Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie libre
Ananas : 1200 calories [concours]
 Publié le 25/10/17  -  11 commentaires  -  2118 caractères  -  146 lectures    Autres textes du même auteur

Comme tous les enfants de mon pays, j'avais 10 ans quand je l'ai rencontré...


1200 calories [concours]



Ce texte est une participation au concours n°23 : Un monument
(informations sur ce concours).





Colosse centenaire
D’acier et de béton
Comme tu étais fier
Servir ta patrie
Armer les canons
Les obusiers
Combattre l’envahisseur
Protéger tes hommes
Du mieux que tu l’as pu

Meurtri par les assauts
Pertes humaines
À quoi peut encore servir
Un mastodonte abattu
Quartier général de repli
Pour royauté en fuite
Bouche trou militaire,

Puis l’enfer Flamand

Entouré de canaux où l’on ne peut se noyer
Miradors, wagons, exécutions, tortures, douches, sentinelles, nerfs de bœuf, asphyxie, postes de gardes zébrés, pyjamas zébrés – crânes rasés – mis en caisses et brûlés, soleils absents, vitres teintées… Fous de faim, une fois les os et les volontés brisées il ne reste que toi, témoin aveuglé, unique vestige de nos décadences ;

Libération

D’autres arrivent,
Plus cruels encore,
La vengeance en fer de lance
Ta bouche ne crache plus de cendres,
Une brume rose détrempe tes jardins,
Tes murs n’inspirent plus la confiance
Expirent les relents de cadavres calcinés
Et seules quelques briques à l’entrée – assorties aux gouttes, aux flots, aux larmes, aux brasiers perpétuels – apportent une touche malsaine de couleur dans ta grisaille.


C’est mon tour
Je me tiens devant toi
Devant les barbelés
Sur les pavés bien de chez nous
Le poids de ton Histoire me tord les reins alors que je marche dans les pas de milliers d’autres, je sens les fragrances de leurs suppliques, vois sur les murs leurs ongles arrachés, les photos de leurs mouroirs, leurs vêtements, leurs dents, de leurs corps décharnés entassés derrière des vitrines où tu les abrites.
Et tu te dresses enfin
Colosse
Leur garantis
Qu’ici
Au moins
Personne n’oubliera


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Bidis   
20/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je n'ai pas trouvé de quel monument aux morts il s'agit. Mais ce poème me donne envie de le savoir. Parce que je trouve ce texte fort et poignant.

   Quidonc   
25/10/2017
Témoin d' espoir et de trahison et enfin mémoire
une belle devise pour le Fort de Breendonk

Difficile de commenter les épisodes barbares de l'histoire

Merci

   PIZZICATO   
25/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
" L'enfer flamand " et l'énumération qui suit m'a orienté vers un camp de concentration en Belgique (le seul qu'il y eut).

Après moult pérégrinations sur Wiki je pense au Fort de Breendonk près de Anvers.
La deuxième strophe me semble faire allusion aux assauts lors de la première guerre mondiale puis sa transformation en camp au cours de la deuxième guerre.

"et tu te dresses enfin
Colosse
Leur garantis
Qu’ici
Au moins
Personne n’oubliera "

   Darques   
25/10/2017
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Des mots qui se mélangent à grande vitesse.
Diffus, opaque ... Je ne parviens pas à "accrocher" (ni suivre) dans ce magma. Mais cela doit venir de moi, de ma faculté de compréhension.
Désolé, vraiment pas pour moi, ce genre de littérature.

   myndie   
26/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

je fais confiance à mes prédécesseurs qui semblent avoir identifié le monument évoqué. Du coup, l'événement historique et la charge de souffrance qui s'y rapportent se devinent aisément.
Votre texte porte en lui des images fortes. Il me semble un exutoire qui vous soulagerait de l'ampleur de vos émotions. La démarche est excellente, c'est son traitement qui est faible.
J'ai relevé et aimé ce vers
« Le poids de ton histoire me tord les reins ».
Celui-ci mis à part, je suis frustrée par le manque de poésie d'un récit factuel et descriptif.
Vous décrivez fort bien, énumérez beaucoup trop et ne suggérez pas assez.
Je note également un contresens ici : « les fragrances de leurs suppliques » : est-ce volontaire et que pourrait-il y avoir de suave dans l'imploration ?

L'objectif principal du poète est à mes yeux de communiquer les émotions ; ainsi évoquer l'horreur ne doit-il pas exempter de l'art du langage et du chant poétique.
Pour que le lecteur reçoive tout le choc des pensées de celui qui voit, son besoin de dire, sa volonté de traduire.
Pour que la mémoire et les traces du passé puissent vibrer violemment jusqu'à la fulgurance finale du poème.

   papipoete   
26/10/2017
bonjour,
Je ne connais pas le monument dont l'auteur parle, et songe à 2 possibilités ( soit un haut-fourneau, soit un four crématoire ) ?
NB la première partie me ferait pencher vers une aciérie et son monumental avaloir, recrachant la matière à canon .
La seconde m'évoque cette trace des camps d'extermination, que les SS tentèrent en fuyant, de faire disparaître .
Selon les 2 scénarios possibles, la poésie est bien présente dans ce récit, et le ton est particulièrement poignant !
Je ne puis noter ce texte ( fort beau ), l'équivoque de mon doute m'en empêchant .

   Bidis   
26/10/2017
De ce poème, je n'ai vraiment apprécié que la dernière strophe, laquelle recèle une force d'évocation que je n'avais pas trouvée jusque là.

   pieralun   
28/10/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Un texte où les mots font suite aux mots, les bouts de phrases au bouts de phrase jusqu’à ‘libération’..
Là les choses de viennent un peu plus fluides poétiques par instants.
Touffu,compliqué, difficile.

   Vilmon   
29/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour, Ravensbrück ? Le camp de concentration des femmes... J'aime bien le changement de la cadence du texte avec les longs vers qui amènent comme une accélération, une pression, enchâssés par des vers courts, qui ponctuent.

   David   
31/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

C'est assez glaçant, je ne devine pas le monument et pour le titre je m'interroge aussi, c'est assez peu de calorie pour une journée en tout cas. J'ai apprécié les énumérations, les listes à la Prévert, mais en noir, ça accélère le rythme de ce qui ressemble à des vers par ailleurs souvent, au ton plus mesuré. Le poème tient bien sa longueur.

   Ananas   
12/11/2017


Oniris Copyright © 2007-2017