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Humour/Détente
victhis0 : Friends&Co
 Publié le 26/11/07  -  17 commentaires  -  14022 caractères  -  37 lectures    Autres textes du même auteur

Un dîner trop bien préparé avec des invités trop triés sur le volet. Malgré toutes les précautions prises, on n'est à l'abri de rien.


Friends&Co


- Bonjour, je voudrais parler à monsieur Kawlowski. C’est urgent.

- Lui-même.

- Monsieur Tapulard à l’appareil.

- Oui, bien sûr, monsieur Stapulard, bien sûr… Comment allez-vous ?

- Tapulard. Michel Tapulard. Mal, vous vous en doutez bien. Après ce qui s’est passé hier soir.

- Hier soir ? Un problème ?

- Vous vous fichez de moi ? Ça vous amuse ?

- Du tout du tout monsieur Stapaulard !

- Tapulard. Avec un T. Normalement, vous devriez vous en souvenir.

- Évidemment. Tupalard. Toutes mes excuses. Vous semblez en colère ?

- Puisque vous insistez : comme d’habitude, j’avais passé commande chez vous d’un couple d’amis. J’avais opté pour un couple trente-cinq – quarante-cinq ans, bonne éducation, sympathique et décontracté. Comme il s’agissait d’un dîner avec des gens importants, je m’étais fendu de toutes les options, sans rechigner. Ma carrière pouvait dépendre de la réussite de ce dîner.

- Effectivement, j’ai votre dossier sous les yeux ; je récapitule : un couple trente-cinq – quarante-cinq ans, tout à fait, bonne éducation, sympathique et décontracté. Vu le nombre d’options prises, nous vous avions envoyé l’un de nos couples les plus demandés : Victor et Violaine de Bassini.

- Oui. Je sais. Victor et Violaine. Je ne suis pas près de les oublier.

- Je continue votre dossier. Voyons, mmmmhha…Ah ! Vous aviez pris l’option « flatterie » à deux euros l’unité. Un problème ?

- Pas là. Je n’ai pas fait le compte, mais on doit bien arriver à trente, au moins. Bien distillées. Sur ce point je n’ai rien à redire.

- Alors, oui oui oui… Je continue mmmmmhhhoui… Je lis « option discussion philosophique ». Victor est docteur en philo et Violaine a fait des progrès stupéfiants, notamment sur Spinoza et les courants Libertaires.

- C’est vrai : ils ont bien tenté une vulgarisation à l’apéritif pour élever un peu le débat qui partait mal (politique intérieure). Mais c’est tombé à plat, faute de relance.

- Aaaaaaaaaaah, Monsieur Tupalard, c’est crucial ça ! Cette option implique que l’assemblée soit affranchie de ce type de sujet ! C’est dans nos conditions générales : nous garantissons la qualité de l’émission, pas celle de la réception. Forcément.

- Forcément. Mais là n’est pas le problème.

- Voyons voyons voyons… Je continue votre dossier… Option « littérature ». Dites-donc, vous ne vous refusez rien ! C’est une de nos options les plus chères. Un problème ?

- Victor avait lu tous les prix littéraires de l’année, et les relances de Violaine, la profondeur de ses commentaires et l’originalité de ses points de vues ont fait mouche. Un vrai tabac.

- Ah. Je le savais bien. V&V sont un de nos éléments les plus brillants. Les meilleurs, quasiment.

- À ce prix là, on n’en attend pas moins.

- La qualité, Monsieur Patulard, la qua-li-té ! Rien que ça. Imaginez un peu qu’ils se soient trompés de livre, ou, pire, qu’ils aient prétendu l’avoir lu ? Et si l’un de vos amis…

- Mes invités.

- Pardon. Et si l’un de vos invités, lui, l’avait lu et s’était aperçu de l’imposture ? Vous imaginez notre réputation ?

- Sans parler de la mienne.

- Je ne vous le fais pas dire. C’est même notre slogan : « donnez le meilleur de vous-même avec le meilleur de nous-mêmes ».

- Monsieur Kawloski. Je ne vous appelle pas pour une relance commerciale. J’ai eu un problème hier soir.

- Bien sûr bien sûr. Oui. Votre problème. Alors. Venons-y. Continuons voulez-vous ? Je cherche dans votre dossier là où a pu se trouver votre problème… Mmmmmmmmmmhhh. Option « religion ». Ouh; je l’aime pas celle-là. J’ai déjà demandé à ce qu’on la retire du catalogue. On a des problèmes. Mais la direction ne veut rien savoir. Facile pour eux. C’est pas eux qui se tapent les clients au téléphone tiens ! Après, faut recoller les morceaux, faire des remises… Pffff. Pardon, je m’égare. Vous disiez ?

- Victor a hésité et c’est Violaine qui a honoré le contrat en abordant le sujet, au fromage, alors que le préfet s’était lancé sur la communion de sa fille.

- Ah ! Belle équipe non ? Les meilleurs, je vous dis !

- Monsieur Kawlowski : je vous avais envoyé des fiches très précises sur mes invités, c’était facile.

- Nous travaillons sur des sujets fragiles, sensibles, monsieur Palutard… Vos renseignements sont l’assurance d’une prestation sans faille…

- Venons-y, aux failles.

- Cette satanée option nous perdra. Je leur ai déjà dit ! J’ai même fait un mail sur le sujet, tiens, faut que je le ressorte celui-là. M’en fiche, je la torpillerai à chaque fois maintenant : plus de religion, plus de problème. Marre de cette fichue option. Vaut mieux vendre l’option blague salace, c’est moins risqué. Ou l’option « jeu de société » : jamais embêté avec celui là. Que du bonheur, que des compliments. Même pas cher : en ce moment on vous la fait à trente euros le jeu. Un vrai cadeau.

- Kawlowski, vous m’écoutez ?

- Pardon… Pardon. C’est que j’aime mon métier et je déteste que mes clients soient déçus. Ma femme me le reproche souvent, elle dit que je décroche pas et que…

- J’ai eu un gros problème hier, avec Friends&Co, monsieur Kawlowski. Un problème à vous faire perdre votre cher poste.

- Vous dites ? Mon poste ? Vous en voulez à mon poste maintenant ?

- Vous m’avez foutu dans la merde avec vos options à la con : est-ce que c’est plus clair comme ça ?

- Je ne suis pas sûr que les vulgarités nous fassent beaucoup progresser monsieur Palaturd…

- Ni vos dilutions commerciales. Même niveau, même combat. Puisque nous avons fait échange de grossièretés, j’aimerais que nous abordions le fond : le désastre de la veille.

- Un désastre vous dites ?

- Je vais essayer de garder mon calme : vers vingt trois heures trente, Victor a commencé à reluquer la femme de Gendron

- René Gendron ? L’industriel ?

- Vous en connaissez un autre ? Victor a maté Geneviève Gendron. Jusqu’à en gêner le préfet et la préfète. Mais le pire c’est que cette garce n’avait pas l’air d’être gênée.

- Pourtant j’ai la photo de Victor sous les yeux, on ne peut parler de playboy…

- Toujours est-il que Victor a commencé à bafouiller. Puis à partir en vrille : c’est quand il a commencé à se caresser que…

- Victor de Bassini ? Vous voulez me faire avaler un truc pareil ?

- À vous je ne sais pas. Mais à Geneviève Gendron, c’est une certitude.

- Je vous en prie !

- René Gendron l’a mal pris : il a flanqué une rouste à Bassini. Le préfet s’en est mêlé à grands coups de talon en ahanant comme un possédé ; j’ai cru qu’il allait nous faire une attaque. Ma femme a pris une gifle de Violaine qui voulait juste apaiser tout le monde. Un désastre hallucinant. Tout est fichu. Je vous rappelle que j’ai fait passer Victor pour un ami d’enfance. C’est comme si j’avais massé les nichons de Geneviève Gendron moi-même. En plus la salle à manger est devenue une vraie porcherie. Victor, qui avait bu, a traité tout le monde de tout un tas de noms d’oiseaux que je m’interdis de rapporter. Je vous laisse imaginer.

- Ce… C’est impossible. Je n’y crois pas une seconde.

- Ma femme a pris des photos. Je vous les envoie en recommandé. Ma réputation est peut-être foutue mais je vous prie de croire que la vôtre aussi. Fini Friends & Co ! Adieu ! Pfffuit. Chômage pour tout le monde !

- Monsieur Laputard ? En vingt ans je n’ai jamais entendu ça. Ça dépasse mes compétences. Un instant, je vais vous passer la direction générale. Mais… Non. Victor de Bassini… C’est pas croyable… Pas croyable… Ne… Ne quittez pas.


« Friends&Co vous fournit amis et figurants vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours par semaine. Discrétion, qualité : pour vos fêtes, anniversaires, célébrations, dîners d’affaires, vous pouvez compter sur une équipe professionnelle cent pour cent à votre écoute, en toute confidentialité. Friends&Co : donnez le meilleur de vous m…»


- Allo ?

- Grégoire Tapulard. J’ai eu un problème avec V&V. Je vous la fais courte : Victor de Bassini s’est saoulé et a tenté de violer Geneviève Gendron. Chez moi.

- La femme de René Gendron, l’industriel ?

- Vous en connaissez un autre ?

- Je vois. Je présume que vous avez la preuve de ce que vous avancez.

- Par mail et par courrier avec accusé de réception. Plus copie à Maître Hilardeau, mon avocat. J’aime autant vous dire que j’obtiendrai la fermeture de Friends&Co avec un dossier pareil.

- Monsieur Tapulard, tâchons de raisonner en adultes, voulez-vous ? Vous avez bien fait appel à nos services ? Si j’en crois le dossier que vient de me déposer Kawlowski, vous êtes un bon client : week-end thématiques, soirées culturelles, dîner d’affaires… Le moins que l’on puisse dire et que vous sous-traitez beaucoup votre réputation avec nos services.

- Et alors ? C’est illégal ?

- Du tout du tout. Disons que cela doit rester discret, dans votre propre intérêt. Si cela se savait, vous imaginez tout ce que vous pourriez perdre : et je ne parle pas de votre évolution de carrière mais de votre poste en tant que tel. Si votre entourage venait à savoir la nature des « invités » que nous vous pourvoyons, cela serait éminemment regrettable.

- Des menaces ?

- Je me défends puisque vous m’agressez ce qui est différent.

- J’en ai plus rien à foutre. Non seulement je me suis ruiné avec vos soi-disant génies, mais en plus j’ai ruiné tout espoir d’évolution pour cinq ans. Tout ça par votre faute.

- Monsieur Tapulard vous savez bien qu’il est fortement déconseillé de faire boire nos produits… La nature humaine reste ce qu’elle est… Tout est marqué dans nos contrats, vous le savez fort bien.

- Vous insinuez que tout est de ma faute ? Vous avez vu les dessous de Geneviève Gendron sur les photos ? Vous pensez que j’organise des partouzes ?

- Pas le moins du monde. Mais, que puis-je pour vous ?

- Le remboursement intégral de ces deux sagouins, et vingt mille euros d’indemnités. Payable sans délai. Et une lettre d’excuses plausibles pour Gendron, le préfet et les Chapproutteau

- Les Chapproutteau ? Des produits à nous ?

- Non, ceux-là viennent de chez Reputation ltd. J’ajoute que c’est la première fois où je vous ai fait une infidélité. Si j’avais su, Friends&co serait allé se faire f…

- Je ne porterai pas de jugement sur Réputation ltd. Nous ne croyons pas aux réseaux internationaux, de toute manière. Seule une culture locale réelle peut…

- Vous croyez vraiment que c’est le moment ? Je reprends mes propos : je vous colle un procès magistral aux fesses.

- Vous n’y pensez pas sérieusement, Tapulard ?

- Que si ! Tant pis : je balance tout. Et paf.

- Je veux bien vous faire, disons 15% sur notre prochaine affaire. Parce que vous m’êtes sympathique. Rien de plus. À titre, disons, de reconnaissance commerciale.

- Je vais traîner Friends&Co en justice, oui !

- Je vous le déconseille. Réfléchissez bien. Calmez-vous, et rappelez-moi demain : je vous laisse ma ligne directe. Au revoir Monsieur Tapulard.


- Allo oui ?

- Tapulard à l’appareil.

- Ah, avez-vous bien dormi ? La nuit vous aura-t-elle porté conseil ?

- J’ai une migraine d’enfer. J’ai reçu un appel très embarrassé du préfet qui me demande la plus grande discrétion. Il affirme vouloir nier sa présence en cas de problème. J’avoue que je trouve cela un peu suspect.

- Friends&Co possède quelques relations haut placées. Dans notre métier, c’est important : nos plus gros clients sont aussi des gens influents, cela va de soi. Le scandale ne fait pas partie de nos produits. Vous ne pensiez pas que nous resterions passifs devant une telle affaire. Donc, votre procès ? Avez-vous réfléchi ?

- C’est plaidable. Merde au préfet.

- Je vois. Vous ne me laissez pas le choix : Gendron nie l’incartade. Du reste vos photos sont trop floues pour être exploitables. L’angoisse du moment, je présume.

- Vous bluffez.

- René-Emile-Paul Gendron, Président D’AMOXAL, de PEPSOCA et maire de son village natal est actionnaire de Friends&Co. Il a plus de dix pour cent des parts. C’est dommage pour vous. Vous m’en voyez, à titre personnel, vraiment navré. Bien que rien ne m’y oblige, je maintiens tout de même le rabais que je vous avais proposé hier… Nous en restons là ?

-…

- Je terminerai en précisant que Maître Hilardeau sera indemnisé à nos frais pour le dossier qu’il est en train de monter ; vous pouvez me croire sur parole. Mais il est temps que nous mettions fin à cette petite conversation, j’ai des dossiers importants qui ne sauraient attendre : les élections approchent et nous sommes un peu débordés. Vous ne m’en voulez pas ? Je vous passe Kawlowski. Bonne journée Monsieur Tapulard.


« Friends&Co vous fournit amis et figurants vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours par semaine. Discrétion, qualité : pour vos fêtes, anniversaires, célébrations, dîners d’affaires, vous pouvez compter sur une équipe professionnelle cent pour cent à votre écoute, en t… »


- Monsieur Platulard ! Ça fait plaisir de vous avoir en ligne ! Alors ? Tout s’est arrangé comme vous le vouliez ?

- Pas exactement. J’ai très très mal à la tête. Et je ne sais pas trop comment m’en tirer.

- Permettez-moi de vous aider un peu : eh eh eh ! Vous connaissez Tag et Toug ?

- Non, pas vraiment

- Super ! Il s’agit de deux amuseurs que nous venons de recruter : exactement ce qu’il vous faut ! Ils sont à hurler de rire ! Tout le monde les réclame; idéal dans votre cas : ça va vous changer les idées, c’est moi qui vous le dis !

- C’est combien ?

- Monsieur Palu…Patu, bref : je me lance : je vous offre les deux premières heures si si si si, j’insiste, ça me fait plaisir !

- Et… Ils resteraient jusqu’à quelle heure ?

- Vingt trois heures. Minimum. Heure sup’ à partir d’une heure du matin. Livrés avec un kit de bonne compagnie figurative (trois couples devraient suffire, et ils se contenteront d’un dîner frugal).

- Et si je n’ai toujours pas le moral, ils pourront revenir ?

- Bien sûr ! Prenez un forfait pour le mois !

- Je ne suis pas sûr d’avoir les moyens

-Tssss tsss tsss; dans votre état, il ne faut pas lésiner ! Votre santé en dépend. Mon épouse me le dit souvent : la santé, y a que ça de vrai !



 
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   Ninjavert   
26/11/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'ai bien aimé ce texte.

C'est vraiment pas évident de faire vivre tout le texte au travers d'un dialogue, mais l'exercice est parfaitement réussi. Le ton employé sonne juste, les phrases sont naturelles, les échanges vivants.

Moi qui bosse au téléphone, j'ai ressenti une grande justesse dans la façon dont le dialogue est mené.

Je me suis bien marré. Le sujet est drôle, même si au final, ça se révêle assez pathétique. D'autant plus pathétique que j'ai cru entendre parler de telles sociétés...
L'alternance de vocabulaire est subtile, comme lorsque le type décrit la façon dont son "ami" a sauté sur une des convives... Bref, on passe du language soutenu et professionel de circonstance au familier juste ce qu'il faut sans vulgarité, et ça sert parfaitement l'action.

Malgré le long dialogue sans interruption, on ne s'ennuie pas. Le rythme est constant, dynamique, on rebondit d'argument en argument, procédé astucieux et efficace qui permet au fil des options de retracer le cours du dîner.

Bref un texte très agréable, franchement rigolo, servi par une construction intelligente et maîtrisée, et dont le fond se révèle au final, moins léger qu'il n'y paraît...

Merci et bravo !

Ninj'

   Togna   
26/11/2007
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Oui, c’est dit avec humour, simplement, sans redondances de vocabulaire, comme une vrai conversation téléphonique.
Je suis tout à fait d’accord avec Ninjavert.

   macalys   
26/11/2007
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je suis d'accord avec ce qu'ont dit Togna et Ninjavert (je m'appuie sur leur constructivité au détriment de la mienne, mais j'assume^^).

J'ajouterais tout de même que même si les dialogues sont clairs, vraisemblables et bien construits, j'aurais aimé en savoir un brin plus sur ces charmants messieurs (Est-ce qu'ils attachent leur cravate de travers ? Est-ce qu'ils entortillent le fil du téléphone au bout de leurs doigts quand il se parlent ?). Or cela aurait nécessité que tu insères des incises descritives, ce qui sans aucun doute aurait ruiné ton exercice de style... Donc tant pis je vais rester sur ma faim.

Un petit mot sur ton idée : je l'adore ! Même à travers une nouvelle construite sur les dialogues, tu as très bien su décrire et donner une cohérence à ton univers. Le goût pathétique de cette firme créée par cette société en quête de paraitre est délicieusement assaisonné par ton style enlevé et humoristique.

   nico84   
29/11/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je vais faire court car tout a été dit pas les experts commentateurs. J'ai vraiment aimé l'idée que tu as eu, l'univers que tu as crée à partir de cela, tu l'as traité judicieusement, humoristiquement et en même temps tu as su aborder des thémes serieusement. Ce mélange subtil et tes dialogues perspicaces donnent une superbe nouvelle plaisante, drôle, tout s'enchaine trés bien.

Cela semble si facile, le fond et la forme sont excellents, bravo et merci pour ce texte savoureux. (NB: Le forfait "compliments-fayotage de qualité pour la modique somme de 15 euro le compliment.)

Merci.

   Twinkle   
26/11/2007
On les commande où ces amis sur mesure ? J'ai une soirée demain et ...

   bernalot   
29/11/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Non seulement, je partage l'avis des autres, mais encore en plus j'aime particulièrement les textes qui l'air de rien abordent les dérives de notre société consummériste ou tout est à vendre, et ou de toute façon le consommateur a rarement le dernier mot. La fin est plus terrible encore, puisque d'évidence le dindon de cette farce n'a d'autre echapatoire que d'adhérer à ce système qui l'a grugé, il en redemande même !

   jensairien   
28/12/2007
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce que j’aime bien c’est que ce texte est surréaliste tout en puisant et en restant bien ancré dans le réel (société de consommation, économie de marché) alors je dis : CLAP CLAP CLAP (en effet ce texte mérite d'être joué sur scène)

   Scrib   
9/1/2008
Excellent ! Il me rappelle un peu le sketch de Palmade...mais, c'est plus fort et plus crédible...J'ai passé un vrai bon moment !

   widjet   
20/8/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Bien sympa en effet doublé d'une critique sur la société de consommation. Un futur qui fait froid dans le dos où l'humain s'achète comme du détergent. La conversation est un poil longuette et finit par tourner un peu en rond, mais l'ensemble est d'une acidité réjouissante.

Merci.

Widjet

   Anonyme   
20/8/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Bien bien, j'ai trouvé ça divertissant.
On se sent en terrain connu, on méprise ce commercial qui n'est pas fouttu de retenir le nom de son correspondant, on collerait des baffes au monsieur qui appelle, on étranglerait bien le préfêt qui brade la réputation de sa femme pour 10% de MB... Bref!
Détestablement pathétique, pathétiquement détestable, grotesque et méprisable, tout ce que j'aime... même si comme ça a été dit j'aurais aimé une petite touche descriptive (qui par son absence ne gache rien au texte, m'a manqué quand même).

Texte plein de rythme, cohérent, qui parle sur plusieurs plans...

Conclusion, moi m'en vais téléphoner à la ligne 24/24 de Mobistar faut que je me défoule!

Merci.

   Cyberalx   
22/8/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une petite aération des paragraphes aurait peut être ajouté au confort de lecture.

Sinon, en ce qui me concerne, c'est du tout bon : Crédible (hélas) et drôle à la fois.

Bravo et merci.

   leon   
22/9/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bien écrit et très réaliste : on croirait que ça existe et ça doit même sûrement exister, ou quelque chose du genre...

   marogne   
24/9/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je ne vais pas bouder mon plaisir, j’ai bien aimé et ça m’a fait passer agréablement une partie des quarante minutes de retard ce matin de l’avion pour Francfort.

Je trouve l’idée de cette agence « de compagnie » intéressante, et porteuse d’une critique, peut être justifiée, d’une société qui se dirige vers de moins en moins de collectivité, où les personnes vivent de plus en plus dans leur monde, tout en voulant respecter quelques usages (mais sans pour cela y prendre plaisir). Mais cela, si tant est que critique il y est eue, avec un détachement dans l’humour tout à fait bienvenue.

J’ai trouvé dans l’ensemble que les dialogues étaient bien menés, sauf peut être un peu moins ceux avec le supérieur hiérarchique pour lequel il me semble que les propos sont un peu trop « directs » pour être crédible.

En espérant que ce monde du paraître et de la façade restera dans le domaine de la farce et de l’humour, bravo pour votre nouvelle.

   Flupke   
23/10/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Reputation ltd. => je mettrais plutôt Reputation Ltd. Avec un L majuscule mais c probablement du au fait que je travaille en anglais et que la ponctuation/typographie est différente.

Sympathique ce texte. Bonne trouvaille, l’idée est bien exploitée.
Plutôt amusant et même parfois inquiétant par certains côtés réalistes.
J’ai bien aimé amis/invités (nuance nuance )
Bon tout a déjà été dit donc qq remarques rapides :
J’ai beaucoup aimé le retournement de situation, « vous sous-traitez beaucoup votre réputation avec nos services », fortement déconseillé de faire boire nos produits. Schémas réducteurs, caricaturistes un bon divertissement acide sur notre société. On a l’impression que l’auteur c’est bien amusé à pondre les dialogues.
Bravo.

   FILOMENE   
31/10/2008
 a aimé ce texte 
Bien
très drôle, bien soutenu...

   Anonyme   
12/11/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Et dire que j'avais raté ça!
J'ai des excuses vu que je n'ai découvert oniris que le 5/10/08

Ce texte hilarant demande bien sûr à être joué, et filmé.
Un an plus tard c'est peut-être le cas.
J'aime

   Anonyme   
14/2/2009
A chaud, toujours... et au fur et à mesure.
Les jeux de mots sur Tapulard sont un peu lourds, même pour un gros con comme Kawlowski, mais bon, j'ai pas encore lu la suite.
Tu as vraiment l'art de l'entrée en matière qui choque, bravo !
(au sujet de cette commande d'un couple d'amis) on se demande ce qu'on va découvrir et surtout où on est tombé.
Kawlowski, étant donné son métier, un peu comme directeur d'une agence de Cow-girls, j'imagine (pas encore lu la suite) ne peut pas être aussi irréverencieux avec ses clients (je pense aux cafouillages au sujet du nom Tapulard) c'est valable pour un plombier ou pour un électricien, pas pour ce genre de métier...
Je n'ai pas compris. "Il est formellement déconseillé de faire boire nos produits" quand j'ai lu cette phrase je n'ai plus du tout su de quoi il était question. J'ai espéré que la fin me l'expliquerait ou me donnerait un indice mais... non.
Un peu désorientée je suis, ce qui n'enlève rien à l'écriture, j'aime bcp, mais je regrette de ne pas avoir compris le sens de cette nouvelle qui pourtant, partait très bien.
Je trouve toujours que les variations sur Tapulard sont un peu forcées mais en tout cas elles ont le mérite d'être drôles.
J'ai été aussi génée dans la compréhension du texte par le manque d'information concernant les divers interlocuteurs de Tapulard.


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