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| jaimme
13/8/2009
a trouvé ce texte
Très bien +
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J'ai eu du mal à démarrer cette lecture. Il a fallu que mon pauvre cerveau s'habitue à cette écriture qui retranscrit l'accent du narrateur (quel travail d'ailleurs!). Quelques lignes. Et puis c'était parti. J'étais dans le bureau du juge, à le plaindre d'avoir à écouter tout ça.
Puis j'ai tendu l'oreille, j'ai souri, de plus en plus tendrement, comme le juge je pense. Et j'ai vécu avec Monsieur Boulard, avec son fils, avec sa femme. Du Zola, "La Terre", par exemple, et pour moi c'est une sacrée référence. Merci Widjet! |
| florilange
13/8/2009
a trouvé ce texte
Bien
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Texte se déroulant avec rigueur (étonnant de la part d'1 homme si peu instruit), langage du narrateur + vrai que nature, avec les proverbes & expressions soigneusement démantelés comme souvent dans la langue populaire. Donc, on croit que sa femme a été agressée, non qu'elle a fait 1 ACV.
Bien entendu, c'est 1 rêve. Jamais 1 juge ne laisserait 1 prévenu se répandre aussi longuement sur la débilité de son môme, les discours de sa femme, la culture des abricots, les qualités du curé, ses loisirs du week-end & les pets du Gaspard. Mais bon! Nouvelle extrêmement bien rédigée, beau travail littéraire. La seule petite émotion arrive à la fin. Florilange. |
| Anonyme
13/8/2009
a trouvé ce texte
Bien -
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Des expressions revisitées assez savoureuses, j'ai bien aimé "mémoire de singe", "passer la larme à gauche" par exemple ou d'autres commes "les ampoules qu'on a dans nos cal'basses, elles sonts pas souvent allumées", "les docteurs ils croient que les gens c'est comme des prises ou des caf'tières! Ca s'débranche pas les humains. Ca s'débranche pas c'est tout'!"
Dans l'ensemble j'ai trouvé la façon de s'exprimer du narrateur bien rendue, sans éclat d'originalité (assez cliché du "beauf campagnard") mais efficace. Bon, autant il m'a semblé que le passage sur le pétomane Gaspard n'apportait pas grand chose, autant -en restant dans les odeurs- j'ai trouvé assez poétique, "décalé" par rapport au reste du texte et fort bienvenu l'évocation de la femme de l'accusé aux effluves d'abricot... Sinon je dirai que cet texte est divertissant, mais sans plus. J'ai trouvé que l'ensemble manquait un brin de "profondeur" et j'ai été franchement déçu par la fin... Je m'attendais peut-être à autre chose, je ne sais bref. J'ai eu l'impression que l'auteur ne s'était pas trop foulé pour clore son histoire mais ce n'est que mon impression... Mais, la qualité d'écriture est toujours bien présente. Un opus correct pour ma part. Détail: "l'hôpital du village", ça existe ça? |
| Alexandre
13/8/2009
a trouvé ce texte
Très bien
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Salut l'wid ! Tu vas rire... c'matin, sur l'honnimachin que j'regarde chaque matin, j'ai vu qu't'avais écrit un truc sur Philippe Bouvard, non v'là que j'me goure, sur le père Boulard que j'voulais dire !
Me suis dit, toi, l'aut' sévère du commentaire, je m'en va l'éplucher ton plaidoyer, qu't'auras plus envie d'jacter pour un bout de temps... Bon, tu vois le genre quoi ! Ben mon gars, j'ai eu beau chercher, rien trouvé à r'dire sur c'truc que tu nous causes et qui m'a fait ben rigoler et aussi presque chialer à l'hosto ! Pour ête au net, c'est plutôt pas mal c't' histoire et j'ai rien d'mauvais à t'dire pour c'te fois.. Allez, salut l'wid, j'crois que sur s'coup là tu vas sans doute te faire en... censer ! |
| poupoune
13/8/2009
a trouvé ce texte
Très bien
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Difficile de commenter un texte aussi bon!
Je me suis régalée de bout en bout à cette lecture à la fois drôle, touchante, réaliste... Le style est impécable, il y a une foule de perles savoureuses disséminées de bout en bout (mention spéciale à "David et Golio"!!), l'histoire est belle, le personnage attachant... un bémol? Et ben non, aucun... Bon : je ne mets "que" Très Bien, hein, pour me laisser une marge de manoeuvre si jamais la nouvelle suivante est encore meilleure, mais là... il y a tout ce que j'aime. |
| jphil
13/8/2009
a trouvé ce texte
Moyen
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Bonjour,
ce que j'ai apprécié avant tout, c'est la profonde humanité qui se dégage de cette histoire. Bien sûr, on sourit de ce bonhomme mais on éprouve de l'empathie aussi. Tu es un grand sensible Widjet ! bien sûr, j'ai marché sur "elle s'est fait attaquer", c'est bien trouvé, même si un peu tiré par les cheveux et c'est un peu le reproche que je ferais à ton récit. Comme tu as une trame avec des effets de surprise, il faut que ton texte entre dans ce canevas, au mépris parfois d'un certain réalisme. Le coup de l'attaque du cerveau par exemple ou le fait que le poissonnier parle de sa femme au présent alors qu'elle est branchée depuis trois ans. Après, soit on accepte le procédé (et on peut même l'enrober d'un "elle lui manque tellement qu'il en parle au présent etc..."), soit non... ça dépend du lecteur je pense : est-ce qu'il a oui ou non envie de se laisser embarquer, sans tenir compte des petites invraisemblances ? Tu prends un petit risque à ce jeu là, et ce serait mieux, je pense, si tu pouvais bétonner, pour "piéger" irrémédiablement le lecteur, ce serait à la fois plus jubilatoire pour toi, mais aussi pour le lecteur. Bon, sinon, je trouve que parfois tu te laisses emporter par ta gourmandise, l'envie d'en faire un peu trop, le paragraphe sur les copains du narrateur, sympa bien sûr, mais pas vraiment nécessaire et on peut commencer à trouver le temps long. J'ai remarqué un petit problème de chronologie aussi (je sais suis pénible) ils sont dans le village depuis 9 ans et le gamin insultait déjà les clients, et on apprend ensuite qu'il aurait commencé après que son père a injurié son beauf qui l'empêchait de voir "l'amour est dans le pré" (je connais mes classiques moi !), sauf que cette émission n'est pas si ancienne (je sais, c'est un détail). Sinon, je trouve que le langage populo est bien rendu (je pass sur l'invraisemblable patience du juge) même si je trouve que tu en rajoutes un peu, le "comme....Jérusalem" qui est de la même veine que le "comme mes robes" ou les "pieds en épouvantail", j'me dis que parfois, y'a pas besoin d'en rajouter. En revanche, à "il faut qu'il voit sa mère", moi j'aurais mis "qu'il voie", non parce que c'est correct (ça l'est effectivement) mais parce qu'à la campagne, on prononce ce "e" qui devrait être muet "qu'on soYE". Mais bon, ce sont plus des détails. Pour résumer, une histoire un peu longuette à mon goût, mais attachante grâce à la fin qui la sauve d'une simple caricature du monde populo. (ah oui, à la toute fin, j'aurais rajouté m'sieur l'juge au bout de la phrase) |
| Lohengrin
13/8/2009
a trouvé ce texte
Bien
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Sympa. Ensemble plutôt bien rendu, si ce n'est quelques expressions que j'ai trouvé décalées, plus soutenues que le reste, comme 'habitués du fait' ou 'elle a raison, et même plusieurs fois raisons' ou encore les références genre david et goliath, je doute que les potos du mec, qui semblent pas plus instruits que lui, la connaissent ; idem pour le mot 'proverbe', pas sûr que ce soit très crédible qu'il l'ait dans son vocabulaire, même si le proverbe en question, oui (je sais pas si je suis très claire ...)
Ensuite, j'ai trouvé la fin un peu faible par rapport au récit. Je m'attendais à quelque chose de plus trash/détaillé, là j'ai trouvé ça limite trop facile. J'me doute que tu as voulu minimiser la chute, justement pour accentuer l'effet 'bla bla qui mène à un truc minuscule', mais quand même. Ca me dérange un peu. Un autre truc qui m'a déplu, c'est les '...', que j'avais déjà remarqué dans un autre de tes textes, je ne sais pus lequel. Je ne sais pas, j'accroche pas. Sinon, à quelques endroits le style m'a paru un peu forcé, mais il y a quelques expressions que j'ai beaucoup aimées, notamment 'les doigts de pieds en épouvantail' qui est super choue, ou encore 'larme à gauche'. Finalement, le récit est assez fluide, divertissant. Je salue l'effort de style (à moins que ce soit tout naturel (?), mais ça rend plutôt bien). Cette nouvelle ne va pas me marquer mais sa lecture a été agréable, merci. |
| ANIMAL
13/8/2009
a trouvé ce texte
Très bien
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Un texte recélant beaucoup de sensibilité sous ses dehors "rustauds". J'aime bien le parler populaire, les expressions dévoyées avec humour.
Joli travail, le ton simple (simplet en ce qui concerne D. Boulard) est maintenu jusqu'au bout. Une nouvelle sympathique et pleine de tendresse bourrue qui se lit avec aisance. Merci pour ce bon moment. |
| Welthes
13/8/2009
a trouvé ce texte
Exceptionnel -
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Le plaidoyer, soigné d'une authentique familiarité, est un prétexte au récit d'une vie, sans pathétisme, où l'auteur ne semble imposer aucune marque : la réalité parait très proche, ce qui lie le personnage avec son lecteur.
Bravo. |
| prisca
13/8/2009
a trouvé ce texte
Très bien +
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Très bonne approche de l'absurdité de certains évènements de la vie.
Le texte est bien écrit et simple. La lecture m'a été très agréable ! Bravo à l'auteur. |
| Anonyme
13/8/2009
a trouvé ce texte
Bien
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Voilà le commentaire de Bébert, enfin ! Après quelques problèmes techniques ! (loooooooool)
Nouvelle agréable à lire car fluide. Le parler populaire est bien rendu. Il y a de l'humour, des sentiments et le lecteur veut savoir la fin : c'est bon signe ! Mais la fin justement est peut-être un peu vite expédiée. Je ne voyais pas notre rustaud aussi attaché que ça à sa moitié et son geste m'a surpris. Mais j'ai passé un bon moment. Manque un dernier "monsieur le juge" De l'imagination et du rythme malgré quelques petits défauts : il eût fallu mettre le lecteur sur la piste pour le bonhomme et nous faire entendre qu'il était capable de cette violence Ici tu passes peut-être un peu trop vite de l'humour à la tragédie |
| Electre
13/8/2009
a trouvé ce texte
Très bien -
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Bon,afin d'éviter tout malentendant, j'ai beaucoup apprécié cette histoire. A entendre (oui, oui, c'est tellement bien écrit que j'avais l'impression de l'entendre) parler David Boulard j'avais l'impression d'écouter mon vieux voisin tellement ça sonnait juste. Ce bonhomme qui essaye de raconter son histoire et se perd en tours et détours au point de faire perdre patience au juge et aux lecteurs m'a vraiment bien faire rire. Un délice.
Si je peux simplement faire une remarque (je suis là pour ça après tout), j'aurais aimé que le début ne se laisse pas aussi facilement deviner la fin. Merci, en tout cas, à l'auteur pour ce bon moment. |
| coquillette
13/8/2009
a trouvé ce texte
Bien +
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Bonjour Widjet
Tout d'abord, je n'ai pas eu l'impression que cela se déroulait dans une salle de tribunal mais plutôt en entretien préliminaire avec le juge ce qui autorise en effet cette longue, longue diatribe. Bien vu et original, en ce qui me concerne. Mais du coup, ça casse un peu le titre, qui est "plaidoyer" ce qu'on imagine plus facilement dans un tribunal. Ensuite... On retrouve le piège de Cathédrale. Et ça m'a désarçonnée vraiment, quand je suis arrivée à la fin. Je ne comprends pas trop pourquoi tu as jugé nécessaire de piéger le lecteur. Du coup j'ai cru que j'avais mal lu. Je pensais bêtement à une agression. Je crois que ce qui m'a le plus dérangée, c'est la différence qu'il peut y avoir entre ces deux agressions. L'une, basique, est violente, brutale... alors que l'autre agression est sournoise, parce qu'elle se fait en douce, lentement. Progressivement. Cet ajout, qui m'a remuée parce que très beau : "depuis elle dit plus rien " m'en a convaincue, j'ai vu quelque chose de bien violent et un moment je me suis demandé si le gamin n'y était pas pour quelque chose... Or non, rien de tout ça. Pourquoi piéger le lecteur de cette façon ? C'est lui promettre beaucoup et lui en donner moins que ce qu'il attend. Ce que je veux dire, c'est que je n'ai rien contre ce genre de piège, à condition qu'il aboutisse à ce qui me fait saliver, d'une manière ou d'une autre. Dans le cas présent, ça a fait "flop". Cela n'enlève rien à la sensibilité qui se dégage du texte, aux phrases touchantes, émouvantes, et à la vérité de ton personnage mais moi en tant que lecteur, je me retrouve le bec dans l'eau et j'aime pas ça. Jolie l'expression de la lumière pas souvent allumée dans la cal'basse... mais là aussi dérangeante. Car le souci premier de notre pauvre monsieur Boulard, c'est bien la "débilité" de son fils. Personnellement, si j'étais consciente de cette faiblesse chez moi, ou dans ma famille, je n'en voudrais pas à mon fiston de n'être éclairé qu'avec parcimonie... Je me dis aussi que cette "débilité", quelque part, elle l'arrange bien le Boulard, dans le cas présent. Car si son fils n'était pas idiot... à la limite... rien de tout cela n'aurait eu lieu. Est-ce pour cela que notre Monsieur Boulard en met une si longue couche ? j'ai apprécié cette lecture, aucun doute là-dessus, c'est vivant, très bien dépeint et très touchant. Les sentiments exprimés sont très beaux. Jolie cette femme abricot... Mais... A la longue, ces "Ma femme..." m'ont fait pensé à l'inspecteur Columbo. Et celui-là ce mettant à me titiller les neurones, monsieur Boulard m'est devenu bien plus futé qu'il n'y paraît au premier abord. Il n'empêche que ces "ma femme..." sont très touchants et aussi émouvants par ce qu'ils dégagent. Enfin, de temps à autre, j'aurais bien aimé que le juge vive. Pas forcément qu'il intervienne, mais qu'il soit là par je ne sais pas, un frottement nerveux des pieds, sous le bureau, ou parce qu'il remue son stylo, froisse des papiers... ce genre de détails, une ligne ou deux, pas plus, aurait permis au lecteur de souffler un peu. La façon de parler de Monsieur Boulard, bien vue, aussi, n'est quand même pas reposante. Imagine que tu aies à faire vivre ce personnage sur deux cents pages, toi même, tu serais épuisé. Un bon texte, une très belle histoire que je classerai juste en-dessous de "cinq crêpes". Bonne continuation. |
| brabant
15/8/2009
a trouvé ce texte
Faible -
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J'ai lu ce texte avec attention bien que...
Il ait fallu que je sois en position de lecture onirienne pour aller jusqu'au bout, j'ai en effet rarement lu quelque chose d'aussi laborieux en matière de nouvelles. La catégorie d'abord m'a paru mal choisie: humour/détente m'aurait semblé plus appropriée. Qu'est-ce qui ne va pas dans ce soliloque où l'on voit évoluer le "grand" spectacle de la société au travers des yeux de David Boulard? En premier lieu on ne sait pas quelle est la raison sociale de ce personnage: j'avais d'abord pensé à un paysan, non! puis je ne sais trop pourquoi à un ferrailleur reconverti, enfin on lui donne pour fonction d'être un poissonnier (sans étal, sans chaîne du froid, etc... j'en sais un autre qui a marché sur l'eau!), bref! non crédible. Je cherche le vocabulaire, la gouaille du poissonnier. Que non pas! Rien... Le choix du soliloque permet de ne pas se soucier de style autre que de caricaturer la façon de parler d'un personnage que je qualifierais de fruste. Là non plus ça ne marche pas, car à force de répétitions on entre très vite dans la monotonie, l'auteur lui-même semble s'ennuyer et ne pas y croire: Boulard s'exprime à l'aide de "ben" qui redevient sans raison "bien"(l.9) pour redevenir "ben"... Boulard n'est pas crédible car sa langue n'est pas pittoresque; la langue qu'il utilise n'est qu'une pâle contrefaçon de patois passe- partout, sabir ou autre galimatias qu'aurait pu imaginer n'importe quel potache de quatrième de rattrapage. Toute recherche de vocabulaire spécifique se trouve donc exclue de ce récit. Hors ceci, je retrouve des maladresses bien entendues voulues mais convenues: "pas fait trop d'école (sic)... doigts d'pied en épouvantail... une mie de pain (sic)... David et Golio... d'potiner". Rions deux fois et demi! Je retrouve des allusions à "Les ((imbéciles)) sont dans le pré" ou ((grosses chaleurs à la ferme)) avec l'inévitable: " dès qui faut s'salir les pognes... y'a plus personne", l'inévitable scatologie semble-t-il de bon ton en ce moment: "ça schlinguait tell'ment que les schleus ("boches"), ils ont foutu l'camp" et l'outrancier "pets"//"napalm". Quelle faute de goût ce napalm! Gamin déjà dans les cours d'école on se racontait celle du bouc, du boche, du soldat anglais et du soldat français dans une étable, où le bouc finissait par sortir écoeuré par l'odeur du boche, rien de nouveau sous le soleil. Mais où est donc passée la 7ème compagnie? Boulard est un personnage brouillon mais pas truculent. Le comportement du médecin non plus n'est pas crédible. Le récit donc se fait long, à longueurs de faux rebondissements, révélations distillées, c'est voulu, pour finir court sur cette chute où père et fils se rejoignent sur de complaisants "va t'faire enculer" dans une joie communicative. Pourquoi pas. Et la poursuite de la lecture ne se justifie que pour ce "va t'faire enculer" oecuménique puisque le lecteur y adhère et c'est, ma foi, une qualité que j'accorde à ce récit/ monologue/soliloque. Mais quelle galère pour y arriver dans cet embrouillamini qui manque de fond documenté avec son/ses acteur(s) parachuté(s) par l'opération du Saint Esprit. Sur je vais manger quelques abricots en regrettant malgré tout qu'ils ne soient pas de la Mère Boulard dont on aurait peut-être pu faire l'effort de donner la recette... PS: Je viens de lire les autres commentaires qui sont globalement très différents du mien, ce qui curieusement me conforte dans ma façon de voir, mais je trouve disséminées ici et là pas mal de petites choses sous-jacentes, qu'il me semble, plus clairement, j'ai énoncées. |
| Lulu
13/8/2009
a trouvé ce texte
Bien
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J'ai beaucoup aimé cette lecture. Ce personnage, David Boulard, est absolument attachant et j'ai pris beaucoup de plaisir à l'entendre, autant que vous sans doute, à l'inventer et à en rendre compte de cette sorte. Je salue le travail, fort sérieux, bien abouti.
Cependant, et cela n'enlève rien à la qualité du récit, je n'ai pas du tout cru, et pas une seconde, qu'il pusse avoir lieu dans un tribunal, face à M'sieur l'juge... J'ai essayé et attendu des interventions du juge en question qui ne venaient pas, ou qui venaient en décalé, sans doute pour aller au bout de ce que disait David Boulard. Ainsi, par exemple, au niveau du passage de la femme abricot. Un passage, vraiment très beau en soi, mais qui parait invraissemblable ici, même si nous avons été prévenus dans la présentation où vous mentionnez un personnage particulier qui parle beaucoup. En fait, je crois complètement à ce récit sur soi. Simplement, je l'aurais davantage vu dans un autre contexte plus crédible, comme face à un vieil ami qu'il n'aurait pas vu depuis longtemps et qui serait revenu au pays, par exemple. Voilà, mon ressenti, à chaud. Je ne l'ai lu qu'une seule fois, mais j'y reviendrai peut-être. Il est un peu long, mais agréable. Bonne continuation. |
| Marite
13/8/2009
a trouvé ce texte
Très bien +
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J’ai vraiment bien aimé cette nouvelle. J’imagine le travail et aussi le nombre de fois où tu as dû lire les phrases à haute voix pour t’assurer de l’écriture… je verrais assez bien cette nouvelle sur une scène . Je n’ai lu à haute voix que quelques lignes mais c’est un vrai plaisir à entendre.
Le père et le fils sont attendrissants… comme il dit au juge « les ampoules qu’on a dans nos cal’basses, elles sont pas souvent allumées. » mais cela ne les a pas empêchés tous les trois de s’aimer et de trouver un équilibre de vie familiale, alors… ? Il n’est devenu violent que lorsque le médecin a parlé de sa femme, non comme d’un être humain, mais comme d’un objet encombrant dont il fallait se débarrasser… Le médecin n’aurait-il pas dû jauger son interlocuteur et choisir ses mots pour lui parler ? Merci Widjet pour cette histoire écrite de façon inhabituelle et plaisante. |
| Pissavy
13/8/2009
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Je trouve ce texte de lecture difficile. La langue ici est tout à fait sympathique mais sur une telle longueur cela devient lassant. Aller jusqu'au bout de ce texte m'a été tout à fait impossible. J'essayerai d'y revenir à l'occasion.
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| ClemDiMascio
16/8/2009
a trouvé ce texte
Très bien
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Bonsoir Widjet!
Ce texte est très bien mené, le style est égal et ne s'essouffle pas, le dénouement est parfaitement vraisemblable et d'autant plus marquant qu'il est brutal et bref. Ce style me rappelle celui de "Mort à crédit", de L.F. Céline, et crois-moi, c'est un compliment. Sincèrement, j'ai du mal à trouver des défauts à ce plaidoyer bourré d'expressions originales déjà relevées par les précédents commentateurs. Les thèmes abordés- difficultés financières, petit commerce qui coule...- et le "rendu parler" font vraiment penser aux aventures de Ferdinand logé au "Passage des bérésinas". Serais-tu un lecteur de Céline?? |
| nico84
13/8/2009
a trouvé ce texte
Très bien -
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Moi aussi, j'ai eu du mal à lire au début. Décrypter que dis-je, j'ai même lu en plusieurs fois en étant certain que jamais je n'arriverai au bout de ces lignes, de ce langage.
Et puis ce que je te reprochais est devenu une force, on s'imprégne du langage, du ton et cela devient crédible. Il faut un temps d'adaptation. L'histoire elle est simple mais assez touchante. J'ai cru un moment que tu allais caricaturais un peu trop et non tu n'es jamais tombé dans la facilité. Ta nouvelle est avant tout pour moi un exercice de style sur la manière dont s'exprime ton personnage. Mais dans le fond c'est aussi le fond qui peut toucher à la fois dans le bonheur et le malheur qui touche ces personnes bonnes mais toucher par le destin. Ton écriture est crédible dans l'oral qui est aussi un exercice que tu as réussi brillament. Tout reste cohérent et intense, j'adore ce texte pour cela. Bravo ! |
| Menvussa
13/8/2009
a trouvé ce texte
Moyen
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Il parle beaucoup, j'ai beau avoir été prévenu dès le début, j'ai bien failli ne pas avoir la patience du juge. J'ai l'impression que tu as poussé le bouchon un peu loin. Bon, dans l'ensemble, cela se tient mais - Peut-être n'ai-je plus l'entraînement - j'ai eu du mal à accrocher, j'ai bien failli raccrocher avant la fin. Désolé.
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| Anonyme
16/8/2009
a trouvé ce texte
Moyen
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Bonjour Widjet. Au début j'ai eu un peu de mal à accrocher, il est vrai ; le style de langage campagnard à la longue m'a paru fastidieux. Puis, je me suis laissée attendrir par ce bonhomme et son plaidoyer.
Et cette histoire s'est révélée attachante. J'ai bien aimé les expressions en début de phrases "Bon, bon, d'accord, j'fais vite" ainsi que les autres. Mais la chute a été dévoilée au début de récit, et à mon avis, c'est dommage... De la tendresse cependant lorsqu'il parle de sa femme, et de sa petite famille... |
| colibam
18/9/2009
a trouvé ce texte
Très bien
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Ce texte est pour moi avant tout une performance d’écrivain. Réussir ainsi à se fondre dans un personnage plutôt rocambolesque qui s’emporte, parle sans filtre et parvenir, sur une telle longueur, à maintenir le ton dans la justesse, mérite le respect. Bravo l’artiste !
Tu as sans doute du prendre énormément de plaisir à écrire cette histoire. En revanche, il m’a semblé que le fil conducteur du narrateur, personnage attachant, était trop structuré compte tenu de ses capacités mentales ou plutôt de ses capacités à s’exprimer. La fin m’a un peu déçu. Je l’ai trouvé trop fade, manquant d’originalité pour le lecteur avide que je suis. En même temps, elle colle finalement plutôt bien à l’esprit de David Boulard. Et puis, c’est mon seul petit bémol. |
| Selenim
24/9/2009
a trouvé ce texte
Bien +
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Le départ a été long et assez douloureux. Le choix de l'écriture n'est pas très judicieux, car même s'il renforce la personnalité rudimentaire de David, elle rend la lecture difficile. Pas facile de se retrouver dans cette forêt d'apostrophes.
Et puis, il y a le réveil, la sensation que quelque chose arrive. Qu'il y a de l'humain sous ce tas de mots. L'auteur, subtil tricote son personnage maille après maille, l'humain s'éveille dans le texte et fait écho en nous. Il y a la fulgurance de la simplicité, décrire avec justesse une émotion. Car même pour un simple d'esprit, le cœur bat au même rythme que les autres. A partir de la mort du boucher, le récit prend un virage qui transforme la lecture. tout le début, si indigeste qu'il soit prend alors sa dimension, se place dans le puzzle. L'ambiance est posée, les personnages esquissés, les émotions débarquent. Oui, ce texte m'a ému. Car il a muté ma moquerie envers David en affection. Sans condescendance, sans pathos, juste un mec et son fils face aux coups de pelle de la vie. Les expressions déformées sont amusantes et surtout bien employées. J'ai surtout apprécié que l'auteur n'en abuse pas. Pour conclure, je dirais que ce texte mérite d'être lu à vois haute. Il prend alors une autre dimension. Elle disait toujours qu’le silence c’est l’plus beau bijou des femmes, alors j’lui répondais qu’ce bijou-là, elle le portait pas souvent. Drôle et Poignant. Merci. Selenim PS : A l'oral, je note ce texte "Très bien" |
| marogne
16/10/2009
a trouvé ce texte
Bien
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Affaite d’interprétation personnelle, mais derrière ce langage que je crois vraiment surréaliste aujourd’hui, j’ai ressenti la moquerie, la caricature, pourquoi pas le mépris. Mais l’histoire va à l’encontre de ce sentiment, il est sympathique ce Boulard, on se prend à espérer que sa femme se réveille, même si on n’y croit pas. Et le texte ne nous aide pas trop, parfois il expose crûment le manque d’éducation, l’ignorance, parfois on croirait « écouter » un bachelier.
Sentiment donc mitigé sur cette nouvelle, une très bonne idée, une construction intéressante qui pousse vraiment à aller jusqu’au bout, presque un effet de surprise à la fin, mais, mais pourquoi le faire parler comme ça, pourquoi ? |
| Togna
29/10/2009
a trouvé ce texte
Bien +
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Il y a un véritable travail d’écriture, car ce n’est pas facile de tenir aussi longtemps un personnage dans la constance de son langage et de ses expressions.
C’est long comme un plaidoyer mais ça reste attachant. Tu as réussi à m’attirer dans l’affectif de ce monde laborieux des gens qui n’ont pas la chance d’accéder à l’instruction mais dont le comportement est souvent moins vulgaire que certains érudits. La curiosité, l’envie de connaître le dénuement, écarte la lassitude du monologue, mais c’est quand même un peu trop long, compte tenu de la difficulté de lecture des nombreuses élisions. Effectivement, ce personnage, marchand pittoresque d’un passé pas si éloigné, pourrait très bien être joué sur scène. Il a de l’ampleur et du comique dans le dramatique. |




