Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Sentimental/Romanesque
vb : L'enfer [concours]
 Publié le 16/09/17  -  18 commentaires  -  5664 caractères  -  123 lectures    Autres textes du même auteur

Une dissertation s'écrit, mot à mot, dans une classe de collège*. Son sujet : l'enfer !


L'enfer [concours]


Ce texte est une participation au concours n°22 : Inversons-nous !

(informations sur ce concours).




« L’enfer, c’est les autres. »

Un sujet pareil, c’est bien son genre. Il écrit le titre au tableau vert, prend son air bonhomme, puis s’assied, le sourire lunaire. Maintenant, il ne se soucie plus de nous. Il penche son front sur les copies qu’il corrige, nous présente sa calvitie, ronde et brillante, cerclée de boucles grises.

La salle de dessin est une vaste halle meublée de tables plates, au bois tendre torturé au couteau, encoché de graffiti. Je me concentre sur la page blanche, une page brute, un papier brouillon au grain épais, aux lignes beiges. Mes coudes nus se râpent à la nervure des planches. Lentement, imperceptiblement se courbe mon échine. Mon front se pose sur la rondeur de mes poignets. Mes yeux se fixent sur la feuille vide comme sur les stéréogrammes du cours de bio, comme si, par un effort de focalisation binoculaire, mon texte, d’un coup, surgirait de la structure granulée.

« L’enfer, c’est les autres. »

Je dois écrire au présent ; le narrateur, être un garçon. Mon voisin, Max, à l’autre bout de la table, sue. Sa transpiration perle le long de vagues favoris. Chez lui, le narrateur, ce doit être une fille. À en juger à la cour qu’il a faite à Juliette, ce printemps, en l’invitant au restaurant, pour lui non plus, se placer dans la peau de l’autre sexe ne doit guère être une tâche bien aisée.

Derrière le professeur, derrière la bosse de son dos pénètre, par les fenêtres, la lumière du matin, oblique, dans la poussière de craie. Au-delà s’étendent la Meuse, les carrières, la gare de dépôt et le pont des Allemands, qui projette ses angles monstrueux par-dessus la vallée. Quand on s’approche des fenêtres, la vue plonge sur les massifs de sureaux et la cour de l’école.

« L’enfer, c’est les autres. »

Assise sur le muret, à l’ombre des sureaux, je les vois, les autres, par exemple Max, qui arpente avec Victor la longueur de la cour. Je l’observe discourir. Mal dans sa peau, flasque, sans élan, il croit se donner un genre en prétendant s’y connaître en tout. Victor, ce que dit Max, ça ne l’intéresse pas ; mais, lui, Max, il ne s’en rend pas compte et meuble de sophismes une conversation creuse. Juliette, à côté de moi, sur le muret, s’éventant d’une fleur, me parle d’amies communes, porte un jugement sur une telle, sur ses goûts vestimentaires. Qu’aurais-je fait à sa place si Max m’avait proposé d’aller avec lui au restaurant ? Aurais-je refusé ? L’aurais-je moi aussi claironné sur les toits ? Me serais-je, comme elle, posée en fille adulée qui a le choix du chevalier servant ? Juliette collectionne les aventures. Elle prend les plus beaux, les plus mûrs et humilie les autres. C’est ma meilleure amie.

Max et Victor font leurs cent pas dans le soleil de juin. Je vois bien qu’ils ne vont pas ensemble. Victor fait de l’escrime parce que son père porte un petit « de » au début de son nom. Timide, il rougit telle une pivoine à la moindre occasion, comme lorsque Juliette lui a susurré un mot salace un matin, au beau milieu du cours de latin.

« L’enfer, c’est les autres. »

Le maître se lève. Il passe entre les bancs, avec son sourire pâle, ses allures de jésuite. Je sais ce qu’il veut que je dise : que cela n’est pas vrai, que l’enfer ce n’est pas les autres, que, le bonheur, on le trouve chez autrui, que, les autres, quoiqu’on en pense, à bien y réfléchir, eh bien, mesdames, messieurs, c’est le paradis. Tu parles !

Je commence à rédiger, à couvrir le papier écru de longues lignes au crayon. Le regard du professeur glisse sur l’ébauche de mon texte. Je le sens, un instant, se figer dans ma nuque. Je réajuste l’échancrure du tee-shirt. Il continue sa ronde, et, d’un pas lent, se dirige vers Max. Je dois me concentrer, ne pas me laisser distraire par les graffiti obscènes. Me mettre à la place de Max, ce n’est pas facile, ça me torture. L’air s’appauvrit d’oxygène, se vicie de carbone. Tenter d’employer ses formules ampoulées, capter le surdimensionnement de son ego. L’odeur du travail m’étouffe. Se placer en victime, reporter sur les autres les causes de sa solitude. Le professeur pointe un doigt cagneux sur le texte de Max, prononce un mot inaudible de son un air doucereux, puis, calmement, fier de lui, s’éloigne, poursuivant sa tournée, dans un relent de méthane. Max s’énerve, se racle le gosier et déchire sa copie.

Il me faut m’appliquer, compter les pas qu’il fait avec Victor dans la cour, lui laisser tendre vers les cieux un doigt pédant, peindre le regard oblique qu’il porte sur Juliette lorsqu’il effleure l’ombre du sureau. Ne pas oublier de dire « je » quand je parle en son nom.

Et moi ? Moi qui recroise les jambes l’une sur l’autre, qui mets en évidence l’usure du jean tout en restant discrète. Il passe à côté du muret sans me voir. Max m’ignore. Je suis comme une anguille, lisse et fluide, une volute supplémentaire dans les remous d’un torrent, insaisissable dans le sillage tourmenté que crée Juliette dans le fleuve de la vie. Les suivistes de mon genre ont fort peu d’existence ; mais sans doute, malgré tout, me voit-il dans le paysage, sans doute a-t-il perçu les sourires suffisants que j’émets quand Juliette mortifie l’orgueil d’un garçon, d’une fille. Vexé par la remarque du maître, Max fait table rase, recommence à zéro. Peut-être que, pour lui, entre autres, l’enfer, c’est moi.



* Collège : en Belgique, le collège est un établissement d'enseignement secondaire couvrant les six années d'études secondaires.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette nouvelle sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Donaldo75   
7/8/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
(Lu et commenté en EL)

Bonjour,

Voici une récit court qui m'a tenu en haleine, alors qu'il ne se passe rien et que ce n'est pas le but de cette histoire. La narratrice nous fait vivre ce moment unique qu'est l'adolescence, avec une sorte de cinéma intérieur du genre "Nouvelle Vague" où elle est la voix-off et les autres les personnages.

C'est réussi, parce que le style le permet, assez riche pour rester littéraire, comme dans un film de François Truffaut, pas trop ampoulé pour demeurer crédible.

Bravo !

   placebo   
10/8/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Mitigé sur le texte.

Je trouve intéressante l'idée de renverser la contrainte du concours, c'est à la fois un clin d'œil et une pirouette. Mais ici, on n'a pas le résultat du cheminement intellectuel pour que cette narratrice se mette à la place de Max, juste la difficulté qu'elle éprouve puis certains traits pour le décrire.

Un peu perdu sur le contexte aussi : l'incipit annonce le collège. Mais le texte parle aussi de maître, je suppose pour ne pas répéter professeur, mais maître est un mot que j'associe à l'école primaire. De plus, inviter une fille au restaurant au collège, ça doit exister mais je n'en ai jamais entendu parler, ça entretient un flou sur leurs âges.

Perdu aussi quand la narratrice passe d'une description de la scène à celle d'un souvenir, avec "assise sur un muret", j'ai dû relire.

Puis le texte se renforce, explore les sujets évoqués, j'apprécie davantage. L'écriture est fluide, les descriptions visuelles.

Bonne continuation,
placebo

   wancyrs   
10/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut à vous !

Texte court mais efficace ! D'ailleurs, plus ou moins n'aurait pas fait l'effet que j'ai ressenti. Une mise en abîme réussie, selon moi. Si l'auteur est un homme qui écrit au féminin en essayant de se mettre à la place d'un homme, je trouve cela drôlement fortiche !

J'aime beaucoup la justesse de vos descriptions, le subtil de vos pensées accusatrices qui taxant le monde des autres d'enfer a quand même l'honnêteté de comprendre qu'elles peuvent être l'enfer pour les autres... Défi doublement relevé pour vous ! Merci.

   Bidis   
16/9/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Pour moi, le sujet imposé ("L'enfer c'est les autres") n'est pas bien traité, voire pas traité du tout. Pour l'exercice, si l'auteur est du sexe masculin, c'est très subtilement réalisé. Sinon... Et je trouve l'écriture un peu maladroite par moments.
Deux remarques :
- « Un sujet pareil, c’est bien son genre. » : je trouve l’entrée en matière un peu maladroitement dite. J’aurais préféré : « Donner un sujet pareil, c’est bien son genre », parce que sinon on accorde d’instinct et d’abord l’adjectif possessif (ici « son ») au sujet qui précède (ici « sujet ») et ce n’est que parce que c’est impossible que l’on rectifie d'emblée.
- « Se placer en victime, reporter sur les autres les causes de sa solitude. » : il y a là une pensée intéressante à développer. Mais elle ne l'a guère été et ne le sera pas davantage par la suite.

   Jano   
13/8/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
C'est beaucoup trop bien écrit pour que l'on puisse croire une seconde que celui qui raconte est un collégien. Une regrettable absence de cohérence qui fiche tout le texte par terre. Comment penser qu'un jeune de quatorze, ou quinze ans maximum, puisse s'exprimer ainsi ? « meuble de sophismes une conversation creuse / ses allures de jésuite / surdimensionne­ment de son ego ».
De la même façon, vous en connaissez beaucoup de collégiens qui s'invitent au restaurant ?
Peut-être que je n'ai pas compris le contexte mais alors ce n'est vraiment pas clair. En tous cas ce décalage que je perçois me gêne, m'empêche d'adhérer à un texte qui ne m'apparait pas crédible dans sa formulation. Par ailleurs le mélange des genres me semble survolé, pas bien pigé pourquoi Max considérerait la narratrice comme son enfer.

« au bois tendre torturé au couteau » Au couteau, dans un collège, je ne pense pas ! Je me rappelle bien m'y être employé, comme mes camarades, à la pointe de compas ou à l'aide de ciseaux.

   Tadiou   
14/8/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
(Lu et commenté en EL)

Reporter la consigne du concours Oniris dans une épreuve scolaire, choisir de se mettre carrément à la place d’un camarade(Max) dans son écrit, me semble un peu tordu et artificiel, une espèce de défi gratuit. Si la personne (le « je ») qui rédige en classe sa dissertation scolaire se met à la place d’un garçon, c’est que c’est une fille. Avec la consigne Oniris, nous avons donc ici un auteur (masculin). Heureusement que nous n’avons pas eu droit à la dissertation scolaire « L’enfer c’est les autres » rédigée par un « je » qui représente Max et écrite par un vrai auteur onirien!!!

Il y a de réelles recherches d’écriture limpide. Mais certaines phrases me semblent quand même emberlificotées (pédantes ?) comme : « Mes yeux se fixent sur la feuille vide comme sur les stéréogrammes du cours de bio, comme si, par un effort de focalisation binoculaire, mon texte, d’un coup, surgirait de la structure granulée. »

D’intéressants embryons d’analyses des relations entre ados.

Mais la notion « d’enfer » me semble bien évitée… (A part, à la fin, «Peut-être que, pour lui, entre autres, l’enfer, c’est moi. »).

Au total, il me semble que l’ idée préliminaire, séduisante sur le plan théorique/ intellectuel, entraîne un enchevêtrement peu fécond ici. J’allais écrire : « Pourquoi faire simple si on peut faire compliqué ?»

A l’arrivée le résultat, à mon avis, n’est pas à la hauteur de l’ambition.

J’ai relevé deux maladresses :
« L’odeur du travail m’étouffe »
« poursuivant sa tournée, dans un relent de méthane. » (quel méthane ?)

Tadiou

   plumette   
15/8/2017
 a aimé ce texte 
Bien
il y a dans ce textre original, que j'ai lu avec plaisir pour la langue qu'il déploit, une mise en abyme. le je est une fille ( donc l'auteur est un garçon si la consigne du concours a bien été respectée) qui est censé plancher sur un sujet de dissertation qui est exactement le thème de notre concours.

j'ai bien aimé les descriptions des différents personnages: surtout le professeur et Max qui sont les plus typés et j'ai bien aimé aussi cet effort de la jeune fille du texte pour se glisser dans la peau de ce Max, mal dans sa peau.

il y a un peu beaucoup de personnages sur un texte aussi court!

je pense que l'auteur aurait pu aller encore plus loin dans ce registre de l'identification à l'autre.

Plumette

   Acratopege   
18/8/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
L'idée du sujet littéraire pour ados est séduisante, mais je n'ai pas marché dans votre histoire. A cause du style, sans doute, trop riche en virgules qui cassent le rythme, trop cahotant. Je préfère davantage de fluidité, surtout quand il s'agit d'une narratrice qui se laisse aller, pour composer son texte, à une sorte de rêverie érotique voilée.
Et puis le thème de "l'enfer c'est les autres" me semble traité de manière trop évanescente pour que le message porte. L'enfer, que diable, c'est autre chose que des doutes adolescents!
Un bon point, donc, pour la mise en abyme, même si elle est maladroite, mais votre nouvelle mérite à mon avis d'être retravaillée pour lui donner plus de vigueur, de souplesse et de relief.

   PierrickBatello   
19/8/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Lu et commenté en EL

Cela sent la réflexion adolescente mais qui ne cadre pas avec un vocabulaire trop élaboré. Cela ne décolle jamais, tourne en rond et au final, on s'ennuie. Je n'ai pas compris en quoi les autres étaient l'enfer. Les rapports classiques d'amourettes adolescentes évoquées ici sont bien banals.

Au collège, on s'invite au resto? A quelle époque?

   Thimul   
16/9/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Idée de nouvelle très intéressante mais qui pour moi tombe à côté du fait du vocabulaire employé qui ne correspond pas du tout à celui d'une adolescente.
Ce qui fait qqu'on survole cette histoire sans y entrer complètement.
La fin sauve le tout.
Très dommage parce qu'avec une écriture "ado" cette nouvelle aurait eu une certaine force.

   vendularge   
18/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

J'ai quant à moi beaucoup aimé ce texte, d'abord pour son écriture maîtrisée, vive et dense; ensuite pour le parti pris qui consiste à brouiller un peu les cartes du concours. J'aime beaucoup ce procédé. Quant au langage, je viens de voir que c'est une dissertation collège dans l'incipit (je ne l'avais pas lu), bien sûr, les sorties resto et la fille qui collectionne les aventures, ça trompe un peu le lecteur, je pensais plutôt à une terminale philo. Bref, en effet un petit souci de cohérence dans le récit. Bon, il y avait une note en bas de page..ok, c'est beaucoup plus cohérent...merci
merci

   hersen   
18/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai vraiment regretté un décalage trop gênant, je ne me sens pas au collège, plutôt au lycée. Donc cela crée un déséquilibre, notamment dans le développement de la personnalité.
l'enfer, si quand on est ado pourrait bien être les petits tracas amoureux, n'est cependant pas développé avec assez de force. Un enfer, c'est un enfer, pas une promenade parmi les gentils. Il fallait, à mon sens, y mettre plus de conviction.

Au fond, j'ai vraiment l'impression que ce texte, libéré des contraintes du concours, pourrait aboutir à un texte très intéressant.

Edit : je relève un peu ma note après avoir lu la note en bas de page concernant le collège en Belgique.

   GillesP   
8/10/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Suite à la note de bas de page, que je viens à peine de découvrir, un peu tard, j'en conviens, je modifie mon commentaire. Lorsqu'on comprend le sens du mot en Belgique, l'ensemble devient beaucoup plus cohérent. Certaines de mes anciennes remarques n'ont donc plus lieu d'être. En revanche, je maintiens les deux suivantes:
- Le personnage du professeur est construit autour d'une accumulation de clichés qui n'existent plus depuis bien longtemps. Heureusement que la règle sur les doigts a été épargnée au lecteur.
- Parler de "maître" fait penser à l'école primaire et non au collège.

Par ailleurs, je trouve le style un peu ampoulé par moments, come si l'auteur voulait dire au lecteur, de façon un peu pesante: regardez comme j'écris bien!

   Alcirion   
17/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Intéressé par la belle écriture de ce texte qui réussit à poser plusieurs personnages crédibles en peu de mots.

Je regrette seulement que le thème soit traité en pirouette par une chute qui laisse un peu sur sa faim.

Une histoire agréable qui fait écho à des souvenirs d'école dont tout un chacun a gardé un petit quelque chose.

   Cat   
17/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un enfer gentil, où les autres sont plongés aussi. Celui de l’adolescence et des émois de cour d’école, au goût d’encre amère.

Si la narratrice est un auteur masculin, je lui trouve beaucoup de finesse dans les ressentis. Sa poésie endentelle la narration avec de touchantes et sensibles réflexions.

Bien sûr, il y a des invraisemblances, ou du moins des incohérences quant aux détails qui ne coïncident pas avec la période décrite (le resto, la disserte, etc… ). La chute n’est pas vraiment claire, non plus.

Cependant j’ai bien aimé me balader dans l’atmosphère qui se dégage de cette écriture agréable.

Merci

Cat

   marimay   
17/9/2017
Une note de bas de page a été ajoutée pour l'emploi du mot collège en Belgique.

   vb   
6/10/2017
Passez svp faire un petit tour! Qu'on papote un peu!

http://www.oniris.be/forum/a-propos-de-l-enfer-t24689s0.html#forumpost330639

   Ananas   
17/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour vb,

j'ai apprécié vous lire, je trouve que votre style est agréable, fluide, et que vous usez de la narration de façon assez subtile dans le cadre du concours (même si en grande vilaine que je suis je n'ai pas résisté à lire votre forum avant de vous commenter, merci d'ailleurs, vraiment).
Je trouve d'ailleurs que le fait du champ lexical choisi n'est pas incorrect ou décalé, je connais beaucoup de gens dont l'expression était meilleure à l'école qu'à l'âge adulte. Je crois pas au langage ado, je crois que les réflexions du narrateur peuvent l'être par contre, et en ça je trouve que vous avez bien géré, autant la narration au féminin que le contexte (belge de surcroît).

L'histoire m'a parue bien menée, même si j'aurais voulu plus. Plus d'introspection-inception dans l'ami et son égo, j'aurais aimé plus de développement de l'empathie de la demoiselle.

Sinon, je pense que vous n'avez pas du arriver loin du trio de tête, parce que vous faites partie de mes textes préférés pour ce concours.

Je vous remercie pour le partage, et vous dis au plaisir de vous relire !


Oniris Copyright © 2007-2017