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Policier/Noir/Thriller
vendularge : Le jeu des mille bornes
 Publié le 03/11/17  -  14 commentaires  -  5973 caractères  -  81 lectures    Autres textes du même auteur

Et si rien n’est à comprendre, pourquoi le partager ?


Le jeu des mille bornes


– Bonjour madame, veuillez descendre du véhicule, s’il vous plaît.


J’ai toujours eu un sentiment de crainte à la vue de l’uniforme, de l’autorité qui vous toise avec l’air indéfinissable de l’iceberg bleuté détaché de la banquise. Je m’exécute avec la célérité du rampant, saisissant rapidement mon portefeuille dans la besace qui me sert de sac. Tout en me félicitant de l’habileté de mes mains aveugles, je tente un regard franc vers l’homme glaçon et lui tend les papiers du véhicule.


– Votre permis de conduire, s’il vous plaît. La date du contrôle technique est dépassée de deux jours. Vous savez que je peux l’immobiliser maintenant, vous donner une autorisation provisoire de circuler et que la contravention s’élève à 135 euros pour le propriétaire ?

– Non.


Je ne souhaite pas engager la conversation, en d’autres temps j’aurais tenté un sourire apeuré, une larme discrète mais là, ce n’est pas le moment de jouer les victimes fragiles, je suis pressée. Surpris par l’épure, l’agent fait le tour de la voiture à la recherche d’une autre infraction règlementaire et n’en trouve aucune. Il me laisse circuler.


Je replace mes oreillettes et je monte le son. Des quatre saisons de Vivaldi, je n’aime que l’été, je peux l’écouter en boucle quand je conduis. Quelque chose du déchaînement des éléments me fait planer, j’ai l’impression que je me recharge comme une enveloppe au contenu variable. Rien d’autre que cette force inouïe et brutale de l’orage. Bien entendu, je me cache. L’époque n’est pas aux classiques, elle est au bruit de fond, aux redites ennuyeuses, au creux qui se veut signifiant. Si je m’arrêtais à un feu avec ça dans la caisse, j’aurais droit à des regards en coin comme un vieux tableau au milieu des galeries Lafayette.

Et si rien n’est à comprendre, pourquoi le partager ?


Mon estomac m’envoie des signaux d’alarme, je décroche du shoot musical, je dois faire le plein d’aliments. La nuit est tombée depuis un petit moment quand j’arrive à « Sounne » que je ne connais pas et où je ne reviendrai jamais. Après 19 heures, les commerces ferment, les villageois se rentrent et si j’ai de la chance, un petit resto devrait ameuter le chaland de ses enluminures. Bingo ! « Le coin de table » clignote en vert et rouge, je me gare, j’attends quelques minutes pour respirer le silence particulier des villages de campagne. Si ce n’était ce bruit à l’arrière, le moment serait parfait.

Le plat du jour est servi le soir et aujourd’hui c’est « lasagnes à la bolognaise », un plat familial qui sent bon le dimanche midi. On en prend deux fois parce qu’il y en a pour un régiment et qu’ensuite on ira tous marcher au bord de la rivière, histoire de déculpabiliser de l’orgie. En attendant, je bois un verre de chinon et je grignote quelques cacahuètes éventées. Vivaldi n’est pas là pour coaguler mes neurones. À travers les fenêtres, je vois la voiture impeccablement garée et je pense à l’enfoiré que j’ai mis dans le coffre en fin de matinée. La chose n’a pas été facile. Un homme plein de vitalité n’entre pas de son plein gré dans le coffre d’une berline, même haut de gamme. Il m’a fallu déployer tout ce que je sais de la faune particulière des accros de la haute voltige du sexe et du rail de coc pour l’amener à considérer que le jeu en valait la peine. Une blonde diaphane, fraîchement débarquée de l’est, apeurée, perdue, prête à tout pour récupérer son passeport. Il pourrait jouer, à condition que personne ne le remarque, je tiens à ma réputation, un petit peu de poudre pour la route. Une heure tout au plus et le paradis en bout de course.


Je finis mon repas pantagruélique par un sorbet citron, l’acidité trompe le cerveau et lui fait croire qu’on est resté léger. Encore une heure de route si j’en crois mon GPS dont j’apprécie la voix immuable et bienveillante. Vers l’arrière, l’agitation muette est à son comble, une odeur d’urine me vrille littéralement le cerveau olfactif. Je n’aurais pas dû lui laisser la bouteille d’eau. Si seulement, il avait respecté les règles, il n’en serait pas là. Je décide de nous faire une séance « chanson française », j’ouvre les fenêtres et je me mets le son au maximum. J’aime chanter à tue-tête, j’ai l’impression d’être sur scène, j’exulte.


« À quatre cents mètres, tournez à droite. »


La route se transforme en chemin de terre au milieu de ce qui semble être un bois. J’aperçois les codes d’une voiture un peu plus loin. Fin du voyage, mon passager ne bouge plus, la terreur sans doute.


– Alors Léa, pas trop long le trajet ?

– Cinq cents bornes le coffre plein, c’est un peu longuet comme balade. Je pense qu’il a eu le temps de réfléchir. Désolée pour l’odeur. Bon, tu te rappelles de l’adresse ? Fais attention, tu vas rouler de nuit.

– Il ne va pas me claquer dans les doigts au moins ?

– Ne t’inquiète pas Cloé, sur la banquette arrière, il y a de l’eau barbiturée et par l’accoudoir, il a de l’air. Il est sonné. Tu évites les grands axes, j’ai croisé des flics ce matin. Tu le ramènes au petit matin, tu te gares au fond du parking de sa boîte. Fanny sera là. Tu descends, tu ouvres le coffre et tu pars en courant.

– Mais vous, il vous a vue ?

– Et j’espère qu’il en gardera longtemps le souvenir et puis c’est sa bagnole, il est nu comme un ver et camé jusqu’à l’os. Vous n’êtes pas prêtes de le revoir.


Je réintègre mon carrosse personnel, le parfum subtil de Cloé flotte encore dans l’habitacle. À 10 km au nord, il y a un petit hôtel sans prétention et un lit qui m’attendent. En roulant au pas, je peux écouter deux ou trois fois l’été, histoire de me remémorer la colère qui m’emporte quand un de ces tarés s’amuse à abîmer une de mes amazones pour le plaisir. Je les cultive comme on le fait des orchidées et je les protège des pourritures ambiantes.


« Ah, ses craintes n'étaient que trop vraies,

Le ciel tonne et fulmine et la grêle

Coupe les têtes des épis et des tiges. »


https://www.youtube.com/watch?v=3veVvpyrlsI


 
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   vb   
10/10/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,
j'ai eu un peu difficile avec ce récit. Il s'agit donc, si j'ai bien compris, d'une maquerelle amatrice de Vivaldi qui a mis un client dans le coffre d'une voiture parce qu'il ne respectait pas les codes de la prostitution. On ne sait pas d'où elle va, ni où elle va, ce qu'a fait le client (il a abîmé une amazone), le sort qu'elle lui réserve. Je trouve que ça fait beaucoup de questions en suspens.
Puis, quand même, comme le texte n'est pas long, je l'ai relu et ai mieux compris. La dame en question s'appelle Léa, donne le client nu et camé à Cloé pour qu'elle l'amène chez Fanny. Là, Cloé ouvrira le coffre de la voiture et partira en courant, laissant l'homme nu se débrouiller tout seul. OK. Je commence à comprendre, mais ce que je ne comprends pas c'est pourquoi tout ça et pourquoi nous le raconter comme ça.
La première image que j'ai eue de Léa est celle d'une madame tout le monde qui écoute de la musique classique. Je n'ai pas donc du tout l'image d'une maquerelle en tête. C'est d'ailleurs pour ça qu'en première lecture, je n'ai pas compris "Si je m’arrêtais à un feu avec ça dans la caisse". Je ne savais pas qu'elle utilisait le mot "caisse" dans son sens argotique, ni que "ça" voulait dire Vivaldi et je n'avais même pas non plus compris que "feu" voulait dire "feu rouge" (mais peut-être suis-je un peu bouché). De même m'a-t-il fallu un temps pour comprendre que les "regards en coin" étaient ceux des conducteurs des voitures elles aussi arrêtées au feu. (On ne sait pas s'il y a du trafic ou pas, s'il fait assez beau pour rouler fenêtres ouvertes!)
J'ai trouvé que ce texte très court insiste assez fort sur des images qui n'apportent pas grand chose à l'action ou à l'ambiance comme la comparaison entre le flic et un iceberg ou la description du menu dans le petit restaurant. J'aurais préféré des images plus fortes qui m'auraient directement permis de comprendre le milieu social de la narratrice (a posteriori je j'imagine un peu comme Susan Sarandon dans Thelma et Louise). Je trouve que la rencontre entre Léa et le flic aurait dû être plus tendue pour que l'on sente directement qu'il est essentiel qu'il ne regarde pas dans le coffre (sentir le cœur de Léa qui bat). Je suis en fait déçu d'avoir dû attendre la fin du récit pour avoir une image nette de l'ambiance et de ce dont j'avais été témoin au long de la lecture. Si je n'avais pas relu, j'aurais du dire que, ce texte, je ne l'aimais vraiment pas.
PS: Ah oui je suis peut-être vraiment nul mais je n'ai pas compris "Et si rien n’est à comprendre, pourquoi le partager ?" qui est mis en exergue dans le pitch ; ni la conclusion "Ah... tiges" mais grâce à google on trouve qu'il s'agit de la fin d'un sonnet associé à l'été de Vivaldi, ce qui ne m'a pas non plus beaucoup aidé.

   SQUEEN   
10/10/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Je n'ai pas compris la chute. Qui ou que sont ses amazones? C'est embêtant. Je manque d'éléments, j'ai bien une idée, mais... A part ça, écriture pas désagréable un peu trop alambiquée pour moi, sophistications un peu creuses et à mon avis inutiles:"la célérité du rampant" " l’habileté de mes mains aveugles" "l’homme glaçon" "Mon estomac m’envoie des signaux d’alarme, je décroche du shoot musical, je dois faire le plein d’aliments".... Il y en a partout.
Et puis, j'ai du mal à comprendre qu'elle puisse remettre ses écouteurs sur les oreilles devant le policier qui est en train de lui chercher des infractions! http://www.securite-routiere.gouv.fr/medias/espace-presse/publications-presse/a-partir-du-1er-juillet-interdiction-du-port-d-ecouteurs-oreillettes-ou-casques-audio-en-conduisant2. De gros défauts donc, malgré tout je l'ai lu avec plaisir attendant la fin, trop peu explicite à mon avis.

   Jean-Claude   
10/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour.

Bien joué. On s'attend au pire, mais non.
C'est agréable à lire, c'est simple et efficace, amusant aussi.
Le rythme est juste un peu saccadé à partir des dialogues.

J'aurais écrit "rail de coke".

Au plaisir de vous (re)lire

   Asrya   
10/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Un court récit qui se lit bien.
Le début manque peut-être un poil de punch pour capter le lecteur directement mais la suite permet à l'intrigue de s'installer tranquillement.
Je ne suis pas certain d'avoir compris la relation entre Léa, Cloé et Fanny. Amazones ? Amazones de quoi ? J'ai des pistes, plusieurs idées, j'y trouve à chacune des bons et des mauvais points alors je ne suis pas sûr d'avoir cerner l'histoire dans son intégralité.

Qu'a fait cet homme pour subir un tel traitement ? Abîmé l'une des "amazones" de votre personnage, comment ? Libre au lecteur de l'imaginer ? Pourquoi pas.
Peut-être un peu trop flou pour moi.

Malgré tout, j'ai trouvé la manière de raconter très intéressante et l'idée est plutôt sympathique alors, un bon ressenti dans l'ensemble.
Pourquoi ce titre ? Pour moi, mystère.

Merci pour le partage,
Au plaisir de vous lire à nouveau,
Asrya.

   Tadiou   
12/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
(Lu et commenté en EL)

Après lecture j’aime le titre. C’est raconté avec entrain et vivacité, et sobriété.

J’apprécie que l’intrigue se dévoile à petits pas, un petit signe par ci, un petit signe par là. (Et on finit par découvrir le contenu du coffre.)

D’ailleurs le texte ne met pas les points sur les i : le (la) lecteur (trice) est invité(e) à lire entre les lignes et à reconstituer l’histoire : pourquoi pas ? il y a quelques indices suffisants… Monde glauque de la drogue, de la violence, de la prostitution avec Léa en mère maquerelle…

J’apprécie le leitmotiv de l’été.

J’ai été surpris par des images, comparaisons, qui me semblent bien maladroites ; je les indique ici :
« l’air indéfinissable de l’iceberg bleuté détaché de la banquise. »

« je me recharge comme une enveloppe au contenu variable. »

« Vivaldi n’est pas là pour coaguler mes neurones. »

« j’aurais droit à des regards en coin comme un vieux tableau au milieu des galeries Lafayette. »

« Surpris par l’épure » : eh bien je suis surpris ici par ce mot car je lis (Wikipedia) :
***L'épure est la représentation d'un objet par sa projection sur trois plans : dessin technique utilisé par le charpentier, elle lui permet de trouver les coupes nécessaires à la réalisation de sa charpente. Elle lui sert également à estimer le cubage de bois dont il aura besoin pour tailler son ouvrage.***
?????? Quelque chose m’échappe…

Ce récit se lit très bien ; c’est fluide, beaucoup est simplement esquissé, et je me suis laissé emporter (carrément sur cinq cents bornes).

Tadiou

   Alexan   
3/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Ecriture saisissante, soignée, vivante. Cela s’enchaine avec dynamisme. J’aime comme l’histoire commence, on est tout de suite invité dans l’action. On peut deviner que la narratrice est pressée, et cela avant même qu’elle le précise. Il y a une atmosphère tendue, une sensation de cavale. J’ai lu ces lignes dans l’expectative, à l’affut d’un évènement imminent.
Le paragraphe sur l’été des Quatre Saisons de Vivaldi est prenant. Et c’est vrai que l’on imagine bien la colère des violons illustrer ce texte.
Je trouve le dénouement a la hauteur de l’intrigue. Le seul bémol, d’après moi : c’est un peu obscur à la fin. Même si je pense avoir compris l’essentiel, on reste avec une petite impression d’inachevée.

   GillesP   
3/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Cette nouvelle tient la route (désolé pour l'allusion un brin facile). L'histoire est intéressante et le style, plutôt sobre, permet de se focaliser sur ce qui est raconté.
Quelques détails à propos de l'écriture: je n'ai pas aimé la comparaison "comme une enveloppe au contenu variable". Pour tout dire, je ne l'ai pas comprise. J'ai trouvé aussi un peu saugrenue la comparaison de l'officier de police avec un iceberg, même si là, j'en ai compris le but. J'ai eu un peu de mal aussi avec l'expression familière "les villageois se rentrent", dans ce texte écrit par ailleurs avec un niveau de langage courant (c'est-à-dire le langage correct à l'écrit). Je n'ai pas vu l'intérêt de la phrase "et si rien n'est à comprendre, pourquoi le partager". J'ai été surpris par l'orthographe "rail de coc", mais je ne suis pas allé vérifier si cette orthographe était permise, par fainéantise, je l'avoue.

   Donaldo75   
3/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour vendularge,

Cette très courte nouvelle m'a tenu en haleine; je voulais en savoir plus, comprendre le pourquoi du comment du qui quand et quoi, bref me découper les neurones en mille-vingt-quatre pour rentrer dans un monde plus cartésien. En réalité, l'histoire est simple. C'en est même pas sympa pour le pauvre lecteur qui comme moi échafaude des hypothèses toutes les cinq lignes afin de répondre aux questions précitées plus haut. J'étais prêt à inventer une matière noire, une énergie fantôme pour expliquer la masse manquante de l'Univers.

Pourtant, je ne t'en veux pas, parce que justement le style à lui seul tient la route (je ne suis pas le premier des commentateurs à me permettre ce jeu de mots à deux balles, alors j'en profite).

Merci pour le moment de lecture agréable.

Don.

   kreivi   
3/11/2017
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Bonjour Ventdularge le bien nommé,
Je n'ai pas aimé votre histoire macabre et même sordide.
Une prostitué ukrainienne qui écoute Vivaldi.... euh... c'est du gros sel ça.
Si encore la fin avait été surprenante pour nous nettoyer des odeurs de pisse et de vomis ..... (heureusement vous nous avez épargné du cadavre saucissonné)
Non, ça fait trop polar de banlieue tout ça.
Dommage parce qu'il y a des passages intéressants. Et puis vous avez une écriture qui mérite une meilleure histoire.
Désolé encore .

   Tahar_Tampion   
3/11/2017
Je ne suis pas contre l’innovation en matière d’image, mais celle-ci ne me parle pas :

« de l’autorité qui vous toise avec l’air indéfinissable de l’iceberg bleuté détaché de la banquise. »
J’aurais préféré « l’air arrogant » même si c’est mille fois éculé.

Idem pour celle-ci :
« j’ai l’impression que je me recharge comme une enveloppe au contenu variable. »

Par contre ça j’aime bien et ça passe tout seul :
« Vivaldi n’est pas là pour coaguler mes neurones. »


Autres remarques :
« Des quatre saisons de Vivaldi, je n’aime que l’été »
Les Quatre Saisons est une œuvre - > majuscules !

rail de coc - > coke

« les villageois se rentrent »
ah ah ! Ça doit être un patois quelconque cette expression.

« histoire de déculpabiliser de l’orgie. »
« De l’orgie » est superflu.

« Vers l’arrière, l’agitation muette est à son comble »
plutôt « à l’arrière »


OK.
L’histoire commence tranquille et banale jusqu’au moment où l’on apprend qu’un type est dans le coffre. Là, j’ai un peu de mal à comprendre ce que je lis mais c’est surtout parce que cela n’entre pas du tout dans mon cadre depensée. En fait, le type est entré de son plein gré dans le coffre, rail de coke offert par la maison, pour être transporté vers une destination inconnue, à une heure de route de son point de départ, où il va se livrer à une orgie sexuelle avec une fille des pays de l’Est acculée par un besoin de papier. La narratrice n’est que l’entremetteuse, (une espèce de Madame Claude apprend-on à la fin) et tient assez à sa réputation (!) pour exiger de la discrétion. D’où le coffre pour le type qui accepte. Un peu gros, mais bon, pourquoi pas.

Ensuite, j’avoue que lors du RV dans le bois je n’ai pas vraiment compris les enjeux.
Léa dis « bon tu te rappelles de l’adresse » - > celle de « livraison du colis » j’imagine
Ensuite elle précise « Tu le ramènes au petit matin » - > elle le ramène où ? A l’endroit où il a été enlevé ?
Tout de suite après, elle précise que c’est au fond du parking de la boîte du type. J’en déduis que c’est là qu’il a été enlevé un matin (puisque Léa a roulé de jour), de son plein gré alors qu’il débauchait…

Elle dit encore « Fanny sera là, tu descends, tu ouvres le coffre, tu te barres ». Du coup, je ne comprends pas le rôle de cette Fanny. Filmer la sortie du mec de la voiture ?

A la fin, je comprends qu’il s’agit d’une vengeance. Une proxénète qui protège ses « amazones » (?) et qui décide de balancer un « mauvais client » sur le parking de l’entreprise où il travaill, à poil et camé, histoire de lui pourrir sa réputation.
Mais surgit alors une question de plus : J’apprends que le type est « nu comme un ver ». Il serait donc entré nu dans le coffre ?!!!

Bref, pas compris et plein de questions qui m’ énervent parce que j’ai l’impression d’être très con de demander les sous-titres alors que beaucoup semblent avoir apprécié et compris.

   hersen   
3/11/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Si l'idée qu'une maquerelle veut faire payer à un client les sévices envers une des "filles" n'est pas mal, je ne comprends pas spécialement le déroulement (les infos pour le lecteur s'entend)
Etant donné que notre brave "client" se retrouve à poil dans le coffre d'une voiture, je trouve dommage, franchement, de ne pas avoir assisté à la scène. notamment celle du déshabillage. car j'ai du mal à croire que le boniment de Mme claude ait pu être suffisant.
J'ai la très forte impression que l'auteur a essayé de brouiller les cartes pour qu'on ne voie pas venir la chute. Mais je ne suis pas sûre que ce soit un bon choix, d'autant plus que ce que l'on apprend n'est pas d'un intérêt capital, voire même trop décalé par rapport à l'histoire.

Disons en résumé que j'adhère à l'idée mais que l'angle choisi pour la traiter ne m'a pas semblé le meilleur pour mettre cette idée en valeur.

La scène avec le flic est vraiment trop longue sur une histoire si courte.

Bon, ben après ce petit commentaire, Vendularge, je vais "me" rentrer. (bon, là, tu m'as bien fait rire !)

A te relire,

hersen

   vendularge   
3/11/2017

   plumette   
4/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Vendularge
en EL, le titre m'avait accroché. Qui n'a pas joué au mille bornes, un jeu simplissime et indémodable que les enfants adorent ?
j'ai aimé le ton de cette nouvelle, un ton qui dégage énergie et dérision.
Et puis j'ai également apprécié que la narratrice oblige le lecteur à se creuser un peu les méninges!
Pour moi Léa n'a pas le profil d'une mère maquerelle ( mais qu'est ce que j'en sais finalement?) mais ce n'est pas grave, il y a un plaisir de lecture et on ne se prend pas la tête.

Contente de vous relire Vendularge!

Plumette

   Ananas   
7/11/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour Vdl,

Désolée, je viens rejoindre les non amateurs de ta nouvelle.

Je ne vais pas enfoncer le clou, mais les écouteurs en voiture ne m'ont pas vraiment semblé cohérents devant le flic. Ou malgré le flic.

Ensuite, j'ai un peu paumé le fil des voitures. Est-ce que Lea conduisait la voiture du client méchant, et Chloé celle de Lea?
Alors pourquoi le flic dans ce cas ne fait pas de remarque?
Si pas, je pige pas...

Bon sinon, c'est court, c'est confus, c'est pas vraiment ma tasse de thé novellistique, et honnêtement je n'aurai jamais reconnu ta plume...

Avec mes excuses à nouveau.

Une prochaine fois peut-être...


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