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Poésie libre
Ananas : Embellie
 Publié le 13/07/17  -  14 commentaires  -  1138 caractères  -  301 lectures    Autres textes du même auteur

“La résignation allège tous les maux sans remède.”
Horace - Odes


Embellie



Un papillon, un clou, un émeu

il pleut des clous sur mes cheveux,

roulent,
piquent,
griffent sur ma peau
Des trois

Lequel

Est le plus à même

jusque dans mes yeux
De se planter

Dans tes yeux ?

se plantent comme je saigne

saigne comme je vacille

aime comme je m’abandonne,
comme tu m’empoisonnes,
aime comme tu le peux

Tiens, prends un peu de fiel sur ta vie !

Il pleut des clous sur mes cheveux.


 
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   Brume   
13/7/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour

Je suis assez mitigée.
Le début commence fort avec cette image que je trouve déjantée: "Il pleut des clous sur mes cheveux ".
Ensuite le reste n'est pas du même acabit, je trouve l'ensemble assez plat, le fond manque d'intensité. L'adverbe "comme " est omniprésent, ce qui a tendance à plomber le propos au lieu de lui donner de l'harmonie, et pour cela je vous propose de supprimer les nombreux "comme".
Et remplacer "jusque dans mes yeux" dont la sonorité n'est pas très jolie par "à mes yeux ".

Et je ne comprends pas la signification des vers décalés. L'effet aérien est une belle idée mais cette forme ne fusionne pas avec le fond qui est plutôt convenu. Il faudrait insérer un peu plus d'impression de mouvements, de vie, dans votre poème. Les formulations sont donc à revoir.

EDIT: Je rectifie mon commentaire fait en EL. Je ne sais pas pourquoi j'ai dit qu'il fallait remplacer "jusque dans mes yeux", lecture un peu perturbée je pense. Il n'y a rien à changer.

   Alex   
13/7/2017
Bigre ! Il pleut des clous, et cela me laisse de marbre.
Je ne comprends pas ce qu'il faut comprendre dans cette pluie désordonnée.
Je ne comprends pas les décalés de texte.
Ils ne servent à rien avec leur touche particulière. Ils ne rencontrent pas leur écho dans la tournure des mots.

Ils ont failli me faire louper cette strophe qui sauve un peu l'ensemble.

"se plantent comme je saigne
saigne comme je vacille
aime comme je m’abandonne,
comme tu m’empoisonnes,
aime comme tu le peux"

Je n'ai pas compris le style employé.
Une prochaine fois ?

(pas d'appréciation, par courtoisie)

   Pouet   
13/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bjr,

Si je comprends bien, y a la partie en italique qui est plus en mode "agression-vengeance" et la partie sur la gauche plus "retour sur soi-même-apitoiement" avec la résignation sur la fin.

On pense forcément à une rupture amoureuse, thème assez récurent chez l'auteur si je ne m'abuse.

Les vers

"aime comme je m’abandonne,
comme tu m’empoisonnes,
aime comme tu le peux"

semblent s'adresser à "l'autre", en lui souhaitant le pire plus que le meilleur pour la suite de ses aventures amoureuses, enfin c'est comme ça que je le perçois.

Si je trouve intéressant le passage en question (qui va de "se plantent" à "peux"), avec de bons jeux de sonorité, je suis plus réservé concernant la répétition du "comme", voulue je n'en doute pas, elle n'est pas très heureuse à mon goût cette répétition, un peu agaçante même. Surtout que le "comme" (indéfectible ami de la comparaison) en Poésie est à mon sens à manier avec parcimonie.

Le "Un papillon, un clou, un émeu" est assez étrange et marrant, on se demande bien ce que cet "émeu" vient faire dans l'histoire, sans doute un émeu ému :)

L'histoire de la pluie de clous est intéressante aussi, il ne pleut pas des coups, il pleut des clous. La narratrice clouée au pilori de la désillusion.

Voilà au final un poème que je trouve singulier et c'est déjà pas mal (on ne reste pas forcément dans les clous gnarf gnarf), il y a "une patte", un style et ça pousse aussi un peu à s'interroger car tout n'est pas tout cuit et j'aime assez ça. Et puis c'est tout de même très "chargé" en émotion.

Sinon, on sent pas trop "l'Embellie" promise par le titre, on est plus dans l'orage là, me doute bien que c'est voulu aussi.

PS: j'ai la réponse: c'est l'émeu qu'il faut lui planter dans les yeux, en visant bien, le bec en avant, important le bec en avant... Un bon petit lancé d'émeu, il fera moins le malin!

   widjet   
13/7/2017
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Sans queue ni tête,
Sans queue ni tête,
Pas d'chapeau, pas d'braguette,
Pas d'braguette,

Voilà ce que ça m'inspire :)

L'éparpillement des vers, c'est pour la côté chaotique, le chancèlement de l'amoureuse (du à la rupture ?) ? On peut aussi dire que l'amoureuse (éconduite ?) est juste bourrée et qu'elle titube...Je sais pas trop, hein...
Finalement, c'est pas si important, c'est ça comme ça pourrait être 1000 choses, c'es l'avantage de l'hermétisme hermétique, on peut tout dire et tout y voir.

En tout cas, j'ai appris ce qu'était un émeu. Merci.
Gare à vous, l'auteur-vengeur est un(e) d'ami(e) qui vous veut (pas que ou toujours) du bien :-).

Widjet
(auteur pas adepte de l'amour vache)

   Alcirion   
13/7/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
... si vous n'aimez pas ça, n'en dégoûtez pas les autres... :)
Et puis, on donne en commentaire une impression sur un texte, pas sur l'auteur, à priori...

Cela étant, on retrouve le style d'Ananas, surréaliste épuré si j'ose dire, le sens est compliqué à cerner puisqu'il y a deux poèmes qui se font face ou se répondent.

"se plantent comme je saigne

saigne comme je vacille

aime comme je m’abandonne,
comme tu m’empoisonnes,
aime comme tu le peux"

Ce morceau est bien huilé, il y a des jeux de sonorité intéressants et des idées pour la syntaxe, l'émotion recherchée est réussie.

Encore, encore :)

   PIZZICATO   
13/7/2017
 a aimé ce texte 
Pas
" Un papillon, un clou, un émeu "
" Des trois lequel est le plus à même de se planter dans tes yeux ? "
le clou, d'accord. L'émeu ? un coup de bec, pourquoi pas ?
Mais ne mêlons pas le papillon, élégante et gracieuse créature, à une vengeance amoureuse (sourire)

Je retiens ce vers " il pleut des clous sur mes cheveux ".

   leni   
13/7/2017
Je ne comprends pas ce texte désolé

LENI

   Arielle   
13/7/2017
Je crois que je vais me résigner à passer outre. Pour apprécier le ruissellement de ces clous jusque dans mes yeux je dois être vraiment trop rouillée. Un peu de dégrippant, peut-être, dans un prochain forum ?

   Marite   
13/7/2017
Pas vraiment trouvé une "Embellie" dans ce texte qui reste hermétique pour moi. Est-ce une manière (compliquée et étrange) d'extérioriser des sentiments ? J'attends avec impatience le forum qui sera, je l'espère, ouvert par l'auteur.

   Ananas   
13/7/2017

   MissNeko   
13/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Moi je i bien aimé la rythmique qui pique comme une pluie bien drue. Ça sent la rupture amère, la vengeance et la colère. J ai bien aimé les deux parties du texte qui s entremêlent.
"Il pleut des clous sur les cheveux" j adore ! C est tres imagé.
Merci pour cette lecture

   papipoete   
14/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour Ananas,
L'héroïne doit souffrir le martyr pour sentir des clous pleuvoir sur ses cheveux ; à celui qui doit être le responsable de cette torture, elle imagine ce qui pourrait lui rendre la monnaie de sa pièce, des clous, un papillon, un émeu planté dans ses yeux ?
NB je vois une toile peinte avec rage, presque lacérée tant la douleur est forte dans l'âme de l'auteure " tiens, prends un peu de fiel sur ta vie ! "
Dans ce poème saignant, j'essaie de rendre méchant un papillon, et un émeu, et j'avoue n'y point parvenir !
PS le titre " embellie " mériterait un indice qui le justifie ?

   luciole   
14/7/2017
Bonjour ananas,

J'avoue que je n'ai pas compris grand chose à cette histoire d'émeu qui ne m'émeut pas. J'ai beau essayer de m'accrocher à quelque chose : je n'y arrive pas. Certains semblent avoir compris, voire même aimé cette "oeuvre".
Ma foi, comme dit la sagesse populaire : tous les gnous sont dans la nature...

   framato   
15/7/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai bien aimé ton texte Ananas, je l'ai lu en stéréo d'abord : chaque colonne à son tour. J'étais un peu pas trop satisfait.

Puis j'ai lu ligne à ligne, et j’aimais mieux le sens de ce que je lisais.

Et puis je me suis dis que cela n'avais pas d'importance, que ce qui différenciait n'était pas la place mais le qui...

Et là, j'ai trouvé une vraie force dans ces coups/clous.
L'émeu (que je comprends tel qu'il est) me semble un peu incongru tel quel - j'aurais préféré un terme plus émotionnel, sans parvenir à le suggérer...

Par contre, il pleut des clous dans mes cheveux, j'adore cette façon d'évoquer la violence conjugale !


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