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Poésie contemporaine
Alcirion : Nuit recommencée
 Publié le 01/11/16  -  12 commentaires  -  1169 caractères  -  234 lectures    Autres textes du même auteur

Il est une muse forte de caractère qui veille sur mon cerveau depuis mon adolescence.
Elle a la bonté de m'apparaître encore de temps à autre.
Il faut pour cela un crépuscule réussi et des étoiles bien alignées.


Nuit recommencée



De noires dentelles gothiques égarées
S'étiolent amèrement sous un ciel sidéré,
Courbes lentes fixant leur douce férule,
Imposant, affectant leur ton au crépuscule.

Jaillies arrogantes pour distraire mon ennui,
Surgissant victorieuses aux lisières de la nuit,
Hantant de leurs fragrances mes songes inquiets,
Inspirant tristement mes plus noirs feuillets.

Aux heures navrées de la mièvre innocence,
Quand, de l'amour, la capiteuse essence,
Tant vantée, j'épiais la vaine promesse,
Le goût âcre, l'affligeante rudesse,

Chaque nuit me venait la vision adéquate,
Rêvée maintes fois, lentement dégrafée,
La grisaille éveillée du doigt d'une fée
Noire des yeux, des lèvres écarlate.

Ma nymphe maladive ne m'a jamais quitté,
Ô caresse bienfaisante de nuits agitées,
S'incarnant à dessein dans une pensée exquise,
Me livrant à propos l'obscurité promise.

Douce conscience, apaise mon instinct,
Enchaîne à jamais l'angoisse disparue,
La navrance de mon âme, le désir indistinct,
Et garde mes pas d'aller fouler les rues.


 
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   MissNeko   
1/11/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un beau texte aux reflets baudelairiens. La prosodie est vraiment belle, les vers emplis d'un vocabulaire riche et harmonieux.
C est vraiment ce que j aime en poésie.
Merci pour ce partage et au plaisir de te relire

   Brume   
1/11/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour Alcirion,

J'ai presque la tête qui tourne à force de lire et relire votre poème. Je ne comprends pas les associations d'images, je n'arrive pas à me laissée porter.
"De noires dentelles gothiques égarées" là vous parlez de l'encre noire, l'écriture, ok, suivi par "S'étiolent amèrement sous un ciel sidéré," j'ai du mal à visualiser cette image: un ciel sidéré, le terme "sidéré" est un mot fort, mais cette strophe n'a rien qui justifie ce choix, ni dans le ton, ni dans l'ambiance. Toutes ces images me brouillent et m'empêchent d'apprécier le fond.

Le rythme est monocorde, ça manque de nuance, pas d'atmosphère.

Trop d'adjectifs ramollissent l'effet, les choses sont trop dîtes j'aurais plutôt préféré les ressentir à ma lecture:

- Jaillies arrogantes/mes songes inquiets/Inspirant tristement/mièvre innocence etc...

   HadrienM   
21/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le poème est chargé de sens : il est une allégorie de l'écriture. Il existe une réelle maîtrise de l'écriture, c'est plaisant.

Cette métaphore de l'écriture est subtile et peu évidente. La subtilité est séduisante, mais c'est simultanément un enjeu littéraire que d'admettre la qualité d'une obscurité.

Je m'explique. Ce poème est une porte dorée, — malgré le topos gothique légitime et assumé, — : il est essentiel de laisser au lecteur quelques clés. Il faut assez entrouvrir cette porte.

Cependant, tu cherches également à mettre en lumière la difficulté de l'écriture. Il s'agit de faire littérature, et le poème interroge la faculté du littérateur. C'est une réflexion lyrique sur la condition de l'homme littéraire.

Peut-être faut-il se méfier du lyrisme à outrance ; peut-être cette écriture manque-t-elle de clarté. La vision n'est probablement pas, chez le lecteur, "adéquate".

La nymphe du poète n'est pas plaisante, elle est "maladive" : le poète aperçoit des halos, tente de s'en approcher, — c'est cela, faire littérature ... mais l'on perçoit bien la complexité de la relation que ce même homme poète entretient avec l'inspiration.

L'inspiration, comme souvent dans la littérature poétique, est personnifiée : il est question de "conscience" et d'"instinct". Ces deux mots ont un réel sens, — autant en poésie qu'en histoire littéraire.

Le poète a conscience de son oeuvre littéraire : cette représentation de la littérature et du fait littéraire est née dans la modernité européenne (je songe à Clément Marot). La conscience littéraire est forte, dans ce poème : il s'agit simultanément d'approcher son instinct. L'instinct est un enjeu (seulement littéraire ?).

Bref. Le poème est brillant, malgré son obscurité, — oxymore involontaire ! —. Compliments.

Bien à toi.

   Akos   
1/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Je pense qu'il y a trop de structure dans l'oeuvre. A cause de ca parfois il est vraiment difficile de suivre tes pensées. En plus il est rempli des mots rarement utilisés, donc le texte est - du moins - difficile á comprendre meme pour un natif. J'apprécie ton essai car ce poeme est plein de valeurs - c'est pourquoi je ne te donne pas un 'dislike' - mais moins de structure, moins de tatonnements pour obtenir les rimes partout signifierait un meilleur résultat.

J'avais l'impréssion comme si je lisait un poeme du 19me siecle.

   Pouet   
2/11/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bjr,

Le ton m'a semblé un brin affecté à mon goût. Des trucs comme par exemple "Hantant de leurs fragrances mes songes inquiets", "Quand, de l'amour, la capiteuse essence," "S'incarnant à dessein dans une pensée exquise,"... Pas trop mon style mais bon ça me regarde.

Après je suis sûrement casse-bonbon avec mes histoires d'adjectifs qualificatifs mais l'ensemble en est tout de même très très surchargé à mon sens, pratiquement un par vers voire plus. Les participes présent alourdissent aussi le texte, notamment dans la deuxième strophe où ils s’enchaînent.

Enfin, trois fois "nuit(s)", trois fois "noir(es)"...

Ce texte donc ne m'a pas transcendé mais bon ce n'est que mon goût.

Cordialement.

   Proseuse   
2/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

J' ai bien apprécié ma lecture , où en fait, on ne sait qui de la muse ou du poète attend l' autre ! mon ressenti, en fin de lecture, me murmure qu' il faudrait parfois que le poète plutôt que "fatalement" mélancolique surprenne un peu sa muse à l' attendre avec le sourire, peut-être alors guillerette ferait- elle chanter les mots !
La muse est toujours conciliante il me semble, et se trouve, là où le poète l' attend et avec son air de circonstance ... l' élan, vient de la muse .. autant que du poète !:-) comment dire ? j' ai aimé vôtre poème, mais, j' ai eu aussi envie de vous " secouer" tous les deux ( muse/poète!) preuve s' il en est que je suis "entrée" dans votre texte ! Merci pour ce partage fort bien écrit !

   Vincente   
3/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonsoir Alcirion,

Je dois vous avouer que ma première lecture ne m'a fait apparaître qu'une belle écriture où malgré tout, j'ai été dérangé par la systématique un peu lourde des "Jaillies - Surgissant - Hantant - Inspirant" débutant les 4 vers de la deuxième strophe.
Un peu penaud de ne pas déceler plus de consistance parlante dans vos belles métaphores, j'ai dû me résoudre à chercher un peu d'aide auprès des commentateurs précédents (c'est peut-être et sûrement moi qui ce soir était un peu hermétique, et non pas votre texte !) Du coup ce qui m'avait semblé beau et flouté, s'est fait limpide, dès la première image inspirée :"De noires dentelles gothiques égarées / S'étiolent amèrement sous un ciel sidéré," j'ai compris que vous parliez d'écriture ; puis j'ai beaucoup aimé "Aux heures navrées de la mièvre innocence,", etc...
L'avant dernière strophe est ma préférée, elle me semble condenser votre évocation, celle de votre passion quasi boulimique qui vous apaise par ses accès et excès, vous rassasie l'esprit et sauve vos nuits.
Je ne vois pas ce qu'il m'aurait fallu pour opérer ce minuscule basculement me permettant d'identifier sans égarement votre intention, il me manquait vraiment peu de chose.

Edit : A la lecture du matin, ma séduction qui s'installait hier soir se trouve très sensiblement confirmée. Je rehausse donc mon appréciation.

   Sodapop   
3/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Magnifique poème qui pour ma part me fait penser au classicisme et au romantisme. MissNeko parle de Baudelaire, je la rejoins vraiment sur ce ressenti. Bravo pour ces mots et un texte final très joliment travaillé.

   Alcirion   
3/11/2016

   Ananas   
5/11/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonsoir Alcirion,

C'est assez bien rythmé tout ça, agréable dans son ensemble.

Je suis par contre moins convaincue par votre ponctuation, que je trouve un chouilla (mes excuses) excessive parfois. Les respirations s'étirent sur des endroits où une petite accélération ne serait pas de refus.
Majoritairement, parce que vous posez un champ lexical assez marqué, du coup, on se retrouve à chercher le sens alors qu'on devrait se laisser porter par le poids des mots. Qui d'ailleurs comportent quelques belles trouvailles, mais également (je vois Noires des yeux directement) des tournures parfois surprenantes, voire désagréables à l'oreille.

Je pense que je suis restée en dehors, surtout au niveau de l'ambiance, que je n'ai pas réussi à poser, ou en tout cas à suivre clairement au fil de ma lecture.

Si le sujet et le thèmes me parlent, c'est à regret, vraiment, que je reste mitigée sur votre oeuvre.

Il y a quelque chose de résolument sombre et implorant qui mériterait d'être intensifié pour marquer réellement l'atmosphère du poème.

Je vous remercie pour la lecture, et au plaisir de vous relire bientôt !

   corbivan   
7/11/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Écriture ou érotisme, je ne sais pas trancher...car votre texte me fait penser aux phantasmes d’un jeune solitaire qui caresse le rêve de la rencontre érotique et plus loin trouve l’apaisement de l’angoisse que le désir provoque dans l’onanisme, ce qui le dispense d’aller chercher l’assouvissement dans la rue...moyennant finance ou pas, et dans le premier cas au prix aussi d’une résurgence de l’angoisse, dans le second cas c'est la vie qu'il trouverait, avec ses hauts et ses bas, aussi...

Voilà ma lecture très personnelle, un peu tendancieuse peut-être, et au vu des commentaires précédents j’ai faux...mais je trouve que l’on peut lire votre poème ainsi, je voulais vous en faire part.
Sur la forme je trouve le thème : qu’il s’agisse d’amour ou d’écriture solitaire trop indirectement abordé pour m’emporter. D’ailleurs les poèmes sur l’écriture ne m’emportent jamais bien loin, même les miens, si j’en écrivais.

Question évaluation j'hésite entre beaucoup, si ça parle de sexe, et un peu si ça parle d'écriture, du coup je fais la moyenne et note bien.

À vous relire.

Corbivan

   Ora   
6/11/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une fée, une muse nous est présentée avec brio par votre plume! La souffrance du narrateur est perceptible, l'inspiration le boude, son esprit est sombre. Les images choisies, les vers dévoilent chacune cette histoire comme dans un songe un peu sombre mais rayonnant d'une sorte de magie.

Le tout dernier vers assombri mon enthousiasme, c'est dommage.
"Et garde mes pas d'aller fouler les rues".
Est-ce une façon de dire "protège moi?". Il résonne à mes oreilles autrement, je comprends: ""empêche moi de sortir" et c'est une touche peureuse sur laquelle le poème se termine, je trouve ça dommage.

Il me semble aussi que ça ne colle pas avec le reste de cette strophe (non pas musicalement, ça fonctionne) par rapport à son sens. Car si le narrateur est apaisé, que son angoisse disparaît et qu'il retrouve le désir comme il le demande, il ferait bien de rectifier le souhait qu'il leur associe à la fin et d'aller au contraire de son pas fouler les rues! non?

@ Vincente: j'ai adoré suivre ton cheminement jusqu'au bout, merci pour ce partage savoureux d'humilité et rigolo comme tout.


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