Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie classique
Ananas : Aux regrets éplorés des lignes de nos mains
 Publié le 06/12/17  -  18 commentaires  -  744 caractères  -  334 lectures    Autres textes du même auteur

Sonnet.

Merci à P. qui se reconnaîtra :)


Aux regrets éplorés des lignes de nos mains



Sur ma lèvre, une larme abandonne à foison
Les germes cristallins au goût de ton absence.
Dans mon ventre oublié, l'hiver est de saison ;
Mais je frissonne encore au bruit de ton silence.

J’ai gravé de l’amour la funèbre oraison :
On les pensait si grands ! Ce serment de l’enfance,
Ce bleu qui poudroyait nos lignes d'horizon,
Ces regards, le matin, comme une renaissance.

Et pourtant, souviens-toi ! Pour nous garder des maux,
Tu savourais l’amour au soleil de nos peaux,
Inventais le plaisir que le désir réclame ;

Pour éloigner de nous de mauvais lendemains,
Je rêvais de sceller les lignes de nos mains
En tranchant mon poignet sur le fil de ta lame.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Queribus   
19/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Votre poème appelle, de ma part, les remarques suivantes en ce qui concerne la forme:
-dans la quasi totalité de votre écrit, les noms riment avec d'autres noms (foison-saison-oraison-horizon, absence-silence-enfance-renaissance, lendemains-mains), ce qui donne un effet"mirliton" au poème; un peu de diversification aurait été la bienvenue: nom rimant avec adjectif, adjectif rimant avec verbe, ...
-certains vers riment à la césure: sceller avec poignet et oublié poudroyait, cristallins avec matin (même si ce n'est pas dans la même strophe),
-emploi deux fois du mot amour
Mais tout ceci n'est que détail, vous témoignez d'une belle maitrise de la prosodie que beaucoup pourraient vous envier.

Le fonds traite de façon très émouvante un sujet"classique" en poésie, abordé très adroitement avec de belles expressions: germes cristallins, ventre oublié, bruir de ton silence, ce bleu qui poudroyait, soleil de nos peaux, lignes de nos mains, fil de ta lame.

Le tout est donc plutôt réussi hormis les petits détails précités(mais il n'y aura que quelques "spécialistes" pour le remarquer) et j'ai passé un agréable moment à vous lire.

Bien à vous.

   Brume   
21/11/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour

Sublime!

Enfin sur Oniris une poésie classique aussi belle qu'une poésie libre. Vous m'avez épargné l'ennui, les vers grandiloquents, et les termes moyenâgeux que même ma grand-mère n'utilise pas.

Je n'y connais rien aux techniques de la poésie classique, je laisse cela aux connaisseurs.

L'écriture est délicate, votre poésie est fragile, sensuelle, écorchée. Sa fragilité touche mon coeur, mon épiderme.
Quand je lis "Dans mon ventre oublié, l'hiver est de saison" je tombe "par terre".

Moi Brume, je note passionnément un poème classique...Qui l'aurait cru? Votre poème m'a agréablement fait frissonner, du titre jusqu'au dernier vers.

L'émotion qui émane de votre poème est intense, belle, me subjugue, m'enveloppe.

   papipoete   
22/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
classique
A toi qui ne m'entends plus, écoute depuis là où tu es, le refrain des serments que nous avions conclus ; mais de l'amour, " j'ai gravé la funèbre oraison " et je songe au rêve que je faisais de sceller " les lignes de nos mains, en mêlant nos sangs "
NB Roméo et Juliette, Tristan et Iseult, Paulette et Michel, ont encore bien de l'encre à faire couler ! et tant mieux pour les poètes assoiffés d'amour alors qu'aux infos coule tant de sang !
Le premier quatrain est magnifique " dans mon ventre oublié, l'hiver est de saison " et d'autres vers encore !
Je ne vois pas, même en écarquillant les yeux, de faute à votre sonnet qui m'apparait parfaitement classique .
papipoète

   Miguel   
24/11/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Quelque chose de frémissant et d'authentique ; une nostalgie et une tristesse bien rendues ; quelques trouvailles, mais aussi quelques obscurités.

   Donaldo75   
25/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J'ai bien aimé ce poème.

Les puristes de la poésie classique vont reprocher les rimes qui s'appuient assez peu sur la diversité des mots, adjectifs et verbes que propose la langue française.

Voilà, je l'ai dit.

Pour ma part, cela ne m'a pas gâché le plaisir de la lecture d'une poésie bien tournée, avec du corps propre à un thème aussi fort. Et j'adore le titre !

Merci pour le partage !

   troupi   
6/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Ananas.
Premier poème classique que vous déposez sur Oniris et un succès certainement.
Le thème est bien traité, quelques beaux vers comme :
"Dans mon ventre oublié l'hiver est de saison,
Mais je frissonne encore au bruit de ton silence."
Je pense qu'ils sont beaux ensemble mais avec une ponctuation allégée.
"Ce bleu qui poudroyait nos lignes d'horizon,"
"En tranchant mon poignet sur le fil de ta lame."
Oui vraiment très beau poème.

   PIZZICATO   
6/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ananas en classique, est-ce une première ?
Je ne m'attarderai pas sur la forme, je n'en ai pas les capacités.

L'amour enfui, éternel sujet en poésie, est exprimé ici par de belles images ; dont celle-ci " Dans mon ventre oublié, l'hiver est de saison "

J'ai une petite préférence pour le deuxième quatrain.

   bipol   
6/12/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour Ananas

je suis très admiratif de ton texte

comme je le répète souvent je suis vraiment ignare

mais je ne suis pas insensible

à la délicatesse de tes images

j'en apprécie la douceur

merci

   vb   
6/12/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Ananas,
J'aime beaucoup ce poème. J'avais déjà lu d'autres poèmes de toi mais celui-ci est le premier que j'apprécie. Peut-être est-ce dû à sa forme classique et son fonds facile d'accès, mais, je pense, surtout en raison de son sens triste et amer qui culmine si bien avec le dernier vers. Je trouve que la forme du sonnet nécessite une chute marquée, ce qui est ici le cas d'une manière admirable.
Il faudra aussi remarquer que ces vers sont écrits au passé. Il y a ici beaucoup de regrets et de nostalgie mais en aucun moment on ne sent que le poète ne veuille recommencer l'histoire. Cette histoire appartient au passé. Le fatalisme qui émane ce ce poème m'a lui aussi beaucoup plu.

   Arielle   
6/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quelle jolie surprise cette incursion magistralement réussie d'Ananas au jardin bien coiffé du classique, et avec un sonnet en plus !
Le choix des rimes majoritairement sur des noms ne gêne pas ma lecture de non-puriste, ce que je retiens c'est la vivacité du style, la beauté de certaines images qui ont déjà été relevées.
Les deux quatrains sont de toute beauté.
Le lyrisme ici n'a rien de dégoulinant ni de mièvre, on termine même sur une note cruelle et surréaliste qui joue habilement sur les mots entre sceller les lignes et trancher le fil
Bravo !

   LenineBosquet   
6/12/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,
Désolé d'apporter ici une note discordante mais je dois avouer ne pas avoir été séduit par votre sonnet, et ce dès le premier vers à la césure étrange par rapport aux autres et ce "à foison" que je ne comprends pas.
De plus l'utilisation répétée de la forme stylistique (elle porte peut-être un nom que j'ignore) "...au goût de ton absence", "... au bruit de ton silence", ...au soleil de nos peaux" m'a beaucoup gêné.
C'est tout de même un bel effort de versification classique.

   Robot   
6/12/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Dernier petit clin d'œil, il sera pour ton texte Ananas.

Toi qui prétend ne pas trop apprécier outre mesure le classique, je trouve que tu as réussi un super beau texte, techniquement quasi parfait.

J'ai apprécié nombres d'images et de métaphores:
Dans mon ventre oublié, l'hiver est de saison ;
Ce bleu qui poudroyait nos lignes d'horizon,
Tu savourais l’amour au soleil de nos peaux,

Et une fin de sonnet tellement expressive.

Il entre dans mon anthologie onirienne.

   pieralun   
6/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Il faut être écorchée par l’amour pour l’exprimer avec autant de force.
Toutefois la force n’exclut pas l’élégance, et les métaphores, tout ce que l’on peut imaginer entre les lignes, laissent une grande impression de dignité malgré les larmes, malgré la passion dévorante.......
C’est la force de ce poème délicat et torride.
Je suppose qu’il y a beaucoup de féminité sous ce fruit du soleil....
Bravo Madame !( si c’est Monsieur, pardonnez ma méprise )

   Mokhtar   
6/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Je trouve ce poème assez raffiné, utilisant de belles tournures de phrase.
A ma première trop rapide lecture, j'ai vu "gemmes" au lieu de "germes". Cela aurait presque pu convenir.
Par contre, c'est avec une honte non dissimulée que j'avoue ne pas saisir le sens du dernier vers. Faire couler le sang d'un poignet pour "sceller les lignes de nos mains" ? Il doit y avoir une image ou une référence qui m'échappe.

   Louison   
6/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Nostalgie d'un amour qui n'est plus. Je ne connais rien à la poésie, mais je la ressens. Et là, je suis touchée. Merci pour ce moment de lecture.

   Alexandre   
6/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Ananas... Hormis les quelques légers écarts de prosodie relevés par d'autres avant moi, et sur lesquels je ne reviendrai pas, ce sonnet porte bien l'estampille classique. Le thème, cet amour éternellement chanté par les poètes, aurait pu lasser mais vous avez su lui redonner vie à travers quelques jolies trouvailles, le goût de l'absence, le ventre oublié, le bleu qui poudroyait, etc.

Bémol, j'aurais bien vu "serment d'enfance" au pluriel et je m'interroge sur "le fil de ta lame". (?)
Bref, c'est tout de même de la belle ouvrage !
Merci pour cette lecture vespérale...

   jfmoods   
7/12/2017
Ce sonnet en alexandrins est à rimes croisées, suivies et embrassées, suffisantes et pauvres, majoritairement masculines.

I) Une grande histoire d'amour

1) Les feux de la passion

Agrémenté d'un marqueur d'intensité ("si grands !"), le pronom cataphorique ("On les pensait... / Ce serment de l’enfance, / Ce bleu qui poudroyait nos lignes d'horizon, / Ces regards") appuie sur la profondeur, sur la puissance de l'attachement réciproque.

2) Les cendres d'un brasier ?

Contre l'usure inexorable du temps (compléments de but : "Pour nous garder des maux", "Pour éloigner de nous de mauvais lendemains"), chacun a son remède en tête. Pour lui, la sensualité (métaphore : "au soleil de nos peaux") ; pour elle, la mort ("sur le fil de ta lame").

II) Une séparation déchirante

1) L'épreuve du deuil

La métaphore agrémentée d'un complément du nom inversé ("J'ai gravé de l’amour la funèbre oraison") matérialise le spectre d'une affliction profonde. La perte est là, lourde, abyssale (litote : "une larme abandonne / Les germes cristallins", complément de manière : "à foison").

2) Une empreinte indélébile

L'oxymore ("au bruit de ton silence") manifeste, au sein même du repli sur soi, de la solitude du coeur ("l'hiver est de saison"), la présence, obsédante, assourdissante, de l'aimé (prégnance d'un sens : "au goût de ton absence", verbe de sensation : "je frissonne").

Merci pour ce partage !

   Ananas   
7/12/2017


Oniris Copyright © 2007-2017