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Réalisme/Historique
Val : Le puits [concours]
 Publié le 26/01/09  -  32 commentaires  -  5092 caractères  -  150 lectures    Autres textes du même auteur

Au cœur de la première guerre mondiale, deux femmes, deux sœurs, courageuses...


Le puits [concours]


Ce texte est une participation au concours nº 8 : Les brèves d'eau (informations sur ce concours).




- Je vais chercher de l’eau


En disant cela, Clara pose la main sous son ventre. Elle est enceinte de huit mois. Je lève la tête de l’épluchage des légumes pour la regarder. Les seaux sont sous l’évier, elle les attrape avec difficulté, en se tenant le côté. Ma petite sœur, douce, fragile, bientôt maman. J’ai la nostalgie de notre enfance, de nos certitudes innocentes de bonheur absolu.

Je me lève et lui prends les seaux, doucement


- Laisse, j’y vais.


Elle sourit, tristement. Je sais que la lettre qu’elle a reçue de Paul ne l’a, en rien, rassurée. Le savoir enterré vivant, à Verdun, au milieu des rats, de la boue et de l’eau, prive ma chère sœur de la force qu’il lui faudrait pour apprendre à devenir mère.


Nous habitons une maison, avec un jardin, une source et un puits. L’eau y est pure et abondante. Avec le petit potager et les poules, nous avons bien plus que la plupart des gens devant se contenter des tickets de rationnement.

Je coince le premier seau au crochet du puits et actionne la poulie. Je le regarde descendre, buter contre les parois et l’entends s’écraser dans un « floc » au fond.

Je remonte l’un après l’autre les deux seaux de vingt litres, cela me paraît presque insurmontable tellement j’ai le dos en bouillie, et les mains meurtries par le calibrage de 2500 obus de sept kilos chacun.


Chaque jour je soulève 17500 kilos de fonte à l’usine d’armement de la ville, et même si cela n’éteint pas le feu de haine qui brûle en moi, à cause de notre frère qui n’en reviendra pas, cela me donne le sentiment de participer à l’effort de guerre, de faire quelque chose pour eux, nos poilus, et pour lui, Paul, le mari de ma sœur, qui perd vie de jour en jour.


La nuit commence à tomber, l’automne va bientôt laisser place à l’hiver, et je n’ose pas imaginer ce que nos hommes vont encore endurer dans ces tranchées. J’ai froid. Le châle que maman m’avait tricoté avant d’être emportée par sa tristesse glisse sur mes épaules, mais je ne peux le rattraper à cause des seaux, pleins d’eau, que je tiens dans chaque main. L’escalier extérieur mène à la cuisine. Je le monte avec difficulté. Cette fatigue que je m’évertue à cacher à ma sœur, m’engourdit les muscles, les articulations, mais ce n’est rien à côté de ce qu’elle doit endurer, à chaque fois qu’elle sort de la maison. Tous ces regards compatissants, larmoyants, pour la pauvre petite enceinte dont le mari ne reviendra sans doute pas de la guerre.


Sur le palier, je pose mon fardeau pour ouvrir la porte. La cuisine est calme. Les légumes que j’avais commencé à éplucher sont toujours là, sur la table. Silence. J’appelle :


- Clara ?


Pas de réponse. Je ferme la porte derrière moi et pose les seaux sur l’évier. L’eau froide, m’éclabousse un peu le visage, et cette vaguelette imprévue me redonne du courage, l’énergie de mon désespoir secret. Je m’essuie d’un revers de manche, pressée de trouver ma petite sœur. Je la trouve dans le salon, allongée sur le sol, sa jupe est mouillée. Elle a perdu les eaux.


- Clara ! Clara !


J’essaye de lui faire reprendre connaissance en lui tapotant le visage, mais rien à faire. De l’eau ! me dis-je. Je me précipite dans la cuisine et trempe mon tablier dans l’eau du puits, puis revenant vers elle lui tamponne le visage en lui disant :


- Clara ! Clara ! ça va ?


Elle gémit, ouvre les yeux, reprend connaissance et me dit :


- Oh ma Camille ! tout s’est mis à tourner, que s’est-il passé ?


Tout en lui souriant je lui réponds :


- Je crois que le bébé est pressé d’arriver !


Clara, pâlotte, murmure :


- Mon dieu, qu’allons-nous faire ?

- Eh bien… mais, nous allons l’aider non ?

- Oui, c’est ça, dit-elle en souriant un peu, tu as raison, nous allons l’aider.


J’installe Clara sur son lit. Fais bouillir de l’eau. Elle pleure, pousse, et je vois son bébé arriver. Il crie très fort ce bébé, il est au moins aussi énervé que moi, sa tante, pour tout un tas de raisons que je comprends déjà.


Heureusement, madame Moulin, notre voisine sage-femme, m’a appris tous les gestes, au cas où, parce qu’elle s’est engagée au front pour soigner les blessés. Je coupe le cordon, désinfecte, maintiens avec une pince à linge et lave mon neveu.


Lorsque je lui glisse son fils dans les bras, elle me sourit comme elle ne l’a pas fait depuis longtemps, d’un sourire qui revient de loin, de cette souffrance contenue au quotidien pour ceux qu’on a perdu et que l’on perdra encore, de cette peine qui ne nous a pas laissées vaincues puisque l’on se sent enfin capable de reconstruire, un jour, bientôt, tout ce qu’elle a détruit en nous.


Serrant son enfant contre son cœur Clara me dit :


- J’ai soif !


J’attrape les deux seaux vides sur l’évier de mes mains calleuses, la regarde embrasser son bébé, et lui réponds en souriant derrière mes larmes :


- Je vais chercher de l’eau.



 
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   Filipo   
26/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
L'atmosphère de ce texte est plutôt bien rendue. Les poilus qui "perdent vie de jour en jour", et l'espoir symbolisé par une naissance (le thème se retrouve dans "la perte des eaux", la délivrance, je suppose !).

Le style, simple et fluide, cadre bien avec ce qu'on s'imagine des personnages. L'auteur est, comme nous, très admirative du courage de ces femmes...

Une broutille, peut-être : pourquoi préciser au kilogramme prêt (17500 Kg) le poids de fonte qu'elle remue ("plus de 15 tonnes" serait mieux passé à la lecture). Idem pour le nombre d'obus...

Une lecture bien agréable !
Merci.

   Anonyme   
26/1/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Que d'émotions dans ce texte, quelle détresse puis quels espoirs exprimés... et fort bien ma fois...

Une nouvelle piste, non encore explorée aussi... Edith, pour le rhum de Val qui lui encombre plus que le nez: la piste de l'eau utilisée pour la naissance, les eaux de l'enfantement, c'était pas encore fait dans le concours... (lol Is, un rien moqueur)

Bravo Val, très réussie ta nouvelle. Tout y est, le climat, les descriptions à la fois simple et précise, les sentiments...

Good job, verry good

   Anonyme   
26/1/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Superbe d'émotions contenues, de tristesse et d'espoir
Merci beaucoup pour ce moment.
Xrys

   widjet   
26/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Je savais que Val était une personne sensible, mais j'ignorais qu'elle pouvait faire preuve d'une si jolie retenue. Bien fait, pour moi ! Ici, point de fureur, c'est assez délicat et le final n'en fait pas trop. Quelques détails dispensables, une écriture correct, sans plus, mais rien de très facheux qui n'ont empêché en rien ma lecture. Pour une nouvelle de "commande", Val s'en sort plutôt bien et signe à ce jour, son texte le plus maîtrisé. Merci.

Widjet

   Alexandre   
26/1/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une belle histoire qui rend hommage à ces femmes de 14-18 dont on parle trop peu et qui ont pourtant porté avec courage et abnégation une lourde croix durant ces années noires.
Quant au thème des eaux de naissance, il fallait oser, ce qui a été fait avec brio. Alexandre

   Ephemere   
26/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour, cette journée presque comme les autres, est bien racontée. Ce qui me géne, c'est le fil de l'histoire, ce que l'auteure a voulu nous dire. Cela me semble trop dilué, l'histoire parle d'un peu de tout sans insister sur rien ; un problème d'unité. L'eau de la naissance et l'eau du puits sont côte à côte sans lien évident sauf "lui tamponne le visage" et "J’ai soif".
Sinon, à part la faute à puits (lol), "pour ceux qu’on a perdu", y aurait pas un "s" à perdu ?
Lecture sympa FMR

   clementine   
26/1/2009
L'histoire parle de guerre, d'absence, de séparation, d'amour, de courage, de douleur et d'espoir.
L'histoire parle de femmes.
L'histoire parle de VIE et de son berceau: l'EAU!
L'eau est le lien, l'eau est la source.
Le tout avec délicatesse et retenue.
J'ai eu l'image de ma grand-mère maternelle que je n'ai pas connu et qui a véçu cela.
Merci Val pour ce morceau d'histoire à la faveur d'un concours ( ou comment dépasser un concours)
Clem.

   Flupke   
26/1/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour Val,
Chouette nouvelle. Un peu d’espoir dans la grisaille.
Bien écrit, et très agréable à lire (du chipotage : le seul point à critiquer est la répétition, au moins 3 fois, Verdun frère et beau-frère n’en reviendront peut-être pas. Une ou 2 fois auraient suffi de mon point de vue subjectif).
Amicalement, Flupke

   victhis0   
26/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
pas mal...Si ça t'intéresse, il y a un bouquin formidable d'Alice Ferney qui s'intitule "Dans la guerre" et qui traite de la guerre de 14 vue du point de vue des femmes.
Beau texte, sensible, retenu et juste : on s'y croirait. Petit regret sur l'évacuation totale sur l'acouchement à proprement parlé.

   Bidis   
26/1/2009
Cette nouvelle nous plonge dans une époque lointaine et difficile. C’est un texte agréable à lire, comme il a été dit déjà.

   Nongag   
26/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Une histoire racontée simplement, sans en faire trop, c'est déjà bien. Une écriture sage mais assez juste même si elle ne réussit pas à faire passer autant d'émotion qu'elle le tentait. C'est probablement la contrainte des 5000 caractères qui frappe encore: j'ai trouvé l'épisode de l'accouchement moins réussi, un peu trop rapide...

Un bel effort, une lecture agréable.

   jensairien   
26/1/2009
sans être fracassante, cette nouvelle est une des plus sympathique du concours. Mais elle est si légère, elle effleure à peine les choses et c'est un peu dommage. Ça manque à mon gout de profondeur, ou alors c'est seulement de la retenue.
Le thème de l'eau est ici exploité avec pas mal de finesse.

   Anonyme   
26/1/2009
 a aimé ce texte 
Passionnément
Déjà bravo pour les précisions historiques! Tu t'es documentée où?

Sinon c'est une belle histoire de vie en temps de mort. J'apprécie le lien entre l'eau de la délivrance (au sens accouchement) et l'eau quotidienne.

C'est sobre, efficace, plaisant.

De loin le texte qui m'a le plus emballé depuis le début.

   Cyberalx   
27/1/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est ce genre de textes que tu dois écrire, Val.
De l'ordinaire perdu au milieu de l'incroyable.

Je suis d'accord avec certains commentateurs pour les répétitions qui sont dommageables à un texte court, mais pour ce qui est de l'effleurement, non.

C'est une écriture délicate, de petites touches pastel qui forment un tout, mais il y a plus, c'est ce que l'auteure essaye de faire deviner au lecteur.

J'aime aussi les petites anecdotes documentaire instillées ça et là dans le texte.

C'est un texte très fin, un thème rabâché vu de façon originale, j'ai beaucoup aimé.

   Claude   
27/1/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup l'ambiance feutrée et délicate. Chaque détail, chaque mot contribue à lui donner plus de consistance, et malgré cette atmosphère de guerre, de misère et de fatigue, rien n'est pesant, au contraire, jusqu'à cette fin qui regorge d'espoir.

   Malka   
27/1/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Des gouttelettes d’eau parsèment ton texte. Le thème est présent à petites touches, discrètes mais essentielles. Un texte émouvant, mais tout en douceur, sans tomber dans l’excès.
Le style est fluide. L’espoir de la naissance efface quelques temps les souffrances de la guerre : tu retranscris bien la magie de l’instant. Merci pour cette lecture.

   marogne   
27/1/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Quel piège ! Val devrait avoir honte de nous piéger de la sorte. Comment commenter sainement, objectivement, quand on a du mal à arrêter une petite larme ?

Et cette petite larme – oh c’était facile, hein ? – aide à oublier les petites imperfections du texte…

Beaucoup de pudeur, de sentiments dans cette histoire ; Je ne sais pas si l’eau y a un rôle particulier, mais cette sœur, elle, est vraiment l’héroïne. Et puis cette réplique finale : sublime.

Bravo

   Menvussa   
27/1/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un très beau texte, presque dommage qu'il soit écrit pour un concours, beaucoup de mots qui font penser à l'eau toujours présente, l'eau des bourbiers de Verdun, l'eau de la délivrance, l'eau de la vie.

   craone   
28/1/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Val,

Waow, en quelques mots on tombe dans l'ambiance et on y reste jusqu'au bout.
Réussir à nous raconter cette journée en 5000 carractères, chapeau.

craone

ps : tu as 111 ans ?

   Faolan   
28/1/2009
Très beau texte. Merci !

   guanaco   
1/2/2009
Tout ou presque a déjà été dit sur cette jolie et émouvante tranche de vie.
A part les petits détails relevés par les autres, l'écriture reste au service du texte et lui donne sa dimension: humaine.
Contraintes parfaitement respectées.
Deux petits bémols en ce qui me concerne:
- la phrase parlant de la sage-femme n'apporte rien au texte à mon avis. L'action aurait pu gagner en émotion avec un accouchement improvisé qui aurait magnifié la relation entre les 2 soeurs.
- "- Oui, c’est ça, dit-elle en souriant un peu, tu as raison, nous allons l’aider": je pense que cette réplique est inutile, une simple description d'un échange de regards complices et approbateurs aurait été plus parlant.

Un très beau texte quoi qu'il en soit!
Merci
Guanaco
PS: moi j'aurais fait mourir la soeur à l'accouchement... dans le genre sadique, non? LOL

   melonels   
3/2/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un beau texte qui ne méritait pas de faire partie de ce concours, à mon sens tu as gâché ton histoire en te restreignant à 5000 caractères. L'écriture est belle, la sensibilité est là, on se plonge dans le décor, mais 5000 caractères pour ton texte c'est bien trop court.

   estelane   
9/2/2009
Je partage ! très beau texte !
Beaucoup de sensibilité, de gratitude et d'espoir.
Merci Val

   Anonyme   
10/2/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un texte qui sonne juste. Et qui rappelle aux oublieux le rôle de ces femmes, seules pour gérer le quotidien du foyer, et qui ont répondu massivement dès 1914 à l'effort de guerre.

   David   
12/2/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Val,

Une très belle histoire, une simplicité très maitrisée par rapport au concours, pour un récit subtil dans le rôle qu'il donne à l'eau, bravo !

   Anonyme   
17/2/2009
Tout a fait Melonels. Tu as tout dit.
Merci Val.

   Ariumette   
22/2/2009
D'abord félicitation d'avoir relevé le défi de ce concours !
Mon avis : On rentre immédiiatement dans cette histoire. On s'imagine les deux soeurs... on les voit. Merci pour cet instantané ! Juste une chose là :"mais je ne peux le rattraper à cause des seaux, pleins d’eau, que je tiens dans chaque main", perso j'aurais coupé la phrase à "à cause des seaux." La fin alourdie et est inutile pour moi, l'eau est déjà bien assez présente dans le récit !

Pas de note cause concours

   colibam   
29/4/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un texte clair-obscur sur une tranche de vie, de l'autre côté des tranchées.

L'écriture est simple mais juste et les sentiments bien retranscrits.

   calouet   
22/5/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je n'étais pas parmi vous pour ce concours, mais je crois qu'il va me falloir trouver un peu de temps supplémentaire pur lire quelques unes de ces brèves d'eau..

Ce texte de Val est assez fidèle à ce que j'avais déjà lu d'elle : c'est à la fois simple et généreux. Pas grand chose à ajouter qui n'ait pas déjà été dit (Notamment le petit bémol des données chiffrées)...

   Cortese   
11/1/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bon, j'aime moins que la fille dans les escaliers... En même temps, c'est pas comparable.
Toujours assez bien écrit, mais il y a quelques chose qui coince avec cette espèce mélancolie lourde. Je sais pas... on n'y croit pas... L'histoire est pourtant triste et belle, tout ce qu'il faut pour la mélancolie, mais il manque quelque chose, mais je ne sais pas quoi.
Bon je dirai ce qu'il y a en trop : l'accouchement si facile, les "ma chère sœur" etc... et la phrase de la fin, qui me parle pas du tout "Lorsque je lui glisse son fils dans les bras, elle me sourit comme elle ne l’a pas fait depuis longtemps, d’un sourire qui revient de loin, de cette souffrance contenue au quotidien pour ceux qu’on a perdu et que l’on perdra encore, de cette peine qui ne nous a pas laissées vaincues puisque l’on se sent enfin capable de reconstruire, un jour, bientôt, tout ce qu’elle a détruit en nous." Trop longue, trop chargée, peut-être pas assez travaillée.
Bref, pas convaincue. A bientôt pour une autre lecture !

   Mistinguette   
10/2/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un goût de trop peu pour ce très beau texte qui réussit sa plongée dans cette période si sombre de l’histoire. L’émotion est fort bien retranscrite. Quel dommage que le nombre de caractères soit limité à 5000.
Bravo et merci pour cette lecture

   Anonyme   
25/4/2010
Nous sommes en ville. Un étage, un salon, plusieurs pièces donc ; et un jardin où prendre le frais, l'été. Une petit maison bourgeoise même si elle n'est pas équipée en canalisations pour acheminer l'eau. Les femmes qui y vivent évoluent dans un certain confort, ce qui n'empêche pas que l'une d'elles - dont le langage n'a rien de familier - aie consenti à devenir ouvrière dans une usine de munitions, ce qui constitue, en soi, une forme d'engagement dans le conflit, comme elle le suggère. Ca, c'est bien vu.
Je regrette l'évocation de Verdun. On aurait pu parler d'autres champs de bataille meurtriers, de la Marne, de la Somme, de Craonne etc. Dans ce genre de récits, Verdun a tendance à agir trop comme un cliché.
Un peu trop d'insistance, pour moi, sur l'assurance que leurs hommes n'en reviendront pas. Si les femmes n'ont plus d'espoir, que leur reste-t-il pour continuer de supporter l'angoisse et l'absence ?


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