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Sentimental/Romanesque
widjet : À l'Embuscade
 Publié le 12/05/17  -  18 commentaires  -  4264 caractères  -  162 lectures    Autres textes du même auteur

Vous le croirez jamais.


À l'Embuscade


Vous le croirez jamais.


Elle s’est assise à la place que j’occupais juste avant de me lever pour aller payer, exactement à la même place. Le café était quasiment vide. Elle aurait pu se mettre n’importe où, mais non, elle s’est assise au fond de la salle, à l’écart, sur cette banquette couleur aubergine située dans le coin du mur, précisément là où je me trouvais encore, il y a moins d’une minute. J’ai trouvé la coïncidence étrange, mais moins étrange que ce qu’elle fit par la suite. D’ailleurs, si elle n’avait pas fait ce qu’elle a fait, j’aurais pris ma monnaie sur le comptoir en remerciant le jeune serveur rouquin aux dents grillagées et serais parti tout juste en me disant que la fille qui venait d’entrer au café de l’Embuscade avait une beauté particulière même si des filles à la beauté particulière dans le monde, ce n’était pas non plus ce qui manquait. Quoi qu’il en soit, sans ce geste, sans ça, vous ne seriez actuellement pas dans la confidence et mon existence, exaltante comme une balade en barque sur le lac Léman, aurait repris son cours. La fille a plongé ses doigts à l’intérieur de son sac en toile de jute, sorti et ouvert Clair de femme, le plus beau roman, selon moi, de Romain Gary.


Abasourdi, j’ai fixé l’objet que je tenais dans ma main droite : le même bouquin.


J’ai pas réfléchi. J’ai foncé droit dans sa direction, me suis posté devant sa table, mon livre-relique plaqué contre ma poitrine, bien en évidence, la couverture tournée vers la jeune fille. « Vous en êtes où ? » j’ai demandé, sans me présenter ni m’excuser pour mon intervention cavalière, trop occupé à dissimuler mon trouble. Elle m’a décoché un regard-sarbacane et un sourire à vous tartiner le corps de Biafine. « Page 157 », m’a-t-elle lancé à la manière d’une bravade. J’ai ouvert mon ouvrage, jeté un coup d’œil furtif en bas à droite histoire de revérifier. Pareil. Enfin presque, à deux pages près. Les jambes en guimauve, sans détourner mes yeux des siens qui me harponnaient, j’ai avancé mon bras à tâtons en quête d’une chaise salvatrice. Il fallait que je me cramponne à quelque chose. « Groupe sanguin ? » ai-je poursuivi, la bouche pleine de sable. « B+ », réplique-t-elle sans l’ombre d’une hésitation comme si elle s’y attendait. Sans déconner. B+. Comme moins de 9% de la population. Et surtout… comme moi. Sidérant. À l’intérieur de ma poitrine, quelqu'un jouait au jokari avec mon cœur. Ensuite, je lui ai proposé un « pierre-feuilles-ciseaux ». Elle a d’abord arqué un sourcil, fait une moue qui m’a presque envoyé au tapis avant d’accepter. Dix fois consécutivement nous avons fait le même signe. Dix fois, vous le croyez, ça ? Le front en sueur, je lui ai demandé de répondre du tac au tac ; seulement me dire ce qui lui venait spontanément à l’esprit. Elle m’a fait « OK », ses mains surélevées à quelques centimètres du plateau de la table, prête à appuyer sur un buzzer imaginaire.


J’ai dit « Alléluia », elle m’a répondu « Leonard Cohen ».


J’ai dit « Magritte », elle m’a répliqué « fellation ».


J’ai dit « bourdon vert », elle m’a rétorqué « Jean-Vincent Placé ».


Vertigineux. C’était parfait. Le sans-faute.


Pour conclure, il me fallait prendre la décision, la seule à vrai dire qui s’imposait ; celle qui, de toute évidence, se voyait comme l’appendice nasal sur le visage d’un Cyrano et pouvait bien conditionner le reste de ma vie. THE DECISION, quoi. Quant à la fille, elle attendait, joueuse, disponible, incroyable comme la Providence qui traînait ses guêtres ce jour de printemps, à l’angle de la rue Cardinet. Son menton pointu posé sur le dos de ses mains, elle m’attendait, moi.


J’ai pris mes responsabilités.


J’ai enlevé ma basket. Puis, de toutes mes forces, j’ai donné un puissant coup de latte contre le pied de la table avant de remettre ma chaussure. Et, irradié par la douleur intense qui remontait jusqu’à la racine de mes cheveux, j’ai quitté le café en boitant sans me retourner.


Je vous devine perplexe, dépité, peut-être même un petit peu en colère après moi.


Ne me jugez pas trop sévèrement. Je suis certain d’avoir fait ce qu’il fallait.

Croyez-moi, se cogner le petit orteil, ça fait toujours moins mal que de tomber amoureux.


 
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   plumette   
19/4/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
ce texte est une embuscade! Il promet beaucoup et fait pshiiiit! même si la chute est tout à fait surprenante.
j'avais envie de m'installer un peu, de déguster ces petites phrases qui m'ont enchantées. Juste une au passage" un sourire à vous tartiner le corps de Biafine", de rester en compagnie du narrateur et de la fille, de continuer à jouer au jeu des ressemblances!
mais non, cher auteur ( je pense vous avoir reconnu sans vous connaître! du moins j'en fais le pari) ce n'est pas votre choix!

Bon, sur le fond, le copié/collé fusionnel c'est pas très bon signe non plus pour ce lancer dans une histoire d'amour !
Moi, j'ai imaginé que la fille était la jumelle du garçon, sa jumelle perdue et retrouvé ainsi par le fruit de ces coïncidences tout à fait magnifiques qui s'offrent à celui qui sait les voir.

votre écriture m'ouvre des horizons, chouette!


Plumette

   Tadiou   
12/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
(Lu et commenté en EL)

Adorable petit récit, plein d’humour, de tendresses, de surprises, d’autodérision, un rien de naïveté.

Ecrit avec délicatesse et une habile légèreté. Qui crée un bon sourire.

C’est virevoltant, déphasé, dans un autre monde. Le sourire du lecteur se transforme même parfois en petit soupçon de rire.

Bref, un bon moment de lecture.

Un détail : à mon sens, la phrase ci-dessous mériterait d’être retravaillée :

« Quoi qu’il en soit, sans ce geste, sans ça, vous ne seriez actuellement pas dans la confidence et mon existence, exaltante comme une balade en barque sur le lac Léman, aurait repris son cours. »

   PierrickBatello   
1/5/2017
 a aimé ce texte 
Pas
On est plutôt dans la catégorie humour. Le problème étant que je n'ai pas ri. On dirait du stand-up improvisé couché sur le papier. En littérature, j'attends personnellement plus de style.

   Zorino   
12/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Salut Widjet,
Une belle écriture, fluide, que l'on reconnaît de suite de par le style bien particulier de l'auteur. La touche d'humour bien dosée n'est pas déplaisante et ajoute du charme au texte.
J'ai été happé par ton récit - mais vraiment happé - jusque l'histoire du "pierre-feuille-ciseaux". Là, j'ai décroché car j'ai trouvé que ça devenait risible et que ça n'allait plus dans la continuité de ton histoire. Je trouve qu'à ce moment-là, ça perd un peu de son intensité.
En revanche, j'ai bien aimé le final.
Merci pour ce partage

   Pouet   
12/5/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Slt,

Le postulat de départ, à savoir que la "rencontre idéale" se ferait avec une personne qui partagerait tous nos goûts et avec laquelle nous serions parfaitement en phase sur tous les sujets ne me parle pas, certainement parce que ma femme et moi sommes d'accord sur presque rien... :) Plus sérieusement je pense que ce serait chiant au final, une gonzesse a priori "parfaite". Mais bon je comprends bien aussi le côté très poussé et décalé de la chose, avec par exemple le "pierre/feuille/ciseaux".

Le texte se lit bien, c'est ludique.

Je ne me suis pas fendu la poire comme un malade mais j'ai bien aimé par exemple "Placé le bourdon vert" et la chute avec l'orteil.

Voilà, un petit texte sans prétention qui donne le sourire et qui peut prêter à la rêverie.

A plus.

   hersen   
12/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien
C'est marrant, je retrouve dans ta nouvelle à la fois ce que j'aime le plus et ce que j'aime le moins dans une nouvelle.

On va commencer par ce que j'aime le plus, la chute est excellente, excellente. parce que si inattendue, mais correspondant vraiment bien à la situation, d'une part, mais aussi et surtout parce que s'ouvre alors, à la vraiment toute fin de la nouvelle une autre dimension de la vie affective du narrateur, dont rien, absolument rien, n'est dit auparavant.
Et ça, c'est exactement l'esprit d'une nouvelle; bravo pour ça.

Par contre, pour ce qui précède, je suis trop dans du rose bonbon. Et malheureusement, cela dessert la fin, lui fait perdre de sa superbe; Car toutes ces coïncidences qui font tant plaisir au narrateur ne sont que des coïncidences qui n'influeront en rien sur une entente des deux protagonistes. Lire un Romain Garry, est-ce si exceptionnel que ça ? Bon, d'accord, la page 157. On aurait pu en rester là dans les bienheureuses coïncidences pour ensuite, justement, aider le rose bonbon à virer. Car je ne crois guère qu'un groupe sanguin puisse être un facteur de séduction. ( d'ailleurs, mais ça n'intéressera personne, moi dans la même situation je réponds comme elle...tout en étant du groupe le plus universel qui soit. juste pour le fun et surtout démontrer qu'on s'en fout, dans ces cas-là,du groupe sanguin)

je comprends naturellement que toutes ces coïncidences aident à poser l'histoire de la séduction, mais ce sont des choses trop superficielles, à mon avis, pour que j'y croie. Cela ne donne pas suffisamment de résonnance à la douleur du gros orteil.

A la toute fin, je pense qu'il n'est pas nécessaire de s'adresser au lecteur. fais-nous confiance, W., on va comprendre :)

Merci pour cette lecture,

hersen

   Ludi   
12/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Salut Widjet,

J’adore bien sûr la dérision et l’absurde. Mais certaines répliques viennent trop vite entre ces deux inconnus.
« Groupe sanguin ? » à la deuxième question me semble trop décalé, après la romance engagée dès la première : « Vous en êtes où ? ». Cela aurait été plus crédible si ta première question avait été celle que j’utilise habituellement dans les mêmes circonstances : « Tour de poitrine ? ».
Ce que je constate c’est qu’on est repartis tous les deux sans la nana, toi en l’abandonnant sous ton charme, moi en me frottant la joue.
Cela dit je comprends ton auto-mutilation, même s’il ne s’agit que du petit orteil qui est réputé ne servir à rien, à tel point que l’évolution génétique prévoit sa disparition à moyen terme. Bref, tu pourrais t’en faire deux dans la journée, que t’aurais toujours pas droit à la carte handicapé pour le stationnement.

J’ai bien aimé les réponses tac au tac :
J’ai dit « Alléluia », elle m’a répondu « Leonard Cohen ».

J’ai dit « Magritte », elle m’a répliqué « fellation ».

J’ai dit « bourdon vert », elle m’a rétorqué « Jean-Vincent Placé ».


Tout ça pour prendre la porte ? Là je te trouve quand même trop loin de ton sujet.
N’ayant ni ma guitare sous la main ni un ventilo foireux, je pense que je lui aurais proposé une Magritte. Si vraiment elle le prend mal, tu te replies sur celle en bruyère, j’en ai toujours une dans la poche.
Mais je comprends aussi que repartir avec une Widjette ne t’ait pas emballé. Deux clones qui marchent au pas dans Paris… ça fait un peu défilé Kim Jong-un. Sans compter que de l’uniformité naît l’onanisme, puisque caresser l’autre c’est un peu se caresser soi-même. Enfin moi je sais que j’aimerais pas ; je veux dire… me passer la langue tout seul derrière l’oreille, devant ma partenaire.

Question style, certaines phrases me paraissent trop longues pour un texte si court, où chaque mot doit être pesé :

« D’ailleurs, si elle n’avait pas fait ce qu’elle a fait, j’aurais pris ma monnaie sur le comptoir en remerciant le jeune serveur rouquin aux dents grillagées et serais parti tout juste en me disant que la fille qui venait d’entrer au café de l’Embuscade avait une beauté particulière même si des filles à la beauté particulière dans le monde, ce n’était pas non plus ce qui manquait. »

Tu t’es inscrit à l’atelier littéraire du petit-neveu à Proust, ou quoi ? Ou celui de Stony ?
A moins que l’auteur Widjet n’ait pas pu s’empêcher une nouvelle fois de castrer son héros en lui substituant son propre avis sur les femmes dans le monde. Comme de lui faire dire : « Clair de femme, le plus beau roman, selon moi, de Romain Gary. » Et si on demandait à Widjet ce qu’il pense de ce roman dans l’œuvre de Romain Gary ?

Pour finir, je n’ai pas trop aimé la sortie en pirouette du garçon, même si son cynisme me plaît. Elle me semble là uniquement pour justifier un bon mot, aussi spirituel soit-il.

Widjet, ça fait quand même plaisir de te lire sur plus court que d’habitude. Prends-le comme un compliment :)

Ludi
Jours tranquilles à Clichy

   GillesP   
12/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'était exactement le genre de texte qu'il me fallait après une journée de travail tout à fait ennuyeuse: une petite nouvelle sans prétention (enfin, je pense), écrite avec humour, se lisant d'une traite et avec une chute inattendue. Le genre de texte qui redonne le sourire.
Merci beaucoup, Widjet.

PS: comme d'autres lecteurs, j'ai bien aimé le passage suivant:
"J’ai dit « Alléluia », elle m’a répondu « Leonard Cohen ».
J’ai dit « Magritte », elle m’a répliqué « fellation ».
J’ai dit « bourdon vert », elle m’a rétorqué « Jean-Vincent Placé »."
Enfin, surtout les deux premiers échanges de répliques. Le troisième est moins bon, je trouve.

   luciole   
12/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Déjà ce qui m'a plu : la brièveté. Ensuite l'humour bien présent et cette chute assez inattendue. Je crois que ce texte parvient au but qu'il s'est fixé : divertir, amuser.
J'ai bien ri. Merci.

   Alexandre   
12/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ah, ah, ah, sacré Widj' ! Comme la longueur du texte était dans mes cordes et comme ce texte était le fruit d'un vieux copain d'Oniris, j'ai lu cette embuscade à l'Embuscade... Pas mal du tout, brève mais efficace avec une chute inattendue.
Une question cependant... Le mec était-il unijambiste ?

Quand j'ai lu... "J’ai enlevé ma basket", c'est ce qui m'est venu à l'idée.

Bon toute plaisanterie mise à part, je vais me procurer Clair de femme car de Gary j'en suis toujours aux Racines du ciel, l'un des meilleurs bouquins que j'ai jamais lu.
Ta nouvelle est très bien menée et en fait, de cette embuscade c'est le lecteur qui fait les frais.

Bravo et merci Widj' ! J'ai bien fait de m'arrêter dans ton troquet...

   Thimul   
13/5/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Une idée originale et une fin qui ne l'est pas moins.
Malheureusement, je n'ai pas vraiment réussi à rentrer dans cette histoire.
Ce qu'il manque, c'est le côté animal du sentiment amoureux.
Ici, la possibilité qu'il tombe amoureux repose sur des similitudes de lecture de groupe sanguin et de jeux pierre feuille ciseaux. Pour moi, ça fait mince. Si vous aviez introduit une véritable séduction en plus, (physique, intellectuelle voir érotique) votre fin que je trouve excellente m'aurait mis une claque.
Là, je n'ai même pas eu le temps de m'installer dans un rapport amoureux.
Cette histoire à cependant beaucoup de potentiel mais je crois sincèrement qu'il faudrait pousser le propos beaucoup plus loin pour que la chute soit réellement efficace. La fille idéale physiquement et intellectuellement que le type refuse par peur de tomber amoureux.
Bonne continuation.

   David   
13/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Widjet,

Il y a plein de jeux dans le déroulement, le jokari, le shifumi, mais dans les propos eux-mêmes comme avec "sans ça, vous ne seriez actuellement pas dans la confidence". Là, c'est bon, j'ai six ans et je vais jeter un œil sur ce qui se trouve sur la table, sur la pointe des pieds. C'est drôle, efficace, sobre et enivrant, un très bon morceau, bravo !

   Anonyme   
13/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Traitement intéressant, original de la rencontre de l'alter égo. Acccumulation des signes du destin..., comment ne pas y échapper...
Le narrateur semble manier l'humour comme on revêt une armure de protection.
La chute est humoristiquement triste, la fuite d'un possible bonheur.
Le risque fait donc plus peur que l'amour.

"D’ailleurs, si elle n’avait pas fait ce qu’elle a fait,..", une phrase à scinder ou à retravailler.

Merci pour le partage.

Nadine

   Donaldo75   
13/5/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour widjet,

L'idée est intéressante, me suis-je dit en débutant ma lecture. Puis, le style bardé de formules à deux balles, du genre "regard sarbacane" j'en passe et des plus tartes, m'a fait comprendre que l'histoire n'allait pas prendre de la hauteur, devenir incarnée. Pourtant, une fois passées ces scories stylistiques, que j'ai souvent détestées dans tes textes, il m'a semblé que tu tenais un sujet.

Et pan ! Tu as usé de la chute facile, la blague certes marrante mais qui a tué mes derniers espoirs d'une bonne nouvelle.

Du coup, je n'ai pas aimé du tout.

Une autre fois, j'espère, parce que ton texte à la Dan Simmons, celui que j'avais commenté la dernière fois, ne montrait pas tous ces signes de facilité satisfaite que celui-ci affiche sans vergogne.

Bye,

Donaldo

   Raoul   
14/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup le côté parodique de la chronique, du film houps, du texte. Le scénario est idéal pour un court métrage ou une pastille télévisuelle : deux acteurs, peu de figuration, un lieux unique fédérateur. C'est vif, plein d'esprit et d'ironie(s) sur la situation, les personnages stéréotypés parisien trendy, le saugrenu des répliques - très savoureuses -…
La pochade, avec ses images précises -"le jeune serveur rouquin aux dents grillagées", par exemple - et poétiques de biais, sonne juste, et ces "juste", justement, envahissent juste tout. Comme on dit, "c'est cadeau", "que du bonheur !"
Bien aimé l'amourette morte née de cet Antoine Doinel contemporain et vivant.

   Eccar   
17/5/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,
Aïe, aïe, le coup de pied final est une bien mauvaise chute pour ce personnage ( qui était tout seul dans son délire, j'en suis convaincu) et pour cette historiette.
C'était un bon début pour une histoire fantastique, un très bon début même, sauf les ch'tits clichés stylistiques un peu trop widjet à mon goût. Un conte fantastique qui aurait presque pu nous faire prendre conscience de notre omniprésence, de notre omnipotence, une bonne nouvelle qui nous aurait fait comprendre que Dieu est en nous, que Dieu et nous, ne faisions qu'un.
Dommage, la révélation n'aura pas lieu.
Juste une blagounette sans sel, un pauvre Vincent Placé ( très en vogue en ce moment chez les humoristes à deux balles) qui apparaît un peu comme un "vert" dans le fruit.
Dommage. Mais peut-être que ce que j'aurais aimé trouvé en votre nouvelle, cette découverte de Dieu, nous ne l'aurions jamais cru, comme vous nous le dites en introduction.
Bien essayé quand même.

   jaimme   
21/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'attendais une demande en mariage, un genou au sol, là, devant tout le monde, et toi tu te pourfends le doigt de pied (enfin, ton personnage, oups). C'est bien toi qui as écrit ce texte, pas de doute.
Texte sympa/pas sympa (oui, moi je me dis que cet abruti aurait dû avoir le bonheur de souffrir d'amour tous les autres jours de sa vie).
Bref, j'ai bien aimé.
Sauf le premier paragraphe, je trouve l'écriture parfois pesante ( "Elle aurait pu se mettre n’importe où, mais non, elle s’est assise au fond de la salle, à l’écart, sur cette banquette couleur aubergine située dans le coin du mur, précisément là où je me trouvais encore, il y a moins d’une minute. J’ai trouvé la coïncidence étrange, mais moins étrange que ce qu’elle fit par la suite. D’ailleurs, si elle n’avait pas fait ce qu’elle a fait, j’aurais pris ma monnaie sur le comptoir en remerciant le jeune serveur rouquin aux dents grillagées et serais parti tout juste en me disant que la fille qui venait " Pardon pour ce long copié/collé, mais toute cette partie manque de rythme pour un texte aussi court et percutant. Le reste, pas de problème.
Merci Wid', bon texte au total.

   Somnium   
25/5/2017
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
"A l'embuscade" paraissait prometteur mais j'ai été fortement déçu, oui, fortement. Pourquoi ? Parce que je m'attendais à une embuscade dans les règles de l'art, mais non. Au lieu de ça je me retrouve dans un café avec un type qui donne un coup de pied contre le pied d'une table où est assise une femme. Chercher l'erreur...


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