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Fantastique/Merveilleux
widjet : Le cadeau de Gabriel
 Publié le 04/03/08  -  14 commentaires  -  11530 caractères  -  11 lectures    Autres textes du même auteur

Quand on aime, on est capable de beaucoup. Or Gabriel était très amoureux...


Le cadeau de Gabriel


Gabriel était amoureux d’Émilie. Il l’aimait d’un amour qu’il n’avait jamais éprouvé pour aucune autre fille auparavant. En son for intérieur, il était même persuadé qu’il n’aimerait plus jamais quelqu’un avec autant de force et de certitude. Émilie était la femme de sa vie, c’était l’évidence même. Et pourtant, Gabriel n’avait que neuf ans.


Quant à elle, Émilie aimait bien Gabriel. Du haut de ses neuf ans et demi, elle aimait surtout se moquer de son jeune amoureux. Elle s’amusait à lui demander n’importe quoi, comme de porter son cartable ou réclamer la moitié de ses barres chocolatées. Gabriel avait beau être fou d’amour pour elle, il n’était pas dupe. Néanmoins, il s’exécutait, feignant de ne pas voir le manège. La seule chose que voulait Gabriel était que tous deux grandissent très vite afin qu’il puisse, le moment venu, la demander en mariage. Lorsque, le cœur frémissant, il lui exposait ses projets futurs avec le plus grand sérieux, Émilie répondait que c’était « une bonne idée ».


Gabriel n’était pas un orateur enflammé. Son discours était posé, empreint de mots de son âge, mais dits avec une authentique sincérité et une maturité aussi profonde qu’étonnante. Le verdict que lui dictait son tout jeune cœur était sans appel : son amour pour Émilie n’était pas une amourette anodine d’enfant mais bel et bien un sentiment pour les « grandes personnes », puissant, sublime et déchirant.


Les mois passèrent, mais pas les sentiments de Gabriel, si bien qu’un jour, intriguée par la longévité de cet attachement, Émilie lui demanda de le prouver matériellement.


- Qu’est-ce que tu veux ? demanda Gabriel.


Émilie ne répondit pas explicitement à sa question mais lui dit que de la nature de ce cadeau dépendrait sa décision de considérer sérieusement son amour et, pourquoi pas, de lui donner le sien. L’angoisse de Gabriel fut bien plus importante que la joie ressentie à l’idée de conquérir enfin le cœur d’Émilie. Comment trouver un cadeau qui symbolise le plus fidèlement possible son affection pour elle ? Quel présent pouvait être si extraordinaire, si unique qu’il chasserait le moindre doute dans l’esprit d’Émilie ?


Offrir le cadeau parfait fut le début d’une longue investigation à laquelle s’acharna Gabriel. À l’insu de sa famille, il passa ses nuits d’insomniaque à feuilleter des magazines divers et à écouter des chansons de toutes sortes. Lui qui était plutôt casanier se portait tout à coup volontaire pour accompagner ses parents lorsque ceux-ci sortaient faire les magasins le week-end. Ainsi, pendant plusieurs semaines, il essaya de trouver matériellement ce qu’il ressentait intérieurement. Moins il trouvait, plus il était malheureux et amer. Malheureux de ne pouvoir relever le défi amoureux que lui avait lancé Émilie et amer de constater que cette planète, bondée de choses inutiles ou grotesques, était si peu inspirée pour créer ce qui représenterait l’amour véritable.


Un lundi matin, juste avant de rentrer en classe, Émilie était spontanément venue à sa rencontre et lui avait dit que « ce n’était pas grave » avant de lui donner, en guise de consolation, un baiser sur sa joue de vaincu.


- Pas grave ? avait-il rétorqué, furieux et vexé que son cœur soit si méprisé.


Il continua encore ses recherches pendant plusieurs jours, non sans maudire la Terre stérile et ses habitants stupides. Il dormait et mangeait si peu qu’il se mit à maigrir de façon inquiétante. Lui qui était un élève de bon niveau et qui avait une excellente conduite, devint agressif avec sa maîtresse et ses copains de classe. En un trimestre, sa moyenne générale chuta de moitié. En voyant la santé et les notes scolaires de leur enfant péricliter dangereusement, les parents de Gabriel se décidèrent enfin à lui parler. Ce fut son père qui, un soir, prit cette initiative.


- Que se passe-t-il, mon garçon ?

- Je suis amoureux papa, avait répondu Gabriel le plus sérieusement du monde.

- Allons bon, souffla le père en haussant les sourcils.


Gabriel ne se démonta pas.


- Non, papa, c’est vrai. Je suis vraiment amoureux. Et ça me fait mal ici.


De son index, il désigna son cœur.


- C’est Émilie qui me fait ça, affirma-t-il plein d’aplomb. Je sais pas comment le dire. Je sais, c’est tout.


Le père de Gabriel regarda son fils avec ce regard qu’il utilisait parfois. Ce regard où se lisaient l’étonnement et une sorte de peur admirative lorsque Gabriel parlait de telle façon qu’il semblait avoir dix ou vingt ans de plus. Gabriel lui expliqua pendant un long moment ses difficultés pour trouver le cadeau d’Émilie. Il voulait quelque chose d’incroyable, d’inédit, de fou, de féerique. Presque d’infaisable. Alors, son père esquissa un sourire que l’enfant ne sut interpréter, et lui glissa quelques mots à l’oreille :


- C’est vrai ? fit le garçon étonné.

- C’est la plus belle et la plus impossible preuve d’amour. C’est ce que demandent toutes les femmes du monde, mon garçon.


Et, comme pour lui faire une confidence, le père de Gabriel ajouta en baissant le ton :


- Moi-même, je n’ai jamais réussi à offrir ce cadeau à ta maman.


Puis, retrouvant son autorité paternelle, il ordonna à son fils d’aller se coucher. Alors qu’il montait rapidement dans sa chambre, l’esprit et le cœur légers, Gabriel n’entendit pas les rires complices de ses parents.


C’est ainsi que Gabriel passa encore de longues semaines à échafauder le plan qui lui permettrait de faire ce fabuleux présent. Si, comme le lui avait dit son père, toutes les femmes du monde rêvaient de ce cadeau, cela ne serait pas autrement pour Émilie.


Gabriel resta cloîtré chez lui et prépara soigneusement la capture du cadeau convoité, car ce n’était pas le style de cadeau qu’on pouvait banalement s’offrir avec de l’argent. Non, c’était bien plus compliqué que cela et c’est ce qui plut à Gabriel. C’était le genre de cadeau qui nécessitait un grand courage et une extrême vaillance ; un cadeau insensé que seuls « les vrais » amoureux pouvaient acquérir. Ce n’était pas un cadeau qui s’achète, encore moins qui se donne. Ce cadeau-là… il allait devoir le voler à quelqu’un. Gabriel ne voulait obtenir l’aide de personne. La seule chose qu’il avait demandée à son père était de lui laisser un peu de bois lorsqu’il en rapporterait à la maison pour la cheminée. En contrepartie, Gabriel promit à ses parents de manger à nouveau et de bien travailler à l’école. Il tint ses promesses. Dès lors, lorsqu’il voyait Émilie, il souriait et ne manquait jamais de lui dire combien il l’aimait et que, conformément à sa demande, il lui offrirait un présent à la hauteur de sa profonde affection. Émilie, elle, commençait à trouver ce jeu moins drôle et même un peu fatigant.


Plusieurs mois s’écoulèrent et Gabriel continua d’emmagasiner du bois rapporté par son père. Sa chambre devenue trop petite, il avait entassé les bûches et les branches dans le garage. Les hivers ayant été particulièrement éprouvants, les quantités de bois étaient considérables ; ce qui ravit l’adolescent qu’était devenu Gabriel. Il attendit son onzième anniversaire pour demander à son père l’autorisation d’utiliser des outils, et plus précisément la scie électrique. Naturellement, celui-ci refusa. Cependant, il s’engagea à lui couper autant de bois qu’il le voudrait, non sans lui avoir demandé ce qu’il comptait en faire.


- Je voudrais construire une échelle gigantesque, dit fièrement le garçon à ses parents médusés.


Une chance, rien n’avait vraiment changé pendant tout ce temps. Ni lui ni Émilie n’avaient déménagé ou même changé d’école. Ils se voyaient certes un peu moins souvent (Émilie avait d’autres amis, elle !), mais à chaque fois qu’il la rencontrait, il lui rappelait leur promesse mutuelle. Cet acharnement avait fini d’irriter la jeune fille. Elle conclut simplement que Gabriel n’était pas seulement fou d’amour, mais qu’il était probablement fou tout court. Dès lors, persuadée d’avoir affaire à un dément inoffensif, elle se décida d’entrer dans le jeu de Gabriel en feignant de s’impatienter ou de lui reprocher de ne pas l’aimer aussi fort qu’il le prétendait.


Pourtant, l’année suivante - le dimanche 23 novembre 2003 - Gabriel, tout juste âgé de douze ans, déroba l’inestimable cadeau.


La matinée qui suivit ne fut pas une matinée ordinaire pour tous les autres habitants de la planète. Les journaux et les télévisions du monde entier faisaient mention d’une nouvelle unique dans l’histoire de l’Humanité. Dans toutes les rues du monde entier, la population, effrayée et stupéfaite, parlait sans cesse de ce qui s’était passé la nuit dernière. Perplexes et inquiets, les plus grands savants et autres spécialistes de tous les coins du globe avaient pris le premier avion afin de se retrouver pour une réunion extraordinaire et tenter d’expliquer cet évènement exceptionnel qui, aux dires de ces érudits, « venait de bouleverser l’ordre cosmique ».


Ce même matin, loin de ces préoccupations intellectuelles et de ces agitations mondiales, Gabriel, habillé d’un sourire triomphant, se dirigea vers le lycée, tenant son paquet sous le bras. Il devait le remettre à Émilie avant de rentrer en cours. Avec la bande de voyous qui était dans sa classe, il ne voulait pas prendre le risque de se le faire voler ou abîmer. Il se mit à chercher fiévreusement Émilie parmi la foule d’élèves qui s’agitait devant les grilles de l’établissement.


Lorsqu’il la vit enfin, il courut à sa rencontre puis s’arrêta à quelques mètres d’elle. Elle ne l’avait pas encore remarqué, trop occupée à parler avec une de ses copines. Gabriel profita de ces quelques instants pour la regarder. Émilie était devenue une jeune fille assez grande - elle devait avoir au moins dix centimètres de plus que lui - et un peu rondouillarde. Elle avait une longue chevelure brune et ses yeux, d’un marron ordinaire, étaient maladroitement maquillés. Elle était habillée d’un jean troué et d’un pull trois fois trop grand pour elle. Peu importait son allure et ses kilos superflus, c’était toujours son Émilie, la femme de sa vie. Celle qu’il aimait depuis l’âge de neuf ans.


Enfin, elle tourna la tête et vit Gabriel.


- Salut, minus, dit-elle, ce qui fit pouffer de rire sa copine.

- Salut, répondit Gabriel, nullement décontenancé.


Émilie posa les yeux sur le paquet que portait le garçon.


- Je suppose que c’est le fameux cadeau, fit Émilie.

- Exact, répondit Gabriel les yeux pétillants en lui tendant le paquet.


Au même moment les grilles du lycée s’ouvrirent, laissant entrer les centaines d’adolescents qui se bousculaient. Émilie grimaça un sourire et de ses deux mains découvrit ses oreilles cachées sous ses longs cheveux. Sur chacune d’elle, il y avait un anneau d’une brillance aussi éclatante que douteuse.


- Te prends plus la tête, Gabriel, fit Émilie un peu embarrassée. Je crois que Jonathan m’a déjà offert le cadeau que je voulais.


Émilie prit sa copine par le bras et toutes deux se dirigèrent vers les grilles ouvertes, laissant Gabriel et son paquet au beau milieu du trottoir et des rires moqueurs des élèves retardataires qui avaient assisté à la scène.


Le soir même, Gabriel remit le précieux cadeau à l’endroit où il l’avait pris et monta dans sa chambre sans dîner et sans embrasser ses parents. Alors que le jeune garçon laissait la tristesse inonder ses yeux, les astrologues comme les simples amateurs du télescope poussèrent un soupir de soulagement en admirant la nuit : la lune avait refait son apparition dans le ciel.


 
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   Anonyme   
4/3/2008
 a trouvé ce texte 
Bien
L’écriture est toujours agréable à lire, malheureusement ici, je suis désolé de l’écrire, Widget, mais l’histoire ne m’a pas emballé.

Même ta finale, qu’on attend généralement avec beaucoup d’impatience, m’a laissé sur ma faim, elle était même prévisible assez tôt avant la fin, ce qui n’est pas dans ton habitude.

   aldenor   
4/3/2008
 a trouvé ce texte 
Bien +
Une belle idée, racontée avec légèreté. Un peu trop simpliste peut-être. J’aurais plutôt vu ca dans un cadre « conte de fée », plus mystérieux, plus touffu, avec des personnages plus vivants…

   widjet   
4/3/2008
Hello à tutti !

En effet je suis bien d'accord avec vous mais compte tenu du contexte (destiné à des ados) cette simplicité extrême au même titre que cette naiveté et cette linéarité (je sais Isatis que tu aurais préféré un vrai coup de theatre ! :-)))....est assumé et volontaire :-))

Je comprends votre surprise et votre déception relative

Merci encore d'avoir prit le temps de me lire et de commenter...

Excellente journée à vous

Widjet

   Anonyme   
6/3/2008
 a trouvé ce texte 
Bien +
Moi j'aime bien l'idée d'un amour fou à cet âge, touchant.

C'est vrai que le coup de la lune manque un peu d'originalité et
que sur la forme j'ai remarqué une répétition:"s'offrir avec de
l'argent" et "qui s'achète" guère plus loin...

Mais...

Moi le fond me parle bien. La distance de la péta... en herbe est bien rendue et la passion du petit aussi.

Quant à la morale de l'histoire, ne pas faire cas des femmes qui
ont "un chèque dans la tête" et "une calculette entre les jambes"

P.S: Moi aussi je vous aime, vous êtes toutes des princesses...

Edit: Aller j'édite pour ne pas être mal compris... Comme certains
hommes passent leur temps à se gratter les testicules et à manger de l'arachide, certaines femmes ont tendance à habiter
dans les lieux de shopping, sont parfois "intéressées" par une situation matérielle "stable"... Et je rebondissais sur le thème de la nouvelle qui était la "matérialisation de l'amour". Voilà stéréotype contre stéréotype c'est tout... Mais si ces dames veulent voir en moi un horrible misogyne trépané, eh bien je n'y peux rien...

   clementine   
6/3/2008
 a trouvé ce texte 
Bien +
J'ai bien apprécié, simplicité et facilité d'écriture et de lecture.
Un peu naïf, certes mais parfois ça fait du bien .
En tout cas l'éternelle histoire du garçon et de la fille du même âge qui grandissent de façon décalée est bien décrit.

   nico84   
14/3/2008
 a trouvé ce texte 
Bien
Oui, belle idée formidablement racontée mais je suis moins emballé tout de même par rapport aux autres nouvelles.

L'Amour est pourtant mon thème de prédilection et en fait, c'est peut être celui ci où je suis le plus exigeant.

Bravo tout de même pour ce petit garçon attachant tout comme la fin de l'histoire.

   Bliss   
20/3/2008
 a trouvé ce texte 
Moyen +
Moi non plus je n'ai pas été vraiment emballée par l'histoire...
Je suis un peu déçue, je m'attendais à plus de suspens (on devine très tôt quel est la nature de ce mystérieux cadeau, mais apparemment c'était voulu et c'est tout à ton honneur!), plus de "glauquitude" (désolée pour ce terme affreux!), plus de "frissons", à plus de widjet quoi!
Néanmoins, je serais de l'avis général pour dire que c'est bien écrit!

Bliss

   Anonyme   
3/5/2008
 a trouvé ce texte 
Moyen
Moi c'est l'inverse : l'histoire est plaisante, j'aime l'évolution de ces enfants en amour.

En revanche, ce qui me gêne, c'est l'écriture : assez plate, des répétitions, tant pour les prénoms que pour le vocabulaire. J'ai bien lu Widget que tu expliques qu'il s'agit d'un texte destiné aux ados, mais il me semble qu'ils sont aptes à comprendre des phrases davantage élaborées.

Ceci dit, il y a un certain charme ici.

   Pissavy   
4/5/2008
 a trouvé ce texte 
Moyen
Moi je n'ai ni été emballé ni par l'histoire ni par la forme.

Déçu par un style lassant, atone sans vie. Se dire "je continue à lire parce que, pour connaître l'auteur, il va nous surprendre". Eh bien non. La fin du texte est là et toujours cette monotonie. Cette atonie.

Etonnement de ma part . L'auteur nous a habitué à une certaine tenue littéraire.

Pourtant il a réuni tous les ingrédients pour faire une bonne histoire. Une histoire d'amour d'enfants. Un amour à décrocher la lune avec une échelle qui monte jusqu'au ciel. De quoi émouvoir dans les chaumières. Il sait très bien faire d'habitude. Pensez donc!

Il y a des hauts et des bas dans la production d'un auteur. Ici on est plutôt dans un...

Si l'auteur avait à noter cette nouvelle qu'elle note lui mettrait-il? Exigeant comme je le connais 8. Je ferai preuve d'une certaine mansuétude à son égard eu mettant 10

   Athanor   
9/8/2008
 a trouvé ce texte 
Bien
Eh bien moi j'aime bien quand on me parle de naïveté et d'amours enfantines rêveuses.
Il est vrai que le thème a été moult fois abordé, travaillé. On peut aussi se rappeler que l'enfant est méchant avec son congénère.
J'ai humé un parfum de nostalgie.
Cependant, l'auteur nous a habitués à des rebondissements au cours de ses nombreuses nouvelles.
La chute est suggérée dès l'instant où Gabriel amasse le bois.
Gabriel... n'est-il pas ?... Dès lors, il est normal qu'il puisse décrocher la lune.

   marogne   
15/10/2008
 a trouvé ce texte 
Moyen +
A partir du moment où on comprend ce que va être la fin, un peu avant le milieu du texte, on trouve, ou plutôt j’ai trouvé, le texte un peu long. Oui, il va la prendre, et oui ce sera trop tard car autrement il n’y aurait pas d’histoire.

Autrement c’est bien écrit, comme d’habitude, bien construit, mais il manque sans doute du cœur.

   victhis0   
22/10/2008
 a trouvé ce texte 
Moyen +
mouaiis...C'était bien jusqu'à...la fin; plate et hyper décevante; Widg est un habitué des fins 'éclairantes' mais moi j'ai trouvé l'éclairage un peu terne.
c'est dommage car TOUT le reste est exempt de reproches;mais à tout miser sur la révélation, c'est l'édifice entier qui s'ébranle...

   Menvussa   
19/12/2008
 a trouvé ce texte 
Bien +
Quel beau petit conte et la chute inattendue me comble. Oui, car s'il lui avait offert la lune il y aurait fallu continuer et elle aurait été capable de lui demander le soleil et là on était vraiment mal barrés.

s'il est évident que des ados sont capables de comprendre des phrases plus élaborées je ne suis pas sûr par contre, qu'il soit crédible de les mettre dans la bouche d'enfants de 9 à 12 ans.

   coquillette   
1/3/2009
 a trouvé ce texte 
Exceptionnel
Je peux pinailler ?
"Cet acharnement avait fini d’irriter la jeune fille", j'eusse préféré : avait fini par irriter...
"cela ne serait pas autrement pour Émilie." j'eusse préféré : il n'en pouvait être autrement pour Emilie.
Après une telle déception, je me demande comment va se comporter Gabriel avec les femmes qu'il rencontrera plus tard.
J'ai aimé, aucun problème. C'est vraiment une histoire admirablement racontée.
Je crois que Gabriel va rester un bon moment dans mes pensées.
Quand je pense qu'il est allé lui décrocher la lune !
Franchement, quelle femme mériterait un tel cadeau ?

 

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