aussi. Je n'ai pas bien saisi le lien entre les différentes parties. L'histoire n'est pas vraiment claire, il n'y a pas d'implication du lecteur et la chute téléphonée (le titre trop révélateur) donne dans l'effet facile et gratuit. Un effort de style malgré tout, avec une préférence pour le premier passage qui m' a plus intrigué que la suite.

   Anonyme   
9/1/2009
 a trouvé ce texte 
Faible
L'histoire est loin d'être claire. Le lien entre les paragraphes ne se fait pas facilement. Bref, le texte est vraiment très confus !
Déception donc.
Cent fois sur le métier...
On en est tous là.
Encouragements et merci
B

   Ephemere   
9/1/2009
 a trouvé ce texte 
Bien
J'allais trouver cela pas mal quand j'ai lu les commentaires... alors, j'ai changé d'avis ! Non, en fait j'ai relu. J'avais tout compris du premier coup sans avoir lu le titre, ce qui était mieux en fait.
Je n'aime pas trop le gosse qui parle mais aprécié le changement qui marque le passage à l'adolescence. Dès le numéro II, je me suis mis à sourire en lisant, m'attendant au pire et je n'ai pas été déçu. Ce sale gosse n'a pas résisté à la solitude ou peut-être voulait-il détruire cette humanité imbécile. J'aurais préféré que sa mort soit plus active, genre il ouvre la porte.
3° nouvelle du concours que je lis et enfin une histoire qui tient en 5000 mots.
Et moi ces trucs, ça me fait rêver.
FMR

   xuanvincent   
9/1/2009
 a trouvé ce texte 
Bien -
Pas mal de commentaires ont déjà été écrits.

Comme d'autres lecteurs, la première partie de cette nouvelle m'a plu. J'ai apprécié le personnage de ce garçon, que j'imagine très jeune et la place de la pluie, bien présente pour ce thème de concours.
Seuls quelques termes, évoquant au contraire plutôt ceux d'un adolescent que d'un enfant, m'ont un peu gênée pour la cohérence du personnage.

Ensuite, même si l'imagination de l'auteur m'a plu * et amusée, mon intérêt, à mesure que l'eau montait dans le récit, est allé en décroissant.
* Le recours au sous-marin pour fuir cette montée des eaux notamment m'a plu.

La fin, sombre après deux passages drôles, et qui paraît ne pas avoir été écrit par le narrateur du premier paragraphe (je vois à cause du langage enfantin un enfant de primaire au début du texte et au contraire plutôt un adulte vers la fin), ne m'a trop plu.

Toutefois, j'ai apprécié lire ce texte.
Bonne continuation à l'auteur !

   Menvussa   
9/1/2009
 a trouvé ce texte 
Faible
Désolé mais ça n'accroche pas du tout. La première partie n'apporte rien à la suite et pourtant ce n'est pas la moins bonne malgré le style et le choix de certains mots. La seconde partie n'offre pas grand intérêt, le déluge on a déjà donné, et il tombe (c'est le cas de le dire) comme un cheveu sur la soupe. Bien sûr il y a la contrainte des cinq mille caractères, mais tout de même.

   Jedediah   
11/1/2009
 a trouvé ce texte 
Moyen
Comme d'autres, j'ai aimé la première partie, puis j'ai complètement décroché dès la suivante...

Dommage, d'autant plus qu'il y avait de l'idée et que l'écriture, s'il n'y avait cette alternance de termes familiers et d'autres plus recherchés, était correcte.

Peut-être est-ce la longueur du texte qui a nuit à la clarté de l'ensemble...

   Xrys   
11/1/2009
 a trouvé ce texte 
Moyen -
La première partie était intéressante, intrigante même, malgré beaucoup de répétitions et un style assez hésitant. Mais après ça se gâte même beaucoup; c'est dommage d'ailleurs parce que NOE revisité c'aurait pu être sympa, là j'ai pas tout compris Désolée

   melonels   
12/1/2009
 a trouvé ce texte 
Très faible -
J'ai rarement eu un tel regard au premier sens du mot sur un texte. Je n'ai rien compris. Le texte est familier (parfois à la limite du vulgaire), se sont des paroles d'enfants qui n'apportent rien au récit. Ni queue ni tête, je voulais m'arrêter de lire avant la fin, mais je devais à l'auteur de finir son texte. Désolé.

   Nobello   
12/1/2009
Le début montre que tu as dû aimer "La vie devant soi". Je suis désolé d'avoir trouvé le reste insipide : j'ai eu le sentiment que tu as continué sans vraie motivation ce début laissé pour compte, et que tu n'as pas exercé l'adresse pour laquelle plaide ton écriture à faire coller les deux bouts de maniére convaincante.
En tant que lecteur, je me sens un peu floué de ressentir ce "manque d'intérêt" (réel ou supposé) de l'auteur pour le texte qu'il me propose...

   Faolan   
20/1/2009
 a trouvé ce texte 
Faible
Merci pour ce texte. Malheureusement, je n'ai pas aimé. Il y avait de l'idée pourtant mais je n'ai pas accroché au style. Bonne continuation !

   Nongag   
22/1/2009
 a trouvé ce texte 
Faible +
Ça commence plutôt bien avec le langage enfantin assez réussis mais ça dérape sérieusement au fur et à mesure de la lecture. Si bien qu'à la fin on n'y comprend rien... Sinon que ce Noé moderne se suicide par ennui!

Il est complètement fou ton personnage, non? Et c'est a lui que Dieu confie ce travail...!

Décidément, Dieu n'est plus ce qu'il était...! (-;

   Perjoal   
23/1/2009
La vue de l’enfant est superbe… l’inondation aurait du prendre la deuxième partie

   fisoag   
26/1/2009
 a trouvé ce texte 
Faible -
histoire tres confuse. Pas de fil directeur. Le language enfantin du début n'apporte rien à la nouvelle. Je n'ai pas aimé.

   Kaos   
26/1/2009
 a trouvé ce texte 
Très bien
Et bien je vais aller à rebours.

J'ai aimé cette nouvelle même si au premier abord elle est vraiment étrange.

En la relisant, puis en laissant décanter, je me suis dit que c'était peut être une façon de raconter la vie de Noé, et ce qu'il adviendrai s'il mourrait. Peut être ai je tort, mais qu'importe, cette explication me va et j'aime ce texte.

   Liry   
7/2/2009
 a trouvé ce texte 
Moyen +
J'ai apprécié ce texte malgré les maladresses. Je regrette le manque de repères surtout lorsque l'on passe de l'enfant de la première partie à l'adolescent des deux autres.

Sinon, j'ai bien aimé l'idée de ces trois époques qui se succèdent, l'enfance du héros, le jour de la montée des eaux et enfin son retour à la surface. Une histoire complète mais qui souffre sérieusement des 5000 caractères, nuisant à la fois au personnage et à l'histoire.

   David   
10/2/2009
 a trouvé ce texte 
Moyen -
Bonjour Ululo,

Ce n'est pas déplaisant à lire, mais ça ne rentre pas bien dans le tout petit format du concours à mon goût.

   Ariumette   
21/2/2009
D'abord félicitation d'avoir relevé le défi de ce concours !
Mon avis : Alors pour le coup l'adaptation de l'histoire de Noé est originale ! J'aime beaucoup l'idée de l'ado qui doit se taper une corvée divine ! Je suis moins emballée par le ton du premier paragraphe si enfantin... Je crois que tu aurais pu très bien faire passer les reminiscences de l'enfance avec un language de lycéen et pas d'enfant de 6 ans. De plus je suis un poil déçu par la chutte, trop brutalement amenée. Peut-être avec un changement de style, des phrases plus longues, tu aurais pu installer le sentiment d'ennui avant de le faire passer à l'acte.

Je ne note pas cause concours.

   solidane   
1/4/2009
 a trouvé ce texte 
Bien
Un commentaire un peu tardif, mais je n'ai su réagir à la première lecure, il y a maintenant longtemps. J'aime bien pour l'idée agréable du changement de ton à travers les âges. idée que j'aimerais réutiliser un jour. Pas de vulgaire plagia. Merci.

   calouet   
28/9/2009
 a trouvé ce texte 
Faible +
Une impression de "vite fait" classique dans un concours, et de "trop court", tout aussi classique quand c'est une des contraintes du concours. Disons que cette idée, qui est oprésentée ici de façon un peu brouillonne, mériterait peut-être un traitement plus adéquat. Plus long et soigné quoi...

"afin de garder préserver le monde de ton Seigneur" : le mot juste, alors, c'était garder ou préserver? ;)

Désolé de n'être pas plus enthousiaste, mais je préfère être franc. C'est dommage l'idée est sympa, et le premier paragraphe était prometteur.

 

Oniris Copyright © 2007-2010 | Oniris est une propriété de l'association « Oniris - AILA »  | Support Xoops  | Thème inspiré de 7dana.com |  référencement