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Humour/Détente
widjet : L'imprévu [concours]
 Publié le 10/01/09  -  38 commentaires  -  4165 caractères  -  272 lectures    Autres textes du même auteur

Oui, je sais, je suis un sale garnement !


L'imprévu [concours]


Ce texte est une participation au concours nº 8 : Les brèves d'eau (informations sur ce concours).



Un homme.

Posté en haut d’une falaise abrupte, les bras en croix et le poing droit agrippant un bâton de berger, il se tient face aux éléments. Face à son destin.

Derrière son dos, une armada d’hommes enragés fonce droit sur eux.


Surplombant le panorama, l’homme ignore le danger imminent et regarde droit devant lui. Il a fière allure. Un vent d’une force décuplée s’engouffre dans son épaisse chevelure et sa barbe grisonnantes, faisant claquer sa tunique rouge. Comme prévu, le ciel bleu s’est obscurci et les nuages prennent une couleur de cendres. Tel un bloc de granit, l’homme reste stoïque. Les pieds plantés dans le sol caillouteux, il défie la puissance phénoménale des bourrasques.

Il est extraordinaire dans sa bravoure. Ses yeux clairs fixent l’océan sans ciller. Il a confiance. Il est porté par sa foi. Et par le Tout-Puissant.


Pourtant, si le vent et le ciel tiennent parfaitement leurs rôles, la mer, tarde à accomplir la mission divine qu’on lui a confiée. Malgré le ciel ombrageux et les rafales tumultueuses, les flots ne sont gagnés par aucune effervescence, les vagues ne font pas de remous. La mer est calme. Et entière.


Par centaines, les ennemis se rapprochent dangereusement. Mais l’homme ne cède pas à la panique. Il attend patiemment ce miracle, ce prodige qui doit être accompli par les eaux. C’est ce qui a été convenu. C’est la stratégie qui a été mise en place, la veille. L’homme est convaincu que l’océan ne le reniera pas. Il ne peut pas lui barrer la route. Pas maintenant. Pas au moment où il est sur le point de briser les chaînes de l’asservissement et de guider ses semblables vers la liberté. Il ne peut en être autrement. La mer que l’homme regarde avec intensité finira par entendre sa prière.


Mais, les poursuivants sont toujours à leurs trousses. Ils arrivent à vive allure. Sous les glaives du dieu Râ, les chars brillent de mille feux et gagnent du terrain. Dans quelques minutes, ils seront là. Prêts à en découdre. À faire couler le sang. On peut déjà voir au loin les nuages de poussière provoqués par le bruit des sabots qui martèlent la terre.


Le temps s’égrène. La tension est à son comble. Et rien. Toujours rien ne se produit.


Debout sur son rocher, l’homme demeure imperturbable. Ses yeux ne quittent toujours pas la mer insoumise, mais, pour la première fois, l’ombre du doute passe dans son regard perçant. Imperceptiblement, il cligne des paupières. Sur son visage tanné par le soleil, ses traits légèrement se crispent. Derrière lui, il perçoit les brouhahas de ses frères. Son peuple s’interroge, commence à s’inquiéter.


Comment est-ce possible ? L’eau, sa bienfaitrice, celle dont les bras aimants l’ont porté lorsqu’il n’était qu’un nourrisson, elle qui l’a arraché au sceptre de la mort, cette même eau est en passe de le trahir. Lui, l’Élu. L’enfant de sa source.


Alors que l’homme cherche à comprendre les raisons de cette félonie, un adolescent, la tignasse ébouriffée et vêtu de guenilles, vient lui taper derrière l’épaule.


- Ho, l’ancien, il s’passe quoi, là ? On a l’armée d’Ramsès aux miches, tu vois pas ?


L’homme se retourne. Il émet un rictus embarrassé :


- Un imprévu, mon enfant. C’est… c’est la mer. Elle refuse… de s’ouvrir.

- Hein ? Ouvrir la mer ? C’est ça, ton plan, grand-père ? Mais merde, on a pas l’temps d’faire d’la magie !


Jadis plein d’assurance, l’homme a désormais perdu de sa superbe. Il semble totalement déboussolé.


- Je… Je ne comprends pas, dit-il en secouant la tête. Elle ne veut pas s’ouvrir… Elle ne veut pas s’ouvrir… Elle ne veut pas…


Les cris des hommes, le son cinglant de leur fouet sur les étalons en furie, tout devient plus réel. Plus terrifiant. Les Égyptiens ne sont plus qu’à quelques centaines de mètres d’eux.


Suffocantes, les secondes s’écoulent. Enfin, les bras croisés et la mine renfrognée, le gamin s’adresse au patriarche :


- Bon, Moïse, on arrête les conneries, là. On fait quoi, maint’nant ?


 
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   xuanvincent   
10/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Dès les premières lignes, j'ai trouvé la nouvelle bien écrite (presque trop dans la première partie), comme les précédents textes. Puis je me suis demandé comment l'eau, que l'on devine proche, allait intervenir dans ce court récit.

Plus loin, surprise, le récit aux accents héroïques bascule, avec l'irruption du gamin, dans l'humour. Ce changement de ton m'a d'abord un peu déconcertée mais m'a finalement rendu plus sympathique cette nouvelle.

J'ai apprécié le flou laissé sur l'identité du héros, ce n'est que progressivement que l'on comprend qui il est réellement.

Après relecture, cette réécriture d'un épisode de la vie de Moïse, qui ici n'est pas pas sauvé des eaux, m'a amusée et intéressée.

Détail : . "Derrière son dos, une armada d’hommes enragés fonce droit sur eux." : le "eux" m'a d'abord déconcertée - j'ai cru au départ à une coquille - car pendant un bon moment j'ai cru que l'homme était seul face à ses assaillants. En effet, ce n'est que vers la fin qu'apparaît un autre personnage (l'adolescent) et que le peuple de Moïse est mentionné.

. le terme "conneries" et les termes un peu familiers employés par l'adolescent m'ont un peu surprise dans ce histoire. Mais pourquoi pas, cela pourrait donner un côté décalé à ce récit.

   AnaiS   
10/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bon, je trouve cette nouvelle très bien écrite, comme toutes celles de Widjet. L'eau intervient comme le concours l'imposait, c'est un élément majeur de l'histoire.

Mais, j'ai découvert trop vite qui était ce barbu au bâton de berger (presque dès les premières lignes) et la chute était prévisible; le coup de main du Tout-Puissant ne se produit pas.

Enfin, j'ai bien aimé l'intervention de l'adolescent au parler familier d'aujourd'hui, qui donne un petit côté décalé à cette nouvelle.

   Anonyme   
10/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Décidément, les récits bibliques inspirent.
Contrairement à ce qui a été dit dans le commentaire précédent, je trouve que l'on devine rapidement qu'il s'agit de Moïse, dès les premières lignes en fait. Mais peut-être que ce n'était pas là, l'intention de l'auteur.
J'imagine très bien (car la scène est vraiment bien détaillée) le grand Charlton Heston, solennel, la tunique claquant au vent, bras écartés, et puis ... rien.
L'effet comique est réussi.

   Faolan   
10/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Premier commentaire... d'un simple lecteur encore loin ( mais alors là... loin!) d'être auteur.

Dès les premières lignes je me doutais bien de qui il s'agissait même si l'on hésite toujours... l'auteur pouvant nous amener là où il veut finalement. Cela ne m'a pas empêché d'apprécier le texte même si la fin ne m'a pas surpris outre mesure. L'arrivée du petit garçon par contre m'a bien fait rire ! Son vocabulaire contrastant véritablement avec le ton utilisé durant le récit mais aussi avec l'idée que l'on peut se faire des mots qu'ils utilisaient à l'époque.

Une bonne idée, bien exploitée. Merci.

   Anonyme   
10/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Le problème avec cette nouvelle, c'est qu'elle n'a pas vraiment de chute. Telle quelle, avec son humour (quand même) ça me fait l'effet d'une bonne case de bande dessinée. On a envie de tourner la page mais c'est déjà fini.
Certaines formules ne me semblent pas heureuses: "les brouhahas de ses frères" par exemple.
Par contre le langage de l'ado c'est une bonne idée.
Sympa mais inabouti. Il est vrai que la contrainte est une vraie gageure.

   Claude   
10/1/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bien sûr, on comprend de suite de qui il s'agit. Bien sûr, la chute est facilement prévisible. Bien sûr, il n'y a pas vraiment de fin.

Mais j'aime beaucoup. Les "conneries" de l'ado ne me choquent pas, au contraire, elles ramènent brusquement à la réalité après les envolées lyriques, et elles contribuent à l'effet comique.

La fin apparemment en queue de poisson ne me gêne pas non plus, je trouve qu'elle colle bien avec le reste, une histoire que tout le monde connait, qui est un archétype de grandeur et de noblesse... et qui se dégonfle comme un vieux pneu.

J'en redemande !

   Bidis   
10/1/2009
Si on voit très bien l’armée des Égyptiens qui avance et le personnage de Moïse, le peuple que conduit ce dernier est plutôt resté dans l’ombre et quand ce "eux" et ce « à leurs trousses » l’évoquent, on ressent comme un vide dans le texte, c’est dommage.
On se demande ce que cette nouvelle fait dans la section « humour » quand apparaît le personnage de l’adolescent…
Contrairement aux autres commentateurs, je n’ai pas aimé ce ton de gavroche après un texte qui évoquait, fort bien d’ailleurs, une scène dont le souffle m’avait empoignée. Et je suis restée consternée par la fin dont le comique m'a échappé...

   jensairien   
10/1/2009
Bon en fait le plus intéressant dans cette nouvelle c'est ce qui s'amorçait à la fin du récit : Une confrontation décalée et iconoclaste entre l'ado de troisième millénaire et un Moïse déconfit et dépassé par les événements.
C'est plutôt bien écrit. Je note un truc bizarre :
"les nuages de poussière provoqués par le bruit des sabots"
par les sabots ok mais par le bruit ?
Et puis à mon sens la seul phrase vraiment mal venue :
"mais les poursuivants sont toujours à leurs trousses" information qui ne veut pas dire grand chose, un peu comme si tu avais écrit :
"Mais le vieil homme est toujours posté en haut de la falaise"
Bonne journée Widj !

   guanaco   
10/1/2009
Tout a été dit ou presque.
Comme certains, j'ai moi aussi compris assez rapidement qu'il s'agissait de Moïse et je me suis dit "tiens après Noé voilà Moïse!". Mais je dois dire que l'auteur parvient parfaitement à planter son décor et à créer son ambiance (malgré les quelques coquilles relevées ). Tout nous prépare, à quoi?
L'intervention de l'ado et son langage décalé et anachronique m'ont vraiment surpris, j'ai adoré! L'imprévu venait d'arriver (bon titre soit dit en passant). C'était trop beau, il devait arriver quelque chose, l'auteur nous y a brillamment préparé.
Le pépin technique de Moïse et sa (non) réaction m'ont bien fait rire (certains parlent de BD, et bien oui, pourquoi pas?)
Alors j'avance, je lis, je me dis qu'on va arriver au bouquet final et...
Et pis quoi, alors? Plus rien. Comme une pub qui vient interrompre un film au meilleur moment, la limite des 5000 caractères s'est rappelée à l'auteur! AAARRRGGGHHH!!!. Rageantes les contraintes!

Merci
Guanaco

   Anonyme   
10/1/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
hahahahahaha j'ai mon préféré au concours!
Bien ficellé (même si tu le sais j'aurais préféré que tu évites RÂ et Ramses pour préserver le suspense...), un bon Widjet dans le style et l'ironie...
L'histoire en elle-même m'a fait rire dès la première lecture, c'est vrai, il aurait eu l'air de quoi Moïse si elle s'était pas ouverte la mer? Ben à ça... un vieux fou...
J'adore!
Merci Widj, et merde pour le concours, je crois que tu tiens le bon bout!

   Anonyme   
10/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien
J'aime vraiment bien. Parce qu'avec l'adolescent causant "contemporain" Widj enracine l'histoire de Moîse dans la continuité du temps... elle reste d'actualité quoi, cette histoire de chef charismatique, dont on a tous consciemment ou pas, besoin.
De plus, il se plie aux contraintes avec une certaine aisance, aussi, et la longueur de l'histoire, courte, n'est pas un défaut en soi... de toute façon qu'aurait-il pu dire de plus que Moîse a sauvé son peuple ? qu'il leur a ouvert la mer, offert une destiné ?... bein oui, il l'a fait !

   Anonyme   
10/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Les doutes de Moïse en haut du mur... sympa et assez bien écrit pour nous faire oublier qu'on sait déjà cette histoire. La chute est prévisible et se sent de fort loin...

   fisoag   
10/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Sur le fond, je trouve cette nouvelle sans saveur. On devine dès les premières lignes qu'il s'agit de Moise. L'auteur à essayé d'apporter une touche humoristique par l'apport du langage moderne et familier de l'enfant à la fin du texte mais cela nuit beaucoup à la cohérence du récit. La tension de l'homme, son angoisse, son impuissance face aux éléments est bien rendue par une écriture fluide et concise et soudain, tout se délite. Comme si l'inspiration était en panne et qu'il fallait terminé le texte. La vulgarité des propos"miche", "conneries"ne se marie pas avec la sérénité qui se dégage des paragraphes précédents.

Sur la forme
Dans la première phrase je mettrai"fonce sur lui" car même s'ils sont plusieurs, pour le lecteur qui lit cette phrase, il n'y a qu'un homme.

   dude   
10/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Un texte qui ne manque pas d'atouts: un climax efficace posé en quelques lignes seulement, un style clair et sans esbrouffe, une histoire pas prétentieuse mais plaisante jusqu'au bout.
Le mélange des genres est réussi à mon goût. Une bonne exploitation du thème de l'eau.

   Ephemere   
10/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour, j'ai commencé à lire en me disant : ce serait drôle si les eaux ne s'ouvraient pas ! Elles ne se sont pas ouvertes... c'était drole.
Style : par moment beaucoup de grands adverbes pas beaux.
Quelle idée de prendre Moïse comme héros ! Tu aurais pris Sarko, elle se seraient ouvertes, tes eaux ...!
FMR

   Menvussa   
10/1/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ça commence doucement, et je cherche l'anicroche. Oh joie, je trouve dès le premier paragraphe un truc qui coince. Un homme, face à son destin et l'ennemi qui fonce sur "eux" mais c'est qu'il est multiple cet homme là.

"L’homme se retourne. Il émet un rictus embarrassé " et de deux... sachez mon cher qu'un rictus n'est pas sonore, qu'il n'est que le résultat d'un plissement des joues et/ou des lèvres. On affiche un rictus, on ne l'émet pas, non mais... Ça va chier...

Et la chute... ah ! la chute, elle est très bonne et ça fait chier. Y en a marre.

   Menvussa   
10/1/2009
Je lis les commentaires... oui j'ai que ça à faire et alors !!!

Heureusement qu'on devine dès le début que c'est du copain Moïse dont il s'agit. Si on devait découvrir à la fin et le personnage et l'imprévu ça n'aurait aucun intérêt. Alors que là, on a envie de lui dire, t'en fais pas ça va marcher, parce qu'on connait l'histoire et "merde" ça marche pas, c'est Ramsès qui doit être content.

   Jedediah   
11/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un texte drôle et original...
On comprend assez vite que le personnage principal n'est autre que Moïse, et il n'y a pas vraiment de chute, mais cela n'enlève rien au charme de ce récit.

Le tout est très bien écrit, et la drôle de situation dans laquelle se retrouve Moïse m'a fait sourire...

Comme xuanvincent, le "eux" du premier paragraphe m'a un peu déconcerté, mais j'ai assez vite compris par la suite.

Bravo donc pour ce texte !

   Anonyme   
11/1/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bravo pour ce texte à l'humour décapant. J'ai aimé l'idée, originale et drôle
Le décalage bien vu entre l'enfant et Moîse
Oui on comprend assez vite de qui il s'agit mais le plus drôle est ensuite, l'adolescent et la mer qui ne s'ouvre pas.
Sur le style bien sûr rien à dire, tellement ca se lit bien.
Merci

   Anonyme   
12/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
En matière de qualité d'écriture, l'auteur n'a plus rien à démontrer. c'est un des meilleurs auteurs d'Oniris.
Venons-en à l'histoire, ou plutôt à l'absence d'histoire.
Dès les premières lignes on a compris.
La blague du miracle qui ne se produit pas comme prévu a déjà beaucoup servi. Celle-ci, particulièrement récurrente, doit remonter à la plus haute antiquité.
C'est un peu l'histoire du fou qui repeint son plafond en version biblique.
Il y avait justement là matière à auto dérision. Un peu comme Coluche avec son histoire du "couvreur qui m'a parlé de toi".
C'est ce à quoi je m'attendais.
Au dernier moment l'auteur (dont le talent n'est pas en cause) aurait montré qu'il n'était pas dupe .
Et là c'eût été vraiment imprévu.
Dommage

   melonels   
12/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Incontestablement une très belle écriture et ici le vocabulaire familier est utilisé à bon escient. Il joue le contraste entre la plus belle histoire au monde, la grande épopée du plus grand des prophètes et la réalité de nos jours. Cependant où est la fin?

   victhis0   
12/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
très bof. le fond de l'histoire est archi archi célèbre et rien à mes yeux ne vient me surprendre sur la forme ; les anachronismes sont des facilités à la limite de la paresse et le texte, de mon point de vue,ne tient pas du tout les promesses de tension du départ. Très dommage, widg sait fait faire beaucoup mieux que ce p'tit texte vite fait sur le gaz !

   Filipo   
14/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
C'est très bien écrit, ça se laisse lire avec plaisir. Un bon point pour l'unité de lieu et de temps, qui est plaisante et ne donne l'impression d'une bonne maitrise de la contrainte de longueur. Le contexte est très bien évoqué (sauf pour le "baton de berger", j'ai pas pu m'empécher de pouffer... désolé, Justin B. est passé par là).

On sourit, mais cependant on oublie vite cette histoire en forme de gag un peu facile. Dommage, il manque une vraie fin... Manque d'inspiration ?

   masdau   
14/1/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il est vrai que Widjet est surprenant. La nouvelle partait bien dans la parabole (comme j'aime), puis l'intervention du petit prince -pardon du petit garçon- donne une tournure de sketch à la Coluche où il n'y a aucune conclusion, laissant au lecteur le soin d' envisager la suite. C'est une forme d'écriture que j'affectionne particulièrement.

   Anonyme   
14/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Aller, ch'tiot 25ème pour la route... Faudrait voir à maint'nir la moyenne.
J'ai bien aimé le décalage du langage. Ca veut dire quelque chose "l'humour juif"? Je sais pas en tout cas l'auteur fait ici honneur au genre: la dérision du "un peu plus".
Plus profonde qu'il n'y parait cette mer indivisible.

   Flupke   
14/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Où la la . Il est un peu dans la mouise le patriarche. Perso, je me tiendrais plutôt sur la plage que sur une falaise si je devais traverser en vitesse, dés que les eaux se retirent. Le suce pince est bien amené et la chute est originale, même si pour la fin, en théorie, on peu imaginer qu'elle reste ouverte. (Allez, il re-essaiera bien une p’tite dernière fois). Original donc de terminer le récit juste à ce moment là. Toute la chute est là, basée sur l'absence ... d'absence d'eau. (Donc l'eau reste bien présente dans la nouvelle :-)

   marogne   
15/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Astérix chez cléopatre est passé par là.....



J'ai bien aimé le contraste entre les deux parties du texte, cette façon de montrer qu'aussi belles que soient les histoires, inventées par les hommes, la réalité est parfois plus rigoureuse.

J'ai trouvé la première partie, néanmoins, beaucoup plus "humoristique" que la deuxième, un style avec le détachement qu'il faut, et le léger décalage qui montre que l'on est en train de se moquer - un peu - du lecteur, mais qu'il doit le comprendre et en rire. Ca marche.

Pas beaucoup d'eau quand même.....

   Nongag   
22/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Ça ne fonctionne pas. voilà une nouvelle dans laquelle il ne se passe rien... La description et l'humour sauvent un peu la face mais ne cache pas le manque d'inspiration... Et cet ado improbable qui interpelle Moïse n'arrange en rien la finale.

Désolé.

   Anonyme   
26/1/2009
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Désolé mais je n'adhère pas du tout. Bon certes la fin est prévisible, mais ce n'est pas ce qui m'a gêné.

Non c'est l'absence totale d'humour pendant les trois quart du texte. La fin est assez drôle avec l'opposition entre le gamin et les ruptures de registre de langue, mais le reste?

Bref, si c'est bien écrit (comme d'habitude) ce n'est pas un bon texte.

   nico84   
5/2/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Au niveau de l'histoire et de l'action, c'est vrai qu'il n'y a pas grand chose à retirer. Mais je ne me suis pas trop focaliser sur ce point.

L'eau est bien présente et ton écriture sublime ton idée originale, c'est bien raconter et je me suis surpris à ne deviner l'identité de ton héros que très tard.

A la fin de la nouvelle, un sourire, un bon sentiment mais pas celui qui caractérise les fins de lectures widjetiennes. Malgré tout je te félicite.

   aldenor   
8/2/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Une idée marrante. Mais d’où vient l’effet BD ? Le texte est trop purement descriptif me semble-t-il.
Je vois ça en trois dessins plan large (de Gottlieb quand même…) : Moise confiant avec sa foule et la mer plate, les égyptiens en background. Moise toujours pareil, presque, juste un sourcil plus fendu, mer aussi plate, mais Ramsès est déjà identifiable. Le gosse exprime son point de vue ; Moise fait un sourire jaune ; Ramsès est sur ses épaules.

   Maëlle   
9/2/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
C'est rigolo.

Comme on connait la suite, en plus...

Les textes à pirouette ne sont pas mes préférés, mais ça fait sourire.

   David   
10/2/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Lol Widjet,

Terribe la réplique de fin. J'ai un souci au début : "Derrière son dos, une armada d’hommes enragés fonce droit sur eux." L'homme est présenté seul, le "eux" semble une faute de sens, la suite éclairera bien sûr, mais ça tient quand même d'une licence que je n'ai pas envie de t'accorder sur ce coup là.

"Sous les glaives du dieu Râ" je me demande si "glaive" n'est pas un anachronisme, je n'ai pu vérifier facilement malheureusement, pour moi il est romain, bien après Moîse, mais c'est un doute ?

   Ariumette   
21/2/2009
D'abord félicitation d'avoir relevé le défi de ce concours !
Mon avis : Et re du biblique ! Ne le prends pas perso hein! lol! Bon. Je trouve l'idée vraiment chouette, le décalage discours de foi/discours du jeun's est pas mal du tout ! Mais navrée, j'ai pas trouvé ça drôle! Le comique de langage ne suffit pas ici... Peut-être qu'en installant moins l'atmosphère au début tu aurais eu la place de nous donner 2 ou 3 trucs comiques en plus... Une grève, une formation de syndicat, un vote, une action d'un groupe de jeun's...

Pas de note cause concours

   moschen   
30/9/2017
Un regret : on nous parle de danger qui se rapproche mais on ne le ressent pas.

Par contre, on ressent bien une forme d'impuissance face aux flots. En fait, on comprend que promesse a été faite, et que Moise avait une confiance aveugle envers celui à l'origine de la promesse.

On nous dit que "les chars gagnent du terrain". Si Moise est immobile, cela va de soi.

"La tension est à son comble". C'est une chose de le dire, une autre de nous le faire percevoir. A moins que le second degré ne s'invite à la fête.

"celle dont les bras aimants l’ont porté" : bizarrerie sonore entre le dont et le l'ont.

Enfin, voici avec la fin, le voile est levé. Tout cela n'est donc qu'un prétexte pour se ridiculiser.

   jfmoods   
18/10/2017
"Mais, les poursuivants sont toujours à leurs trousses." -> Mais les poursuivants sont toujours à leurs trousses.

"la mer, tarde à accomplir" -> la mer tarde à accomplir

"On peut déjà voir au loin les nuages de poussière provoqués par le bruit des sabots qui martèlent la terre." -> On peut déjà voir au loin les nuages de poussière provoqués par les sabots qui martèlent la terre.

Si le personnage central de cette scène mythique peut être aisément identifié par le contexte spatial et quelques caractéristiques physiques, la foule qui l'accompagne demeure d'abord dans l'ombre ("eux", "ses semblables", "à leurs trousses").

Au fil du récit, le grandiose de l'évocation est progressivement mis à mal. L'événement à venir, auquel il est fait humoristiquement allusion ("La mer est calme. Et entière."), s'apparente au script d'un film ("Comme prévu, le ciel bleu s’est obscurci et les nuages prennent une couleur de cendres.", "la mer, tarde à accomplir la mission divine qu’on lui a confiée", "C’est ce qui a été convenu. C’est la stratégie qui a été mise en place, la veille.").

D'abord marquée par une tonalité sublime, la scène vire donc progressivement au burlesque. Peuvent l'attester la disparité des niveaux de langue et la transformation du héros en individu ordinaire.

L'effet d'attente est ménagé jusqu'au bout. Le miracle se produira-t-il quand même, en bout de course ?

En lisant ce texte, j'ai pensé à Desproges, en particulier à cause de ce passage..

"Il est extraordinaire dans sa bravoure."

... qui fait pour moi écho à celui-ci...

"... il est beau dans sa peur."

Nous sommes ici dans une scène burlesque (le grave traité sur le mode du dérisoire). Chez Desproges, c'est le contraire. C'est de l'héroï-comique (le cintre, objet du quotidien, fait traverser à l'individu une épopée ridicule). Cependant, dans les deux cas, l'humain est finalement renvoyé à la modestie de sa condition.

Merci pour ce partage !

   Anonyme   
31/8/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
A chaque lecture de ce texte, je parie que Cecil B. De Mille a dû se retourner dans sa tombe...

N'en déplaise aux fans de l'Ancien Testament, qui est un super roman fantastique et de SF ( le premier du genre même), l'histoire de Moïse sauvant son peuple de l'esclavage est vue ici sous l'angle du réel, ce qui la rend drôlissime ! C'est de loin plus vraisemblable ainsi...

Un bon moment de rigolade, bravo !

   Anonyme   
25/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Un texte qui prend à contre courant le lecteur, la lectrice dans sa structure narrative, c'est simple, court et inattendu, jusqu'au dernier moment on attend la chute. Cette technique du twist ending ravira les lecteurs assidus. Bravo pour cette lecture enthousiasmante.


Oniris Copyright © 2007-2022