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Poésie libre
Ananas : Après l'orage
 Publié le 02/06/16  -  15 commentaires  -  854 caractères  -  413 lectures    Autres textes du même auteur

Si un jour je meurs et qu'on m'ouvre le cœur, on pourra lire en lettres d'or… je t'aime encore.

William Shakespeare


Après l'orage



Il y avait nos cœurs et ce qu’ils nous disaient
En battements fragiles, sans penser à demain

Il y avait nos mains sur deux plages distinctes
Qu’on aurait bien jointes si nos bras le pouvaient

Il y avait nos yeux, reflets de combats livrés
Mots valises trop lourds emplis de nos regrets

Les cœurs ont giclé jusqu’à se taire parfois
Ils ont cogné les coups à nous glacer les sangs

Les mains ont tremblé à se briser les doigts
Griffées les cuticules tordues jusqu’au cou

Les yeux révulsés sans trop savoir pourquoi
Larmes versées jusqu’au débordement



Aujourd’hui il y a toi, moi
et nos cœurs réunis parlant d’une même voix,
nos phalanges tournées vers le même océan
et nos yeux qui se voient,
comme pour la première fois…


 
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   widjet   
3/6/2016
 a aimé ce texte 
Pas
Je n'ai pas ressenti grand chose à la lecture de ce texte que j'ai trouvé très plat avec pêle-mêle : une répétition un tantinet lourdingue (il y avait), une bizarrerie (Griffées les cuticules tordues jusqu’au cou), du peu harmonieux (Les yeux révulsés sans trop savoir pourquoi, franchement bof), de l'esbroufe - ? - (pourquoi l'espace supplémentaire dans la dernière partie ?) et surtout des formules marquées du seau de la banalité voire du mielleux (les mains tremblés, nos yeux qui se voient, emplis de nos regrets, sans penser à demain, coeurs réunis parlant d'une même voix...").

J'imagine que des esprits plus subtils que le mien y verront un souffle poétique. Moi pas.

W

   MonsieurF   
2/6/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un poème intéressant par sa bivalence et son contraste.

J'ai apprécié la longue description qui précède l'orage, avec de belles images ("Griffées les cuticules tordues jusqu’au cou"), puis le revirement qui suit la fin de la colère.
La construction sous forme de miroir ou de parallélisme est bien.

Par contre, j'aurai aimé la reprise de l'anaphore "il y avait" dans la deuxième partie, ou pourquoi pas "il y a" ? j'aurai aimé ausi plus d'images fortes comme celles que j'ai cité, parce que parfois, je trouve que ça manque de "pèche": par exemple:

"Il y avait nos mains sur deux plages distinctes
Qu’on aurait bien jointes si nos bras le pouvaient"

A ce propos j'aurai instinctivement écrit: "si nos bras l'avaient pu"

Un texte très interréssant.

   Robot   
2/6/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Il y a une certaine force des sentiments dans ce poème en diptyque dont la plupart contiennent des métaphores et des allusions intéressantes.
Une belle fin aussi.

   Alcirion   
2/6/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un texte ma foi assez réussi. Le ton nostalgqique a ce qu'il faut de désabusé sans en faire trop : la dernière strophe le contraint d"ailleurs à regarder vers demain et l'espoir de quelque chose d'aussi réjouissant que le déjà vécu, à défaut de pouvoir obtenir plus.

On pourra discuter de la qualité ou de l'originalité des images, pour ma part je n'y vois ni clichés, ni facilités.

   luciole   
2/6/2016
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Une accumulation de clichés, " yeux révulsés", de laideurs ; coeurs qui giclent, de maladresses " les valises sous les yeux"( encore les yeux d'ailleurs)
Rien à sauver.
Et puis ce procédé de l'anaphore tellement facile. Rhaaaa :o)
Et encore ce "cuticules" dont on se demande bien ce qu'il vient faire ici.
Un texte urticant.

   Marite   
2/6/2016
 a aimé ce texte 
Bien
Peut-être suis-je restée un peu trop "fleur bleue" et "sentimentale" mais ce poème m'a séduite.
La reprise en parallèle des coeurs ... des mains ... des yeux ... avant, pendant et après "l'orage" est intéressante. Un épisode de vie conté en quelques vers sans apitoiement.
La troisième strophe est ma préférée avec ses "mots valises trop lourds ..."

   Pouet   
2/6/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Bjr,

Il me semble qu'à lire, comme ça, les cinquièmes et dixièmes vers ne sont pas très mélodieux. J'aime bien l'image du dixième vers toutefois.

Bon dans l'ensemble j'avoue en toute honnêteté que je n'ai pas été transcendé par ce poème. Ce n'est pas mal écrit mais s'accumulent un peu trop les "lieux communs", enfin pour moi hein, subjectivement parlant. J'y trouve des tournures ou expressions communes dont je vais t'épargner l'énumération. Parfois le sentiment de "déjà lu" ne me gêne pas vraiment, là si. Peut-être est-ce dû à mon état d'esprit du moment, ou au thème de l'amour, je ne sais pas, bref.

Sinon j'aime bien aussi "Mots valises trop lourds emplis de nos regrets" mais c'est à peu près tout, j'en suis bien désolé...

Le fond est assez touchant bien sûr et l'intention respectable mais la forme me laisse un peu sur ma faim.

Une prochaine fois sans aucun doute.

   PIZZICATO   
2/6/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Malgré plusieurs lectures, ce texte n'a pas suscité un intérêt sensible.
J'ai apprécié toutefois " Mots valises trop lourds emplis de nos regrets "
" Griffées les cuticules tordues jusqu’au cou " je ne saisis pas le sens de ce vers ni sa construction grammaticale.

   Marie-Ange   
3/6/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Nos chemins à parcourir sont faits de tant et tant d'émotions.
C'est comme une palette de couleurs, qui passe parfois par le très sombre pour atteindre le plus clair.
C'est frappant ce ressenti, comme "Après l'orage". La violence, le déchainement des éléments, et puis cette sérénité qui s'impose ensuite comme si de rien n'était, la vie en quelque sorte avec ces hauts, ces bas.

J'ai beaucoup aimé ainsi entrer de plein pied, et prendre de plein fouet, dans votre poème ce déferlement d'événements bouleversants par leur intensité.

   Lulu   
3/6/2016
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour Ananas,

je trouve que les mots de Shakespeare que vous avez mis en exergue de votre poème sont vraiment magnifiques. Leur sens est simple, mais quelle beauté !

Concernant votre poème, je préfère la dernière partie, soit la dernière strophe qui se situe après l'orage. Je trouve que c'est là mieux formulé qu'au début. Dans toute la première partie de votre poème, en effet, j'aurais eu tendance à vouloir épurer un peu. Par exemple, dans "Il y avait nos cœurs et ce qu'ils nous disaient". Il me semble que la seconde partie du vers est redondante et trop lourde. "et ce qu'ils nous disaient" me semble de trop. De même dans le vers suivant : "Qu'on aurait bien jointes si nos bras le pouvaient". Il me semble qu'on peut se dispenser de "si nos bras le pouvaient" tant cela est évident de par le conditionnel qui précède "Qu'on aurait bien jointes".

Peut-être aurais-je évité le "Il y avait" et commencé par "Nos coeurs".

Bref, j'ai bien lu et accepté vos choix en lisant, mais j'ai eu en maintes reprises cette tendance à vouloir faire plus simple.

Ce que je n'ai pas aimé, c'est ce vers là : "Griffées les cuticules tordues jusqu'au cou". J'ai d'ailleurs dû aller chercher "cuticules" dans le dictionnaire, mais ce n'est pas pour cela que je n'aime pas, évidemment. J'adore apprendre des mots. C'est surtout l'image... Je la trouve bizarre.

Ce que j'ai, toutefois, aimé dans votre poème, c'est l'émotion qui parle et là je rejoins surtout la dernière strophe, même s'il est vrai qu'il était intéressant de porter un regard sur ce qui fut.

Bonne continuation.

   Anonyme   
3/6/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonsoir ananas,

Les 3 premières strophes posent différents constats :

"Il y avait nos coeurs..."
"Il y avait nos mains..."
"Il y avait nos yeux..."

Les 3 strophes suivantes "répondent" aux 3 premières, comme un écho à "coeurs/mains/yeux", soit :

"Les coeurs ont giclé..."
"Les mains ont tremblé..."
"Les yeux révulsés..."

La dernière strophe évoque un dénouement - du moins à mon sens -tel le calme après la tempête.

Je pense à un couple qui s'est disputé - d'où l'orage - puis réconcilié ("nos coeurs réunis/nos phalanges tournées vers le même océan/nos yeux qui se voient, comme pour la première fois). Donc, à nouveau "coeurs/phalanges (pour mains)/yeux"...

A part ça, je n'ai pas vraiment été sensible au poème, sans doute parce que celui-ci est resté trop évasif. Heureusement, la dernière strophe est venue relever l'ensemble, et reste selon moi la meilleure.

Wall-E

   Ananas   
5/6/2016

   jfmoods   
13/6/2016
La première image qui s'est imposée en lisant ce poème, c'est celle d'un film rude et magistral de Bergman intitulé "Scènes de la vie conjugale".

L'imparfait ("Il y avait" x 3, "disaient") porte un faisceau d'habitudes douces du passé. L'image de l'utopie amoureuse se dégage (groupe nominal annonçant une certaine friabilité : "battements fragiles", complément de manière : "sans penser à demain", conditionnel passé : "deux plages distinctes / Qu’on aurait bien jointes").

Le recours au passé composé ("ont giclé", "ont cogné", "ont tremblé") signale le déferlement soudain d'une violence verbale semblable à celle d'un combat physique (marqueurs d'intensité : " jusqu'à se taire", "à se briser", "jusqu'au débordement", pronom cataphorique : "Ils... les coups", participes passés : "griffées", "tordues").

Le présent ("Il y a", verbe pronominal à sens réciproque : "se voient") redéfinit les contours du sentiment amoureux (juxtaposition : "toi, moi", parallélisme : "même voix", "même océan"). Les épreuves conjugales, quelque douloureuses qu'elles aient pu être à traverser, ont donné les clés de la relation à l'autre ("comme pour la première fois…").

Merci pour ce partage !

   matcauth   
4/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien
c'est un texte étonnant, fort, ambivalent, et que j'ai apprécié lire, car il n'est pas trop opaque, de manière à délivrer son message de façon un peu brutale, mais clairement. On arrive bien à rentrer dans cet univers orageux, cassant, et je trouve que c'est une vraie réussite. D'autres choses m'ont moins plues, comme e choix de certains mots. "Cuticule", qui sonne mal mais qui renforce malgré tout le texte, "combats", trop prévisible.

Le sujet est facile bien sûr, et l'orage en toile de fond également. Mais ce n'est pas un problème.

Je note quand même l'ensemble, assez réussi au regard de l'intention de l'auteur.

Merci

   EvaDam   
25/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Merveilleuses entités, naissant d'un jeu subtil entre signifié et signifiant:
"Mots valises trop lourds emplis de nos regrets".

Le poème a un rythme berçant, au gré de ce cumul d'images vives, promptes à reconstruire le langage de deux corps... de deux plages...


Oniris Copyright © 2007-2017