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Poésie contemporaine
Alfin : Le toucher médecine
 Publié le 07/01/20  -  6 commentaires  -  1214 caractères  -  140 lectures    Autres textes du même auteur


Le toucher médecine



La solitude trace en lignes profondes
Dessinant à la gouache écarlate
Des droites et des courbes délicates
Des plaies béantes où le sang abonde

Disant peut-être à l’homme éconduit
La souffrance du silence de tes gestes
Que mon corps appelle sans conteste
En quelques caractères simples et induits

La caresse de tes doigts fins
En un geste tendre, adoucit et suture
En suivant les marques, les meurtrissures
Ces blessures qui s’apaisent enfin

Tes yeux mutins me font espérer
Tes soupirs sont une inspiration

Tes baisers dérivent ma raison
Ta peau médecine me fait vibrer

Ton souffle doux recoud les déchirures
Ma joie exulte au moment fatidique
Où ton corps, à ses pulsions, abdique
Ton sexe soleil cicatrise les écorchures

Puis arrive l’orgasme tourbillon
Électrisant la force des sentiments
Rapprochant les âmes se pâmant
De nos corps s’exprimant à l’unisson

Alors le désir se rétracte tel un parchemin
Le vent sec des jours revient me vêtir
Sur ma peau, les cicatrices se déchirent
Et le sang colore la terre d’éclats carmin


 
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   Lebarde   
13/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
C'est dur c'est sanglant peut être un peu " chaud", mais d'une chaleur un peu artificiellement forcée qui chasse le souffle érotique que le lecteur pourrait attendre: ce qui est dommage!

Un peu dommage aussi la forme du poème qui oscille entre des décasyllabes bien calés et certains autres suffisamment boiteux pour briser le rythme de la lecture.
Une tentative de recherche des rimes louables mais avec des erreurs ( singulier/pluriel) sans incidence en libre qui auraient pu être avantageusement corrigées.

Quelques vers sont intéressants, d'autres sont plus laborieux dans le choix des mots et la formulation qui manque parfois de poésie et de fluidité.

"Que mon corps appelle sans conteste
En quelques caractères simples et induits"

"Ton souffle doux recoud les déchirures
Ma joie exulte au moment fatidique
Où ton corps, à ses pulsions, abdique
Ton sexe soleil cicatrise les écorchures"

"Ma joie exulte au moment fatidique"....

"Puis arrive l’orgasme tourbillon
Électrisant la force des sentiments"

En conclusion: belle idée qui à mon avis aurait pu séduire avec un peu plus d'attention dans l'écriture. Je suis sûr que vous auriez pu faire mieux.

En EL mais en ayant reconnu l'auteur!

Désolé pour cette appréciation mitigée mais sincère

Lebarde

   papipoete   
7/1/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
bonsoir Alfin
un poème " baume apaisant ", que le toucher d'une peau aimante, vient consoler le temps d'un orgasme...
je crois que la blessure est très profonde, au point que le sang coula ; aussi suis-je dubitatif, en lisant qu'une étreinte coïtale put en guérir la plaie béante !
Le titre ne me semble pas très attirant, me rappelant les prémisses d'une coloscopie...
Une lecture fort compliquée pour moi !

   Vincente   
8/1/2020
Dans ce poème, le déversement sentimental, dans une douleur "douce" mais prégnante, est très touchant. Ce que l'auteur évoque, ou plutôt ce que j'ai entendu de son évocation, semble une tentative d'extraire par les mots le trouble qui habite son narrateur dans sa relation avec son "amoureuse". L'on sent le déséquilibre entre ce que chacun attend et espère de son conjoint, il engendre une frustration qui est au cœur du poème, elle avoue en être même la justification.

Ce malaise exprimé dans une sincérité certaine pousse le lecteur à l'empathie, si bien que son regard s'attache plus à l'émotion produite qu'au fond un peu maladroit qui le raconte. La façon de l'écriture déclare, je l'ai sentie ainsi de façon sûrement subjective, que l'auteur s'est fondu dans son narrateur ; il aurait pu en préalable nous prévenir dans ce type d'avertissement : "retranscrire en mots les paroles du cœur, ce n'est pas facile à dire…"

La forme manque de tenue à plusieurs niveaux.
Le titre tout d'abord parait dès les premières strophes parcourues puisé dans un champ lexical médical ; "toucher" et "médecine" n'inspirent ni la sensualité, ni le sentiment ou la douleur d'amour. Ce serait le "toucher médecin" à la rigueur le côté "soignant" aurait un peu plus de résonnance dans le sujet.
La narration m'est apparue à la fois pas trop définie, elle semble avancer comme par épanchement, sauf sur la fin où elle retombe sur des "cicatrices qui se déchirent", dans une sorte de retour au malaise relationnel. Elle évoque une solitude, surtout mentale, puisque les amants s'aiment physiquement occasionnellement, vraisemblablement trop rarement pour le narrateur, mais on ne pourra en comprendre la raison… La relation, comme l'évocation qui tente des mots dans ce texte, semble unilatérale. Le lecteur est laissé dans une position passive, il peut voir une souffrance, la regretter, mais sans échappatoire ; d'ailleurs le narrateur semble dans une impasse d'amour, le poème épouse ainsi cette forme limitante.
La syntaxe n'est pas toujours cohérente, ou explicative, par exemple dans la première strophe, les trois premiers vers, pour qu'il n'y ait pas de doute à la compréhension, placer le v2 au début aurait éclaircir l'abord (bien sûr la rime aurait dû être reprise), ou alors, il fallait écrire le premier vers ainsi : "La solitude trace des lignes profondes, / dessinant à la…". D'ailleurs l'image de cette strophe est intéressante. D'autre part ces deux vers me paraissent aussi un peu bancals dans le sens : "Disant peut-être à l'homme éconduit / La souffrance du silence de tes gestes". Pourquoi cet impersonnel "homme éconduit" qui est le narrateur a priori, alors que suit un pronom personnel pour la dame ?
J'ai été étonné de l'image que formule ce vers : "Ton sexe soleil cicatrise les écorchures " ? Faire l'amour soigne le couple, mais de là à évoquer que c'est le sexe qui soigne la tête, l'esprit… j'ai du mal à suivre l'idée.
Les vers manquent de coulée en général, dans ce qu'ils évoquent comme dans leur énonciation.
Je suis resté plutôt à côté du style de l'écriture alors que le propos me semblait intéressant bien qu'inabouti, c'est pour cela que je préfère ne pas donner d'appréciation. Pour une autre fois sûrement.

Nb : J'ai oublié de signaler une incohérence formelle. Dans ce texte, la ponctuation est aléatoire, ou d'un parti pris discutable, puisqu'elle est partielle. Je ne comprends pas l'objectif recherché, en catégorie contemporaine, de ne pas ponctuer les fins de vers, et de placer des virgules si parcimonieusement. Pour moi, en contemporain, il y a lieu de ponctuer sans réserve ; en libre, ou l'on ponctue, ou l'on ne ponctue pas et l'on "utilise" alors les retours à la ligne ou autres décalages pour signifier les respirations et orienter la scansion adéquate.

   Provencao   
8/1/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
"La caresse de tes doigts fins
En un geste tendre, adoucit et suture
En suivant les marques, les meurtrissures
Ces blessures qui s’apaisent enfin"


Il m'a manqué en ces vers un niveau essentiel sur la question du rapport à la beauté, à ce qui est beau et, par là-même, ce qui fait du bien.

Je pense que ce versant s'il se déployait reviendrait aussi probablement sur la question du plaisir.

J'aurai aimé du beau, du bien et du plaisir qui auraient amené à nous poser des questions sur cette description-fiction de la sexualité....

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Donaldo75   
10/1/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Alfin,

J’ai trouvé ce poème bien conduit, avec un souci de la métrique et de la rime que j’aime beaucoup dans la poésie contemporaine. La progression est maîtrisée et cette maîtrise n’empêche pas l’émotion, contenue certes mais réelle. Les formules du genre « sexe soleil » ou « orgasme tourbillon » que j’aurais d’ordinaire trouvées artificielles sonnent juste dans cet ensemble car elles ne sont pas surchargées ou surjouées ; c’est d’autant plus intéressant que la poésie contemporaine le permet sans risquer l’ire des ayatollahs et des figés de la prosodie classique.

Bravo !

Donaldo

   BernardG   
20/1/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour,

J'ai trouvé votre poème un peu confus.

Après lecture, j'ai cru qu'il existait 2 poèmes car on se retrouve avec une transition brutale entre les 2 premiers quatrains qui expriment la solitude, l'attente....et.....sans prévenir, sans jonction "les doigts fins" qui exécutent "leur travail"

Le premier quatrain est agréable avec des images intéressantes et inspirantes.

Le second quatrain est étrange et prête à questionnement.
Il s'agit d'un homme éconduit et pourtant juste après arrive ces doigts fins qui s'activent en un geste tendre. L'adjectif "éconduit" serait peut-être à reconsidérer.
Franchement, et à mon sens évidemment ce vers:
"En quelques caractères simples et induits"....est abscons certainement parce que vous avez voulu absolument trouver une rime à "éconduit".
Pour le plaisir de l'oreille, le premier vers du second quatrain avec ce
"disant peut-être" n'est pas beau, désolé !

Le final du poème m'a surpris car on peut interpréter (en tous les cas c'est ma compréhension) que une fois le désir rassasié, vous revenez à la solitude avec des cicatrices qui s'ouvrent de nouveau.
Pourquoi pas ! Mais on ne saisit pas le pourquoi puisque , du coup, vous n'avez pas été "éconduit".

A mon sens ce poème manque de clés et une ponctuation plus précise aurait peut-être aidé à sa compréhension.

Cordialement

Bernard G.


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